JFK L’assassinat les questions
Dallas 22 novembre 1963

Site dédié à l’assassinat du Président Kennedy et à l’étude des questions sans réponse pleinement satisfaisante près de 60 ans après les faits.

WILLIS Linda K.

Jeune témoin se trouvant sur Elm street.


par Pierre NAU

Avertissement : La traduction de ce témoignage est ma propriété exclusive. Il ne peut être reproduit totalement ou partiellement sans mon autorisation.


Le témoignage de Linda Kay Willis a été recueilli à 15h15 , le 22 juillet 1964, dans le bureau de l’US attorney, au 301 Bryan Ervay streets, à Dallas, Texas, par M. Wesley J. Liebeler, avocat-conseil auxiliaire de Commission Présidentielle.


Monsieur Liebeler.
Veuillez vous mettre debout, lever votre main droite et en tant que témoin je vous demande de prêter serment. Jurez-vous solennellement que le témoignage que vous êtes sur le point de faire sera la vérité, toute la vérité, et rien que la vérité, puisse Dieu vous aider ?

Mademoiselle Willis.
Oui je le jure.

Monsieur Liebeler.
Comme je l’ai dit à votre père, je suis un procureur de la Commission Présidentielle chargée de l’assassinat du Président Kennedy, et il m’a dit que que vous étiez avec lui à proximité du dépôt de livres scolaires au moment de l’assassinat, et je désirais vous poser deux ou trois questions à ce sujet. Tout d’abord, veuillez dire votre nom pour le rapporteur, svp ?

Mademoiselle Willis.
Linda Kay Willis.

Monsieur Liebeler.
Quel âge avez-vous ?

Mademoiselle Willis.
J’aurai 15 ans, le 29 juillet.

Monsieur Liebeler.
Votre père nous a dit que le jour de l’assassinat vous étiez à l’extérieur en face du bâtiment du dépôt de livres scolaires avec votre sœur , et que votre mère et votre père y étaient également, est-ce que cela est exact ?

Mademoiselle Willis.
Oui, monsieur.

Monsieur Liebeler.
Avez-vous entendu des coups de feu, ou ce que vous avez appris plus tard être des coups de feu , alors que le cortège présidentiel se dirigeait vers vous ?

Mademoiselle Willis.
Oui ; J’en ai entendu un. Ensuite, Il y eu un petit intervalle de temps, et alors il y eut deux coups de feu rapides simultanés. Quand le premier l’a frappé, eh bien, le Président cessa de faire signe à la foule, et il s’est saisi la gorge, et il s’est en quelque sorte effondré vers l’avant, et ensuite je ne pourrais pas dire où le deuxième coup de feu a lieu.

Monsieur Liebeler.
A ce moment là, vous vous teniez exactement le long du bord d’Elm street, n’est-ce pas, quand le cortège passa à travers la rue venant du bâtiment du dépôt de livres scolaires ?

Mademoiselle Willis.
Oui, monsieur.

Monsieur Liebeler.
Avez-vous suivi le cortège dans Elm street, ou êtes-vous demeurée au coin de Houston street et avez-vous observé de là ?

Mademoiselle Willis.
J’étais exactement en face du panneau indicateur qui indique où se trouve l’autoroute urbaine de Stemmons. J’étais exactement de l’autre côté quand le premier coup de feu l’a frappé.

Monsieur Liebeler.
Exactement de l’autre côté du panneau qui indique "l’autoroute urbaine de Stemmons" ?

Mademoiselle Willis.
J’étais dans le prolongement du panneau indicateur, et je n’étais n’est pas très loin de lui (le Président), je ne serais pas en mesure de dire d’où venait le coup de feu.

Monsieur Liebeler.
Etes-vous demeurée là, où êtes-vous descendu le long d’Elm street ?

Mademoiselle Willis.
Je suis resté là. J’étais au coin, tout juste en face du palais de justice quand le défilé présidentiel a tout d’abord débouché de Main street, et quand il a tourné au coin de Houston et bien j’ai suivi le long de la rue la voiture, et ensuite il a tourné au coin d’Elm et je suis resté à l’endroit où se trouve le panneau de Stemmons.

Monsieur Liebeler.
Avez-vous vu le président frappé à la tête.

Mademoiselle Willis.
Oui.

Monsieur Liebeler.
Avez-vous vu en fait le Président frappé de cette manière ?

Mademoiselle Willis.
Oui.

Monsieur Liebeler.
A quelle distance diriez-vous que vous vous trouviez quand vous avez vu ça ?

Mademoiselle Willis.
Oh, à environ deux fois la distance à laquelle je me trouve de cette porte. Peut-être pas aussi loin.

Monsieur Liebeler.
A environ vingt-cinq pieds ?

Mademoiselle Willis.
Environ.

Monsieur Liebeler.
Maintenant quand vous avez vu le président frappé à la tête avez-vous entendu d’autres coups de feu supplémentaires après cela ?

Mademoiselle Willis.
Oui, le premier, j’ai entendu le premier coup de feu venir et il s’est affaissé en avant, et je ne pourrais pas dire d’où le second coup de feu provenait, et ensuite le troisième et ce fut le dernier qui l’a frappé à la tête.

Monsieur Liebeler.
Vous n’avez entendu que trois coups de feu au total ?

Mademoiselle Willis.
Oui, ce fut celà.

Monsieur Liebeler.
Ainsi vous ne pensez pas qu’il y ait eu davantage de coups de feu après qu’il ait été atteint à la tête ?

Mademoiselle Willis.
Non.

Monsieur Liebeler.
Avez-vous reconnu les bruits que vous avez entendu comme étant des coups de feu ?

Mademoiselle Willis.
Non ; quand le premier coup de feu a claqué, j’ai pensé, eh bien, c’est probablement des pétards, parce que tout le monde était content de voir le Président dans sa ville. Ensuite j’ai réalisé qu’ils étaient trop forts et trop proches pour être de pétards et ensuite quand j’ai vu, quand j’ai réalisé que le Président était en train de tomber vers l’avant, j’ai su qu’il avait été touché. Mais je ne savais à quel point c’était grave.

Monsieur Liebeler.
OK, je voulais juste vous demander si vous aviez entendu d’autres coups de feu après que le Président ait été atteint à la tête, et si vous n’avez pas entendu davantage de coups de feu, c’est réellement tout ce que je désirais vous demandez à ce sujet. Merci beaucoup.



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