BURROUGHS Warren H (Butch)
Position : Texas Theatre

Avertissement : La traduction de ce témoignage est ma propriété exclusive. Il ne peut être reproduit totalement ou partiellement sans mon autorisation.

Le témoignage de Warren H. Burroughs a été recueilli à 9h15 , le 08 Avril 1964, dans le bureau de l’US attorney, au 301 Bryan Ervay streets, à Dallas, Texas, par M. Joseph A. Ball, avocat-conseil auxiliaire de Commission Présidentielle.

Monsieur Ball.
Jurez-vous solennellement que le témoignage que vous allez faire devant la commission sera le vérité, toute la vérité, et rien que le vérité, puisse Dieu vous aider ?

Monsieur Burroughs
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Dites votre nom pour le procès verbal, s’il vous plaît.

Monsieur Burroughs.
Warren H. Burroughs.

Monsieur Ball.
Où habitez-vous, monsieur ?

Monsieur Burroughs.
Au 407 Montréal.

Monsieur Ball.
Où êtes-vous né ?

Monsieur Burroughs.
A Dallas.

Monsieur Ball.
Où êtes-vous allé à l’école ?

Monsieur Burroughs.
Eh bien, je vais dans une école privée deux jours par semaine. J’ai arrêté d’aller à l’école publique en 9e année.

Monsieur Ball.
Vous avez quitté en 9e année ?

Monsieur Burroughs.
J’ai quitté en 9e année, mais je vais dans une école privée deux fois par semaine à Highland Park.

Monsieur Ball.
C’est là que vous êtes maintenant ?

Monsieur Burroughs.
Oui ; j’y suis inscrit.

Monsieur Ball.
Quel âge avez-vous ?

Monsieur Burroughs.
J’ai vingt-deux ans.

Monsieur Ball.
Qu’avez-vous fait la majeure partie de votre vie-quel genre de travail avez-vous fait ?

Monsieur Burroughs.
J’ai travaillé au Texas Theatre et j’ai aidé mon père en tant qu’apprenti , il est électricien.

Monsieur Ball.
Êtes-vous allé dans l’armée ?

Monsieur Burroughs.
Non Monsieur - ils ont essayé de me garder, mais je n’ai pas réussi à y rester - j’ai réussi la partie physique mais pour ce qui concerne la partie intellectuelle - je n’ai pas réussi à avoir assez de points au score, et le bureau m’a envoyé une carte en retour et m’a classifié comme différent.

Monsieur Ball.
Le 22 novembre 1963 vous travailliez au Texas Theatre, n’est-ce pas ?

Monsieur Burroughs.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Quel genre de travail faisiez-vous ?

Monsieur Burroughs.
Pendant la semaine je travaillais derrière la concession. Le week-end et je plaçais les gens.

Monsieur Ball.
Les week-ends vous placiez les gens ?

Monsieur Burroughs.
Oui Monsieur.

Monsieur Ball.
Et durant la semaine ?

Monsieur Burroughs.
J’étais derrière la concession.

Monsieur Ball.
Durant les après-midis de la semaine - récupériez vous également les tickets ?

Monsieur Burroughs.
Oui - je récupère les tickets chaque jour.

Monsieur Ball.
Vous le faites ?

Monsieur Burroughs.
Oui.

Monsieur Ball.
Et, vous vous occupez de la concession ?

Monsieur Burroughs.
Oui.

Monsieur Ball.
Si des gens entrent à l’intérieur sans ticket, que faites-vous, vous les faites fuir ?

Monsieur Burroughs.
Je me charge de les arrêter et je leur demande de sortir et d’acheter un ticket. Je ne l’ai pas vu quand il s’est faufilé à l’intérieur.

Monsieur Ball.
Nous en viendrons à çà dans une minute - je veux savoir ce que vous faites habituellement si quelqu’un entre sans payer.

Monsieur Burroughs.
Je les arrête et je leur redemande de sortir et d’aller au bureau de location acheter un billet.

Monsieur Ball.
Le jour du 22 novembre 1963 à quelle heure êtes-vous allé travailler ?

Monsieur Burroughs.
Je suis allé travailler à midi.

Monsieur Ball.
Vous êtes aller travailler à midi ce jour là ?

Monsieur Burroughs.
Ce jour-là, à midi - oui.

Monsieur Ball.
Et vous avez vu plus tard, une lutte à l’intérieur du cinéma entre un homme et quelques officiers de police, n’est-ce pas ?

Monsieur Burroughs.
Oui.

Monsieur Ball.
Avez-vous vu cet homme entrer à l’intérieur du cinéma ?

Monsieur Burroughs.
Non, Monsieur ; je ne l’ai pas vu.

Monsieur Ball.
Avez-vous une idée de ce que vous étiez en train de faire quand il est entré ?

Monsieur Burroughs.
Eh bien je, j’étais - j’ avais un stock important de bonbons à compter et à mettre dans la case à bonbons pour la nuit prochaine, et s’il était arrivé face à la concession et en avait fait le tour en passant à l’extérieur de celle-ci, je l’aurais vu, j’aurai pu le voir même si j’étais baissé, je l’aurais vu, mais autrement- je pense qu’il s’est introduit furtivement dans les escaliers réellement rapidement.

Monsieur Ball.
En direction du balcon ?

Monsieur Burroughs.
Oui, monsieur - je pense qu’il était d’abord à cet endroit.

Monsieur Ball.
Il y a au moins un escalier à cet endroit ?

Monsieur Burroughs.
Oui, il y en a deux.

Monsieur Ball.
Y a-t-il un escalier près de l’entrée ?

Monsieur Burroughs.
Près de la porte - oui. Oui, il va tout droit - vous passez la porte et vous allez tout droit —vous allez en haut au balcon.

Monsieur Ball.
Est-ce que quelqu’un est passé par là ce jour-là ? Avant le moment où la lutte entre l’homme et la police est intervenue- et qui n’avait pas de ticket ?

Monsieur Burroughs.
Non, monsieur. Monsieur Ball.
Plus tard quand la police est arrivée ?

Monsieur Burroughs.
Oui.

Monsieur Ball.
Vous ont-ils demandé si vous aviez vu un homme entrer à l’intérieur sans billet ?

Monsieur Burroughs.
Oui.

Monsieur Ball.
Que leur avez-vous dit ?

Monsieur Burroughs
Je leur ai dit, " je n’ai rien vu pour ma part". Il pouvait bien y en avoir eu un mais je ne l’ai pas vu quand il est entré. Il dut s’introduire furtivement à l’intérieur et courir dans les escaliers avant que je ne le vois."

Monsieur Ball.
Plus tard, est-ce que quelqu’un vous a montré un homme à l’intérieur cinéma ?

Monsieur Burroughs.
Non - j’ai appris qu’un homme - la police allait et venait sur Jefferson à la recherche d’ Oswald qui a couru vers un magasin de chaussures en est ressorti et ensuite il est venu au Texas Theatre, et l’homme du magasin de chaussures est entré et m’a dit qu’un homme correspondant à la description était entré dans la salle de cinéma et il voulait que je l’aide à le retrouver, et nous sommes allés contrôler les portes de sortie. Il était au balcon, j’imagine, et ensuite nous sommes revenus et la police l’a attrapé au parterre.

Monsieur Ball.
Vous êtes allés vérifier les portes de sortie ?

Monsieur Burroughs.
Oui.

Monsieur Ball.
Avec un vendeur de chaussures ? Monsieur Burroughs.
Oui.

Monsieur Ball.
Y avait-il des policiers aux portes de sortie ?

Monsieur Burroughs
Ils sont venus - d’une façon ou d’une autre ils sont venus - un est venu par l’arrière et les autres sont venus du devant du cinéma.

Monsieur Ball.
Les avez-vous vu venir de l’arrière alors que vous étiez à l’arrière ?

Monsieur Burroughs.
J’en ai vu un.

Monsieur Ball.
Les portes de sortie dont vous êtes en train de parler étaient à l’arrière ou sur le devant de la salle de cinéma ?
Monsieur Burroughs.
Elles sont à l’arrière- il y en a une principale qui donne sur l’allée et une au bas de la scène qui donne sur le parking, et les deux autres sont à l’étage ?

Monsieur Ball.
Avez-vous vu une lutte ou une bagarre entre cet homme et un policier ?

Monsieur Burroughs.
Non ; pas exactement, parce que je n’avais que la porte du milieu d’ouverte, et je ne pouvais pas les voir - c’était la raison principale.

Monsieur Ball.
Où étiez-vous ?

Monsieur Burroughs.
J’étais derrière la concession.

Monsieur Ball.
Comment êtes-vous allé de la porte de sortie située à l’arrière du cinéma à l’arrière de la concession ?

Monsieur Burroughs.
Eh bien, la concession est ici (indiquant) et les portes sont ici, et le cinéma est à l’intérieur, et la porte de sortie numéro 1 est juste en bas de cette allée et l’autre est juste en dessous de cette allée.

Monsieur Ball.
Dites-moi ce que vous avez fait après que vous soyez allé à la porte de derrière avec le vendeur de chaussures ; qu’avez-vous fait ?

Monsieur Burroughs.
Eh bien, il est venu avec moi vers cette porte et je suis resté à celle-ci.

Monsieur Ball.
Vous voulez dire à l’arrière du cinéma ?

Monsieur Burroughs.
Oui - il est descendu à l’arrière du cinéma, et je suis resté à cette porte au cas où il ressorte par les portes de sortie.

Monsieur Ball.
Vous êtes demeuré à cet endroit, n’est-ce pas ?

Monsieur Burroughs.
Je suis resté là environ cinq minutes et je m’en suis retourné après, à la concession.

Monsieur Ball.
En descendant l’allée principale ?

Monsieur Burroughs.
Oui.

Monsieur Ball.
La police était-elle à ce moment-là à cet endroit ?

Monsieur Burroughs.
Ils étaient là en train de vérifier et de voir s’il se trouvait là.

Monsieur Ball.
Y avait-t-il une lutte en cours quand vous êtes revenu de la porte derrière vers la concession ?

Monsieur Burroughs.
Non. Monsieur.

Monsieur Ball.
Il n’y en avait pas ?

Monsieur Burroughs.
Non.

Monsieur Ball.
Avez-vous entendu ou observé une quelconque agitation entre cet homme et la police ?

Monsieur Burroughs.
Eh bien, j’ai entendu une lutte de l’extérieur, mais je ne pourrais pas vraiment dire ?

Monsieur Ball.
Qu’avez-vous entendu ?

Monsieur Burroughs.
Eh bien, je ne pouvais pas entendre quoi que ce soit de l’intérieur, mais quand ils l’ont emmené à l’extérieur, il était en train de hurler et de vociférer, "je réclame mes droits, " et tout ceci.

Monsieur Ball.
Qu’avez-vous entendu d’autre ?

Monsieur Burroughs.
C’est tout à ce propos.

Monsieur Ball.
Dites-moi quelle était son apparence quand ils l’ont emmené dehors ?

Monsieur Burroughs.
Et bien, il ne semblait pas - il semblait qu’il était furieux après tout le monde.

Monsieur Ball.
Vraiment ?

Monsieur Burroughs.
Oui.

Monsieur Ball.
Criait-il d’une voix forte ?

Monsieur Burroughs.
Oui ; comme - "je réclame mes droits" (le témoin lève les mains au-dessus de sa tête.)

Monsieur Ball.
Autre chose ?

Monsieur Burroughs.
Eh bien, ils l’ont emmené vers la voiture et il y avait un rassemblement de gens à l’extérieur - plus de gens que je n’avais jamais vu auparavant et ils l’ont mis dans voiture et s’en sont allés.

Monsieur Ball
Combien d’officiers de police étaient avec lui quand vous les avez vu l’emmener hors du cinéma ?

Monsieur Burroughs.
Environ trois ou quatre je pense.

Monsieur Ball.
Est-ce qu’ils le ceinturaient ?

Monsieur Burroughs.
Oui ; ils le ceinturaient- ils le traînaient à l’extérieur - je veux dire, qu’ils le ceinturaient- de chaque côté.

Monsieur Ball.
Était-il en train de marcher ou le traînaient-ils ?

Monsieur Burroughs.
Il marchait, mais il était en quelque sorte pressé vers la sortie et vers l’intérieur de la voiture.

>Monsieur Ball.
Avait-il les menottes ?

Monsieur Burroughs.
Oui.

Monsieur Ball.
Ses mains étaient-elles derrière lui ou devant lui ?

Monsieur Burroughs.
Elles étaient derrière lui.

Monsieur Ball.
Avez-vous vu un policier le frapper ?

Monsieur Burroughs.
Non.

Monsieur Ball.
Avez-vous un des officiers de police qui l’avait arrêté avec le bras autour du cou de cet homme ?

Monsieur Burroughs.
Je ne crois pas.

Monsieur Ball.
Avez-vous vu un officier de police frapper cet homme avait la crosse de son arme ?

Monsieur Burroughs.
Non Monsieur.

Monsieur Ball.
Y avait-il des officiers de police armés à l’intérieur du cinéma ?

Monsieur Burroughs.
Non, monsieur ; je ne crois pas.

Monsieur Ball.
Je pense que c’est tout, Monsieur Burroughs, ceci sera inscrit sur le procès verbal et vous pouvez revenir pour le signer si vous le voulez, ou vous pouvez surseoir à votre signature dès maintenant. Que préférez-vous ?

Monsieur Burroughs.
Je préfère revenir.

Monsieur Ball.
D’accord. On vous notifiera de revenir et vous pourrez le relire et le signer. Merci beaucoup d’être venu ici.

Monsieur Burroughs.
Merci. J’espère vous avoir un peu aidé.

Monsieur Ball.
Oui ; je le pense.

Monsieur Burroughs.
A plus tard.

Monsieur Ball.
D’accord. Au revoir





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