ROBERTS Earlene
Position : 1026 North Beckley

Avertissement : La traduction de ce témoignage est ma propriété exclusive. Il ne peut être reproduit totalement ou partiellement sans mon autorisation.


Le témoignage de Madame Earlene Roberts a été recueilli le 8 Avril 1964 à 16heures 10 dans le bureau de l’US Attorney au 301 Post Office Building, Bryan and Ervay streets à Dallas Texas, par Messieurs Joseph A. Ball et Samuel E. Stern, avocats conseil de la Commission du Président. Le Docteur Alfred Goldberg était présent.

Monsieur BALL.
Veuillez vous levez pour prêter serment ?
Jurez-vous solennellement que le témoignage que vous allez délivrer devant la Commission sera la vérité, toute la vérité et rien que la vérité, puisse Dieu vous aider ?

Madame ROBERTS.
Oui, Monsieur.

Monsieur BALL.
Voudriez-vous dire votre nom, s’il vous plaît ?

Madame ROBERTS.
Madame. Earlene Roberts.

Monsieur BALL.
Et quelle est votre adresse ?

Madame ROBERTS.
5099 Tremont, désormais.

Monsieur BALL.
Vous aviez l’habitude de résider au 1026 North Beckley, n’est-ce pas ?

Madame ROBERTS.
Oui.

Monsieur BALL.
Parlez-moi de vous, Madame Roberts, où êtes-vous née et où avez-vous vécu ?

Madame ROBERTS.
Je suis née à Nashville, Tennesee., et ma mère et mon père ont déménagé à Tyler, Texas, et j’y ai été élevée et je me suis marié avec un homme de Dallas.

Monsieur BALL.
Etes-vous allée à l’école à Tyler ?

Madame ROBERTS.
Oh, oui.

Monsieur BALL.
Jusqu’à quel niveau de scolarité êtes-vous allée ?

Madame ROBERTS.
A mon regret, je me suis mariée en classe de neuvième.

Monsieur. BALL.
Vous vous êtes mariée en classe de neuvième ?

Madame ROBERTS.
Oui, monsieur.

Monsieur BALL.
Vous êtes-vous mariée à Dallas ou à Tyler ?

Madame ROBERTS.
A Tyler.

Monsieur BALL.
Avez-vous des enfants ?

Madame RORERTS.
Non ; à mon regret je n’ai pas pu en avoir.

Monsieur BALL.
Quavez-vous fait ensuite à Tyler - jusqu’à ce que vous veniez à Dallas ?

Madame ROBERTS.
J’étais opératrice téléphonique à l’Hotel Blackstone. C’est là où j’ai rencontré mon mari.

Monsieur BALL.
Depuis combien de temps vivez-vous vécu ici ?

Madame ROBERTS.
Depuis 1933.

Monsieur BALL.
Quels genres de travaux avez-vous effectué ?

Madame ROBERTS.
Eh bien, jusqu’à ce qu’il décède, je ne travaillais pas, je n’en avais pas besoin.
Il m’a offert une vie agréable mais depuis ce moment j’ai été- eh bien, je suppose que vous appelleriez cela aide soignante ou aide ménagère et actuellement je m’occupe d’un couple de personnes âgées - il a un cancer- la même forme que celle que Sam Rayburn avait et il a attrapé une leucémie.

Monsieur BALL.
C’est à l’adresse que vous venez de nous donner ?

Madame ROBERTS.
Oh, oui.

Monsieur BALL.
Désormais, vous connaissez Madame Johnson, n’est-ce pas ?

Madame ROBERTS.
Oui ; je la connais très bien aussi.

Monsieur BALL.
Depuis combien de temps travaillez-vous pour elle ?

Monsieur ROBERTS.
Eh bien, la derière fois où j’y ai été c’était il y a environ 13 mois-c’était la troisième fois que j’y revenais.

Monsieur BALL.
Quand avez-vous commencé à travailler pour elle ?

Madame ROBERTS.
J’ai commencé à travailler la première fois pour elle en 1949.

Monsieur BALL.
C’est cela ?

Madame ROBERTS.
Oui, monsieur.

Monsieur BALL.
Et au total, vous avez travaillé à 3 reprises pour elle ?

Madame ROBERTS.
Oui ; la première fois j’ai été malade-Je suis diabétique et je n’étais pas en mesure d’effectuer le travail et un jour elle m’a appelée à nouveau et elle voulait savoir si je le ferais et resterais encore et je suis tombée dans le coma et j’ai du m’en aller, et la raison pour laquelle je suis partie cette fois-ci c’est parce qu’elle me payait à un niveau si bas et que le travail était trop imposant - je ne pouvais pas de faire le travail.

Monsieur BALL.
Vous voulez dire qu’elle vous restreignez au niveau de votre salaire ?

Madame ROBERTS.
Oh, oui ; et je ne pouvais pas payer mon médecin et acheter mes médicaments, à ce tarif.

Monsieur BALL.
Vous voulez dire, qu’elle ne vous donnez pas assez d’argent - c’est la raison pour laquelle vous êtes partie ?

Madame ROBERTS.
C’est la raison pour laquelle je suis partie-le travail était trop fatiguant, je n’étais pas capable de le faire et je n’étais pas assez payée.

Monsieur BALL.
Et vous y travailliez à l’automne dernier en octobre, novembre1963 ?

Madame ROBERTS.
Oui ; à mon regret.

Monsieur BALL.
Pourquoi à votre regret ?

Madame ROBERTS.
Eh bien, il était enregistré sous le nom de 0. H. Lee et j’ai découvert qu’il était Oswald et je souhaitais ne l’avoir jamais connu.

Monsieur BALL.
Pourquoi ?

Madame ROBERTS.
Eh bien, ils m’ont déboussolé.

Monsieur BALL.
Qui ?

Madame ROBERTS.
Le FBI, les Services Secrets, les hommes de Monsieur Will Fritz et de Bill Decker.

Monsieur BALL.
Ils ont fait çà ?

Madame ROBERTS.
Chaque fois que je sortais sur le porche d’entrée, quelqu’un se trouvait là avec une caméra braquée sur moi-ils m’ont harcelée à morte.

Monsieur BALL.
Quand avez-vous vu Oswald pour la première fois ?

Madame ROBERTS.
Le jour où il est venu et qu’il a loué la chambre-le 14 Octobre.

Monsieur BALL.
Aviez-vous entendu parler de l’homme auparavant ?

Madame ROBERTS.
Non, et il ne s’est pas enregistré sous le nom d’Oswald-il s’est enregistré sous le nom d’ 0. H.
Lee.

Monsieur BALL.
A t-il signé sous ce nom ?

Madame ROBERTS.
H. Lee.

Monsieur BALL.
Signait-il son propre nom de cette manière ?

Madame ROBERTS.
0. H. Lee-c’est ainsi qu’il était enregistré.

Monsieur BALL.
La lui aviez-vous loué, ou Madame Johnson l’a t-elle fait ?

Madame ROBERTS.
Je lui ai loué la chambre.

Monsieur BALL.
Vous l’avez fait ?

Madame ROBERTS.
Elle lui a parlé, et elle devait retourner à son travail et c’était ce que j’étais censé faire - j’ai loué la chambre car elle ne savait pas le disponibilités qu’elle avait.

Monsieur BALL.
Aviez-vous le panneau "chambres à louer" à l’entrée ?

Madame ROBERTS.
Oui.

Monsieur BALL.
A quelle heure du jour est-il venu ?

Madame ROBERTS.
Oh, c’était au début de l’après midi-j’imagine qu’il était entre 13 heures et 14 heures quand il est venu et qu’il a regardé la chambre ; et il l’a louée et l’a payée ; et ensuite il est parti, et il s’en est allé et a pris ses affaires et je ne sais pas - il devait être environ 17 heures ou 18 heures quand il est revenu.

Monsieur BALL.
Vous dites qu’il s’en est allé et qu’il a pris ses affaires-qu’avait-il avec lui la première fois qu’il est venu là ?

Madame ROBERTS.
Juste un petit sac et quelques vêtements dans un baluchon.

Monsieur BALL.
Quel genre de sac ?

Madame ROBERTS.
Un de ceux qui ont une sorte de fermeture éclair.

Monsieur BALL.
De quelle couleur était-il ?

Madame ROBERTS.
Il était justet-ne me demandez pas çà car je ne sais pas répondre à cela. C’était juste un sac sombre, c’est tout ce que je sais.

Monsieur BALL.
Combien de temps est-il resté la première fois ?


Madame ROBERTS.
Oswald ?

Monsieur BALL.
Je veux dire avant qu’il ne s’en aille pour alletr chercher ses vêtements, quand il est venu la première fois-vous dites qu’il a loué une chambre ?

Madame ROBEBTS.
Il a loué la chambre et m’a payé 8$ pour celle-ci et il a dit, “j’irai chercher mes affaires et je reviendrai.”

Monsieur BALL.
A-t-il dit où il allait les chercher ?

Madame ROBERTS.
Non.

Monsieur BALL.
Est-il parti ?

Madame ROBERTS.
Oui ; il s’en est allé.

Monsieur BALL.
Avait-il une voiture qu’il conduisait ?

Madame ROBERTS.
Je ne sais pas- Je n’en ai pas vu.

Monsieur BALL.
A-t-il pros le bus ?

Madame ROBERTS.
Je ne sais pas.

Monsieur BALL.
Vous ne savez pas ?

Madame ROBERTS.
Non, je ne sais pas. Je ne men souviens pas-vous savez dans une place comme celle-là-quand vous louez une chambre-je n’y ai pas prêté attention.

Monsieur BALL.
Et à quelle heure environ est-il revenu ?

Madame ROBERTS.
Oh, je suppose aux alentours d 17 heures, peut-être.

Monsieur BALL.
Qu’avait-il avec lui à ce moment là ?

Madame ROBERTS.
Ce petit sac à fermeture éclair et quelques vêtements en baluchon.

Monsieur BALL.
La première fois qu’il est venu vous voir avait-il un sac à fermeture éclair ?

Madame ROBERTS.
Non ; il n’avait rien quand il est entré la première fois pour louer la chambre.

Monsieur BALL.
Il n’avait rien ?

Madame ROBERTS.
Non-il est juste entré.

Monsieur BALL.
Oh, quand il est revenu il avait le à fermeture éclair et quelques vêtements en baluchon, est-ce exact ?

Madame ROBERTS.
Non-il a loué la chambre, il l’a payée et il a dit, “j’irai chercher mes affaires.” C’est le moment où il est revenu avec son petit sac et quelques vêtements en baluchon. Ce qui était vraiment peu.

Monsieur BALL.
Maintenant, avait-il quelque chose à dire quand il est revenu ?

Madame ROBERTS.
Non.

Monsieur BALL.
Vous a-t-il dit où il était allé ?

Madame RORERTS.
Non.

Monsieur BALL.
Est-il resté là cette nuit là ?

Madame ROBERTS.
Oui.

Monsieur BALL.
Lui avez-vous parlé de quoi que ce soit ?

Madame ROBERTS.
Non ; parce qu’il ne voulait pas parler.

Monsieur BALL.
A-t-il dit “Bonjour” ?

Madame ROBERTS.
Non.

Monsieur BALL
Ou, “Au revoir” ?

Madame ROBERTS.
Non.

Monsieur BALL.
Ou quelque chose d’autre ?

Madame ROBERTS.
Il ne disait rien.

Monsieur BALL.
Lui avez-vous jamais parler ?

Madame ROBERTS.
Eh bienl, oui-je dirais, “Bon soir,” et il ne m’a peut-être même pas regardée-il m’a jeté un sale regard, il a continué à marcher et il est allé dans sa chambre.

Monsieur BALL.
Regardait-il la télévision ?

Madame ROBERTS.
Non-dans un sens-mais tout ce qu’il a jamais regardé de la télévision c’était si quelquun dans les autres chambres l’avait en marche, peut-être est-il venu et s’est-il tenu à l’arrière du couchage pendant 5 minutes pour revenir dans sa chambre, fermer la porte et sans jamais dire un mot.

Monsieur RALL.
Sortait-il le soir ?

Madame ROBERTS.
Non.

Monsieur BALL.
Restait-il dans sa chambre tous les soirs ?

Madame ROBERTS.
Oui-il restait dans sa chambre chaque nuit-je ne me rappelle pas l’avoir jamais vu sortir. S’il l’a fait, il s’en est allé après que je sois couchée et je ne l’ai jamais su.

Monsieur BALL.
Est-il parti les weekends ?

Madame ROBERTS.
Il s’en allait les vendredis soir-il a tout au plus dit-il a dit, “Maintenant, les weekends je serai hors de la ville.” Il n’a pas dit quelle ville.
Il a dit, “Je m’en irai de la ville pour rendre visite à des amis.” Il s’en allait le vendredi matin pour aller travailler et il ne revenait pas avant le lundi après-midi.

Monsieur BALL.
Maintenant, était-ce un weekend quand il n’est pas revenu le lundi ?

Madame ROBERTS.
Non ; ce fut lors d’un weekend qu’il n’est pas parti.

Monsieur BALL.
Lequel était-ce ?

Madame ROBERTS.
Maintenant, pour autant que-vous savez ce que c’est ?

Monsieur BALL.
Etait-ce ce weekend ?

Madame ROBERTS.
Je pense maintenant-maintenant, si j’avais les registres, je pourrais vous le dire.

Monsieur BALL.
Quels registres ?

Madame ROBERTS.
Les registres qui se trouvent là-bas à North Beckley. Je crois que c’était le week-end avant que le President Kennedy soit tué ?

Monsieur BALL.
Le 22 Novembre.

Madame ROBERTS.
Quel jour était-ce-c’était un vendredi, n’est-ce pas ?

Monsieur BALL.
C’était un vendredi.

Madame ROBERTS.
Eh bien, c’était le weekend précédent.

Monsieur BALL.
Qu’est-il arrivé-Qu’y eut-il ?

Madame ROBERTS.
Il est allé nulle part.

Monsieur BALL.
Il est resté là tout le weekend, est-ce exact ?

Madame ROBERTS.
Oui, Monsieur ; et ensuite ce premier jeudi, il s’est levé le jeudi et est parti pour aller travailler et il n’est plus revenu jusqu’au vendredi.

Monsieur BALL.
Il est parti le jeudi et il n’est pas revenu dans la nuit de jeudi ?

Madame ROBERTS.
Il n’a pas passé ici la nuit de jeudi et c’était inhabituel parcequ’il s’en allait toujours le vendredi. C’est le mieux que je puisse faire. C’était le genre de personne que vous ne connaissiez pas- et je pense qu’il n’aimait pas les gens qu’il ne sympathisait avec personne et qu’il ne parlait pas. La seule fois où il a dit quelque chose fut quand sa location était due et il n’était jamais en retard.
Je vous dirai que c’était-c’était quand il n’était pas revenu le lundi, vous savez, c’était un jour férié.

Monsieur BALL.
C’était le jour de la commémoration de l’armistice.

Madame ROBERTS.
Celui où il a dit. “Je vais passer un long weekend.”

Monsieur BALL.
Il n’est pas revenu le lundi ?

Madame ROBERTS.
Ainsi, il n’est pas revenu jusqu’au lendemain. Il a dit qu’il avait passé un long weekend.

Monsieur BALL.
Est-ce après son long weekend qu’il est revenu le mardi cette semaine là ?

Madame ROBERTS.
Oui.

Monsieur BALL.
Vous rappellez-vous du jour où le Président a été assassiné ?

Mrs. ROBERTS.
Oui ; je m’en souviens—qui pourrait oublier çà ?

Monsieur BALL.
Et les officiers de police sont venus là ?

Madame ROBERTS.
Oui, Monsieur.

Monsieur BALL.
Vous rappellez-vous de ce qu’ils ont dit ?

Madame ROBERTS.
Eh bien, il s’agissait des hommes de Will Fritz-Il y avait des policiers en civil et je me trouvais derrière en train de faire quelque chose, Monsieur Johnson a répondu à la porte d’entrée, ils se sont présentés et ensuite il m’a appelé.

Monsieur BALL.
Qu’ont-ils dit ?

Madame ROBERTS.
Eh bien, ils lui ont demandé s’il y avait ici quelqu’un répondant au nom de Harvey Lee Oswald.

Monsieur BALL.
Qu’a-t-il dit ?

Madame ROBERTS.
Il a dit, “ je ne sais pas, il me faut appeler la gardienne,”
Il m’a appelé, je suis venu et j’ai pris les registres et j’ai dit, “Non ; il n’y a personne sous ce nom là ici,” et ils ont essayé de faire en sorte que je m’en souvienne et je n’ai pas pu, dans l’intervalle Madame Johnson est entrée et et il n’y avait personne sous ce nom ici .Et Madame Johnson a dit, “Madame Roberts, ne lavez-vous pas ?” Et j’ai dit, “Non ; nous ne l’avons pas, ici sur mon registre et il n’y a personne sous ce nom là ici.”
Nous avons vérifié en remontant jusqu’à une année en arrière.

Monsieur BALL.
Et vous n’aviez pas ce nom là-Vous n’avez jamais su qu’il s’appelait Lee Oswald ?

Madame ROBERTS.
Non-il était enregistré sous le nom de 0. H. Lee et il demandait quelqu’un répondant au nom de Harvey Lee Oswald.

Monsieur BALL.
Vous dites que vous avez vu Lee Oswald-vous dites qu’il n’était pas rentré le jeudi soir de cette semaine là ?

Madame ROBERTS.
Il n’est pas rentré le jeudi soir cette semaine là.

Monsieur BALL.
Et c’est vendredi que le Président a été assassiné ? L’avez-vous vu à un moment quelconque ce vendredi là avant que les officiers de police n’arrivent et ne frappent à votre porte ?

Madame ROBERTS.
Non.

Monsieur BALL.
N’est-il pas revenu chez lui ?

Madame ROBERTS.
Oh, voyons-c’était le jour.

Monsieur BALL.
C’était le vendredi-

Madame ROBERTS.
Attendez une minute, laissez moi réfléchir.

Monsieur BALL.
C’était le vendredi.

Madame ROBERTS.
Je ferais mieux de revenir en arrière une minute-il est revenu chez lui ce vendredi d’une manière précipitée inhabituelle.

Monsieur BALL.
Et quelle heure était-il environ ?

Madame ROBERTS.
Eh bien, c’était après que l’on ait tiré sur le Président Kennedy et j’ai eu une amie qui m’a dit, “Roberts, le Président Kennedy a été assassiné,” et j’ai dit, “Oh, non.” Elle a dit, “Allumes ton téléviseur,” et j’ai dit “Qu’es tu en train d’essayer de faire, de me couper les jambes ?” Et elle a dit, “Eh bien, vas-y mets le en marche.” Je suis allé le metre en route et j’essayais de le régler, je les entendais parler mais je n’arrivais pas à avoir d’images et il est rentré et j’ai juste levé le regard et j’ai dit, “Oh, vous êtes préssé.” Il n’a jamais rien dit, rien. Il est allé dans sa chambre et il y est resté environ 3 ou 4 minutes.

Monsieur BALL.
Au moment où il est entré, avez-vous dit autre chose que, “Vous êtes pressé” ?

Madame ROBERTS.
Non.

Monsieur BALL.
Avez-vous dit quelque chose à propos du Président qui avait été assassiné ?

Madame ROBERTS.
Non.

Monsieur BALL.
Vous travaillez avec la télévision en marche ?

Madame ROBERTS.
J’essayais de le régler pour voir ce qui était arrivé et de d’essayer de me renseigner à propos du Président Kennedy.

Monsieur BALL.
Pourquoi avez-vous dit à cet homme quand il est entré , “Vous êtes pressé,“-Pourquoi avez-vous dit çà ?

Madame ROBERTS.
Eh bien il n’était pas encore entré qu’il marchait anormalement vite et il n’avait jamais été comme cela et j’ai juste levé le regard et dit, “Oh, vous êtes pressé.”

Monsieur BALL.
Vous voulez dire qu’il marchait plus vite que d’habitude ?

Madame ROBERTS.
Oui.

Monsieur BALL.
Au moment où il a passé la porte, qu’a-t-il fait ?

Madame ROBERTS.
Il est juste entré-il n’a pas jeté un coup d’œil dans ma direction-il n’a rien dit et il est allé dans sa chambre.

Monsieur BALL.
Courait-il ?

Madame ROBERTS.
Il ne courait pas, mais il marchait plutôt vite-il était tout sauf en train de courir.

Monsieur BALL.
Ensuite, qu’est-il arrivé après çà ?

Madame ROBERTS.
Il est allé dans sa chambre et il portait sa chemise mis je ne pourrais pas vous dire s’il s’agissait d’une chemise à manches longues ou de quelle couleur elle était rien de tout çà, et il a pris son blouson et il l’a mis-c’était un genre e blouson à fermeture éclair.

Monsieur BALL.
L’aviez-vous vu porter ce blouson auparavant ?

Madame ROBERTS.
Je peux pas dire oui-si je l’ai vu, je ne m’en souviens pas.

Monsieur BALL.
Au moment où il est entré il était vêtu d’une chemise ?

Madame ROBERTS.
Il était en chemise.

Monsieur BALL.
De quelle couleur était sa chemise ? Le savez-vous ?

Madame ROBERTS.
Je ne m’en souviens pas. Je n’y ai pas prêté attention car j’étais intéressé par la télévision et en train d’essayer de l’arranger.

Monsieur BALL.
N’aviez-vous jamais vu cette chemise auparavant ou ne l’aviez-vous jamais vu la porter -la chemise la connaissiez -vous ?

Madame ROBERTS.
Je ne m’en souviens pas-je ne sais pas.

Monsieur Ball.
Vous dites qu’il portait une veste distincte.

Madame Roberts.
Une veste.

Monsieur Ball.
Je vous montrerai le sept reste la pièce à conviction Young n° 162 de la commission - avez-vous déjà vu cette veste auparavant ?

Madame Roberts.
Eh bien, peut-être, mais je ne me souviens pas d’elles. Il semble que celle qu’il portait était un petit peu plus sombre que celle-ci. maintenant, m’en serais pas sûre, parce qu’en réalité je ne sais pas, mais est-ce une veste à fermeture éclair ?

Monsieur Ball.
Oui - - elle a une fermeture éclair devant.

Madame Roberts.
Eh bien, c’était peut-être.

Monsieur Ball.
C’était une veste à fermeture éclair, n’est-ce pas ?

Madame Roberts.
Oui ; c’était une veste à fermeture éclair. Comme je viens de m’en souvenir, il était en train de la fermer alors qu’il est sorti par la porte.

Monsieur Ball.
Il était en train de la fermer quand il est sorti par la porte ?

Madame Roberts.
Oui.

Monsieur Ball.
Quand vous l’avez vu alors, avez-vous aperçu une partie de sa ceinture ?

Madame Roberts
Non, sûrement pas.

Monsieur Ball.
Maintenant, je vous présente la pièce à conviction n° 150 de la Commission

(Source Commission Warren)


c’est une chemise - avez-vous vu cela auparavant ?

Madame Roberts.
Eh bien, peut-être l’ai-je vu. Ainsi, elle ressemble à cette sorte de chemise sombre qu’il portait.

Monsieur Ball.
Maintenant, quand Oswald est entré, il était en chemise - est-ce que cette chemise ressemble quelque peu à la chemise qu’il portait ?

Madame Roberts.
Je suis désolée, je ne sais vraiment pas.

Monsieur Ball.
Vous n’êtes pas en mesure de témoigner à ce propos - - de nous le dire ?

Madame Roberts.
Non.

Monsieur Ball.
Pouvez-vous me dire l’heure qu’ils était approximativement quand Oswald est entré ?

Madame Roberts.
À ce moment-là, ils le devaient être Environ treize heures, peut-être légèrement après, parce que c’était après que le Président est dit ait été assassiné — un moment que je ne voudrais pas évoquer parce que - -

Monsieur Ball.
Combien de temps est-il resté à l’intérieur de sa chambre ?

Madame Roberts
Oh, peut-être pas plus le trois ou quatre minutes - juste assez longtemps, je suppose, pour entrer à l’intérieur, prendre la veste et la mettre sur lui et il est sorti en train de la fermer.

Monsieur Ball.
Vous vous rappelez qu’il est sorti en train de la fermer - était-il en train de courir ou de marcher ?

Madame Roberts.
il marchait vite - il allait son chemin très vite.

Monsieur Ball.
Vous a-t-il dit quelque chose au moment où il est sorti ?

Madame Roberts.
Non, Monsieur.

Monsieur Ball.
Lui avez-vous dit quelque chose ?

Madame Roberts.
Probablement que je n’aurais pas obtenu de réponse.

Monsieur Ball.
Quelle est la seule chose que vous lui avez dit entre le moment où il est entré dans la maison et celui où il en est sorti ?

Madame Roberts.
"Vous êtes certainement pressé."

Monsieur Ball.
Est-ce tout ?

Madame Roberts.
Ce fut tout.

Monsieur Ball.
C’est tout ce que vous lui avez dit ?

Madame Roberts.
C’est tout ce que je lui ai dit.

Monsieur Ball.
Vous a-t-il dit quelque chose ?

Madame Roberts.
Non.

Monsieur Ball.
Rien.

Madame Roberts.
Il n’a rien dit - il n’aurait rien dit à aucun moment.

Monsieur Ball.
Portait-il les mêmes pantalons de couleur quand il est sorti, ou bien savez-vous ?

Madame Roberts.
Quoi ?

Monsieur Ball.
Portait-il les mêmes pantalons de couleur quand il est entré et quand il est sorti ?

Madame Roberts.
Maintenant, je dirais pas ça parce que je m’en souviens pas tiré je n’ai pas beaucoup prêté attention à cela. Je ne veux pas dire qu’ils étaient détestables, mais je n’y ai pas prêté attention.

Monsieur Ball.
Maintenant, vous a-t-il semblé qu’il portait les mêmes pantalons ou des pantalons différents entre le moment où il est entré et celui où il est sorti ?

Madame Roberts.
Eh bien, je n’y ai pas beaucoup prêté attention. Tout ce dont je me souviens - c’est qu’il était en train de fermer sa veste et que j’étais en train d’essayer de me renseigner à propos du président Kennedy - j’ai été encore en train d’essayer de me renseigner à propos du président Kennedy - - ils étaient alors en train de diffuser ceci - j’étais beaucoup plus intéressée à ceci.

Monsieur Ball.
N’avez-vous jamais vu d’arme à l’intérieur de sa chambre ?

Madame Roberts.
Non Monsieur.

Monsieur Ball.
N’avez-vous jamais fait le ménage dans sa chambre ?

Madame Roberts.
Oui ; j’ai fait le ménage dans sa chambre, mais je n’y ai pas vu d’arme.

Monsieur Ball.
N’avez-vous jamais fouillé dans un de ses effets ?

Madame Roberts.
Oh non.

Monsieur Ball.
Il y avait une petite commode en bois ou un placard à cet endroit, pas ?

Madame Roberts.
Il y avait une garde-robe - Oui.

Monsieur Ball.
N’avez-vous jamais jeté un coup d’œil à l’intérieur ?

Madame Roberts.
Non Monsieur : sûrement pas-c’est contraire aux règles - - que de fouiller dans leurs affaires.

Monsieur Ball.
Y avait-il des tiroirs ou quelque chose comme ça à cet endroit ?

Madame Roberts.
Oui, il y avait des tiroirs dans cette garde-robe et il avait également une table de toilette à quatre tiroirs.

Monsieur Ball.
N’y avez-vous jamais jeté un coup d’œil à l’intérieur ?

Madame Roberts.
Non.

Monsieur Ball.
Après qu’il ait quitté la maison et à un moment plus tard dans l’après-midi ces officiers de police sont venus, n’est-ce pas ?

Madame Roberts.
Eh bien, Oui.

Monsieur Ball.
Et ils vous ont demandé si il y avait ici un homme qui s’appelait Lee Oswald ?

Madame Roberts.
Oui.

Monsieur Ball.
Et vous leur avez dit "Non" ?

Madame Roberts.
Oui.

Monsieur Ball.
Ensuite qu’est-il arrivé après cela ?

Madame Roberts.
Et bien j’ai essayé de leur faire comprendre que j’avais de nouveaux Messieurs et ils m’ont dit - Madame Johnson m’a dit, "allez chercher vos clefs et laisser les jeter un coup d’œil à l’intérieur".Je m’étais rendu à l’arrière de la maison et la TV était toujours allumée et diffusait des informations à propos de Kennedy.
Juste au moment où j’ai ouvert les portes aux hommes de Fritz, deux d’entre eux avaient pénétré à l’intérieur quand elle est accouru et a dit " Oh, Roberts, venez vite ici voici cet individu Lee celui qui occupe la chambre juste à côté de la votre," et il le projetait à la télévision, c’est comme ça que nous avons été amenés à le savoir.

Monsieur Ball.
Vous avez su ensuite qu’il s’agissait de cet l’homme ?

Madame Roberts.
Oui et je suis entrée à l’intérieur et j’ai dit,"Attendez" et ils l’ont à nouveau présenté et j’ai dit "Oui c’est lui - c’est O.H.Lee qui habite ici dans cette chambre." Et il n’y avait là qu’un petit mur entre lui et moi.

Monsieur Ball.
Ce fut la première fois que vous avez appris qui il était ?

Madame Roberts.
Oui, car il était enregistré sous le nom de O.H.Lee.

Monsieur Ball.
N’avez-vous jamais su s’il avait une arme dans sa chambre ?

Madame Roberts.
Non sûrement pas.

Monsieur Ball.
Avez-vous participé à une interview télévisée avec Monsieur et Madame du Johnson- ou avec l’un ou l’autre.

Madame Roberts.
Eh bien non ; ils l’ont été et le seraient à nouveau et ils m’ont interrogée à 2 reprises.

Monsieur Ball.
À la télévision ?

Madame Roberts.
À la télévision.

Monsieur Ball.
Où étiez-vous.

Madame Roberts.
J’étais dans le séjour.

Monsieur Ball.
Et il ont emmené leurs caméras à l’intérieur du séjour ?

Madame Roberts.
Ils ont apporté leurs caméras à l’intérieur et jour et ont pris des vues.

Monsieur Ball.
Étiez-vous seule ?

Madame Roberts.
Eh bien, je l’étais alors, car ils étaient en train de me questionner. Ils avaient demandé à Monsieur et Madame Johnson de ne pas être présent à ce moment-là.

Monsieur Ball.
Et ils vous ont alors interviewée ?

Madame Roberts.
Oui.

Monsieur Ball.
N’avez jamais été interviewée alors que Monsieur et Madame Johnson se trouvait là ?

Madame Roberts.
Eh bien, oui ; à une reprise ;et ensuite ils les ont interrogés indépendamment de moi.

Monsieur Ball.
Y a-t-il eu une fois où vous avez été interrogé tous les trois ensemble ?

Madame Roberts.
Oui, une fois.

Monsieur Ball.
Une fois seulement— n’êtes-vous jamais apparue à la télévision vous et Madame Johnson seules toutes les deux ?

Madame Roberts.
Monsieur Johnson et elle devait être ensemble et je me trouvais alors à l’arrière plan quand ils ont apparu à la télévision, et ensuite ils m’ont présenté à deux reprises distinctes et j’étais seule. Ils m’ont présenté alors que je me tenais debout et que je leur montrais où se trouvait sa chambre.

Monsieur Ball.
Maintenant, vous ont-ils demandé à la télévision si Oswald avait une arme ?

Madame Roberts.
Je ne sais pas.

Monsieur Ball.
Vous ne vous en souvenez pas ?

Madame Roberts.
Je ne m’en rappelle pas.

Monsieur Ball.
Vous ont-ils demandé si vous saviez si Oswald avait une arme dans sa chambre ou non ?

Madame Roberts.
Oui ; ils me l’ont demandé et je leur ai répondu "Non-pas à ma connaissance."

Monsieur Ball.
Vous ne saviez pas s’il avait ou non une arme ?

Madame Roberts.
Non-je l’ignorais.

Monsieur Ball.
Vous n’en avez jamais vu une ?

Madame Roberts.
Non, monsieur.

Monsieur Ball.
Leur avez-vous dit çà ?

Madame Roberts.
Oui bien sûr-je ne savais pas qu’il avait une arme.

Monsieur Ball.
Et au moment où il a fermé la fermeture éclair de sa veste, sa ceinture était-elle couverte ?
Madame Roberts. Etait-elle couverte-eh bien-je ne sais pas. Je ne pourrais pas vous répondre-je ne sais pas-je ne m’en souviens pas. Je ne pourrais pas vous en dire davantage quant à savoir si la ceinture de cet individu était couverte ou non. Tout ce que je sais c’est qu’il était en train de refermer la fermeture éclair de sa veste.

Monsieur Ball.
Laissez-moi vous poser une autre question : N’avez-nous jamais parler à un reporter d’un journal Français ?

Madame Roberts.
Un journal Français ?

Monsieur Ball.
Oui.

Madame Roberts.
Eh bien, il y avait à cet endroit de partout, mais je ne m’en rappelles pas.

Monsieur Ball.
Il y a un journaliste Français qui prétend vous avoir interviewée.

Madame Roberts.
Un Français ?

Monsieur Ball.
Vous rappelez-vous d’un journaliste Français en train de vous interviewer ?

Madame Roberts.
Non, je ne m’en souviens pas, mais à cet endroit, il y avait des gens de quelque part mais je ne me rappelle pas d’où ils étaient originaires.

Monsieur Ball.
Aviez-vous déjà entendu le nom de Lee Harvey Oswald avant le vendredi où la police est venue ?

Madame Roberts.
Non, monsieur.

Monsieur Ball.
Et naturellement, comment pensiez-vous qu’il s’appelait ?

Madame Roberts.
0. H. Lee.

Monsieur Ball.
Il vous avait payé, n’est-ce pas ?

Madame Roberts.
Il payait toujours à l’heure.

Monsieur Ball.
Et vous l’enregistriez ?

Madame Roberts.
Oh, oui.

Monsieur Ball.
Maintenant,après que les policiers aient quitté les lieux, avez-vous vu un étui d’arme à feu dans sa chambre après qu’il l’aient fouillée ?

Madame Roberts.
Oui, il y avait un de ces petits dispositifs-un petit étui et ils l’ont pris et où l’ont-ils mis -je ne sais pas, mais c’était dans la chambre. Ils l’avaient entre leurs mains, un des hommes le tenait.

Monsieur Ball.
L’aviez-vous déjà vu auparavant ?

Madame Roberts.
Non ; je ne l’avais pas vu.

Monsieur Ball.
Laissez-moi à nouveau vous demander quelque chose au sujet de ses habitudes-Quittait-il sa chambre de bonne le matin ?

Madame Roberts.
Eh bien, il s’en allait vers 7 heures, peut-être entre 6 heures 30 et 7 heures.

Monsieur Ball.
Et à quelle heure rentrait-il ?

Madame Roberts.
Eh bien, il devait rentrer à 17 heures environ—aux alentours de 17 heures.

Monsieur Ball.
Et à l’exception des weekends qu’il passait à l’extérieur, demeurait-il chez lui caque nuit ou sortait-il ?

Madame Roberts.
Il restait toujours chez lui la nuit-il ne sortait jamais.

Monsieur Ball.
Maintenant, à l’occasion d’un congé qui est intervenu un lundi, il n’est pas rentré ?

Madame Roberts.
Non, il n’est pas revenu ce lundi là.

Monsieur Ball.
Est-ce le seul lundi où il n’est pas revenu ?

Madame Roberts.
C’est le seul lundi où il n’est pas revenu.

Monsieur Ball.
Payait-il le lundi ?

Madame Roberts.
Il payait le lundi et ce fut la seule fois où il n’a pas payé le lundi et qu’il n’a pas été là.

Monsieur Ball.
Quel jour de la semaine a-t-il payé cette semaine là ?

Madame Roberts.
Le mardi-quand il est arrivé.

Monsieur Ball.
Mais le weekend précédent le 22 novembre, il est resté là tout le weekend, n’est-ce pas ?

Madame Roberts.
Oui.

Monsieur Ball.
Maintenant, je vous demanderai également si vous avez ou non entendu parler d’un camarade du nom de Ruby-avez-vous entendu parler d’un camarade répondant au nom de Jack Ruby ?

Madame Roberts.
Non.

Monsieur Ball.
Aviez-vous entendu son nom avant qu’il ne soit accusé du meurtre d’Oswald ?

Madame Roberts.
Non.

Monsieur Ball.
N’aviez-vous jamais entendu parler de lui ?

Madame Roberts.
Non.

Monsieur Ball.
Vous n’aviez même pas entendu son nom ?

Madame Roberts.
Non-je n’avais même pas entendu son nom.

Monsieur Ball.
Et vous ne l’aviez jamais vu ?

Madame Roberts.
Non, Monsieur.

Monsieur Ball.
Est-ce qu’une voiture de police est passée devant la maison et a klaxonné ?

Madame Roberts.
Oui.

Monsieur Ball.
A quel moment était-ce ?

Madame Roberts.
Quand il se trouvait dans la maison.

Monsieur Ball.
Quand il est entré dans la maison ?

Madame Roberts.
Quand il est entré dans la maison et qu’il est allé dans sa chambre, vous connaissez le cheminement du trottoir ?

Monsieur Ball.
Oui.

Madame Roberts.
Juste en face de la porte-une voiture de police s’est arrêté et a klaxonné. J’avais travaillé pour des officiers de police et quelquefois ils passaient par là et me disaient que peut-être leurs femmes désireraient avoir de mes nouvelles, j’ai pensé qu’il s’agissait d’eux, j’ai juste jetté un coup d’œil dehors et j’ai vu le numéro, et j’ai dit « Oh, ce n’est pas leur voiture », car je connaissais leur voiture.

Monsieur Ball.
Vous voulez dire, que ce n’était pas la voiture des officiers de police que vous connaissiez ?

Madame Roberts.
Ce n’était pas la voiture des officiers de police que je connaissais, parce que leur numéro était le 170 et il ne s’agissait pas du numéro 170 et je ne le connaissais pas.

Monsieur Ball.
Et qui était dans la voiture ?

Madame Roberts.
Je ne sais pas-je n’y ai pas prêté attention après que j’ai remarqué qu’il ne s’agissait pas d’eux-je ne sais pas.

Monsieur Ball.
Où était-elle garée ?

Madame Roberts.
Elle était garée en face de la maison.

Monsieur Ball.
Au 1026 North Beckley ?

Madame Roberts.
Et ils ont alors tourné-la route est-c’était au niveau de la troisième maison après Zangs et ils ont juste tourné au coin dans cette direction.

Monsieur Ball.
Ils ont tourné au coin ?

Madame Roberts.
Ils ont tourné à l’angle de Beckley et de Zangs.

Monsieur Ball.
Entrain d’aller dans quelle direction- en direction de la ville ou vers l’extérieur de la ville ?

Madame Roberts.
En direction de la ville.

Dr. Goldberg.
La voiture faisait face à quelle direction ?

Madame Roberts.
Elle pointait en direction du nord.

Dr. Goldberg.
Vers Zangs ?

Madame Roberts.
Vers Zangs-car il s’agissait de la troisième maison juste après Zangs sur Beckley.

Monsieur Ball.
La voiture de police s’était-elle arrêtée juste en face de votre maison ?

Madame Roberts.
Oui-elle s’est arrêtée juste en face de ma maison et elle a juste klaxonné
« tip-tip » et c’est ce que les officiers de police Alexander and Charles Burnely faisaient quand ils s’arrêtaient, et je suis allée à la porte, j’ai regardé et j’ai vu que ce n’était pas leur numéro de voiture.

Monsieur Ball.
Où se trouvait Oswald quand ceci s’est produit ?

Madame Roberts.
Dans sa chambre.

Monsieur Ball.
C’était après qu’il soit entré dans sa chambre ?

Madame Roberts.
Oui.

Monsieur Ball.
Cette voiture de police s’était-elle déjà arrêtée auparavant à cet endroit ?

Madame Roberts.
Je ne sais pas-je ne me rappelles pas l’avoir jamais vu.

Monsieur Ball.
L’avez-vous revu depuis ?

Madame Roberts.
Non-je n’y ai pas fait attention-j’ai juste vu qu’il ne s’agissait pas de la voiture de police que je connaissais et des officiers de police pour qui j’avais travaillé, je l’ai oubliée. Je l’ai vu sur le moment, mais à présent je ne me rappelles pas de quelle voiture il s’agissait.

Monsieur Ball.
Avez-vous parlé du numéro de la voiture à quelqu’un ?

Madame Roberts.
Je pense que je l’ai fait-Je n’en suis pas sûre, car-à ce moment particulier je m’en souvenais.

Monsieur Ball.
Vous vous rappeliez du numéro de la voiture ?

Madame Roberts.
Je pense que c’était -le 106 il me semble que c’était le numéro 106, mais je sais de manière certaine quel était le leur- c’était le 170 et ce n’était pas leur voiture.

Monsieur Ball.
Ce n’était pas le 170 ?

Madame Roberts.
Les gens pour qui j’avais travaillé avait le numéro de voiture 170.

Monsieur Ball.
Avez-vous parlé du numéro de la voiture à quelqu’un, avez-vous parlé de cet incident à quelqu’un ?

Madame Roberts.
Oui, j’en ai parlé à la fois au FBI et au Secret Service quand ils étaient là.

Monsieur Ball.
Et leur avez-vous parlé du numéro de la voiture ?

Madame Roberts.
Je n’en suis pas sûre-je pense que je l’ai fait- Je n’en suis pas sûre. Je pense que oui car-tant de chose se sont produites que mon cerveau s’est embrouillé.

Monsieur Ball.
Le 29 Novembre, Les agents spéciaux Will Griffin and James Kennedy du FBI vous ont interrogée et vous leur avez dit " qu’après qu’Oswald soit entré dans sa chambre à environ 13 heures le 22 novembre 1963, vous aviez regardé par la fenêtre et que vous aviez vu une voiture de police portant le numéro 207."

Madame Roberts.
Non, c’est le 107.

Monsieur Ball.
Est-ce ce numéro ?

Madame Roberts.
Oui-je m’en souvenais. Je ne sais pas d’où j’ai eu ce numéro 106, 207. De toute façon, je savais que ce n’était pas le numéro.

Monsieur Ball.
Et vous dites qu’il y avait deux officiers de police en uniforme à l’intérieur de la voiture ?

Madame Roberts.
Oui, c’était une voiture noire. Ce n’était pas une véhicule d’intervention pour accident, du tout.

Monsieur Ball.
Y avait-il 2 policiers en uniforme à l’intérieur de la voiture ?

Madame Roberts.
Oh, oui.

Monsieur Ball.
Et l’un des officiers de police a actionné le klaxon ?

Madame Roberts.
Juste une sorte de « tit-tit »- à 2 reprises.

Monsieur Ball.
Et ils ont ensuite poursuivi leur route sur Beckley en direction de Zangs Boulevard, est-ce exact ?

Madame Roberts.
Oui. Je pense qu’il y avait un numéro, mais je ne pourrais pas m’en souvenir mais je connaissais le numéro de leur voiture ( ceux pour qui j’avais travaillé)-je pourrais vous le dire. Je veux que vous compreniez que j’ai été cuisinée et que c’est dur de se souvenir.

Monsieur Ball.
Y a-t-il d’autres questions ?

Dr. Goldberg.
Non, c’est tout.

Monsieur Ball.
Maintenant, Madame Roberts, cette déposition sera retranscrite, vous pourrez la lire si vous le désirez et vous pourrez la signer, ou si vous pouvez surseoir à sa signature.

Madame Roberts.
Eh bien, vous savez, je ne vois pas bien comment la lire. Je suis complètement aveugle de l’œil droit.

Monsieur Ball.
Voulez-vous su surseoir à votre signature ? Et alors vous n’aurez pas à revenir ici.

Madame Roberts.
Eh bien, d’accord.

Monsieur Ball.
Bon. Alors vous sursoyez ?

Madame Roberts.
Oui.
Voulez vous que je la signe maintenant ?

Monsieur Ball.
Non ; ce n’est pas possible, parce que cette jeune femme doit la retranscrire et ce n’est que dans 2 semaines qu’elle sera prête.

Madame Roberts.
Eh bien, voulez-vous que je revienne ou quoi ?

Monsieur Ball.
Eh bien, vous pouvez surseoir à votre signature et vous n’aurez pas à revenir pour la signer-voulez-vous faire çà ?

Madame Roberts.
D’accord, ce sera le mieux.

Monsieur Ball.
Bien. Les Services Secrets vont maintenant vous ramener chez vous.

Madame Roberts.
D’accord.

Monsieur Ball.
Merci d’être venu.

Madame Roberts.
D’accord.



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