L’enquête du FBI - volet 1
ENQUETE SUR L’ASSASSINAT DU PRESIDENT KENNEDY LE 22 NOVEMBRE 1963
 


Avertissement : Cette traduction m’appartient. Elle ne peut être reproduite, même partiellement sans mon autorisation.
(Code de la Propriété intellectuelle, art. L. 113-2, al. 1 et art. l. 113-3, al. 1).


 

PREFACE :

Partie 1 : Elle relate brièvement l’assassinat du Président Kennedy et l’identification d’Oswald comme meurtrier.


Partie 2 : présente la preuve convaincante qu’Oswald a bien assassiné le Président Kennedy.


Partie 3 : Elle comprend 2 sections. La première présente ce que le FBI connaissait d’Oswald avant l’assasinat et la seconde met en avant les résultats de notre enquête sur le passé d’Oswald, ses activités, ses relations, etc. à la suite de l’assassinat.

Trois ensembles de pièces à conviction accompagnent ce rapport. Le premier expose la preuve reliant Oswald à l’assassinat du Président ; les deux autres font état des documents relatifs aux contacts d’Oswald avec les Soviétiques, le Parti Communiste etc...

Nous continuons à recevoir des pistes concernant Oswald et par conséquent, à la conclusion de ce rapport, il est dit que cette enquête se poursuivra pour les résoudre.


TABLE DES MATIERES

1. L’ASSASSINAT

- L’Assassin dans le bâtiment
- Le meurtre de l’officier de police Tippit


2. LA PREUVE

- A. Les évènements antérieurs à l’assassinat
- B. Les évènements postérieurs à l’assassinat
- Les déplacements d’Oswald
- Reconnu dans le bus
- Dans le taxi
- L’arrivée à sa chambre
- Le meurtre de Tippit par Oswald
- Les témoins oculaires du meurtre de Tippit
- L’arrestation d’Oswald
- Le coup de feu manqué
- Le lien du pistolet à Oswald

 

- C. L’interrogatoire de l’assassin


- D. L’arme du crime
- Le fusil commandé par Oswald
- Les essais du fusil
- L’examen du textile
- Les cartouches tirées du fusil d’Oswald
- L’empreinte de paume sur le fusil

 

- E. D’autres preuves
- Les cartons de livres
- Le test à la parafine
- La photographie

- La carte dans les effets d’Oswald


- F. Agissement similaire antérieur


3. LEE HARVEY OSWALD


- A. Avant l’assassinat du Président Kennedy


- 1 Données biographiques


- 2 Le service militaire

 

- 3 Le transfuge vers l’URSS

La préparation du voyage

L’argent économisé chez les Marines

L’allégence affirmée envers l’URSS

Désillusionné par la vie Américaine

L’offre faite de dévoiler des informations militaires

Admis à séjourner comme résident étranger


- 4 Le retour aux Etats-Unis

L’allégence envers l’URSS remise en question

Le renouvellement du passeport

La lettre au Secrétariat à la Marine

La lettre au Corps des Marines

Le prêt pour le rapatriement

L’arrivée aux Etats-Unis



- 5 Mise sur pied de l’enquête du FBI

La première interview d’Oswald

La deuxième interview du FBI


- 6 Activités Subversives Liées

Le parti Communiste US

Le Fair Play for Cuba Committee


- 7 Oswald interviewé à nouveau


- 8 Les activités d’un certain A.J. Hidell


- 9 Marxiste publiquement déclaré


- 10 Le retour d’Oswald au Texas


- B. Après l’assassinat du Président Kennedy


- 1.1 Les jeunes années


- La période de l’école primaire


- L’époque du Collège

L’analyse psychiatrique

le retour à la Nouvelle Orléans


- L’époque du Lycée


- 1.2 Le service militaire


- 1.3 Le voyage en Union Soviétique


- 1.4 La tentative de suicide d’Oswald


- 1.5 La vie en Union Soviétique


- 1.6 La version d’Oswald sur les paiements des Soviétiques


- 1.7 Le livre proposé par Oswald


- 1.8 Vues sur le Communisme


- 1.9 Ecrits complémentaires

Questions Réponses

Considérations sur les entrevues


- 1.10 L’aspect financier du voyage


- 1.11 L’emploi à Fort Worth


- 1.12 Le déménagement vers Dallas

Contact avec le Parti Communiste

Contacts avec le Parti Socialiste ouvrier

Emploi et diffcultés domestiques


- 1.13 Le déménagement vers la Nouvelle Orléans


- 1.14 Rôle dans le Fair Play for Cuba Committee


- 1.15 Poursuite des contacts avec le Parti Communiste


- 1.16 Madame Oswald déménage vers le Texas


- 1.17 L’obtention du passeport


- 1.18 Le voyage à Mexico


- 1.19 Le dossier du consulat Soviétique


- 1.20 L’arrivée à Dallas


- 1.21 Les revenus d’Oswald


- 1.22 Journal personnel


- 1.23 Les observations de Marina Oswald




(1) - L’ASSASSINAT


Le Président John Fitzgerald Kennedy a été assassiné à Dallas, le Texas, à approximativement 12h29 le 22 novembre 1963. À ce moment là le Président était en route de Love Field au Trade Mart à Dallas pour participer à un déjeuner patronné par plusieurs groupes civiques. Parmi ceux qui se trouvaient dans le cortège avec le Président, sa femme, le Vice-président et Mme. Lyndon B. Johnson et le Gouverneur du Texas John B. Connally et sa femme.


A. L’Assassin dans le bâtiment

Alors que le cortège d’automobiles se déplacait dans la ville de Dallas dans Elm street à environ cinquante yards à l’ouest de l’intersection avec Houston street (l’annexe 1), trois coups de feu ont retenti. Deux balles ont frappé le Président Kennedy et une a blessé le Gouverneur Connally. Le Président, qui s’est effondré vers l’avant dans la voiture, a été envoyé de toute urgence à l’Hôpital de Parkland, où il a été déclaré mort à 13h00.


Les témoins oculaires sur la scène des coups de feu ont vu un individu tenant un fusil à la fenêtre du sixième étage du dépôt de livres scolaires du Texas situé à l’intersection de Elm et de Houston street. Un individu a déclaré qu’après qu’il ait entendu ce qu’il a cru être une seconde détonation, il a cherché et vu cet homme viser délibérément avec un fusil et faire feu dans la direction du cortège Présidentiel au moment où celui-ci passait. (Annexe 2).


B. Le meurtre de l’agent de police Tippit.

Une recherche immédiate a été lancée pour identifier et appréhender l’assassin du Président. Dans l’heure, à approximativement 1:15 p. m, l’agent de police de Dallas J. D. Tippit, agissant vraisemblablement sur la base d’une émission sur la radio de la police, a arrêté un suspect possible sur la Dixième Rue juste à l’Est de la Rue Patton. L’homme a alors sorti une arme à feu et a tiré à trois reprises sur l’Agent de police Tippit, provoquant ainsi la mort de l’officier de police (Pièce à conviction n°1). L’assaillant, identifié par la suite comme étant Lee Harvey Oswald, a été appréhendé au Texas Theatre, au 231 à l’Ouest du Boulevard Jefferson (Pièce à conviction n°1). Au cours de l’arrestation, qui a eu lieu à 14heures, il a résisté violemment et a essayé de tuer à nouveau un autre policier.


Identifié comme un employé du bâtiment d’où les coups de feu avaient été tirés sur le Président Kennedy et le Gouverneur Connally, Oswald est devenu un suspect principal dans l’assassinat de Président Kennedy. Cependant, interrogé après son arrestation, Oswald a nié toute connaissance ou participation à l’assassinat du Président et au meurtre de Tippit.


Néanmoins, les preuves développées au cours de l’investigation montrent de manière concluante que l’assassinat du Président Kennedy a été l’oeuvre de Lee Harvey Oswald, marxiste avéré, un ancien transfuge en Union soviétique et secrétaire auto-désigné de la branche du Fair Play for Cuba Comittee de la Nouvelle Orléans, une organisation pro-Castriste.


Oswald, agé de 24 ans, a fréquenté des écoles à la Nouvelle Orléans en Louisiane, à Fort Worth au Texas, à New York et a servi dans le Corps des Marines américains de 1956 à 1959, période au cours de laquelle il a été qualifié comme un tireur d’élite. En 1959 il a effectué un voyage en Union soviétique où il a été employé pendant environ trois ans comme ouvrier dans une usine. Il a publiquement annoncé son intention de devenir un citoyen russe, mais a apparemment changé d’avis et est retourné en Etats-Unis en 1962 avec une femme russe et un enfant. Un deuxième enfant est né depuis. A la suite de son retour, il a tenu des emplois pendant des périodes brèves à la Nouvelle Orléans en Louisiane et à Dallas au Texas.


(2) - LA PREUVE 


A. Evénements Avant l’Assassinat 

 

Lee Harvey Oswald, sous le nom de 0. H. Lee, a loué un meublé au 1026 North Beckley à Dallas, Texas, le 14 octobre 1963. Il utilisait la pièce pendant la semaine et les week-ends il se rendait à Irving, Texas, où sa femme et ses enfants résidaient. Il s’était arrangé avec un camarade de travail, Buell W. Frazier, pour le conduire à Irving chaque vendredi soir et normalement il retournait avec M. Frazier à Dallas chaque lundi matin.

 

Jeudi soir, le 21 novembre 1963, Oswald s’est écarté de son programme habituel de voyage à Irving. Prétendant à M. Frazier qu’il voulait récupérer quelques tringles à rideaux pour sa pièce au domicile de Mme. Ruth Paine, sa logeuse Irving, il s’est arrangée pour aller avec M. Frazier à Irving cette nuit là. C’est le seul cas connu où Oswald s’est écarté de sa pratique de faire le voyage autrement que le week-end.

 

Mme. Ruth Paine, deumerant au 2515 West fifth street, propriétaire de la résidence dans laquelle la femme d’Oswald résidait à Irving, a dit qu’Oswald ne lui a fait aucune mention de tringles à rideaux au cours de la soirée du 21 novembre 1963, elle n’a pas projeté non plus de lui donner des tringles à rideaux. Mais la femme d’Oswald, Marina, a révélé que son mari possédait un fusil qu’il tenait enveloppé dans une couverture dans le garage de la résidence d’Irving. Elle a dit qu’il avait passé la nuit du 21 novembre 1963 avec elle et qu’il l’avait quitté tôt le matin suivant avant qu’elle n’ait été éveillé. Le 22 novembre 1963, elle a remarqué que la couverture dans laquelle le fusil avait été enveloppé était toujours dans le garage, mais le fusil avait disparu.

 

A la suite de l’assassinat, la couverture a été examinée au Laboratoire du FBI. On a trouvé des poils de corps qui au plan des caractéristiques microscopiques correspondaient aux poils de corps de Lee Harvey Oswald. (Annexe 3)
Quand Oswald a quitté Irving, Texas, le matin du 22 novembre 1963, il portait un long paquet enveloppé dans du papier d’emballage. M. Frazier, avec qui il voyageait habituellement, l’a décrit comme "une sorte de sac que l’on obtient dans un magasin à bon marché"." Oswald lui a dit qu’il contenait des tringles à rideaux. A l’arrivée à Dallas, M. Frazier, après avoir garé sa voiture, a vu Oswald entrer dans le Dépôt de livres scolaires du Texas portant le paquet. Après l’assassinat du Président Kennedy, un papier d’emballage brun en forme de long sac a été trouvé, près de la fenêtre d’où les coups de feu avaient été tirées, au sixième étage du Dépôt. (Annexe 4)

 

Une empreinte digitale latente mise en évidence par la Division d’Identification du FBI sur le long sac en papier s’est révélée être identique à l’impression d’empreinte digitale de l’index gauche de Lee Harvey Oswald. (Annexe 5)
Une empreinte de paume latente mise en évidence sur le même papier s’est révélée être identique à l’empreinte de paume d’Oswald. (Annexe 6)

 

M. Frazier, après avoir observé le long sac de papier d’emballage trouvé au sixième étage du Dépôt de livres scolaires du Texas, n’a pas pu certifier si le sac était celui qu’il avait observé en possession d’Oswald le matin du 22 novembre 1963, la soeur de M. Frazier, Mme. Linnie May Randle, a examiné le sac et a déclaré qu’il pouvait s’agir du long sac en papier qu’elle avait vu Oswald disposer dans la voiture de son frère ce matin là au moment où ils sont partis pour aller travailler.

 

En plus d’avoir été par M. Frazier entrer dans le bâtiment avec un paquet en papier d’emballage le matin de l’assassinat, Oswald avait été vu plus tard dans la matinée par plusieurs camarades de travail dans le bâtiment . Entre 11:30 et midi, Oswald a été vu au cinquième étage par trois employés. A ce moment là, il a demandé à un des employés, Charles D. Givens, qui était dans l’ascenseur, de fermer les portes de l’ascenseur quand il serait descendu et ainsi , Oswald, pourrait appeler l’ascenseur au sixième étage.

 

B. Les événements après l’assassinat 

 

- Les déplacements d’Oswald  :

 

Au moment de la fouille qui avait été entreprise par la police à l’intérieur du Dépôt de livres scolaires du Texas immédiatement après l’assassinat, Oswald était supposé être toujours sur place. Il a été vu par Roy Tuly, le surveillant de l’entrepôt et un par policier à l’intérieur d’une petite cantine au deuxième étage (Annexe 7) Il n’a pas été interrogé à ce moment là étant donné que M. Truly le présenta à l’officier de police comme un employé du bâtiment. Peu de temps après, M. Truly se rendit compte de la présence de tous ses employés sauf Oswald et en informa donc la police.

 

- Identifié dans l’autobus :

 

Peu de temps après, Oswald a été observé par son ancienne logeuse, Mme. Marie E. Bledsoe, deumeurant au 621 Nord Marsalis Avenue, en train de monter à bord d’un autobus de la ville à environ sept blocs de la scène de l’assassinat. (Annexe. 1) Mme. Bledsoe, qui voyageait dans l’autobus, a déclaré qu’il semblait être quelque peu nerveux. Elle a aussi noté qu’Oswald portait des vêtements sales, un net changement par rapport à sa présentation habituelle.

 

Cecil J. McWatters, le conducteur de l’autobus, lors d’une présentation de suspects disposés en ligne par la police a sélectionné Oswald comme ressemblant à un passager qui était entré dans son autobus le 22 novembre 1963, au voisinage des lieux de l’assassinat. M. McWatters était incapable d’établir avec certitude l’heure ou l’endroit où Oswald était monté à bord de l’autobus, mais il se rappelait que c’était peu de temps après l’assassinat. Il se rappellait avoir dit à ce passager, "je me demande où ils ont tiré sur le Président," Il a dit que le passager avait répondu, "Ils lui ont tiré dans le tempe."

 

M. McWatters a également identifié un transfert d’autobus qu’Oswald avait sur lui au moment de son arrestation comme un de ceux qu’il avait délivré le 22 novembre 1963.

 

Mme. Bledsoe a déclaré qu’Oswald avait voyagé sur une distance de moins de deux blocs à bord de l’autobus. Elle a déclaré que le trafic était devenu encombré et qu’un motocycliste qui se trouvait à côté avait dit au conducteur de l’autobus qu’on avait tiré sur le Président. Mme. Bledsoe a dit qu’Oswald avait quitté l’autobus et disparu dans la foule.

 

- Dans le Taxi  :

 

William W. Whaley, un chauffeur de taxi, lors d’une séance d’identification de suspects disposés sur un rang le 23 novembre 1963 au Département de Police de Dallas a positivement identifié Oswald comme un passager dans son taxi le 22 novembre 1963. Il était incapable de se rappeler le moment exact, mais était certain qu’il avait pris Oswald entre 12:30 et 12:45 , à la Station de taxis du Terminal d’Autobus de la Société "Greyhound", situé à environ sept blocs de la scène de l’assassinat (annexe 1) et qi’il l’avait transporté sur une de distance 2,75 milles environ au 500 North Beckley street à Dallas (annexe 1). Comme précédemment noté, la chambre meublée louée par Oswald se situait au 500 North Beckley street .

 

- L’ arrivée à la chambre meublée :

 

Mme. Earlene Roberts, la logeuse demeurant au 500 North Beckley street , a positivement identifié Oswald comme l’homme qui lui avait loué la chambre le 14 octobre 1963, sous le nom 0. H. Lee. Elle a déclaré qu’Oswald était arrivé chez lui peu de temps après qu’elle avait appris par les nouvelles qu’on avait tiré sur le Président. Elle a évalué qu’il était approximativement 13 heures. Il a récupéré une veste dans sa chambre et il est parti à la hâte. Elle a aussi déclaré que bien qu’elle n’avait jamais observé Oswald en possession d’une arme à feu, elle avait remarqué un étui d’arme de poing dans sa chambre tard dans l’après-midi du 22 novembre 1963.

 

- Le meurtre de l’agent de police Tippit par Oswald :

 

Le 22 novembre 1963 à 13 heures 15 environ, un chauffeur de taxi, Mr. W. Scoggins, a observé un policier en uniforme (l’agent de police J. D. Tippit) en train de parler à un homme se trouvant à côté du véhicule de l’officier de police, sur la 10ième Rue à l’Est de Patton Street. Le conducteur a dit qu’il avait entendu un tir d’arme à feu et qu’il avait vu la chute de l’officier de police tomber à côté de sa voiture. (annexe 1) Son assaillant s’est dirigé vers l’ouest sur la 10ème Rue, au Sud de Patton Street et ensuite vers l’Ouest sur le Boulevard Jefferson.

 

- Témoins oculaires du Meurtre de Tippit :

 

Le 23 novembre 1963, au cours d’une séance d’identification de suspects disposés sur un rang au commissariat de police, ce même chauffeur de taxi a identifié Oswald comme l’assaillant de l’Officier Tippit. Un autre témoin oculaire du meurtre a identifié Lee Harvey Oswald comme l’assaillant qui avait retiré une arme à feu de l’intérieur de sa chemise et qui avait tué Tippit.

 

- L’arrestation d’Oswald :

 

Agissant à partir de l’information d’une émission radiophonique de la police annonçant que l’on avait vu un suspect du meurtre d’un policier entrer à l’intérieur du Texas Theatre, situé au n° 231 à l’Ouest Boulevard Jefferson, la police de Dallas a appréhendé Oswald à 14 heures, dans le théâtre. (annexe 1) Un des officiers a ôté de la main droite d’Oswald un revolver de calibre 38 Spécial. (Annexe 8)

 

- Le coup de feu manqué :

 

Un des officiers procédant à l’arrestation a déclaré que lorsqu’ Oswald a été tout d’abord approché à l’intérieur du cinéma il a essayé de tirer un revolver de sa chemise. Dans la lutte s’ensuivant avec le policier, Oswald a actionné la queue de détente mais l’arme à feu n’a pas fonctionné. Un examen de cette arme à feu a confirmé qu’une des six cartouches récupérées de l’arme avait une encoche du marteau sur la douille, mais n’avait pas été mise à feu.

 

- Le lien du pistolet à Oswald :

 

L’enquête de FBI a établi que le revolver Smith & Wesson de calibre 38 spécial, portant le numéro de série V510210, récupéré sur Lee Harvey Oswald avait été expédié le 20 mars 1963, par la George Rose Company, Incorporated, de Los Angeles Californie, à A. J. Hidell, Boîte postale 2915 à Dallas Texas. Le prix de l’arme était de 29.95 $. L’examen par le Laboratoire de FBI a établi que l’écriture présente sur le coupon de vente par correspondance utilisé pour l’achat de cette arme a été faite par Lee Harvey Oswald.

 

Quatre douilles trouvées dans le voisinage immédiat des lieux du meurtre de l’Officier Tippit le 22 novembre 1963, ont été fournies au FBI par la police de Dallas. Un examen de ces douilles par le Laboratoire du FBI a établi qu’elles avaient été tirées par le revolver Smith & Wesson de calibre 38 spécial appartenant à Oswald.

 

C. L’interrogatoire de l’assassin

 

Lee Harvey Oswald, lors de son interrogatoire après son arrestation le 22 novembre 1963, a admis qu’il avait vécu au 1026 North Beckley Street à Dallas Texas, sous le nom de 0. H. Lee. Il a aussi admis qu’il se trouvait au Dépôt de livres scolaires du Texas où il était employé, le 22 novembre 1963. Oswald a affirmé, cependant, qu’il était au rez-de-chaussée du bâtiment quand le cortège Présidentiel est passé. Après les coups de feu à l’encontre du Président, il a dit qu’il avait cru qu’il n’y aurait plus de travail à faire et il a décidé de rentrer chez lui. Il a dit qu’il était allé à sa résidence de Dallas, avait changé ses vêtements et qu’il était allé ensuite voir un film.

 

Oswald a admis qu’il portait une arme à feu sur lui au cinéma et a déclaré qu’il a fait cela parce qu’il "se sentait bien avec." Il n’a fourni aucune autre explication. Oswald a nié qu’il avait jamais commandé ou possédé un fusil. Cependant, lors d’une fouille ultérieure à la résidence d’Oswald à Irving Texas, faite par des officiers du Département de la Police de Dallas, une photographie a été trouvée montrant Oswald portant un arme à la ceinture et tenant un fusil. (Pièce à conviction n°9) Le fusil figurant sur la photographie est d’apparence semblable au fusil à culasse mobile de calibre 6.5 millimètres qui comme on le montrera avait été précédemment acheté par Oswald. Oswald, au cours de l’interrogatoire, a aussi nié avoir apporté un quelconque paquet avec lui pour aller travailler le matin du 22 novembre 1963.

 

Inclus dans les effets personnels au moment de l’arrestation d’Oswald figurait une carte de Selective Service (Pièce à conviction n°10) au nom d’Alek James Hidell et une carte éditée au nom de Lee H. Oswald à la date du 28 mai 1963, par le Fair Play for Cuba Committee ( Pièce à conviction n°11). Oswald a déclaré qu’il avait été le secrétaire du Fair Play for Cuba Committee de la section de la Nouvelle Orléans. Oswald a refusé de parler de la Selective Service en sa possession. L’examen effectué dans le Laboratoire du FBI a établi que la carte de Selective Service était fausse et contrefaite.

 

Oswald a déclaré qu’il n’avait jamais été au Mexique sauf pour visiter Tijuana à une occasion ( date non communiquée). Il a admis avoir résidé en Union soviétique où il avait beaucoup d’amis pendant trois ans .

 

Quand un Agent Spécial du FBI a cherché à obtenir une description physique et des données relatives au passé d’Oswald, ce dernier a commenté : "je connais votre tactique ; il y a une agence semblable en Russie. Vous employez le méthode douce et bien sûr, la procédure en Russie serait tout à fait différente."

 

Dans le récit de ses activités de l’après-midi du 22 novembre 1963, Oswald a déclaré qu’il était au deuxième étage du Dépôt de livres scolaires du Texas au moment où le bâtiment avait été fouillé. Il a déclaré que M. Truly, le surveillant du bâtiment et un policier étaient entrés dans la pièce et que M. Truly avait présenté Oswald à l’officier de police comme un de ses employés. Oswald a déclaré qu’il avait alors pris le Coca cola qu’il venait d’acheter au rez-de-chaussée, où il s’était tenu et qu’il avait ensuite déjeuné dans la cantine des employés au deuxième étage. Ensuite, il a exposé, qu’il était allé à l’extérieur du bâtiment, qu’il était demeuré autour pendant cinq à dix minutes et qu’il était ensuite allé chez lui parce qu’il n’avait pas cru qu’il allait y avoir désormais du travail pour le reste de la journée en raison de la confusion qui régnait à l’intérieur du bâtiment. Oswald a déclaré qu’après être arrivé à sa résidence il était sorti pour aller voir un film à l’endroit où la police de Dallas l’avait appréhendé.

 

Lors de l’interrogatoire qui a suivit le 22 novembre 1963, Oswald a nié avoir dit à M. Frazier que le but de sa visite à Irving Texas, la nuit du 21 novembre 1963, était de récupérer quelques tringles à rideaux chez Mme. Ruth Paine.

 

Oswald a déclaré que l’information qu’il avait précédemment fournie selon laquelle il était allé en autobus de son lieu de travail à sa résidence le 22 novembre 1963 n’était pas entièrement vraie. Au cours de ce dernier interrogatoire, Oswald a déclaré qu’il était monté à bord d’un autobus de la ville à l’endroit où il travaillait, mais qu’après une distance d’un bloc ou deux il avait quitté l’autobus en raison de l’encombrement du trafic et qu’il avait pris un taxi de la ville jusqu’à son appartement situé à North Beckley Street. Oswald a déclaré qu’après être parvenu à son appartement il avait changé sa chemise et son pantalon parce qu’ils étaient sales.

 

Oswald a nié qu’il avait entreposé un fusil dans le garage de la résidence de Mme. Paine à Irving, Texas, mais il a déclaré qu’il y avait stocké quelques affaires personnelles, y compris deux sacs de marin et une paire de valises.

 

Oswald a nié qu’il était membre du Parti communiste et a déclaré qu’il n’avait personnellement rien contre le Président Kennedy. Il a déclaré, cependant, qu’au vue des charges contre lui il ne désirait pas discuter davantage du sujet. Oswald a nié avoir tué le Président Kennedy et a ajouté qu’il n’était pas au conscient du fait qu’on avait également tiré sur le Gouverneur John Connally.

 

La photographie d’Oswald tenant un fusil et portant un pistolet à la ceinture lui a été montrée et Oswald a déclaré qu’il ne discuterait pas de la photographie. Oswald a déclaré que la tête de l’individu de la photographie pouvait être la sienne mais qu’il était tout à fait possible que le département de police avait placé en surimpression cette partie de la photographie sur le corps de quelqu’un d’autre.

 

D. L’arme du crime 

 

Pendant la fouille de la police dans le bâtiment du Dépôt de livres scolaires du Texas, un fusil de fabrication italienne a été trouvé entre quelques boîtes au sixième étage près du coin nord-ouest soit le coin opposé du bâtiment d’où les coups de feu avaient été tirés. A l’examen, il a été établi qu’il s’agissait d’un fusil Mannlicher-Carcano à culasse mobile de calibre 6.5 mm, de numéro de série C 2766, équipé d’une lunette de vue télescopique de grossissement 4 de fabrication japonaise. (Pièce à conviction n°12).

 

Un diagramme du sixième étage du bâtiment du Dépôt de livres scolaires du Texas montre l’emplacement de la fenêtre d’où les décharges fatales ont été tirées et montre l’emplacement où le fusil a été trouvé par les policiers de Dallas. (Pièce à conviction n°13)

 

Une photographie du fusil, de la couverture et du sac de papier d’emballage long dont on a parlé précédemment montrant la taille relative de chacun est incluse . (Pièce à conviction n° 14)

 

- Le fusil commandé par Oswald :

 

L’enquête de FBI a établi que ce fusil faisait partie d’un envoi d’armes militaires italiennes en surplus achetées pour la revente aux Etats-Unis par le magasin d’articles de sport Klein de Chicago, Illinois. Les enregistrements de la société révèlent que le fusil équipé d’une lunette de visée télescopique et portant le numéro de série C 2766, a été expédié le 20 mars 1963, par le service des colis postaux à A. Hidell, Boîte postale 2915, Dallas, Texas (Pièce à conviction n°15). Le fusil a été commandé par lettre portant la mention voie aérienne et l’enveloppe a été postée le 12 mars 1963 à Dallas. Le paiement d’un montant de 21.45 $ a été fait par le mandat portant le numéro 2, 202, 130, 462 de l’US Postal, édité à Dallas, Texas, le 12 mars 1963 et payable au magasin d’articles de sport Klein. Il a été signé par A. Hidell, Boîte postale 2915, Dallas, Texas. La boîte postale 2915 avait été louée le 9 octobre 1962, par une demande signée par Lee H. Oswald et avait été abandonnée le 14 mai 1963. Le Laboratoire du FBI a conduit des examens graphologiques basés sur les spécimens d’écriture connus d’Oswald, à savoir une demande de passeport de 1963 (Pièce à conviction n°16) et une lettre datée du 30 janvier 1961 qu’il avait envoyé à John B. Connally, maintenant Gouverneur du Texas et autrefois Secrétaire d’Etat à la Marine. (Pièce à conviction n° 17)

 

L’examen du laboratoire du FBI de l’écriture figurant sur l’enveloppe adressée au magasin d’articles de sport Klein dans lequelle se trouvait la commande du fusil, a révélé que l’enveloppe avait été adressée par Oswald. (Pièce à conviction n° 18)

 

L’examen par le Laboratoire du FBI de l’impression manuscrite apparaissant sur le susdit bon de commande pour le fusil a établi qu’il avait été préparé par Oswald. (Pièce à conviction n° 18)

 

L’examen de l’écriture figurant sur le mandat postal édité pour le paiement du fusil par le Laboratoire de FBI a établi qu’elle avait été faite par Oswald. (Pièce à conviction n° 19)

 

Il a été établi par l’examen du Laboratoire de FBI que l’écriture figurant sur la demande de la Boîte postale 2915 a été faite par Oswald. (Pièce à conviction n° 20)

 

Il doit être noté que le susdit fusil a été envoyé à Oswald, employant le pseudonyme A. J. Hidell, à la Boîte postale 2915 à Dallas, à la même date que le revolver précédemment mentionné comme l’arme ayant tué l’Officier Tippit et qui lui avait été expédié de Los Angeles.

 

- Les essais du fusil
Par des essais réels, il a été démontré par le FBI qu’une personne habile peut tirer trois de feu en cinq secondes et en visant avec précision avec cette arme.

 

- L’examen Textile
Quand il fut appréhendé, Oswald portait faisait de l’usage un à manches longues, a multicoloré la chemise sportive. Une petite touffe de fibres textiles a été trouvée adhérant à un secteur déchiqueté sur le côté gauche du plat de bout de métal du fusil appartenant à Oswald. Inclus dans cette touffe étaient les fibres grises-noires, bleu foncé et oranges-jaunes que le Laboratoire de FBI déterminé correspondu dans des caractéristiques microscopiques les fibres dans le tibia porté par Lee Harvey Oswald. (Annexe 21)

 

Selon Mme. Bledsoe, l’ancienne propriétaire d’Oswald, Oswald portait cette chemise sportive sur l’autobus peu de temps après l’assassinat.

 

- Cartouches tirées dans le Fusil d’Oswald
Trois douilles vides ont été trouvées près de la fenêtre d’où les coups de feu avaient été tirés au sixième étage dubâtiment. Ces douilles ont été examinées par le Laboratoire du FBI et il a été établi que toutes les trois avaient été tirées du fusil appartenant à Oswald. (Pièce à conviction n°22)

 

Immédiatement après que le Président Kennedy et le Gouverneur Connally aient été admis à l’Hôpital de Parkland, une balle a été trouvée sur une des civières. L’examen médical du corps du Président a révélé qu’une des balles était entrée juste au-dessous de son épaule à gauche de la colonne vertébrale sous un angle de 45 à 60 degrés de haut en bas, qu’il n’y avait pas de point de sortie et que la balle n’était pas dans le corps. Un examen de cette balle par le Laboratoire du FBI a établi qu’elle avait été tirée du fusil appartenant à Oswald. (Pièce à conviction n° 23)

 

Les fragments de balle trouvés dans l’automobile dans lequelle le Président circulait furent examinés par le Laboratoire du FBI. Il a été établi avec certitude, à partir de marques sur deux des fragments qu’ils avaient été tirés du fusil appartenant à Oswald. (Pièce à conviction n°24)

 

- L’empreinte de paume sur le fusil
La police de Dallas a relevé une empreinte latente sous la culasse de l’arme près de l’extrémité de la crosse du fusil récupéré au sixième étage du bâtiment du Dépôt de livres scolaires du Texas. Quand le fusil a été correctement assemblé, cette empreinte était cachée par la crosse en bois. Cette empreinte a été identifiée par la Division d’Identification du FBI comme l’empreinte de paume droite de Lee Harvey Oswald. (Pièce à conviction n° 25)

 

E. D’autres preuves

 

- Boites en carton
Une empreinte de paume latente qui a été localisée sur une boîte en carton trouvée par la police dans la pièce d’où les coups de feu avaient été tirés a été identifiée comme l’empreinte de paume droite d’Oswald. (Pièce à conviction n°26) Une empreinte digitale latente (Pièce à conviction n° 27) et l’empreinte de paume gauche latente (Pièce à conviction n° 28) mise en évidence sur une autre boîte dans cette même pièce ont été aussi identifiées comme des empreintes d’Oswald.

 

- Les tests à la paraffine
A la suite de l’arrestation d’Oswald le 22 novembre 1963, le docteur M. F. Mason de Dallas a conclu, après des essais, que les relevés de paraffine faits des mains d’Oswald contenaient des traces de nitrate correspondant à du résidu sur les mains d’une personne qui avait récemment utilisé ou tiré avec une arme à feu.

 

- Photographies
Un film fourni par des spectateurs présents sur la scène de l’assassinat a été visionné. Le film montre un objet à la fenêtre de la pièce du sixième étage d’où les coups de feu ont été tirés au moment où la voiture Présidentielle passait devant le bâtiment du Dépôt.. Cet objet n’est pas susceptible d’être identifié à cause de la qualité de l’image. (Pièce à conviction n° 29)

 

- Une carte dans les effets d’Oswald
Au cours de la fouille des effets personnels d’Oswald dans sa chambre de North Beckley à Dallas, la police a trouvé un plan des rues de Dallas et des environs qui portait des inscriptions pour indiquer des emplacements particuliers (Pièce à conviction n° 30). Mme. Ruth Paine a déclaré qu’elle avait donné une carte ENCO de Dallas et du voisinage à Oswald le 7 octobre 1963, quand il cherchait un emploi. Tandis que cette carte devait avoir été utilisée par Oswald dans sa recherche d’un emploi, on ne connaît pas la signification des inscriptions.

 

- F. Agissement similaire antérieur

 

Mme Marina Oswald a été interviewée le 3 décembre 1963, par le FBI à propos d’une note non datée qui fut appelée à l’attention du FBI le même jour. Selon Mme. Oswald, cette note, qui était écrite en russe, a été trouvée par elle une nuit au printemps dernier dans une pièce où son mari entreposait ses affaires à leur résidence au 214 West Neely Street, à Dallas (Pièce à conviction n° 31). La traduction anglaise constitue la pièce à conviction n° 32. Cette nuit là, bien qu’Oswald lui ait dit il allait suivre un cours de dactylographie à une école du soir à Dallas, il est revenu chez lui avec précipitation autour de minuit très pâle et agité. Mme. Oswald lui a demandé ce qui n’allait pas et il lui répliqué qu’il avait essayé de tuer le Général Walker à l’aide d’un fusil et qu’il ne savait pas s’il l’avait atteint. A l’époque, Oswald lui a dit que le Général Walker était le leader des fascistes à Dallas et qu’il était nécessaire de le supprimer. Mme Oswald a dit qu’elle pensait que le fusil utilisé par son mari pour tirer sur le Général Walker était le fusil qu’il avait entreposé dans le garage de Mme. Paine à Irving, Texas.

 

Mme. Oswald a dit qu’elle avait gardé la note écrite en russe par Oswald, qui était évidemment une lettre d’adieu et qu’elle avait menacé Oswald d’aller à la police avec la lettre si jamais il projetait un autre acte aussi fou. Elle a avisé qu’à la suite de cet incident elle avait insisté pour qu’ils partent de Dallas.

 

L’écriture figurant sur cette note a été identifiée par le Laboratoire du FBI comme étant l’écriture de Lee Harvey Oswald.

 

Il fut noté que l’ancien Major Général Edwin Walker réside à Dallas et qu’une balle de fusil a été tiré à travers la fenêtre de sa maison le 10 avril 1963, manquant de justesse le Général Walker. La personne qui avait tiré le coup de feu n’avait jamais été identifiée.

 

L’Enquête a montré que M. et Mme. Oswald ont résidé au 214 West Neely Street à Dallas pendant le mois d’avril 1963 et qu’ils ont quitté cette adresse le 24 avril 1963, quand ils se sont déplacés à la Nouvelle Orléans. A ce moment là, en avril 1963, Oswald louait la boîte postale numéro 2915 à la poste principale de la rue Ervay à Dallas, qu’il a restitué le 14 mai 1963.

 

Dans cette note Oswald avait aussi mentionné ’ Vous et le bébé. "En avril 1963. Mme. Oswald avait un enfant et le deuxième enfant est né le 20 octobre 1963.

 

La balle qui a été tirée dans la maison du Général Walker le 10 avril 1963 a été récupérée par le Département de la Police de Dallas. L’examen de cette balle par le Laboratoire du FBI a révélé que bien que la balle était extrêmement déformée et mutilée elle présentait les caractéristiques générales des balles tirées du fusil Mannlichler-Carrcano de calibre 6. 5 millimètres appartenant à Oswald. Ce fusil a été trouvé dans le bâtiment du Dépôt de livres scolaires du Texas après l’assassinat de Président Kennedy. Du fait de la mutilation de cette balle et parce que la culassesl de l’arme à feu aurait pu changer depuis le 10 avril 1963, il n’était pas possible de déterminer si vraiment cette balle avait été tirée par le fusil d’Oswald.

 


(3). LEE HARVEY OSWALD 

 


A. Avant l’assassinat du Président Kennedy 

 

Avant l’assassinat de Président John F. Kennedy le 22 novembre 1963 le FBI avait enquêté sur Lee Harvey Oswald pour déterminer si, à la suite de son séjour en Union soviétique, il avait été recruté par les Renseignements Soviétiques et vérifier la nature de ses activités liées avec l’organisation pro-Castriste le Faif Play for Cuba Committee. Oswald a été interviewé par le FBI à ce sujet à trois différentes occasions. L’enquête, dont ces interviews faisaient partie, a établi l’information suivante concernant Oswald avant le 22 novembre 1963.

 

- Données Biographiques

 

Lee Harvey Oswald est né à la Nouvelle Orléans, en Louisiane, le 18 octobre 1939. Le nom de jeune fille de sa mère était Marguerite Claverie. Son père, Robert E. Lee Oswald, était mort peu de temps avant que Lee Harvey ne naisse.

 

Dans ses premières années, Oswald a vécu chez lui et en fonction des déplacements que faisait sa famille, il a fréquenté des écoles à la Nouvelle Orléans, en Louisiane ; à Fort Worth, au Texas ; à New York, dans l’état de New York. D’après sa mère, à cette période il était du genre studieux et qui lisait des livres qui étaient considérés comme "profonds".

 

Une connaissance d’Oswald à cette période a dit qu’il était "un garçon particulier." Il a été dit qu’il se repliait beaucoup sur lui-même au lycée, qu’il avait peu d’amis et très peu de vie sociale. Il préférait rester chez et lire, ce qui a assurément provoqué beaucoup de disputes entre lui et sa mère et qui lui a recommandé vivement de cherchee un emploi au lieu de cela. Il a travaillé pendant une brève période dans une société d’import-export à la Nouvelle Orléans.

 

- Le Service militaire

 

Quand il avait 17 ans, Oswald s’est enrôlé dans le Corps de Fusiliers marins des Etats-Unis le 24 octobre 1956, à Dallas, au Texas. Il a servi en Californie, en Floride et en Extrême-Orient. Il a atteint le grade de Première classe et a été qualifié comme tireur d’élite.

 

Les états de service d’Oswald dans le Corps des Marines d’Oswald ont révélé qu’il a été reconnu coupable lors de deux auditions en cours martiale, tous les deux en 1958. Le première comparution était basée sur la charge qu’il possédait une arme privée, de calibre 22 calibre derringer, qui n’avait pas été enregistrée. La deuxième était basée sur la charge qu’il avait employé à tort des insultes enver un personnel sous-officier.

 

Oswald a été libéré du service actif le 11 septembre 1959, en "libération anticipée" et transféré à la Réserve du Corps des Marines avec l’obligation de servir jusqu’au 8 décembre 1962. Cependant, on lui a attribué plus tard une la mention de mauvaise démobilisation , effective à compter du 13 septembre 1960, basée sur l’information qu’il avait entrepris des démarches renoncer à sa citoyenneté américaine et devenir un citoyen de l’Union soviétique.

 

- Le transfuge vers l’URSS

 

Sa mère a dit à des agents du FBI le 28 avril 1960, qu’après sa sortie du Corps des Marines en septembre 1959, il lui avait rendu visite à Fort Worth. Il a dit qu’il voulait voyager et mentionné qu’il pourrait aller en Cuba. Après avoir passé quelques jours avec elle, il est parti pour la Nouvelle Orléans, indiquant qu’il avait projeté de reprendre le travail à la société d’import-export où il avait été employé pendant une courte période avant son enrôlement dans le Corps des Marines. Peu de temps après, cependant, elle reçut une lettre de lui dans laquelle il disait qu’il avait réservé un passage sur un bateau allant en Europe. Dans celle-ci, il disait aussi, "souvenez-vous simplement par dessus tout que mes valeurs sont très diffèrentes de celles de Robert ou des vôtres." le Robert à qui il se référait est un frère plus âgé.

 

- Les préparatifs du voyage

 

Une enquête ultérieure a révélé qu’Oswald avait apparemment des plans plus précis du voyage qu’il n’en avait indiqué à sa mère au moment de sa visite chez elle. Il avait reçu un passeport Américain le 10 septembre 1959 (la veille de sa sortie du Corps des Marines), à Los Angeles. Dans la demande de passeport, il avait déclaré qu’il projetait de quitter les Etats-Unis le 21 septembre 1959, pour un voyage de quatre mois suivre des cours au "Collège A. Schweitzer" en Suisse et à l’Université de Turku en Finlande. Il avait projeté des visites touristiques en Suisse, en Finlande, à Cuba, en République dominicaine, en Angleterre, en France, en Allemagne et en Russie. Sa mère a déclaré plus tard qu’à un moment donné au cours du printemps ou de l’été 1959, Oswald avait pris des dispositions pour intégrer le Collège Albert Schweitzer en Suisse. Elle fut informé par le collège qu’il était attendu pour le mois d’avril 1960. Les responsables de l’établissement ont révélé qu’il n’avait pas suivi les cours dans ce Collège bien qu’il ait payé 25 $ en règlement des frais de scolarité au cours du mois de juin 1959.

 

- L’argent économisé chez les Marines

 

La mère d’Oswald a dit qu’il avait économisé environ 1,600 $ durant son séjour chez les Marines. Elle a aussi déclaré que pour lui rembourser les 100 $ qu’elle lui devait, elle lui avait expédié par la poste un chèque de 20 $ en décembre 1959, à l’Hôtel Metropole à Moscou, mais qu’il avait rendu le chèque et lui avait demandé de l’argent liquide. "Elle lui a expédié par la poste plus tard 20 $ en argent liquide à la même adresse mais la lettre contenant l’argent et montrant il ne résidait pas à l’Hôtel Metropole lui a été rendue en février 1960. En janvier 1960, elle lui a aussi envoyé un chèque bancaire de 25 $ qu’elle s’était procurée à la First National City Bank de Fort Worth, au Texas.

 

- L’allégeance affirmée envers l’ URSS

 

Les rapports du Département d’Etat des révèlent qu’Oswald est apparu à l’Ambassade américaine à Moscou le 31 octobre 1959 et indiquent qu’il voulait renoncer à sa citoyenneté américaine. Il a dit qu’il avait demandé à devenir citoyen de l’Union soviétique et il avait présenté son passeport et la déclaration écrite à la main non datée dans laquelle il demandait la révocation de sa citoyenneté américaine, indiquant qu’il était entré en Union soviétique dans le but formel de demander la citoyenneté. Il déclarait plus loin avoir franchi le pas pour des raisons politiques. Il déclarait, "j’affirme mon allégeance envers l’Union des Républiques socialistes soviétiques." Affichant une attitude agressive, arrogante et peu coopérative envers le fonctionnaire de l’Ambassade américaine, Oswald déclara, "je suis un Marxiste."

 

- Désillusionné par la vie aux Etats-Unis

 

Les rapports de presse de la défection d’Oswald en Union soviétique parlaient de lui comme étant complètement désillusionné de la vie aux Etats-Unis. Il a parait-il déclaré qu’il était devenu intéressé par le Marxisme à l’âge de quinze ans, qu’il avait étudié des théories économiques Marxistes et qu’il considérait le livre de Karl Marx, "Das Kapital," comme une Bible pour lui.Il était cité comme ayant déclaré qu’il voulait passer le reste de sa vie en Union soviétique et qu’il ne voulait jamais plus retourner en Etats-Unis.

 

- L’offre faite de dévoiler des informations militaires

 

Pendant son entrevue à l’Ambassade américaine, Oswald a dit qu’il avait été opérateur radar dans le Corps des Marines. Oswald avait eu une formation d’opérateur radar tandis qu’il était chez les Marines. Il a dit qu’il avait dit aux fonctionnaires Soviétiques qu’en tant que citoyen Soviétique il leur ferait savoir l’information qu’il possédait du Corps des Marines et de sa spécialité, indiquant qu’il pourrait connaître quelque chose de spécialement intéressant pour eux.

 

- Admis à séjourner comme résident étranger

 

Le"Washington Post"et le Times Herald" du 16 novembre 1959, ont fait paraître un article annonçant que "le rêve" d’Oswald d’obtenir la citoyenneté Soviétique paraissait inaccessible. Oswald avait censément déclaré que les Pouvoirs soviétiques ne lui accorderaient pas de citoyenneté, mais avaient dit qu’il pourrait vivre en Russie comme résident étranger.

 

- Le retour aux Etats-Unis

 

En 1961 Oswald a débuté des démarches pour retourner en Etats-Unis. Les rapports du Département d’Etat contiennent une lettre non datée de lui, portant le cachet de la poste de Minsk, URSS, du 5 février 1961, demandant qu’on lui retourne son passeport américain. Il a dit qu’il voulait retourner aux Etats-Unis si "on pouvait parvenir à quelconque accord concernant l’allègement de poursuites légales à mon encontre." Il a avisé qu’il ne pouvait pas quitter Minsk sans permission et que par conséquent il écrivait au lieu de rendre visite à l’Ambassade américaine. Une autre lettre de lui a été reçue, portant l’estampille postale du 5 mars 1961 à Minsk, dans laquelle il demandait qu’un questionnaire lui soit envoyé puisqu’une entrevue personnelle devait être écartée, parce qu’il ne pouvait pas quitter Minsk sans permission. Il a adressé une autre lettre à l’Ambassade américaine à Moscou en mai 1961, réitérant son désir de retourner aux Etats-Unis sur la base d’un accord qu’il n’y aurait aucun procès à son encontre à son retour. En attendant, Oswald avait épousé une citoyenne Soviétique, Marina Nikolaevna Prusakova, le 30 avril 1961. Le mois suivant, il a avisé l’Ambassade américaine de son mariage.

 

- L’allégence envers l’URSS remise en question

 

Le 8 juillet 1961, Oswald est apparu à l’Ambassade américaine et a avisé qu’il n’avait fait aucun serment d’allégeance de n’importe quelle sorte envers l’Union soviétique. Il a dit qu’on n’avait pas exigé de lui qu’il signe n’importe quel papier en rapport avec son emploi dans une usine de fabrication de radio et de télévision à Minsk. Il a montré un passeport soviétique intérieur portant la mention "apatride", numéroté 311479 et édité le 14 janvier 1960. Ceci fut considéré par le Département d’Etat comme le commencement de la preuve qu’Oswald n’a pas été considéré comme un citoyen Soviétique.

 

- Le renouvellement du passeport
Le 10 juillet 1961, Oswald a fait une demande pour le renouvellement de son passeport à l’Ambassade américaine. Le 18 août 1961, le Département d’Etat a autorisé l’Ambassade américaine à Moscou à le lui renouveler pour le voyage direct aux Etats-Unis. Le 4 octobre 1961, Oswald a demandé à l’Ambassade américaine de l’aider dans l’obtention de visas de sortie pour lui et sa femme.

 

- La lettre au Secrétairiat à la Marine

 

En février 1962, John B. Connally, l’ancien Ministre de la Marine, a reçu une lettre datée du 30 janvier 1961, d’Oswald qui était toujours en Union soviétique. (La date 1961 était probablement une erreur de la part d’Oswald.) Dans la lettre, il protestat de sa "démobilisation déshonorante tardive" de la Réserve du Corps des Marines. (Le 22 novembre 1963, une copie de cette lettre à M. Connally a été expédiée au FBI par le Ministère de la Marine.) (Pièce à conviction n°17)

 

La lettre au Corps des Marines

 

Le 26 avril 1962, le Bureau du Renseignement de la Marine à Washington, D. C., a fourni le FBI une copie d’une lettre d’Oswald datée du 22 mars 1962, adressé à R. McC. Tompkins, Général de Brigade, du Corps des Marines, Assistant du Directeur du Personnel. Oswald avait pris connaissance d’une lettre de Tompkins qui décrivait le processus par lequel sa démobilisation déshonorante avait été accompli. Il exposait, en partie, "Ma demande au Ministre de la Marine, sa référence à vous et votre lettre à moi, ne dit rien d’un Examen qui est celui que j’essaie d’arranger." Oswald a réitéré qu’il n’avait violé aucune loi des Etats-Unis et avait exposé, "Donc vous n’avez aucun droit légal (sic) ou même moral de changer complètement ma démobilisation honorable du Corps des Marines américain du 11 Septembre 1961 en démobilisation déshonorante (sic) ." Il a plus loin exposé, "Vous pouvez considérer cette lettre comme une demande de ma part pour un examen complet de mon cas. ..," et indiqué qu’il s’était préparé pour apparaître devant un comité de révision après son retour en Etats-Unis. (Pièce à conviction n°33)

 

- Le prêt pour le rapatriement

 

Les rapports du Département d’Etat montrent que le 24 février 1962, Oswald a déposé une demande à l’Ambassade américaine à Moscou pour un prêt de rapatriement. Ce prêt, d’un montant de 435.71 $, a été approuvé par le Département d’Etat le 7 mars 1962. Un contrôle des rapports du Département d’Etat effectué le 22 novembre 1963, a révélé qu’il avait été crédité au retour d’Oswald au Etats-Unis. Ce prêt d’aide financière a été fait conformément aux règlements du Département d’Etat autorisant des prêts pour le rapatriement de ressortissants des Etats-Unis qui sont dans la peine et complète possession de leurs droits de citoyenneté et ayant le droit de recevoir des passeports des Etats-Unis. (Pour une copie des règlements de Département d’Etat concernant de tels prêts voir la pièce à conviction n°34.)

 

- L’arrivée aux Etats-Unis

 

Les rapports du Département d’Etat montrent que le passeport d’Oswald a été renouvellé le 24 mai 1962 à l’Ambassade américaine de Moscou, pour son retour direct aux Etats-Unis. A cette date, Oswald et sa femme ont déclaré à l’Ambassade la naissance de leur enfant, June Lee Oswald, le 15 février 1962.

 

Les rapports du Srvice de l’Immigration et de la Naturalisation ont révélé que Lee H. Oswald ; sa femme, Marina ; et leur fille, June, sont arrivés aux Etats-Unis à bord du SS "Maasdam" le 13 juin 1962, à Hoboken, New Jersey. Il a été admis comme citoyen américain et sa femme a été admise avec un visa d’Immigration comme le conjoint d’un citoyen américain. Ils se sont rendus la résidence de son frère Robert, au 7313 Davenport street, à Fort Worth, au Texas.

 

Un officier d’Immigration a avisé qu’Oswald lui avait dit qu’il avait menacé de renoncer à sa citoyenneté américaine, mais n’avait jamais mis sa menace à exécution. Il a dit que, durant son séjour en Union soviétique, il avait travaillé comme mécanicien, que là-bas il n’avait jamais voté et qu’il n’avait pas pris parti pour le Gouvernement russe.

 

- Mise sur pied de l’enquête du FBI

 

Au vue des circonstances entourant le voyage d’Oswald et son séjour en Union soviétique, son retour aux Etats-Unis présentait la possibilité qu’il avait été recruté par les Soviets pour une mission de renseignement dans ce pays. Dans ce cadre, une enquête du FBI au sujet d’Oswald avait été instituée le 31 mai 1962, pour que le FBI soit averti de son retour par les Services de l’immigration. Le but de cette enquête était de déterminer si Oswald avait été recruté par un service secret Soviétique. Cette enquête comprenait des entrevues avec Oswald.

 

- La première interview d’Oswald

 

Oswald a été interviewé par les agents du FBI le 26 juin 1962, à Fort Worth, au Texas. Pendant l’interview, il fut arrogant et généralement peu coopératif. Il était bref et court dans beaucoup de ses réponses.

 

Oswald a nié qu’il avait renoncé à sa citoyenneté américaine ou avait cherché la citoyenneté Soviétique. Il a déclaré que les fonctionnaires Soviétiques n’avaient jamais essayé d’obtenir d’information de sa part à propos de sa connaissance ou des expériences dans le Corps des Marines américains. Il a dit que jamais à aucun moment il n’avait donné aux Soviets n’importe quelle information qui pourrait être employée au détriment des Etats-Unis et que les Soviets n’avaient jamais cherché une telle information de lui. Il a aussi nié avoir jamais offert de révéler des informations aux Soviets qu’il avait acquise comme opérateur radar dans le Corps des Marines.

 

Oswald a aussi nié avoir été recruté par n’importe quelle organisation de renseignement Soviétique et déclaré qu’il n’avait pas fait de marché avec les Soviets pour obtenir la permission de retourner aux Etats-Unis.

 

Oswald a prétendu que les rapports de presse concernant son voyage en Union soviétique avaient été énormément exagérés. Il a dit qu’il avait appris la langue russe pendant son séjour dans le Corps des Marines et pouvait, donc, parler le Russe à son arrivée dans ce pays. Il a refusé de dire pourquoi il était allé en Russie, mais a nié qu’il était parti par admiration pour le système Soviétique ou à cause d’un manque de sympathie envers les Etats-Unis. Il a admis que dans le passé il avait été intéressé par les théories économiques Marxistes, mais il a nié avoir jamais été membre du Parti communiste des Etats-Unis. Il a ajouté plus tard qu’il est allé en Russie "pour voir le pays."

 

Oswald a dit que "les rapports exagérés de presse" qui avait paru en octobre 1959, quand il est arrivé en Union soviétique l’avaient dépeint comme qu’elqu’un n’ayant pas de la sympathie pour les Etats-Unis et l’avait décrit comme une personne attirés par les Russes. En conséquence, il a dit, qu’il avait eu un meilleur traitement qu’il aurait eu autrement. Il a déclaré qu’à son arrivée en Union soviétique en octobre 1959, il avait été envoyé immédiatement à Minsk et qu’on lui avait donné un travail d’ouvrier métallurgiste dans une usine de fabrication de télévision où il avait lu des plans et traduit des instructions de plan. Il a dit qu’il gagnait 80 roubles par mois, l’équivalent de 72 $ américain et qu’on lui avait permisr de résider à Minsk comme résident étranger.

 

Oswald a dit que les Soviets lui avaient fait des difficultés pour laisser sa femme quitter l’Union soviétique et que le processus d’obtention de la permission pour son départ avait été long et avait exigé beaucoup de correspondances. Il a ajouté que, conformément à la loi Soviétique, on avait exigé que sa femme ait tenu l’Ambassade Soviétique dans ce pays informé de son adresse actuelle et qu’il projetait d’entrer en contact avec l’Ambassade Soviétique à Washington, D. C., dans quelques jours pour observer ce règlement.

 

Oswald a conclu avec l’observation qu’il ne détenait aucun dossier pour les Soviets ou le système Soviétique et a reconnu qu’au cas où des agents de renseignements Soviétiques entreraient en contact avec lui aux Etats-Unis, il le notifierait promptement au FBI.

 

- La deuxième interview du FBI

 

Comme une suite, Oswald a été reinterviewé le 16 août 1962, à Fort Worth, au Texas. Il déclara qu’il avait informé l’Ambassade Soviétique à Washington, D. C. de l’adresse actuelle de sa femme adressent et qu’elle informerait l’Ambassade Soviétique de n’importe quels changements futurs d’adresse.

 

Oswald dit que sa démobilisation déshonorante de la Réserve du Corps des Marines américains n’avait pas été examinée et qu’il ne savait pas quand on entendrait son cas. Il avait donné l’information qu’il n’avait jamais aimé son service dans le Corps des Marines et il ajouta qu’il n’avait pas aimé son voyage en Union soviétique que désormais il avait aimé son service dans le Corps des Marines .

 

Oswald a avisé que personne agissant dans la défense de l’Union soviétique n’était entré en contact avec lui depuis son retour aux Etats-Unis. Il a de nouveau nié qu’il avait, le 31 octobre 1959, ou à un autre moment, demandé que sa citoyenneté américaine soit révoquée. Il a aussi nié à nouveau avoir jamais entrepris n’importe quelle démarche pour demander la citoyenneté Soviétique et a déclaré qu’à aucun moment il n’avait affirmé son allégeance envers l’Union soviétique ou manifesté un empressement de faire ainsi.

 

Oswald a dit qu’il avait été interviewé par les représentants de MVD Soviétique (le Ministère des Affaires Interieures) quand il est d’abord arrivé en Union soviétique et de nouveau avant qu’il ne soit parti. Il a déclaré que l’on ne lui a pas demandé d’entreprendre tout ou de faire tout pour le MVD et qu’il n’avait jamais fait aucune "affaire" avec le MVD. Il a déclaré qu’aucun représentant du MVD ou autre service de renseignements Soviétique n’avait essayé de le recruter et que personne en Union soviétique n’avait jamais essayé de lui soutirer n’importe quelle information secrète concernant les Etats-Unis. Il a de nouveau nié avoir dit aux Soviets qu’il leur donnerait des renseignements concernant sa spécialité dans le Corps des Marines américains.

 

Oswald a déclaré qu’il pourrait avoir à se rendre en Union soviétique dans cinq ans environ pour que sa femme puisse faire une visite à ses parents, mais qu’il n’avait formulé aucun plan précis à cet égard. Il refusa toujours d’expliquer pourquoi il était allé en Union soviétique. Il a dit qu’il considérait ceci comme une "affaire personnelle." Il a finalement déclaré qu’il était allé en Union soviétique pour "des raisons personnelles propres" et que c’était "une question personnelle." Il a aussi dit, "j’y suis allé et j’en suis revenu. C’est t quelque chose que "j’ai fait."
Oswald a de nouveau consenti à avertir le FBI si à tout moment n’importe quel individu entrait en contact avec lui dans des circonstances indiquant qu’il a représentait l’Union soviétique. Il a déclaré qu’il ne voyait aucune raison pour que les Soviets désirent entrer en contact avec lui, mais il promit de tenir informé le FBI de tels contacts.

 

Activités Subversives Liées

 

- Parti communiste des ETATS-UNIS

 

En septembre 1962, on avait établi de façon fiable qu’Oswald était abonné au "Worker," un journal communiste de la côte Est. En juillet 1963, le FBI avait appris qu’Oswald avait informé cette publication de son changement d’adresse.

 

En juin 1963, Oswald a notifié au "Worker" qu’il était un abonné de longue date et qu’il avait formé un branche du Fair Play for Cuba Committee à la Nouvelle Orléans dans le but d’attirer des masses de gens à la lutte populaire. Il avait aussi envoyé des cartes de membres honoraires à Gus Hall, le secrétaire général et Benjamin Davis Jr, le secrétaire national du Parti communiste des ETATS-UNIS. Il avait demandé au "Worker" de lui envoyer autant d’ouvrages que possible pour qu’il puisse les distribuer avec les tracts du Fair Play for Cuba Committee.

 

Le Fair Play for Cuba Committee

 

Au cours du mois d’avril 1963, Oswald a été en contact avec la branche du Fair Play for Cuba Committee de New York. Le Fair Play for Cuba Committee est une organisation pro—Castriste que l’on sait avoir été considérablement infiltré par le Parti communiste et le Parti Socialiste Ouvrier et qui est connu pour avoir été financé par le Gouvernement cubain dans le but d’utiliser le Comité comme support de ses activités aux Etats-Unis.
Oswald a informé le Comité qu’il avait fait passé des pamphlets à son intention et qu’il avait utilisé une affiche nouée autour de son cou : "Hors de Cuba - Viva Fidel."

 

Les rapports du Département de la Police de la Nouvelle Orléans montrent que le 9 août 1963, Oswald a été arrêté par les officiersde police du Département de la Police de la Nouvelle Orléans. Il a été inculpé "de troubles su la voie publique ayant entrainé une bagarre." Les rapports révèlent qu’Oswald a prétendu être un membre du Fair Play for Cuba Committee, qu’il distribuait des tracts au niveau du 700 dans Canal Street et qu’il était devenu impliqué dans une dispute avec trois immigrants cubains.

 

Des comptes rendus d’audience Municipaux de la Nouvelle Orléans révèlent qu’Oswald est apparu devant Edwin A. Babylon, le deuxième Juge de la Cour Municipale, le 12 août 1963 et qu’il avait plaidé coupable et qu’à l’époque il avait été condamné soit à payer une amande de 10 $ ou rester dix jours en prison. Il avait choisi de payer l’amande. Les comptes rendus d’audience révèlent plus loin que les trois personnes qui avaient été arrêtés avec Oswald avaient été relaxées.

 

- Oswald interviewé à nouveau

 

Oswald fut interviewé à sa demande le 10 août 1963, au Commissariat du premier District du Département de la Police de la Nouvelle Orléans, par un agent du FBI. Oswald avisa qu’il avait élu résidence à la Nouvelle Orléans quatre mois plus tôt environ et qu’après son arrivée à la Nouvelle Orléans il avait commencé à lire divers types de littérature distribuées par le Fair Play for Cuba Committee. Il a dit qu’il ne considérait pas le Fair Play for Cuba Committee comme un groupe communiste ou un groupe contrôlé par les communistes et a exprimé sa conviction que l’objectif principal du groupe était d’empêcher les Etats-Unis d’attaquer Cuba ou de s’immiscer dans les affaires politiques cubaines.

 

- Les activités d’un certain A. J. Hidell

 

Oswald a dit qu’il avait envoyé une lettre au Quartier général du Fair Play for Cuba Committee à New York ensemble avec 5 $ joints avisant qu’il voulait rejoindre ce groupe. Selon Oswald, à la fin de Mai 1963, il reçut la carte nationale d’adhérent du Fair Play for Cuba Committee datée du 28 mai 1963 et signé par V. T. Lee. Peu de temps après, il a dit, qu’il avait aussi reçu une carte d’adhérent du Fair Play for Cuba Committee pour la Nouvelle Orléans datée du 6 juin 1963 et signée par un certain A. J. Hidell. Oswald montra les deux cartes. (Pièces à conviction n°11 et n°35). Oswald a dit qu’à la suite de son adhésion au Fair Play for Cuba Committee il avait reçu une circulaire mensuelle de ce groupe et qu’il avait parlé avec Hidell au téléphone plusieurs fois à propos de questions générales concernant Fair Play for Cuba Committee. Cependant, il a dit qu’il n’avait jamais personnellement rencontré Hidell et ne pouvait pas se rappeler du numéro de téléphone de ce dernier. Oswald a prétendu que Hidell avait précédemment un téléphone, mais qu’il ne l’avait plus.

 

Oswald a déclaré plus loin que le Fair Play for Cuba Committee n’avait pas de bureaux à la Nouvelle Orléans, mais qu’il avait suivi deux réunions du groupe dans des résidences privées. Il a prétendu qu’à chaque réunion il y avait environ cinq individus présents à qui il avait été présenté seulement par son prénom ; qu’il ne se rappelait d’aucun des noms de ces personnes ; et qu’à chaque réunion un groupe différent d’individus était présent. Oswald a prétendu qu’une de ces réunions avait eu lieu chez lui, et quand on lui demanda une fois comment il avait averti les autres membres de cette réunion, il a refusé d’exprimer sur le sujet. Oswald a prétendu que Hidell lui avait écrit le 7 août 1963 et qu’il lui avait demandé de distribuer quelques prospectus du Fair Play for Cuba Committee dans le centre ville de la Nouvelle Orléans. Oswald a dit qu’il avait par conséquent entrepris de distribuer cette littérature le 9 août 1963. Il l’avait précédemment reçu du Quartier général du Fair Play for Cuba Committee . Tandis qu’il était occupé à cette activité, il avait été accosté par trois Cubains qui par la suite sont devenus impliqués dans une bagarre avec lui. Celle-ci amena à l’arrestation d’Oswald et des trois Cubains par la police locale.

 

L’Enquête du FBI de la Nouvelle Orléans n’a pas mis en évidence à ce moment là l’existence d’une personne nommée A. J. Hidell à la Nouvelle Orléans.

 

- Marxiste publiquement déclaré 

 

Au cours de son apparition à une émission de radio, "Conversation Carte blanche," diffusé le 21 août 1963, sur la Station WDSU, à la Nouvelle Orléans, on a demandé à Oswald si vraiment il était d’accord avec le discours de Fidel Castro du 26 juillet 1963, dans lequel Castro décrivit le Président Kennedy comme "une brute et un voleur". En réponse, Oswald a dit : "je ne serais pas d’accord avec cette formulation particulière. Cependant, le Fair Play for Cuba Committee et moi pensons (sic) que le Gouvernement américain par l’intermédiaire de certaines agences, à savoir le Département d’Etat et la C.I.A., a fait des erreurs monumentales dans ses relations avec Cuba. Des erreurs qui poussent Cuba vers la sphère d’activité de, disons, de pays communistes très dogmatique comme l’est la Chine."

 

Aucune autre mention directe n’a été faite du Président Kennedy pendant ce programme. Au cours du programme, Oswald a reconnu qu’il était "un Marxiste" et s’est présenté comme le Secrétaire de la branche du Fair Play for Cuba Committee de la Nouvelle Orléans.

 

- Le retour d’Oswald au Texas

 

Le 1 octobre 1963, l’agent de location de la résidence d’Oswald à la Nouvelle Orléans a informé le FBI que, le 25 septembre 1963, Oswald et sa famille avaient quitté l’appartement du 4905 Magazine street et que Mme. Oswald et l’enfant étaient partis dans un break immatriculé au Texas et conduite par la femme qui avait emmené Mme Oswald du Texas à la Nouvelle Orléans aux environs du mois de juin 1963. L’agent de location a également déclaré que Mme. Oswald attendait un bébé et qu’Oswald devait toujours les 17 $ de loyer pour l’appartement.
Une enquête a été entreprise pour vérifier l’emploi du temps des Oswald. En octobre 1963, le FBI a reçu des rapports qu’une personne probablement identique à Lee Harvey Oswald avait été à Mexico pendant la dernière partie de septembre et la première partie d’octobre 1963, et était entré en contact avec l’Ambassade Soviétique pour demander si une réponse avait été reçue de Washington. On détermina plus tard que cela se rapportait à sa demande d’un visa pour entrer en Union soviétique.

 

B. Après l’assassinat de Président Kennedy

 

Après que le Président John F. Kennedy ait été assassiné le 22 novembre 1963 et que Lee Harvey Oswald fut impliqué, l’enquête sur Oswald a été étendue en vue d’y inclure chaque facette de sa vie.

 

- Les premières années

 

Après sa naissance à la Nouvelle Orléans, en Louisiane, le 18 octobre 1939, la vie de Lee Harvey Oswald a été marquée pendant ses premières années par les changements fréquents de résidence et sa présence dans des écoles primaires diverses.

 

- La période de l’école primaire

 

Pendant les cinq premières années de sa vie, la famille d’Oswald s’est déplacée de son lieu de sa naissance, la Nouvelle Orléans, à Dallas, au Texas et ensuite à Fort Worth, au Texas. Ils ont résidé dans que l’on appelle Benbrook dans la banlieue de Fort Worth avant d’entreprendre un autre déménagement à Covington, en Louisiane.

 

Des rapports de l’école secondaire de Covington montrent qu’Oswald y a suivi les cours de septembre 1946, au 24 janvier 1947. Ses résultats étaient bons et il obtint un "B" en conduite. Les rapports indiquent qu’il avait quitté l’école parce que la famille déménageait au Texas.

 

Selon le frère d’Oswald, Robert, la famille a déménagé à ce moment là à Fort Worth. Les rapports scolaires montrent qu’Oswald a fréquenté l’école primaire de Riglio dans cette ville de 1947 à 1952. Il la quitta quand la famille a déménagé à New York.

 

- La période du Collège

 

Après son arrivée à New York, Oswald a fréquenté le Collège117 dans le Bronx. Les rapports scolaires font état là de difficultés personnelles dans la vie d’Oswald. Il a fréquenté l’école du 30 septembre 1952 au 16 janvier 1953. Au cours de cette période, il fut absent pendant 48 jours au total et échoua à six des neuf cours.

 

- Analyse psychiatrique à New York

 

Les absences excessives d’Oswald de l’école ont été portées à l’attention de la Cour pour enfant, au Bureau Probatoire et après une audition à la cour il a été déféré à la Maison des Jeunes du Bronx examen psychiatrique quand il aviait 13 ans. Les résultats de cette étude n’étaient pas disponibles précédemment et ont été portés à l’attention du FBI le 27 novembre 1963, quand un juge présidant de la Division d’appel a révélée que le rapport d’Oswald devait être révélé parce que c’était maintenant pertinent et une question d’intérêt national. D’habitude, de tels rapports ne peuvent pas être divulgués parce qu’ils sont confidentiels conformément à la loi.

 

Le rapport psychiatrique révéla qu’Oswald montrait des traits révélateurs d’une personne très dérangée. Il était décrit comme un jeune sérieusement isolé, retiré et on diagnostiqua une perturbation de sa personnalité avec des particularités schizoïdes et des tendances passives-agressives. Il est décrit comme subissant l’impact émotionnel de vivre isolé et dans la privation, de souffrir d’un manque d’affection, de l’absence de vie de famille et du rejet d’une mère introvertie et en conflit.

 

Le rapport indiquait plus loin indiqué qu’Oswald aimait une vie faite d’extravagances tournant autour de sa propre omnipotence et le pouvoir d’une vie d’extravagances par laquelle il essayait de compenser ses frustrations. On lui reconnut des extravagances puissantes et parfois endommageantes ou criminelles.

 

Le rapport indiquait aussi qu’Oswald n’aimait personne. Il maintenait une barrière entre lui et les autres, montrant une vive résistance et des particularités négatives.

 

Pendant la plupart de la période où il a été sous examen psychiatrique, Oswald a fréquenté le Collège 44 dans le Bronx. Les rapports y font état de sa présence du 23 mars 1953 au 12 janvier 1954. Ils indiquent une amélioration de son assiduité. Il fut absent seulement 18 jours et 11 demi-journées pour une période de présence de 200 jours. Ses résultats se sont de la même façon améliorés et il a réussi six des huit matières.

 

Les notations dans le rapport scolaire montrent aussi, cependant, qu’Oswald avait un caractère impulsif, qu’il perdait constamment le contrôle de lui-même et qu’il était impliqué dans des bagarres avec d’autres. Ceci était confirmé par le rapport psychiatrique, où il était noté que, tandis que sa présence à l’école s’était améliorée, sa conduite n’était toujours pas satisfaisante. Il a constamment refusé de saluer le drapeau, alors que son but professionnel était de rejoindre l’Armée.

 

Le dernier rapport d’Oswald dans cette école montrait qu’il avait obtenu une note satisfaisante en courtoisie, en participation sociale et dans le domaine de l’effort. Il fut jugé insatisfaisant en sympathie, sang-froid et en fiabilité. Un instructeur se souvenait de lui comme d’un garçon calme, solitaire qui semblait être préoccupé et vivant dans un monde de rêves.

 

Le compte rendu psychiatrique d’Oswald en novembre 1953, montrait qu’il s’était amélioré dans le comportement et saluait alors le drapeau. Malgré cette amélioration, il était dit qu’il devait subir une psychothérapie. Sa mère, d’après le rapport, avait successivement refusé d’entrer en contact avec l’officier probatoire d’Oswald pendant sa période de surveillance à cause de son emploi et elle avait objecté au traitement psychothérapeutique recommandé, les progrès manifestes qu’il faisait. En janvier 1954, elle a écrivit une lettre à l’officier probatoire en lui indiquant qu’elle avait l’intention de déménager à la Nouvelle Orléans. Le cas fut classé peu de temps après par la cour puisqu’Oswald n’était plus à New York.

 

- Le retour à la Nouvelle Orléans

 

De retour à la Nouvelle Orléans, la famille d’Oswald résida au 1454 Mary Street. Ils demeurèrent à cette adresse jusqu’au mois de Mai 1955 environ, quand ils déménagèrent au 126 Exchange Place, à la Nouvelle Orléans. Les voisins des alentours de ces deux adresses déclarèrent Oswald et sa mère avaient des difficultés financières à cette période. Ils déclarèrent également qu’Oswald semblait n’avoir aucun ami proche et restait beaucoup du temps chez lui.

 

En résidant à ces adresses, Oswald a fréquenté le Collège Beauregard,à la Nouvelle Orléans, du Printemps 1954 jusqu’au mois de juin 1955. Il est entré comme étudiant au niveau 8 et quitta une fois sa neuvième année achevée. Sa performance universitaire fut jugée satisfaisante et ses résultas allaient de la moyenne ou plus dans les cours qui comprennaient l’instruction civique, les mathématiques générales, la culture physique, la science, l’Anglais et les arts industriels.

 

Neuf individus fréquentèrent Oswald pendant sa présence dans cette école et l’ont décrit comme "un solitaire" qui semblait n’avoir aucun ami proche. Il lisait beaucoup et semblait n’avoir aucun intérêt dans des activités de groupe.

 

- La Période du Lycée

 

Oswald a commencé à fréquenter le lycée à la Nouvelle Orléans. Il est entré au Lycée Warren Easton le 8 septembre 1955. Les rapports scolaires montrent qu’il aimait les cours d’instruction civique, les mathématiques et la science. Il aimait moins l’anglais et l’art. Il inscrivit dans ses choix professionnels des matières comme la biologie et le dessin technique. Le 14 octobre 1955, il quitta l’école, en indiquant que sa famille quittait le secteur.

 

Oswald n’a pas quitté le secteur de la Nouvelle Orléans immédiatement, au lieu de cela, il n’est pas allé à l’école pendant une année. A l’automne et pendant l’hiver de 1956, il fut employé à la Nouvelle Orléans comme messager et garçon de bureau par plusieurs sociétés. Il a travaillé pour Gerard F. Tujague , Inc., comme un messager du 10 novembre 1955 jusqu’au 14 janvier 1956.

 

M. Tujague se rappelle d’Oswald comme une personne calme, pas sociable qui allaient normalement chez lui pour déjeuner avec sa mère. Quatre de ses anciens camarades employés se rappelaient de lui mais étaient incapables d’apporter une quelconque information pertinente complémentaire sur ses activités à cet endroit.

 

En janvier 1956, Oswald travailla brièvement comme garçon de bureau et comme coursier pour J. R. Michels , Inc., à la Nouvelle Orléans et par la suite il fut employé pour une durée "de quelques mois sans plus" comme messager par le Laboratoire Dentaire Pfisterer dans cette même ville.

 

Un ancien collègue d’Oswald au Laboratoire Dentaire Pfisterer de la Nouvelle Orléans informa le 23 novembre 1963, que dans une discussion qu’il avait eu avec Oswald, quand ils travaillaient ensemble, Oswald avait fait la déclaration que le Président de cette époque, Dwight D. Eisenhower, exploitait le prolétariat. Selon cet individu, Oswald avait ajouté, le plus sérieusement du monde, qu’il voulait tuer le Président Eisenhower.

 

Cet ancien collaborateur se rappelait qu’Oswald étaient très sérieux pour ce qu’il considérait être les vertus de communisme et avait loué le Leader Soviétique Nikita Khrushchev en faisant observer qu’il était sincère dans sa tentative d’améliorer le sort des travailleurs.

 

Quand Oswald démissionna de son emploi du Laboratoire Dentaire Pfisterer, il indiqua qu’il allait au Texas, où il avait du travail come vendeur de chaussures.

 

Le 4 septembre 1956, Oswald s’est inscrit à la Senior High Scholl de Arlington à Fort Worth, au Texas. Les rapports concernant Oswald furent transférés de la Warren Easton High School à la Senior High Scholl de Arlington , indiquant qu’il n’avait pas suivi de cours ailleurs pendant la période concernée. Cependant, le retour d’Oswald au lycée ne dura seulement qu’une brève période. On mentionnera qu’il s’enrôla dans le Corps des Marines le 24 octobre 1956.

 

A ce point, il faut noter que dans le processus de vérification des résidences d’Oswald, de sa fréquentation des diverses écoles et des emplois tenus jusqu’au moment où il est allé au service militaire, de nombreux individus ont été interviewés. Beaucoup de ceux avec qui il était entré en contact pendant cette période ne se souvenait pas de lui. Ceux qui furent en mesure d’offrir un peu d’information était d’accord pour dire que c’était "un solitaire" et un inadapté social qui paraissait souvent tout à fait grossier, arrogant et égocentrique.

 

Les collègues d’Oswald de l’époque du lycée ont dit qu’il semblait être amer du fait que son père était mort avant qu’il ne soit né. Il avait le sentiment , ont-ils dit, qu’il avait été "marqué par la vie." Cette amertume, ne semblait pas cependant être dirigé contre quelqu’un en particulier, ont-ils dit.

 

- Le sercice militaire 

 

Les états de service d’Oswald au cours du service militaire obtenu des archives du Corps des Marines montrent les nominations suivantes :

 

Du 26/10/56 au 20/01/57 Dépôt du recrutement du Corps des Marines, San Diego,Californie
Du 20/01/57 au 26/02/57 Base du Corps des Marines de Camp Pendleton, Californie
Du 18/03/57 au 03/05/57 Détachement de formation technique de l’aéronavale, Centre de Jacksonville, Floride
Du 05/05/57 au 19/06/57 Service détaché sur la base aérienne de Kessler, Mississipi
Du 09/07/57 au 12/09/57 Base aérienne du Corps des Marines d’El Toro, Californie
Du 12/09/57 au 22/12/58 Flotte des Marines, Zone Pacifique
Du 22/12/58 au 11/09/59 Base aérienne du Corps des Marines d’El Toro, Californie
Pendant la période où Oswald fut dans le Corps des Marines américains, il fut formé à l’utilisation du fusil M-1, du fusil automatique de type Browning, de l’arme anti-émeute et du pistolet de calibre 4,5.

 

Peter F. Connor, un ancien Fusilier marin qui a servi sur la base navale d’Atsugi au Japon, pendant une partie de 1957 et de 1958 avec Oswald, a dit qu’Oswald avait la réputation d’être un bon travailleur, mais il a aussi dit qu’Oswald était "un Fusilier marin vraiment négligé." Il décrivit Oswald comme un fauteur de troubles qui se mélait à "quelques bagarres." En ce qui concerne le passage d’Oswald en cour-martiale pour possession d’une arme non enregistrée, privée, il se souvenait qu’Oswald avait un pistolet Derringer personnel dans le casernement à Atsugi et qu’à une occasion un coup était parti, frôlant Oswald. Cet incident est corroboré par des rapports du Corps des Marines.

 

Un certain nombre d’autres Fusiliers marins collègues d’Oswald se souvenait de lui comme d’un introverti, un jeune homme dl’autoritésorganisé sans amis. Ils ont dit qu’il se repliait sur lui-même et qu’il était plein de ressentiment envers é. èle Soviétique de gouvernement et comme il l’a dit lui même, qu’il avait étudié la langue russe était affecté au Japon. Un camarade fusilier marin a aussi noté qu’Oswald reçevait un journal, "The Worker," ôte Est, comme il a été précédemment noté. Ils ont dit qu’il avait aussi souscrit à étiques. A une occasion, dans une discussion de casernement, Oswald a pris une position -Castriste.

 

- Le voyage en Union soviétique

 

Après qu’Oswald ait quitté le Corps des Marines et qu’il ait brièvement rendu visite à sa mère à Fort Worth en septembre 1959, il se rendit à la Nouvelle Orléans où il monta à bord du SS. "Marion Lykes" en direction de l’Europe. Le manifeste du bateau montre que le bateau est parti du port le 19 septembre 1959 et que Lee H. Oswald a été inscrit comme passager sur le navire. Il montre aussi qu’il a payé sa place 215 $, plus 5.75 $ de taxes.
Le passeport américain d’Oswald, qui était parmi ses effets personnels au moment de sa mort, contenaient des cachets indiquant qu’il était parvenu au Havre, en France, le 8 octobre 1959. Il quitta le Havre le même jour et parvint à Southampton, Angleterre, le jour suivant. Le lendemain il embarqua à l’Aéroport de Londres et arriva à Helsinki, en Finlande, le 10 octobre 1959. Cinq jours plus tard, il arriva en Union soviétique.

 

- La tentative de suicide d’Oswald

 

Parmi les effets personnels d’Oswald récupéré après son arrestation il y avait un document manuscrit "le Journal Historique" qui avait affaire en grande partie avec ses activités en Union soviétique du temps où il est arrivé à Moscou, jusqu’à son arrivée à Minsk le 7 janvier 1960. Dans ce journal, Oswald expose, de nouveau, les raisons pour lesquelles il désirait "répudier" sa citoyenneté américaine. Le journal contient aussi un récit de la tentative de suicide d’Oswald le 21 octobre 1959, quand on lui a ordonné de quitter l’Union soviétique sous 8 jours date à laquelle expirait son visa. Oswald fut "choqué", "ses rêves étaient brisés," et il fit une tentative de suicide en se tailladant son poignet gauche. Il fut trouvé environ une heure plus tard par son guide de l’agence Intourist et il fut rapidement conduit dans un hôpital où on lui fit cinq points à son poignet et il fut enfermé dans le pavillon des "aliénés mentaux". (Pièce à conviction n°36).

 

- La vie en Union soviétique 

 

Il détaille ses efforts pour obtenir la citoyenneté russe et renoncer à sa citoyenneté américaine. Il relata également qu’on lui avait dit le 4 janvier 1960, qu’il pourrait rester en Russie et qu’il recevrait de l’argent "de la Croix-Rouge" pour payer ses factures d’hôtel et ses dépenses. Le jour suivant, il reçut 5,000 roubles et, le 7 janvier 1960, il quitta Moscou par le train pour Minsk. Sa facture d’hôtel de Moscou était de 2,200 roubles et le prix du billet de train pour Minsk s’élevait à150 roubles. A cette date, déclare t-il, il écrivit à sa mère et à son frère en indiquant qu’il ne voulait pas entrer en contact avec eux à nouveau. Il dit qu’il commençait une nouvelle vie et il ajouta, "je ne veux rien du passé."

 

Il relata qu’il fut accueilli à Minsk le 8 janvier 1960 par le maire. Il obtint un travail dans une usine où il gagnait 700 roubles par mois et, de plus, il reçevait un chèque "de la Croix-Rouge" de 700 roubles le cinq de chaque mois. Oswald prétendait qu’il gagnait autant que le directeur de l’usine.

 

Le 1 mai 1960, une connaissance Soviétique lui suggéra qu’il se rende aux Etats-Unis et lui décrivit beaucoup de choses inconnues de l’URSS ce qui commenca à le gêner. Les notes de la période août - septembre 1960, indiquaient qu’il commencait à comprendre les inconvénients de la société dans laquelle il vivait et travaillait et, en janvier 1961, il reconsidéra son désir de rester en Union soviétique. Ensuite, il prit des mesures pour retourner aux Etats-Unis.

 

Le Laboratoire de FBI a identifié l’écriture et les lettre manuscrites dans le journal comme celles d’Oswald. (Pièce à conviction n°36).

 

- La version d’Oswald sur les paiements des Soviétiques

 

On rappelera qu’Oswald, à son retour d’Union soviétique, nia à plusieurs reprises avoir de quelque façon que ce soit fait tout pour nuire aux Etats-Unis tandis qu’il se trouvait à l’étranger. Une déclaration trouvée dans ses effets personnels après son arrestation révéla de plus qu’il considérait l’argent qu’il avait reçu du Gouvernement Soviétique tandis qu’il se trouvait dans ce pays comme le paiement pour sa répudiation des Etats-Unis.

 

La déclaration avait été préparée sur du papier de la Holland American Line et semblait avoir été écrite tandis qu’Oswald était en route de retour aux Etats-Unis en 1962. La déclaration fait état des mérites des systèmes communistes et capitalistes ; des activités de groupes tels que l’extrême droite et les anarchistes ; de la possibilité de conflit entre les systèmes capitalistes et communistes ; de certaines des erreurs des théories de Marx ; du développement politique de l’Etat Soviétique ; et de certaines de ses activités en Union soviétique.

 

Oswald indiqua qu’il considérait les paiements mensuels qui lui sont venus de la "Croix-Rouge" comme des paiements du MVD (le Ministère des Affaires Intérieures) en échange de sa répudiation des Etats-Unis et qu’il avait accepté l’argent parce qu’il avait eu faim ; qu’aussitôt qu’il était devenu complètement dégoûté de l’Union soviétique et qu’il avait entamé des négociations avec l’Ambassade américaine à Moscou pour retourner aux Etats-Unis, cette distribution de la"Croix-Rouge" avait cessé. Il a écrit, "je n’ai jamais mentionné le fait de ces paiements mensuels à personne. Je le fais pour indiquer que je ne me vendrai jamais intentionnellement, ou involontairement à personne de nouveau."

 

L’examen effectué par le Laboratoire du FBI a établi que ce document avait été préparé par Oswald. (Pièce à conviction n°37)

 

- Le livre proposé par Oswald

 

Ce qui semble être un manuscrit écrit à la main et une version tapée à la machine d’un livre proposé par Oswald ont aussi été découverts parmi ses effets personnels. Ce matériel consiste en 49 pages tapées à la machine avec des corrections imprimées à la main, un avant-propos écrit à la main et une table des matières. Il expose, dans une forme progressivement plus confuse, sa description de la société Soviétique. Il a été établi que après examen par le Laboratoire de FBI que les parties écrites à la main et dactylographiées de ces matériels avaient été préparées par Oswald. (Pièce à conviction n°38).

 

- Vues sur le Communisme

 

Egalement trouvé parmi les effets personnels d’Oswald huit pages et demi de feuilles de papier contenant une écriture manuscrite qui semblait être un projet d’article pour publication. Ce qui suit sont des citations de cet article :
"Le Parti communiste des Etats-Unis s’est trahi !

 

"Il s’est tourné vers le levier traditionnel d’une puissance étrangère pour renverser le Gouvernement des Etats-Unis, pas au nom de la liberté ou de hauts idéaux, mais dans la conformité servile conforme aux voeux de l’Union soviétique et en prévision de la domination complète de la Russie Soviétique du continent américain.

 

"Il ne peut y avoir aucune sympathie envers ceux qui ont transformé l’idée du communisme en malédiction (sic) envers l’homme occidental." Les Soviets ont commis des crimes sans égal même par leurs homologues capitalistes, emprisonné leurs propres peuple, avec l’extermination massive si typique de Staline et la surpression de l’individu (sic) et la répartition par groupes sous Kroutchev (sic).

 

"Nous n’avons aucun intérêt à nous opposer violemment (sic) au Gouvernement des Etats-Unis (sic), pourquoi devrions-nous manifester de l’opposition quand il y a des forces beaucoup plus grandes au travail, pour provoquer la chute du gouvernement des Etats-Unis le Gouvernement, que nous pourrions jamais probablement rassembler."
L’examen par le Laboratoire du FBI a établi que ce document avait été préparé par Oswald. (Pièce à conviction n° 39)

 

- Ecrits Complémentaires

 

Les effets personnels d’Oswald comprenaient une note manuscrite portant l’en-tête "discours d’auparavant" qui semblait être des notes préparées pour un discours. Dans les notes, il suggérait que le Corps des Marines américain pouvait exécuter un coup d’état militaire aux Etats-Unis et décrivait le Corps des Marines comme "une organisation infiltrée par la droite" qu’il conseillait de supprimer.

 

Ces notes finissaient par la chose suivante : "En allant en Russie j’ai suivi le vieux principe (sic) ’’ tu chercheras la vérité (sic) et la vérité te rendra libre". En retournant aux Etats-Unis je n’ai rien fait plus ou moins que de choisir le moindre de deux maux."

 

Le Laboratoire du FBI a établi que ces notes avaient été écrites par Oswald. (Pièce à conviction n°40)
Les effets personnels d’Oswald ont contenaient aussi des notes écrites à la main faisant des remarques sur le communisme et le capitalisme et faisait état d’un troisième système "opposé au Communisme, au Socialisme et au Capitalisme."

 

Le Laboratoire du FBI a identifié l’écriture contenues dans ces notes comme celle d’Oswald (Pièce à conviction n°41).
Aussi trouvé parmi les effets personnels d’Oswald des notes manuscrites contenant des données biographiques. Le Laboratoire de FBI a établi que celles-ci étaient également écrites de la main d’Oswald. (Pièce à conviction n°42).

 

- Questions & Réponses

 

Parmi les effets personnels d’Oswald se trouvaient deux jeux de questions écrites à la main et des réponses. Les questions, au nombre de huit, étaient les mêmes dans chaque jeu, mais les réponses étaient différentes. Par exemple, dans la réponse à la question quant à savoir pourquoi il était allé en URSS, dans une réponse il indique qu’il est allé voir le pays et, dans l’autre, qu’il est allé protester contre la politique américaine dans des pays étrangers et manifester son "mécontentement et son horreur à la ligne de raisonnement du Gouvernement américain."

 

Une réponse à la question quant à savoir s’il avait fait des déclarations contre les Etats-Unis était "oui" et l’autre "Non". Une réponse à la question quant à savoir s’il avait violé n’importe quelle loi en résidant et en travaillant en URSS indiquait qu’il a fait serment d’allégeance à l’URSS et l’autre indiquait qu’il ne l’avait pas fait. Une réponse à la question "êtes-vous communiste" était "non, bien sûr que non" et l’autre était "oui fondamentalement, bien que je déteste l’URSS et le système socialiste je pense toujours que le Marxisme peut fonctionner dans des circonstances différentes."

 

Le Laboratoire du FBI a établi que tous les deux jeux de notes avaient été écrits par Oswald. (Pièce à conviction n°43).

 

- Considérations sur les entrevues

 

En plus du récit relatif à ses efforts pour renoncer à sa citoyenneté américaine exposé dans son journal, les effets personnels d’Oswald contenait un récit écrit à la main de son entrevue avec un fonctionnaire de l’Ambassade américaine le 31 octobre 1959. Dans ce récit il indique qu’il avait dit au fonctionnaire qu’il était Marxiste et demandé qu’on lui permette de renoncer à sa citoyenneté américaine.

 

Le Laboratoire du FBI a établi que cette écriture manuscrite avait été l’oeuvre d’Oswald. (Pièce à conviction n° 44)
Les effets personnels d’Oswald contenaient un récit de son interview avec Mlle Aline Mosby, envoyé permanent à l’étranger de la United Press International, le 15 novembre 1959. Il relate que dans la réponse à sa question pourquoi il était allé en Russie, il lui avait dit qu’il avait attendu deux ans pour "répudier" sa citoyenneté américaine et qu’il avait d’abord commencé à étudier le Marxisme quand il avait 15 ans. Ce récit se termine, "j’ai vu l’armée américaine transporter un canon d’un côté de la montagne (sic), les machines de guerre et l’oppression (sic). J’ai appris à détester l’armée impérialiste des Etats-Unis (sic)." Le Laboratoire du FBI a établi que ce récit avait écrit par Oswald. (Pièce à conviction n° 45)

 

Les effets personnels d’Oswald contenaient aussi un récit écrit à la main, relatif à ses aventures amoureuses en URSS. Le Laboratoire de FBI a établi que ce récit avait écrit par Oswald. (Pièce à conviction n°46)

 

- L’aspect financier du voyage

 

La mère d’Oswald avait informé le FBI le 28 avril 1960, que son fils avait économisé approximativement 1,600 $ tandis qu’il était dans le Corps des Marines. Quand Oswald est arrivé en Angleterre le 9 octobre 1959, il avait déclaré 700 $. Pour son retour aux Etats-Unis de l’Union soviétique, il avait emprunté 435.71 $ sous forme de prêt de rapatriement du Département d’Etat et, à son arrivée aux Etats-Unis le 13 juin 1962, il était sans ressources. Les rapports du Ministère de la Santé américain, de l’Éducation et du Bien-être, que l’agence aide pour les questions de rapatriement, montrent que son frère, Robert, a payé 200 $ pour les frais de voyage de la famille d’Oswald de New York à Fort Worth, au Texas.

 

Les rapports du département d’Etat montrent que le prêt de rapatriement a été entièrement remboursé par des versements. Le premier paiement, 10 $, a été payé le 7 août 1962. Ensuite, un paiement de 9.71 $ a été fait le 1 septembre 1962 ; deux paiements séparés de 10 $ ont été faits, un le 6 octobre 1962, l’autre le 14 novembre 1962. Ensuite, trois paiements importants ont été faits, un de 190 $ le 7 décembre 1962, le deuxièmes de 100 $ le 5 janvier 1963 et le paiement final de 106 $ avec lequel le compte a été complètement soldé le 7 février 1963. Tous les paiements sauf le premier, qui était de l’argent liquide, ont été faits par des mandats postaux expédiés par la poste de divers endroits du Texas. Pendant la période où les paiements ont été faits, on sait qu’Oswald a gagné approximativement 1,525 $ grâce à l’emploi qu’il avait obtenu.

 

- L’emploi à Fort Worth

 

Quand Oswald est arrivé à Fort Worth à son retour aux Etats-Unis, il a résidé pendant un mois chez son frère, Robert, Le 16 juillet 1962, il a obtenu un emploi à la Leslie Welding Society comme un ouvrier métallurgisteet, au même moment, il a emménagé dans une résidence au 2703 Mercedes Street à Fort Worth. Son emploi à la Leslie Welding Society a pris fin le 8 octobre 1962. Trois fonctionnaires de la société ont confirmé l’emploi, mais ne pouvaient rien ajouter de complémentaire qui soit de nature pertinente.

 

- Le déménagement vers Dallas

 

Quelques jours après que son emploi à la Leslie Welding Society à Fort Worth ait pris fin, Oswald a déménagé pour Dallas. Là, grâce à la Commission de l’Emploi du Texas, on l’envoya à la Jaggars-Chiles Stovall , Inc., une société d’arts graphique, où il fut embauché comme un stagiaire.

 

Le 30 novembre 1963, Robert L. Stovall, le président de la société, a dit qu’il avait entendu dire qu’Oswald avait parlé fréquemment de la Russie et qu’il avait de temps en temps des journaux communistes avec lui.

 

1. Contact avec le Parti communiste

 

Pendant la période correspondant à cet emploi, Oswald a reçu de la correspondance du Parti communiste de New York. Un des articles trouvés dans ses effets personnels après sa mort était une lettre datée du 13 décembre 1962,portant l’en-tête de "Gus Hall-Benjamin J. Davis, Comité de Défense." Elle accusait réception des échantillons de travail photographique et exprimé de la gratitude pour l’offre d’Oswald de faire ce type de travail pour le Comité. (Pièce à conviction n°47)

 

Gus Hall est le secrétaire général du Parti communiste, des ETATS-UNIS et Benjamin J. Davis, Jr, est son secrétaire national.

 

Une autre lettre dans les effets personnels d’Oswald était celle datée du 19 décembre 1962, avec l’en-tête "The Worker." Elle remerciait Oswald pour les "agrandissements" et de son "offre aimable." Elle disait que "de temps en temps nous adresserons à vous." (Pièce à conviction n° 48).

 

2. Contact avec le Parti Socialiste Ouvrier

 

Des documents parmi les effets personnels d’Oswald indiquent aussi qu’à peu près à la même époque, il a aussi été en contact avec le Parti Socialiste Ouvrier Trotskyiste, un rival dur du Parti communiste des ETATS-UNIS. Un des documents est une lettre datée du 5 novembre 1962, avec l’en-tête du Parti Socialiste Ouvrier, prenant acte de sa requête d’une demande d’adhésion et l’informant qu’il n’y avait aucune branche de l’organisation à Dallas. (Pièce à conviction n°49)

 

Un autre article est une lettre datée du 9 décembre 1962, signé par Bob Chester, 116 Place de l’Université à New York, indiquant que la lettre d’Oswald et "des reproductions" ont été livrés à Chester par le "SWP Office" (vraisemblablement le Parti Socialiste Ouvrier) et la demande concernant l’aptitude d’Oswald en expertise photographique. (Pièce à conviction n° 50)

 

Un autre article est une lettre datée du 27 mars 1963, portant l’en-tête du Parti Socialiste Ouvrier et signé par Joseph Task. Il remerciait Oswald pour sa lettre du 24 mars 1963 et la coupure qui avait été incluse dans celle-ci. Il disait que vu l’âge d’Oswald et son lieu de résidence, son nom serait adressé à la Jeune Alliance Socialiste, une organisation de jeunes du Parti Socialiste Ouvrier. (Pièce à conviction n° 51)

 

De plus, il y avait dans les effets personnels d’Oswald une lettre datée du 26 avril 1963, de Mme. V. Halstead, Éditeurs de la maison Pionnier, 116 Place de l’Université à New York. Elle indiquait qu’en réponse à la demande d’Oswald, on lui fournirait les paroles de "l’Internationale", la chanson socialiste révolutionnaire.

 

Mme. Virginia Halstead est le manager des Publications Pionnier, une affaire en possession et mise en oeuvre par le Parti Socialiste Ouvrier au 116 Place de l’Université à New York, dans l’état deNew York.

 

3. Emploi et Difficultés Domestiques

 

En attendant, Oswald éprouvait des difficultés avec son emploi et sa vie de famille. M. John Graef, le directeur du département photographique de Jaggars-Chiles-Stovall, s’est rappelé qu’il y avait eu des rapports de friction entre Oswald et d’autres employés.

 

Les voisins interviewés par des agents de FBI à la suite de l’assassinat, aussi bien que pour la période antérieure à mars 1963, ont fait état de frictions entre Oswald et sa femme. Ils avaient vécu dans un appartement au 604 Elsbeth Street à Dallas, mais ils furent forcés de se déplacer parce que les voisins s’étaient plaints qu’Oswald buvait à l’excès et battait sa femme. En même temps, la femme d’Oswald était entrée en contact avec l’Ambassade Soviétique demandant l’aide matérielle pour retourner en Union soviétique.

 

M. Graef s’est rappelé qu’avant avril 1963, il avait senti qu’Oswald n’avait pas vécu en accord avec les espérances d’un stagiaire à la société d’arts graphique et son emploi y avait pris fin le 6 avril 1963.

 

- Le déménagement vers la Nouvelle Orléans

 

Quelques jours après, Oswald s’en alla à la Nouvelle Orléans. Il est resté pendant quelques jours chez une tante, Mme. Charles Murret et a fait une demande d’allocation de chômage à la Nouvelle Orléans au Bureau de la Commission pour l’Emploi de la Louisiane le 29 avril 1963.

 

Le 10 Mai1963, Oswald fut employé comme aide machiniste-graisseur par la William B. Reily and Company , Inc., une usine de café et déménagea dans un appartement au 4905 Magazine Street à la Nouvelle Orléans.

 

L’emploi d’Oswald à la Société Reily se termina le 19 juillet 1963, quand il fut licensié pour raison de services insatisfaisants. Sept fonctionnaires et employés de la société ont été interviewés à propos d’Oswald et ont tous indiqué que c’était un individu calme qui n’avait aucun ami proche au sein de la société. Les autres employés ne l’aimaient pas bien et il n’était pas considéré comme un bon ouvrier.

 

Oswald, à la suite de son renvoi de la Société Reily, a bénéficié d’allocations de chômage pendant une période prolongée. Régulièrement chaque semaine du 22 juillet 1963 au 24 septembre 1963, il encaissa des chèques d’un montant de 33 $.

 

- Rôle dans le Fair Play for Cuba Committee

 

La période de chômage d’Oswald lui a permis de consacrer plus de temps aux activités de soutien du Fair Play for Cuba Committee. Parmi les effets personnels d’Oswald qui ont été retrouvés après son arrestation le 22 novembre 1963, figurait une lettre de lui datée du 22 mai 1963, portant l’en-tête du Fair Play for Cuba Committee. Il accusait réception d’un avis de changement d’adresse et incluait une demande de renouvellement et de copie du catalogue actuel de documentation. (Pièce à conviction n°52)

 

Trouvée en possession d’Oswald après son arrestation figurait une carte éditée au nom de Lee H. Oswald datée du 28 mai 1963 et signée par V. T. Lee, Secrétaire Exécutif pour le Fair Play for Cuba Committee. (Pièce à conviction n°11)

 

Parmi les effets d’Oswald il y avait une lettre de lui datée du 29 mai 1963, portant l’en-tête du Fair Play for Cuba Committee. Elle comprenait "votre carte et reçu" – Elle exprimait de la gratitide pour l’intérêt manifesté par Oswald de créer une section du Comité dans la Nouvelle Orléans. La lettre lui donnait un conseil détaillé concernant une telle entreprise et l’y encourageait. (Pièce à conviction n°53)

 

En reconnaissance apparente de la susdite lettre, Oswald envoya une lettre non datée "à Cher M. Lee" et il disait apprécier le conseil concernant son "but" de créer une section à la Nouvelle Orléans du Fair Play for Cuba Committee. Il déclarait que, suivant le conseil de M. Lee, il avait pris une boîte postale, mais, que contrairement au conseil de M. Lee, il avait décidé d’ouvrir un bureau. Il incluait une circulaire et exposait, "vous pouvez penser que la circulaire est trop provocatrice, mais je veux que cela attire l’attention même si c’est l’attention des extrémistes. J’en avais 2000 avec moi" Il continait en décrivant ses offres pour le recrutement de membres et la distribution de documents. Il avisé qu’il conserverait le destinataire sur la liste et demandait conseil sur toute autre aide qu’il pourrait offrir.

 

Sur lui au moment de son arrestation le 22 novembre 1963, Oswald avait une carte du "Fair Play for Cuba Committee, de la section de la Nouvelle Orléans." Elle avait été émise au profit de L. H. Oswald, à la date du 15 juin 1963 et signé par A. J. Hidell, Président de la section. En possession d’Oswald à ce moment là figurait une fausse carte du Selective Service contenant la photographie d’Oswald et son identité comme étant Alek James Hidell. (Pièces à conviction n°35 et n°10)

 

Au moment où Oswald avait été arrêté en août 1963, par le Département de la Police de la Nouvelle Orléans, il distribuait des prospectus qui comprenaient une demande d’adhésion au Fair Play for Cuba Committee, membre de la branche de la Nouvelle Orléans fondée par A. J. Hidell, BP 30016, Nouvelle Orléans, Louisiane." Les rapports de la Poste ont révélé que la Boîte 30016 n’était pas, mais que la Boîte 30061 a été louée sous le nom de L. H. Oswald du 3 juin 1963 au 24 septembre 1963. En plus de L. H. Oswald, A. J. Hidell et Marina Oswald étaient inscrites comme des personnes habilitées à recevoir le courrier via cette boîte.

 

Au moment de son arrestation en août 1963, Oswald avait distribué des publications portant le cachet "FPCC, 544 Camp Stret, la Nouvelle Orléans, Louisiane." Mais M. S. M. Newman, le propriétaire du bâtiment à cette adresse, a avisé qu’il n’avait jamais loué un espace de bureau au Fair Play for Cuba Comittee ou à personne employant n’importe lequel des pseudonymes qu’on savait qu’Oswald employait. M. Newman ne fut pas en mesure d’identifier les photographies d’Oswald comme celles de l’occupant de l’espace de bureau du bâtiment.

 

Un étudiant en troisième cycle à l’Université de Tulane résidant actuellement à la Nouvelle Orléans, informa le 26 novembre 1963, qu’il avait participé à des activités du Fair Play for Cuba Committee dans d’autres secteurs du pays, mais qu’il n’avait jamais connu d’activité organisée de l’organisation à la Nouvelle Orléans.

 

Un enseignant de l’Ecole Episcopale de Martin dans la banlieue de la Nouvelle Orléans, a dit qu’il avait été intéressé par une adhésion au Fair Play for Cuba Committee arès son arrivée de Cuba et avant qu’il ne soit devenu déçu de Fidel Castro. Il a déclaré qu’il n’avait jamais entendu parler d’une branche du Fair Play for Cuba Committee à la Nouvelle Orléans.

 

Une enquête a été conduite dans le voisinage des alentours de Magazine Street où Oswald avait résidé à la Nouvelle Orléans et il n’y eut aucune indication qu’Oswald ait jamais tenu n’importe quelle réunion de n’importe quelle sorte à sa résidence.

 

Vincent Ted Lee, le Président National du Fair Play for Cuba Committee , a été interviewé le 3 décembre 1963. Il a déclaré qu’il n’avait pas connaissance d’une charte ayant été publiée par lui à l’attenion d’Oswald ou d’un autre pour une section Comité à la Nouvelle Orléans. Lee a dit qu’il ne pouvait se rappeler avoir jamais rencontré Oswald et qu’il n’avait aucun souvenir de n’importe quelle correspondance personnelle avec lui.

 

- Poursuite des contacts avec le Parti Communiste

 

Alors qu’il était engagé à moment là dans des activités de soutien au Fair Play for Cuba Committee, Oswald continua à garder des contacts avec le Parti communiste. Des articles trouvés, par exemple, parmi ses effets personnels après son arrestation le 22 novembre 1963, comprenaient :

 

Une lettre datée du 31 juillet 1963, avec l’en-tête du Parti communiste des ETATS-UNIS et signé par Arnold Johnson, Directeur, Bureau de l’Information. Cette lettre prenait acte de la lettre précédemment écrite par Oswald "à l’Ouvrier," de la documentation expédiée et approuvait "les mouvements" de soutien au Fair Play for Cuba Committeequi s’étaient développés à la Nouvelle Orléans. (Pièce à conviction n°54)

 

Une lettre datée du 19 septembre 1963, d’Arnold Johnson prenant acte de la lettre d’Oswald du 28 août adressée à Elisabeth G. Flynn, Président national du Parti communiste des ETATS-UNIS, qui était livrée à Johnson pour réponse. Il accusait réception également de la lettre d’Oswald du 1 septembre 1963, où il indiquait qu’il projetait de se déplacer à Baltimore et où il suggérait qu’après qu’il se soit déplacé, il se mette en contact "avec nous ici et nous trouverons un moyen d’entrer en contact avec vous dans cette ville." Il donnait également conseil à Oswald pour ce qui concernait la participation à des organisations. (Pièce à conviction n°55)

 

Le 3 décembre 1963, John J. Abt, l’avocat de New York qui représente le Parti communiste des ETATS-UNIS, dans les poursuites contre le Parti conformément à l’Acte de Sécurité Intérieure de 1950, rendit au FBI, de la part de son client, Arnold Johnson, la correspondance entre Oswald et le Parti. Dans cette correspondance étaient incluses des lettres précédemment mentionnées de Johnson à Oswald en date du 31 juillet 1963 et du 19 septembre 1963. (Pièces à conviction n° 54 et 55). De plus, il y avait six lettres d’Oswald écrites à la main à Johnson, "the Worker" et le Parti communiste, les ETATS-UNIS, dans lesquelles Oswald décrit ses activités à la Nouvelle Orléans et à Dallas et demande un travail au "Worker" et sollicite des conseils sur son rôle dans "la lutte pour le progrès et la liberté."

 

Le Laboratoire du FBI a établi que les six lettres écrites à la main à Johnson avaient été préparées par Oswald. (Pièces à conviction n°56).

 

- Madame Oswald déménage vers le Texas

 

En attendant, la femme d’Oswald poursuivait ses efforts en vue d’obtenir de l’aide pour son retour en Union soviétique. Une lettre de l’Ambassade Soviétique datée du 5 août 1963 qui lui était adressée, l’informait que sa demande pour entrer en Union soviétique pour y résider de manière permanente avait été expédiée à Moscou pour traitement.

 

Vers la fin de septembre 1963, la femme d’Oswald quitta la Nouvelle Orléans et s’en alla vivre à Irving au Texas, chez une amie, Mme. Ruth Paine. Cette dernière, qui réside au 2515 West 5th Street à Irving, informa le 23 novembre 1963, qu’elle avait d’abord fait connaissance avec les Oswald lors d’une réunion à caractère social en février 1963. Mme. Paine a dit qu’elle avait développé une amitié avec la femme d’Oswald parce que cette dernière parlait seulement le Russe et que Mme. Paine, qui parle aussi le Russe, voulait que quelqu’un converse avec elle dans cette langue.

 

Mme. Paine a dit qu’après que les Oswalds aient déménagé pour la Nouvelle Orléans où Oswald fut arrêté pour distribution de documents pro—Castristes, elle avait plaint sa femme, qui était alors dans la dernière phase de sa grossesse. En conséquence, elle l’avait conduit à la Nouvelle Orléans et qu’elle avait ramené Mme. Oswald pour vivre avec elle dans sa maison à Irving, où elles arrivèrent le 24 septembre 1963.

 

Quand ils quittèrent la Nouvelle Orléans, selon Mme. Paine, Oswald était toujours à la Nouvelle Orléans ; cependant, elle a dit, que par la suite elle avait établi à partir d’un brouillon d’une lettre d’Oswald retrouvée par terre autour de la maison, qu’il était apparemment parti de la Nouvelle Orléans pour Mexico City, où il était entré en contact avec l’Ambassade Soviétique et l’Ambassade Cubaine.

 

- L’obtention du passeport

 

Les rapports du Département d’Etat vérifiés le 22 novembre 1963, ont révélé qu’Oswald avait demandé un passeport américain à la Nouvelle Orléans Louisiane, le 24 juin 1963. Dans sa demande, il avait déclaré qu’il avait l’intention de partir de la Nouvelle Orléans pendant la période d’octobre à décembre 1963, dans un but de voyage touristique en Angleterre, en France, en Allemagne, en Hollande, en Russie, en Finlande, en Italie et en Pologne.

 

On lui délivra le passeport Numéro D092526 de Passeport édité à la Nouvelle Orléans le 25 juin 1963. Ce passeport était valable pendant trois ans pour voyager dans tous les pays sauf l’Albanie, Cuba et des endroits comme la Chine, la Corée et le Viêt-Nam sous contrôle communiste. Ce passeport a été retrouvé parmi ses effets après son arrestation le 22 novembre 1963.

 

- Le voyage à Mexico

 

Le 17 septembre 1963, Oswald a demandé et reçu la Carte pour touriste mexicaine numéro 24085 à la Nouvelle Orléans. Elle fut éditée sous sa véritable identité et elle indiquait son adresse correcte. L’écriture présente sur la demande a été identifiée par le Laboratoire du FBI comme celle d’Oswald. La carte pour touriste était valable pour un voyage de 15 jours au Mexique à partir de la date de l’édition. Comme preuve de sa citoyenneté, Oswald présenta un acte de naissance et prétendit amener 300 $ au Mexique comme touriste en-transit. Il indiqua que son voyage au Mexique se ferait en bus. La carte pour touriste montra qu’il avait eu l’intention de voyager du Mexique vers un pays, mais les rapports ne montrent pas le pays de destination.

 

Le jour où Oswald reçut sa carte pour touristes à la Nouvelle Orléans, 18 autres cartes ont été émises. On est entré en contact avec quatorze des personnes à qui elles avaient été délivrées, mais aucun ne fut capable de fournir n’importe quelle information concernant Oswald ou son voyage.

 

Le 26 septembre 1963, Oswald est entré au Mexique à Nuevo Laredo. Il a dit avoir 23 ans, être photographe, résider à la Nouvelle Orléans et avoir pour destination Mexico City. Son mode de transport n’a pas été indiqué. Les fonctionnaires de l’immigration qui ont vérifié l’entrée ne purent fournir aucune information complémentaire de valeur.
Le 27 septembre 1963, Oswald s’est fait enregistrer à l’Hôtel Del Comercio, à Mexico City, où il fut identifié par un employé de l’hôtel.

 

Une Mexicaine employée au Bureau Consulaire de l’Ambassade cubaine à Mexico City identifia Oswald comme un individu qui avait appelé l’établissement cubain à la fin de septembre ou au début d’octobre 1963, en cherchant un visa pour Cuba en transit vers l’Union soviétique. L’employé envoya Oswald à l’Ambassade Soviétique de Mexico City, en l’informant qu’un visa Soviétique était nécessaire avant l’édition de l’autorisation de voyager vers Cuba. L’employé de l’établissement cubain a fourni à Oswald son nom et le numéro de téléphone du Bureau Consulaire cubain pour contact ultérieur. Son nom et le susdit numéro de téléphone ont été trouvés dans un carnet d’adresses parmi les biens personnels d’Oswald après son arrestation le 22 novembre 1963.

 

Oswald a voyagé de Mexico City à Nuevo Laredo le 2 octobre 1963. Le Rapport de ce voyage est contenu dans le manifeste pour cette date des Transports Frontera, une ligne d’autobus mexicaine. Les rapports de l’Hôtel Del Comercio ont montré qu’Oswald avait quitté l’hôtel le 1 octobre 1963 ; cependant, il avait payé la chambre pour la nuit et la probabilité existe pour qu’il soit resté cette nuit là. Le voyage en autobus de Mecico City dura environ 17 heures. Le 2 octobre 1963, l’autobus quitté Mexico City à 1 heure du matin et parvint à Nuevo Laredo à 6du matin le jour suivant.

 

Les rapports d’immigration à Nuevo Laredo montrent qu’Oswald est entré aux Etats-Unis à cet endroit le 3 octobre 1963. Il fut contrôlé à Nuevo Laredo par un fonctionnaire de l’Immigration qui travaille de minuit à 8 du matin.

 

- Le dossier du consulat Soviétique

 

Le 30 novembre 1963, l’Ambassadeur Soviétique aux Etats-Unis, Anatoly F. Dobrynin livra volontairement au Secrétaire d’Etat américain Dean Rusk un fichier consulaire Soviétique sur Lee Harvey Oswald. Ce fichier contenait la correspondance traitant des efforts de Lee et de Marina Oswald pour obtenir des visas pour retourner en Union soviétique. Dans une lettre non datée à l’Ambassade Soviétique, Washington, D. C., Lee Harvey Oswald avait demandé que, si possible, cette question soit accélérée. Il avait aussi demandé des information concernant des abonnements à des périodiques Soviétiques, aussi bien que n’importe quels bulletins ou périodiques publiés par l’Ambassade Soviétique "au profit de nos citoyens, vivant pour peu de temps, aux Etats-Unis" (Pièce à conviction n°57)

 

- L’arrivée à Dallas

 

Les rapports de la Young Men’s Christian Association (YMCA) de Dallas montrent qu’Oswald s’y est inscrit le 3 octobre 1963 et en est parti le jour suivant. Quand il est parti, il est allé à la résidence de Mme. Ruth Paine à Irving, au Texas, où sa femme et son enfant demeuraient.

 

Mme. Paine a permis à Oswald de rester avec sa femme plusieurs jours. Le 7 octobre 1963, il a obtenu un chambre au 621 N. Marsalis Street à Dallas et payait 7 $ de loyer par semaine. Il est resté là, à l’exception des nuits du 12 et 13 octobre 1963, qu’il a passées avec sa femme à la résidence de Mme. Paine et retourna à sa chambre brièvement le14 octobre 1963 au matin. Mme. Marie Bledsoe, la propriétaire de la résidence, a déclaré que, pendant le temps où il fut là, Oswald n’avait aucun visiteur et ne quittait seulement la chambre que pendant de très brèves périodes en soirée.

 

Le même jour, Oswald loua une chambre au 1026 N. Beckley Street, à Dallas, sous le nom de 0. H. Lee. Mme. Paine s’est rappelée que, le 18 novembre 1963, à la demande de Marina Oswald, elle avait essayé de donner un coup de fil à Lee Oswald à sa chambre à Dallas. Elle l’avait fait appellé par son vrai nom et il était apparemment devenu tout à fait hors de lui par ce qu’elle avait fait, parce qu’il vivait dans sa chambre sous un nom différent.

 

Mme. Paine a déclaré qu’Oswald avait prétendu être un Marxiste, mais qu’elle l’avait juste considéré comme un peu étrange. Elle a dit que sa véritable amitié envers les Oswalds était celle qu’elle avait pour la femme d’Oswald, Marina.

 

- Les revenus d’Oswald

 

Le 24 novembre 1963, Mme. Paine déclara en ce qui concerne le fait que Mme. Oswald résidait chez elle, que la séparation physique des Oswalds avait été occasionnée par des difficultés financières, puisqu’Oswald n’avait pas fait assez d’argent pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa femme et tandis que le revenu d’Oswald était généralement très faible, il se débrouillait, en pratiquant l’économie extrême pour vivre. Avec ses salaires et les allocations de chômage qu’il avait reçu, par exemple, pendant la période allant du 16 juillet 1962 au 22 novembre 1963, Oswald avait accumulé un revenu total d’approximativement 3,380 $. Ses dépenses connues pendant cette période, à l’exclusion de l’alimentation et des vêtements, s’élevaient à approximativement 1,000 $. Mais Mme. Paine souligna que les Oswalds ne lui ont payé aucun loyer pendant le temps où la femme d’Oswald et ses enfants ont habité avec elle. Mme. Gladys Johnson, dans la chambre de laquelle Oswald vécu à Dallas sous le nom 0. H. Lee du 14 octobre 1963 au 22 novembre 1963, informa le 27 novembre 1963, qu’Oswald préparait d’habitude ses repas, constitués de pain, de viande et de gelée, dans sa chambre et qu’il payait seulement 8 $ de loyer par semaine pour la chambre.

 

- Journal personnel

 

Après l’arrestation d’Oswald le 22 novembre 1963, une recherche parmi ses effets personnels dans le garage de la résidence où sa femme résidait à Irving, au Texas, permit de découvrir un journal personnel de sept pages personnel écrit au crayon sur du papier à lignes. Ce journal expose sur plusieurs lignes l’auto évaluation d’Oswald de sa formation et de ses qualifications, comme organisateur pour le Fair Play for Cuba Committee à la Nouvelle Orléans, comme photographe, comme agitateur de rue, comme étudiant Marxiste, comme linguiste russe et comme un orateur radiophonique et comme conférencier. Il comprenait aussi le vécu sur son service militaire dans le Corps des Marines américains et son séjour en Union soviétique. En dissertant sur sa compétence dans les arts photographiques, le journal exposait, "’ On m’a soumis et commandé du travail photographique pour le Parti."

 

Il a été établi par l’examen du Laboratoire du FBI que ce journal avait été préparé par Oswald. (Pièce à conviction n°58)

 

- Les observations de Marina Oswald

 

Le 2 décembre 1963, Marina Oswald, au cours d’une entrevue avec des agents de FBI, a fourni un certain nombre d’observations concernant le caractère de feu son mari et sa nature.

 

En parlant de son rapport initial avec Oswald en Union soviétique, elle a dit qu’il avait vécu à Minsk avant leur première rencontre et qu’elle n’avait pas su qu’il était Américain jusqu’à ce qu’elle en soit informée par un ami Soviétique.

 

Mme. Oswald a déclaré qu’elle n’était au courant d’aucune tentative de suicide de la part Oswald et exprima l’avis qu’il était incapable d’un tel acte. Elle a dit qu’elle avait remarqué une vieille cicatrice sur son poignet intérieur gauche après qu’elle l’ai épousé, mais qu’il avait refusé de lui répondre quand elle lui avai demandé ce que c’était. Elle avisa que la cicatrice avait été complètement guérie quand elle l’avait vu pour la première fois.

 

Sa femme a déclaré qu’Oswald avait décidé de retourner auxEtats-Unis, environ trois mois après l’avoir épousé et qu’elle avait été d’accord pour partir. Elle a ajouté qu’elle ne partageait pas les vues politiques de son mari et qu’en fait, elle ne pouvait pas les comprendre. Elle s’est rappelée qu’à un moment donné, il avait dit qu’il voulait aider Cuba et elle lui avait dit que Cuba n’avait pas besoin de son aide. Elle a exprimé l’avis qu’Oswald avait adopté le pseudonyme Hidell à cause de sa phonétique voisine de celle de Fidel.

 

Les observations de Mme Oswald étaient réminiscentes d’une déclaration précédente qu’elle avait faite à certains de ses parents en juillet 1963, quand il avait emmener sa femme et son enfant pour rendre visite à sa tante, Mme. Charles Murret à la Nouvelle Orléans. Le 30 novembre 1963, Mme. Joyce O’Brien, qui est la fille de Mme. Murret, s’est rappelée qu’elle était présente pendant la visite et que lorsqu’on a demandé à Mme. Oswald comment elle trouvait l’Amérique, elle avait répondu, "Moi j’aime l’Amérique. Lee n’aime pas la Russie. Lee n’aime pas l’Amérique, Lee aime la lune." Mme. O’Brien a ajouté que son cousin, Lee Harvey Oswald, vivait complètement replié sur lui même et qu’il était "contre tout."

 

Au cours d’une autre entrevue avec des agents du FBI le 27 novembre 1963, Marina Oswald a déclaré qu’à la lumière de ce qu’on lui avait dit concernant l’implication de son mari dans l’assassinat du 22 novembre 1963, elle était convaincue que Lee Harvey Oswald avait tué le Président John F. Kennedy.

 

L’enquête intensive du FBI relative à l’assassinat du Président John F. Kennedy continue.



© copyright Pierre Nau 2000-2020. Tous droits réservés.