GIVENS Charles D.
Position : Entre Main et Record street

Avertissement : La traduction de ce témoignage est ma propriété exclusive. Il ne peut être reproduit totalement ou partiellement sans mon autorisation.


Le témoignage de Charles Givens a été recueilli à 09h00 , le 08 avril 1964, dans le bureau de l’US attorney, au 301 Bryan Ervay streets, à Dallas, Texas, par Monsieur David W. Belin, avocat-conseil auxiliaire de la Commission Présidentielle.


Monsieur Belin.
Veuillez vous mettre debout et lever la main droite ? Jurez-vous solennellement que le témoignage que vous allez faire sera la vérité, toute la vérité et rien que la vérité, puisse Dieu vous aider ?

Monsieur Givens.
Oui .

Monsieur Belin.
Quel est votre nom, svp ?

Monsieur Givens.
Charles Douglas Givens.

Monsieur Ball.
Où habitez-vous, M. Givens ?

Monsieur Givens.
J’habite sur la première avenue au n°4208.

Monsieur Belin.
Quel âge avez-vous ?

Monsieur Givens.
J’ai 38 ans.

Monsieur Belin.
Marié ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Famille ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur.

Monsieur Belin.
Où êtes-vous né, M. Givens ?

Monsieur Givens.
A Kemp, au Texas

Monsieur Belin.
Avez-vous habité le Texas la majeure partie de votre vie ?

Monsieur Givens.
Toute ma vie excepté quand j’’ai participé à la seconde guerre mondiale, dans la marine.

Monsieur Belin.
Combien de temps avez-vous passé dans la marine ?

Monsieur Givens.
Environ 2 ans.

Monsieur Belin.
Laissez-moi faire un retour en arrière. Êtes-vous allé au lycée avant que vous n’entriez dans la marine ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Quel niveau scolaire avez-vous atteint ?

Monsieur Givens.
Je suis allé jusqu’au niveau 12.

Monsieur Belin.
Avez-vous obtenu le grade 12 ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur.

Monsieur Belin.
Vous vous êtes arrêté au niveau 12 ?

Monsieur Givens.
Oui.

Monsieur Belin.
Qu’avez-vous fait ensuite ?

Monsieur Givens.
Eh bien, je suis allé travailler.

Monsieur Belin.
Dans quoi ?

Monsieur Givens.
Chez SMU.

Monsieur Belin.
Pardon ?

Monsieur Givens.
Chez SMU.

Monsieur Belin.
Chez SMU ?

Monsieur Givens.
Oui.

Monsieur Belin.
Qu’avez-vous fait à cet endroit ?

Monsieur Givens.
J’ai travaillé dans les cuisines.

Monsieur Belin.
Combien de temps y êtes-vous resté ?

Monsieur Givens.
Ah, environ 2 ans.

Monsieur Belin.
Qu’avez-vous fait ensuite ?

Monsieur Givens.
Je suis entré dans l’armée.

Monsieur Belin.
Vous êtes entré dans l’armée pour plusieurs années ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Qu’avez-vous fait avec la majeure partie de votre temps dans l’armée ?

Monsieur Givens.
J’étais dans la branche administratrive.

Monsieur Belin.
Avez-vous été honorablement libéré ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Ensuite qu’avez-vous fait quand vous avez quitté l’armée ?

Monsieur Givens.
Je suis allé de nouveau travailler.

Monsieur Belin.
Chez Smu ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur.

Monsieur Ball.
A quel endroit ?

Monsieur Givens.
J’ai travaillé pour la Central Lumber Company.

Monsieur Belin.
Qu’y faisiez-vous là ?

Monsieur Givens.
J’étais aide camionneur ; aide dans le camion.

Monsieur Belin.
Vous étiez aide camionneur ?

Monsieur Givens.
Je livrais du bois de charpente ; oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Combien de temps avez-vous fait cela ?

Monsieur Givens.
Ah, environ un an et demi, je suppose.

Monsieur Belin.
Qu’avez-vous fait ensuite ?

Monsieur Givens.
Pendant un temps j’ai été quelque peu en difficulté. J’ai eu des ennuis.

Monsieur Belin.
Vous avez eu des ennuis ?

Monsieur Givens.
Oui.

Monsieur Belin.
Bon, vous avez été sans travail pendant un moment ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Combien de temps celà a-t-il duré ?

Monsieur Givens.
Environ 13 mois.

Monsieur Belin.
Bien, ensuite, qu’avez-vous fait ?

Monsieur Givens.
Bien, je recommençé à travailler pour une société de construction, et après cela j’ai obtenu un emploi ici au dépôt.
Monsieur Belin.
Au dépôt de livres scolaires ?

Monsieur Givens.
Oui.

Monsieur Belin.
Depuis combien de temps y travaillez vous ?

Monsieur Givens.
Environ 6 ans.

Monsieur Belin.
Y a -t-il une période où vous n’avez pas travaillé à cet endroit ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Que s’est-il produit alors ?

Monsieur Givens.
Bien, je, vous savez, parfois j’ai été licencié pour quelques jours pendant la saison creuse, comme c’est le cas actuellement, et quand la saison forte arrive ils vous rappelle.

Monsieur Belin.
Ainsi c’était juste une question d’être congédié pendant la saison creuse ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Que faites-vous là au Texas Book Depository ?

Monsieur Givens.
Bien, je remplis des bons de commande et j’empile des livres, et vous savez, je n’ai pas de travail particulier.

Monsieur Belin.
A quel étage surtout travaillez-vous généralement ?

Monsieur Givens.
Bien, comme nous remplissons des bons de commande, je travaille au premier étage la plupart du temps. Nous aimons travailler en bas à l’extérieur de l’entrepôt. Nous allons en haut. Nous devons faire des stocks à trois étages, au cinquième, au sixième, et au septième.

Monsieur Belin.
Bon, faites-vous davantage de commandes pour un éditeur en particulier plutôt que pour d’autres, de sorte que vous pouvez être au cinquième étage ou au sixième étage plus qu’au septième, ou passez-vous autant d’heures à un de ces étages supérieurs comme vous le faites à n’importe lequel de ces étages ?

Monsieur Givens.
C’est exact.

Monsieur Belin.
Etait-ce ce que vous faisiez-vous le 22 Novembre 1963 ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur.

Monsieur Belin.
Que faisiez-vous le 22 Novembre ?

Monsieur Givens.
Nous étions en train de monter un plancher, de placer du contre-plaqué sur le plancher.

Monsieur Belin.
A quel étage celà se passait-il ?

Monsieur Givens.
Au sixième.

Monsieur Belin.
Dans quelle partie du sixième étage ?

Monsieur Givens.
Nous travaillions à l’extrémité Ouest.

Monsieur Belin.
Bien, vous rappelez-vous de l’heure à laquelle vous êtes allé travailler ce jour là ?

Monsieur Givens.
Oui ; Je suis allé travailler à huit heures moins le quart.

Monsieur Belin.
Où êtes-vous allé quand vous êtes allé travailler ?

Monsieur Givens.
Je suis entré dans une petite cantine que nous avons en bas.

Monsieur Belin.
Est-ce ce que vous appellez la salle de domino ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Vous apportez votre déjeuner avec vous ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Vous avez mis là votre déjeuner ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Portiez-vous une veste pour aller travailler ce jour là ?

Monsieur Givens.
Je portais un imperméable, je crois. Il bruinait ce matin là.

Monsieur Belin.
Avez-vous accroché votre manteau dans cette pièce, également ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Connaissiez-vous Lee Harvey Oswald ?

Monsieur Givens.
Bien, je le connaissais.

Monsieur Belin.
N’avez-vous jamais parlé avec lui ?

Monsieur Givens.
Bien, je lui parlais de temps à autre. Je veux dire, juste comme pour remplir des commandes ou quelque chose comme cela. Parfois je vérifie et il remplissait des commandes et il faisait une erreur, et je l’appellais et je rectifiais.

Monsieur Belin.
Vous rappelez-vous une conversation que vous auriez eue avec lui ? Qu’avez-vous dit et qu’a-t-il dit ?

Monsieur Givens.
Bien, c’était un camarade qui était plutôt réservé. Il n’avait jamais trop à dire.

Monsieur Belin.
Ne vous a-t-il jamais dit quelque chose comme, quelle belle journée, ou au sujet de sa famille, ou à propos de base-ball, ou n’importe quoi ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur.

Monsieur Belin.
Ne vous a-t-il jamais entretenu de sujets politiques ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur.

Monsieur Belin.
Quand vous lui avez-vous parlé de corriger une commande, qu’avez-vous dit et qu’a-t-il dit ?

Monsieur Givens.
Bien, je lui ai juste dit qu’il avait le mauvais registre.

Monsieur Belin.
Qu’a t-il dit ?

Monsieur Givens.
Il a dit, "OK, " et il a enregistré.

Monsieur Belin.
Comment l’avez-vous appelé, Lee ou Oswald ?

Monsieur Givens.
Je l’ai appelé Lee.

Monsieur Belin.
Comment vous a-t-il appelé ?

Monsieur Givens.
Bien, il ne m’a jamais appelé. Je ne l’ai jamais entendu me demander quelque chose.

Monsieur Belin.
Faisait-il souvent des erreurs ?

Monsieur Givens.
Eh bien, pas trop souvent.

Monsieur Belin.
Quand vous êtes allé travailler le matin du 22 Novembre, l’avez-vous vu ou pas du tout ?

Monsieur Givens.
Le 22 ? C’était un vendredi, n’est-ce pas ?

Monsieur Belin.
Vendredi ; c’est le jour où le président est venu.

Monsieur Givens.
Oui, je l’ai vu ce jour là.

Monsieur Belin.
Où l’avez-vous vu d’abord ?

Monsieur Givens.
Eh bien, je l’ai vu la première fois au premier étage.

Monsieur Belin.
Quelle heure était-il environ ?

Monsieur Givens.
Eh bien, il était environ 8h30.

Monsieur Belin.
Maintenant, laissez-moi vous demander ceci. Vous êtes allé travailler à huit heures moins le quart ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Qu’avez-vous fait entre huit heures moins le quart et 8:30 ? Où étiez-vous ?

Monsieur Givens.
Eh bien, je suis allé en haut. Nous sommes allés travailler à 8 heures.

Monsieur Belin.
L’avez-vous vu entrer dans la salle de domino ?

Monsieur Givens.
Non pas ce matin là, non, monsieur ; non.

Monsieur Belin.
Quand êtes-vous parti de la salle de domino pour aller jusqu’ au sixième étage ?

Monsieur Givens.
8 heures.

Monsieur Belin.
À 8 heures ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Ainsi vous n’avez pas l’impression qu’il soit venu dans la salle de domino avant 8 heures ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur ; il n’est pas venu ce matin là.

Monsieur Belin.
Comment vous êtes-vous rendu au sixième étage ?

Monsieur Givens.
Par l’ascenseur.

Monsieur Belin.
Celui de L’Est ou de l’Ouest ? L’occidental est celui qui est le plus proche des voies de chemin de fer, et l’Est est plus proche de Houston street.

Monsieur Givens.
Nous sommes allés vers le haut par l’ascenceur Est.

Monsieur Belin.
Y a-t-il une raison particulière pour laquelle vous avez pris celui de l’Est plutôt que celui situé à l’Ouest ?

Monsieur Givens.
Bien, je ne sais pas si vous appelez çà une raison particulière, mais sur celui de l’Ouest, vous avez des doubles portes.

Monsieur Belin.
L’ascenseur occidental était-il au premier étage quand vous avez pris l’ascenseur Est pour monter ?

Monsieur Givens.
C’était le cas ce matin là, oui, monsieur.

Monsieur Belin.
C’était ce matin là à environ 8 heures ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Maintenant, où l’avez-vous vu en premier lieu à 8h30 ?

Monsieur Givens.
Je suis revenu vers le bas pour utiliser la salle de repos.

Monsieur Belin.
Où était-il ?

Monsieur Givens.
Il était là-bas dans le réduit en train de remplir des commandes.

Monsieur Belin.
Il était là-bas dans le réduit en train de remplir des commandes ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur ; il y a là quelques réduits.

Monsieur Belin.
Lui avez-vous parlé ?

Monsieur Givens.
Non.

Monsieur Belin.
Avez-vous dit bonjour, Lee ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur ; Je ne lui ai rien dit. Je l’ai juste regardé.

Monsieur Belin.
Vous rappelez-vous ce qu’il portait ?

Monsieur Givens.
Bien, je crois que c’était un genre de chemise verdâtre et le pantalon était d’une couleur à peu près identique àcelle de la chemise, pratiquement la même chose qu’il a porté pendant tout le temps qu’il a travaillé ici. Il n’a jamais changé de vêtements pendant tout le temps où il a travaillé là, et il portait une veste qui paraissait grise.

Monsieur Belin.
Bien. Vous l’avez vu à 8:30 au premier étage ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Qu’avez-vous fait ensuite ?

Monsieur Givens.
Eh bien, nous sommes retournés en haut et nous avons commencé à travailler.

Monsieur Belin.
Vous êtes retournés au sixième étage pour continuer de disposer le plancher ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Quand avez-vous vu Lee Harvey Oswald la fois suivante ?

Monsieur Givens.
Après ?

Monsieur Belin.
Oui.

Monsieur Givens.
Bien, il était 11heures 45 environ, nous étions en train de descendre, et nous l’avons dépassé, et il se tenait à la porte du cinquième étage. Je suis arrivé en bas, et j’ai découvert que j’avais laissé mes cigarettes dans la poche de ma veste en haut, et je suis remonté en haut par l’ascenseur pour récupérer ma veste avec mes cigarettes à l’intérieur. Quand je suis revenu en haut, il était au sixième étage dans ce voisinage, venant de cette direction.

Monsieur Belin.
Venant de quelle direction ?

Monsieur Givens.
De la fenêtre d’où les coups de projectiles ont été tirés.

Monsieur Belin.
Juste une seconde, où alliez-vous ? Où étiez-vous quand vous l’avez vu au Sixième étage ?

Monsieur Givens.
J’ai eu suis allé prendre ma veste et je m’en allais à nouveau vers l’ascenseur.

Monsieur Belin.
Bien, juste une seconde. Je vais récupérer un plan du sixième étage, si j’ai un, et essayez de me montrer ceci.

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Bien, je ne pense pas avoir un plan du sixième étage ici, mais peut-être pouvons nous utiliser un autre plan ici pour nous aider. Voici un diagramme de l’avant du bâtiment. C’est le côté de Elm street, et vous pouvez voir la flèche pointant vers le Nord. Ce doit être peut-être un diagramme du troisième étage. Vous notez qu’il y a un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept ensembles de fenêtres, correct ?

Monsieur Givens.
Oui.

Monsieur Belin.
Du côté de Elm street, il y a sept paires de fenêtres ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Vous notez les deux ascenseurs de fret vers l’arrière. Maintenant avez-vous vu — quand vous l’avez-vous vu ici pour la première fois au sixième étage, étiez vous près d’une de ces fenêtres ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur. J’étais ici au niveau des ascenseurs.

Monsieur Belin.
Vous pointez votre doigt à un endroit qui serait légèrement à l’Est de l’ascenseur Est, est-ce correct ?

Monsieur Givens.
C’est correct.

Monsieur Belin.
A un endroit qui est environ sur la même ligne de ce que j’appelle le côté du Sud de l’ascenseur Est, et environ aussi loin de la projection de la partie avant de cet ascenseur que de la distance de l’avant de l’ascenseur au dos de l’ascenseur Est, est ce environ à l’extrême Est de la partie avant de cet ascenseur, est-ce que c’est à peu près cela ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Vous teniez-vous à cet emplacement, et où avez-vous vu Lee Harvey Oswald ?

Monsieur Givens.
Bien, j’étais le long d’ici [ indiquant sur le diagramme ].

Monsieur Belin.
Bien, vous êtes en train de pointer vers un endroit le long d’ici ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin. .
Ce serait près du mur Est du bâtiment ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Vous pouvez voir ici une échelle qui va de 0 à 20 pieds. Bien, cela se situerait à environ 30 à 40 pieds au Nord du mur Sud de ce bâtiment, est que cela est exact ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Et à environ10 pieds ou quelque chose comme çà du mur Est, est-ce que cela est à peu près exact ?

Monsieur Givens.
C’est à peu près correct.

Monsieur Belin.
Maintenant, avez-vous remarqué ou non des cartons avaient été empilés vers le haut autour du coin du sud-est de ce sixième étage ?

Monsieur Givens.
Eh bien, je n’ai prêté aucune attention à ce qui était empilé, parce que nous avions déplacé tout le stock de ce côté du bâtiment et nous l’avions disposé de ce côté.

Monsieur Belin.
Vous aviez pris le stock de la partie Ouest du sixième étage, là où vous travailliez et vous l’avez mis là ?

Monsieur Givens.
Oui ; nous l’avons disposé juste en face de la fenêtre.

Monsieur Belin.
Etait-il entre ce stock et la fenêtre, ou était-il de l’autre côté de la fenêtre ?

Monsieur Givens.
Il était entre le stock et la fenêtre, en train de se diriger vers les ascenseurs.

Monsieur Belin.
En train de se diriger vers les ascenseurs ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Avez-vous vu l’intégralité de son corps ou pas ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur ; il avait sa planchette à la main.

Monsieur Belin.
Il avait sa planchette à la main ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Est-ce qu’il marchait le long d’une sorte d’allée et à côté du mur Est, ou quoi ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur ; il y avait des allées.

Monsieur Belin.
Maintenant, y avait-il du stock derrière lui aussi bien que devant lui ? Etait-ce là où vous l’aviez empilé vers le haut, ou pas, ou vous ne vous en rappelez pas ?

Monsieur Givens.
Bien, il y avait déjà quelques livres empilés à cet endroit.

Monsieur Belin.
Y avait-il des livres empilés entre l’endroit où vous l’avez vu et la fenêtre elle-même ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Bien, il marchait avec sa planchette venant du coin Sud-Est ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Où l’avez-vous vu marcher ? Dans quelle direction l’avez-vous vu marcher ?

Monsieur Givens.
Il venait vers les ascenseurs.

Monsieur Belin.
En provenance du côté d’Elm street du bâtiment ?

Monsieur Givens.
Oui, Monsieur.

Monsieur Belin.
C’est à dire en train de marcher en direction du Nord ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Maintenant, vous avez dit qu’il avait une planchette à la main ?

Monsieur Givens.
Oui ; il avait sa planche et ses commandes dessus.

Monsieur Belin.
Avez-vous vu les commandes sur la planche ?

Monsieur Givens.
Eh bien, oui, monsieur ; il l’avait dans sa main.

Monsieur Belin.
Portait-il des livres à la main ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur.

Monsieur Belin.
N’avez-vous jamais passé de commandes en Novembre au sixième étage ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Vous rappelez-vous s’ il y avait des livres ou des cartons de livre dans ce coin à partir desquels il pourrait avoir rempli des bons de commandes ?

Monsieur Givens.
Eh bien, oui, monsieur ; c’est possible.

Monsieur Belin.
C’est possible ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Avez-vous observé vers où il se dirigeait ?

Monsieur Givens.
Eh bien, non, monsieur ; Je n’y ai pas prêté beaucoup d’attention. J’étais prêt dans l’ascenseur, et j’ai dit, " garçon, est-ce que vous descendez ? "

Monsieur Belin.
Que vous a-t-il dit ?

Monsieur Givens.
J’ai dit, " il est presque temps d’aller déjeuner. " Il a dit, " non, monsieur. Quand vous serez en bas, faites en sorte de fermer la porte de l’ascenseur. " Ceci veut dire que sur l’ascenseur du côté Ouest, vous deviez abaisser les deux portes pour qu’il monte par lui-même.

Monsieur Belin.
Qu’a-t-il dit d’autre ?

Monsieur Givens.
C’est tout.

Monsieur Belin.
Qu’avez-vous répondu à celà ? Est-ce que vous avez dit que vous fermeriez la porte de l’ascenseur, ou vous n’avez rien dit ?

Monsieur Givens.
J’ai dit, " OK, " et j’ai pris l’ascenseur.

Monsieur Belin.
Quel ascenseur avez-vous pris pour descendre ?

Monsieur Givens.
J’ai pris celui-ci.

Monsieur Belin.
L’ascenseur Est ?

Monsieur Givens.
L’ascenseur Est.

Monsieur Belin.
Savez-vous si quand vous êtes descendu au premier étage, l’ascenseur Ouest était là ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur ; il n’y était pas, parce que j’ai regardé là-bas pour fermer la porte et il n’était pas là.

Monsieur Belin.
Il n’était pas là quand vous êtes descendu au premier étage ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur ; il n’y était pas.

Monsieur Belin.
Savez-vous où il était ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur ; Je ne sais pas .

Monsieur Belin.
Quelle heure était-il ?

Monsieur Givens.
Eh bien, je dirais qu’il était environ 11 heures 55, puis parce qu’il était —

Monsieur Belin.
Maintenant qu’avez-vous fait quand vous êtes descendu là au premier étage ?

Monsieur Givens.
Quand je suis arrivé en bas au premier étage Harold Norman, James Jarman et moi-même, nous avons regardé par la fenêtre, et alors nous avons dit que nous allions nous rendre dehors pour observer le défilé, ainsi nous sommes sortis et nous nous sommes tenus là un moment, et alors j’ai dit, " je crois que je vais aller jusqu’au parc de stationnement. " J’avais un ami qui travaillait là au parc de stationnement, juste sur Elm et Record street.

Monsieur Belin.
Elm et Record street ?

Monsieur Givens.
Elm et Record street ; oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Cà doit être à un bloc à l’Est du coin de Elm et de Houston sreet ?

Monsieur Givens.
C’est exact.

Monsieur Belin.
Bien, ensuite, qu’avez-vous fait ?

Monsieur Givens.
Je suis resté par là et je suis remonté en direction du coin.

Monsieur Belin.
Quel coin ?

Monsieur Givens.
Vers Main et Record street. C’est juste à cet endroit que j’ai observé le passage du Président.

Monsieur Belin.
Qui d’autre était là avec vous que vous connaissiez ?

Monsieur Givens.
James et Edward Shields.

Monsieur Belin.
Est-ce la même personne, James Edward ?

Monsieur Givens.
Edward Shields et James.

Monsieur Belin.
Deux personnes distinctes ?

Monsieur Givens.
Oui.

Monsieur Belin.
Vous avez observé ensemble le défilé ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Qu’avez-vous fait après que vous ayez observé le défilé ?

Monsieur Givens.
Nous nous sommes retournés et nous avons commencé à descendre vers le parc de stationnement.

Monsieur Belin.
Ensuite, qu’avez-vous fait ?

Monsieur Givens.
Ensuite, quand nous avons entendu les coups de feu, avant que nous ayons atteint le devant du bâtiment des Archives, nous avons alors entendu des coups de feu.

Monsieur Belin.
Je veux faire retour en arrière une minute avant que nous en venions aux coups de feu. Quand avez-vous déjeuner ?

Monsieur Givens.
Quand est-ce que j’ai déjeuné ? J’ai déjeuné après. Laisse moi réfléchir, non ; J’ai déjeuné avant que je ne sois monté là, parce que je me suis tenu dehors et j’ai mangé mon sandwich en me là à l’extérieur.

Monsieur Belin.
Vous avez déjeuné dehors ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur. Devant le bâtiment.

Monsieur Belin.
Devant quel bâtiment ?

Monsieur Givens.
Devant le Texas School Book Depository.

Monsieur Belin.
N’avez-vous jamais pris votre repas à l’intérieur du bâtiment ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur ; Je mange tout le temps à l’intérieur du bâtiment.

Monsieur Belin.
Le 22 Novembre, avez-vous mangé à l’intérieur du bâtiment ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur.

Monsieur Belin.
Maintenant vous avez dit que vous avez vu Lee Oswald au sixième étage autour de 11 heures 55 ?

Monsieur Givens.
C’est exact.

Monsieur Belin.
Avez-vous vu Lee Oswald n’importe où ailleurs dans le bâtiment entre 11:55 et le moment où vous avez quitté l’immeuble ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur.

Monsieur Belin.
Le 22 Novembre ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur.

Monsieur Belin.
L’avez-vous vu dans la salle de domino à un quelconque endroit entre 11h30 et 12h ou 12:30 ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur.

Monsieur Belin.
L’avez-vous vu en train de lire le journal ?

Monsieur Givens.
Non ; pas ce jour là. Je — il s’asseyait généralement là chaque matin. Il venait travailler et il s’asseyait là pour lire le journal, le jour suivant, c’est ainsi que si on était mardi, il lisait le journal du lundi le matin où il arrivait au travail, mais il ne l’a pas fait ce matin là parce qu’il n’est pas entré dans la salle de domino ce jour là. Je ne l’ai pas vu dans la salle de domino ce matin là.

Monsieur Belin.
Comment saviez-vous qu’il lisait le journal de la veille ?

Monsieur Givens.
Parce qu’il s’asseyait là et que je le regarderais, quand il avait fini de le lire et qu’il se levait pour aller travailler, je le prenais et je le regardais.

Monsieur Belin.
Etait-ce le News ou le Times Herald ?

Monsieur Givens.
Eh bien, ils apportent le Dallas Morning News dans la matinée. Des camarades l’apportent au travail.

Monsieur Belin.
Vous voulez dire qu’il lisait le journal de quelqu’un d’autre que quelqu’un d’autre avait apporté au travail ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
L’avez-vous jamais vu acheter son propre journal ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur ; Je ne l’ai jamais vu en acheter un.

Monsieur Belin.
Qui généralement apportait le journal ?

Monsieur Givens.
Eh bien, Harold Norman et James Jarman en apportaient un généralement.

Monsieur Belin.
Maintenant vous dites que vous avez quitté le sixième étage. Bien, vous avez dit que vous l’avez d’abord quitté pour aller--- êtes-vous descendus par l’ascenseur avec les autres employés ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Quelle heure était-il alors ?

Monsieur Givens.
C’était environ un quart d’heure— je dirais qu’il était 11 heures 45.

Monsieur Belin.
Qui était dans cet ascenseur, est-ce que vous vous en souvenez ?

Monsieur Givens.
Il y avait Bonnie Ray Williams, Billy Lovelady, Danny et moi-même.

Monsieur Belin.
Danny Arce ?

Monsieur Givens.
Oui, un Espagnol.

Monsieur Belin.
Ensuite vous dites que vous êtes descendu là et que vous vouliez vos cigarettes ainsi vous êtes remonté ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Avec quel ascenseur êtes-vous descendu ?

Monsieur Givens.
Je suis descendu par l’ascenseur Est.

Monsieur Belin.
Quel ascenseur avez-vous pris pour remonter ?

Monsieur Givens.
L’ascenseur Est.

Monsieur Belin.
Ce jour là n’avez-vous pas mangé du poulet, ou quelque chose au sixième étage ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur.

Monsieur Belin.
N’aviez-vous pas mangé du poulet ou laissé une bouteille de pepper les jours précédents au sixième étage ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur.

Monsieur Belin.
Êtes-vous allé immédiatement à votre veste quand vous êtes retourné au sixième étage ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur ; je suis allé directement récupéré ma veste.

Monsieur Belin.
Où était votre veste ?

Monsieur Givens.
Elle était du côté Ouest du bâtiment où nous travaillions.

Monsieur Belin.
Bien, il y a sept paires de fenêtres. Etait-elle sur le mur Sud du bâtiment ? Etait-elle près d’une de ces fenêtres sur le mur du sud, ou était-elle plus au centre du côté Ouest ?

Monsieur Givens.
Elle était plus vers le coin du côté Ouest. Je dirais environ le long de la deuxième fenêtre en suivant.

Monsieur Belin.
Quand vous dites le coin, voulez-vous parler du coin au niveau des escaliers ou du coin Sud-Ouest ?

Monsieur Givens.
Du coin Sud-Ouest.

Monsieur Belin.
Vous avez désigné le coin Sud-Ouest ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur ; le long environ d’ici [ indiquant sur le diagramme ].

Monsieur Belin.
Vous avez pointé un endroit qui semble être approximativement, oh, à 25 pieds Nord, et environ à 10 pieds à l’Est du coin Sud-Ouest du sixième étage. Est-ce à peu près exact ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Vous avez pointé à un endroit situé ici sur ce plan de l’étage. Quand vous avez quitté l’ascenseur Est pour aller récupérer votre veste, avez-vous vu Lee Oswald ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur.

Monsieur Belin.
L’avez-vous vu au sixième étage quand vous êtes sorti de l’ascenseur pour aller récupérer votre veste ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur ; Je ne l’ai pas vu jusqu’à ce que je ne sois revenu le long d’ici, environ devant l’ascenseur, prêt à le reprendre.

Monsieur Belin.
Au moment où vous marchiez vers le premier emplacement, que nous décrirons comme quelque chose de légèrement à l’Est de l’ascenseur Est, vous teniez-vous ou étiez-vous aux environs de l’ascenseur, ou quoi ?

Monsieur Givens.
Oui ; J’étais prêt à le prendre.

Monsieur Belin.
Vous vous apprêtiez à le prendre ? L’ascenseur était toujours là où vous l’aviez laissé quand vous êtes monté ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Alors que vous vous apprêtiez à prendre ou à tourner pour le prendre, vous avez vu Lee Oswald en train de marcher avec sa planchette ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Maintenant, marchait-il en diagonale vers vous et l’ascenseur, ou marchait-il davantage parallèlement au mur Est qui se trouve ici ?

Monsieur Givens.
Eh bien, je dirais que oui, monsieur ; il allait comme ceci.

Monsieur Belin.
Où allait-il ?

Monsieur Givens.
Il descendait l’allée.

Monsieur Belin.
Il la descendait directement ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Avait-il autre chose dans sa main qu’une planchette ? Avait-il un crayon à la main ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur ; Je n’ai prêté aucune attention à lui.

Monsieur Belin.
Quand vous êtes sorti de l’ascenseur, au moment où vous êtes sorti de l’ascenceur pour aller chercher votre chemise, avez-vous eu l’occasion de voir s’il y avait quelqu’un d’autre à l’étage ?

Monsieur Givens.
Eh bien, non, monsieur ; Je ne pensais pas à celà. J’ai juste jeté un coup d’oeil autour pendant que je m’en retournais.

Monsieur Belin.
Est-ce que vous avez-vous jeté un coup d’oeil tout autour quand vous êtes sorti de l’ascenseur, vous en rappelez-vous ?

Monsieur Givens.
Eh bien, non, monsieur. Je me suis juste éloigné, j’ai tourné et je suis allé là bas vers la droite, j’ai pris ma veste et j’ai commencé à revenir en arrière.

Monsieur Belin.
Avez-vous regardé vers le coin Sud-Est avant de sortir de l’ascenseur ?

Monsieur Givens.
Bien, j’ai en quelque sorte jeté un coup d’oeil dans cette direction quand j’ai tourné pour aller aux alentours du coin.

Monsieur Belin.
Avez-vous vu quelqu’un là-bas à ce moment-là ?

Monsieur Givens.
Pas à ce moment-là, non, monsieur ; non.

Monsieur Belin.
Vous rappelez-vous quelle était la hauteur de la pile de livres près du coin Sud-Est au sixième étage ?

Monsieur Givens.
Bien, je dirais qu’à 10 pieds de la fenêtre dans l’allée nous avions là une bonne pile de livres, une grande pile.

Monsieur Belin.
Etait-elle aussi grande que vous ?

Monsieur Givens.
Eh bien, oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Si un homme avait été debout à cet endroit, auriez-vous pu le voir ?

Monsieur Givens.
Non monsieur ; à moins qu’il ne se soit déplacé vers l’extrémité Nord du bâtiment.

Monsieur Belin.
Est-ce quelqu’un d’autre a utilisé n’importe lequel de ces ascenseurs tandis que vous étiez en haut au sixième étage en train de prendre vos cigarettes ?

Monsieur Givens.
Pas que je sache ; non, monsieur.

Monsieur Belin.
N’avez-vous jamais dit à quelqu’un que vous aviez vu Lee Oswald en train de lire un journal dans la salle de domino à 11 heures 50 environ, 10 minutes avant midi ce matin là du 22 Novembre ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur.

Monsieur Belin.
N’avez-vous jamais observé Lee Oswald récupérer le journal dans la salle de domino peu de temps avant le déjeuner certains jours autres que celui du 22 Novembre ?

Monsieur Givens.
Pas avant le déjeuner. Cela se serait produit juste au moment du déjeuner.

Monsieur Belin.
Juste au moment du déjeuner ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur. Nous mangions toujours là.

Monsieur Belin.
Oswald mangerait-il toujours là ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Quand vous êtes-vous descendu la première fois du sixième au premier étage avec les autres employés par ces deux ascenseurs, vous avez pris les deux ascenseurs, n’est-ce pas ?

Monsieur Givens.
Oui ; nous avons pris les deux pour descendre.

Monsieur Belin.
Vous faisiez la course entre ascenseurs ?

Monsieur Givens.
C’est exact

Monsieur Belin.
Qui a gagné ?

Monsieur Givens.
Eh bien, l’ascenseur Est a battu l’autre dans la course vers le bas, parce qu’il s’est arrêté plus vite.

Monsieur Belin.
Qu’avez-vous fait quand vous êtes descendu au premier étage avant que vous ne soyez remonté à nouveau au sixième étage ?

Monsieur Givens.
Bien, j’ai pris un verre d’eau et j’ai cherché mes cigarettes et j’ai pensé que je les avais laissées dans la poche de ma veste.

Monsieur Belin.
Êtes-vous allé ou non dans la salle de repos avant que vous ne soyez remonté au sixième étage ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur. Oui, monsieur, je crois que je l’ai fait. J’y suis entré et m’y suis lavé les mains, j’en suis sûr.

Monsieur Belin.
Autre chose avant vous soyez remonté au sixième étage ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur ; ce fut tout.

Monsieur Belin.
Maintenant la première fois que vous avez quitté le sixième étage avec ces autres employés pour prendre les deux ascenseurs pour descendre, avez-vous à un moment donné regardé vers le coin sud-est du sixième étage ?

Monsieur Givens.
Eh bien, non monsieur ; Je n’y ai prêté aucune attention la première fois que je suis descendu.

Monsieur Belin.
A quel endroit disposiez-vous le nouveau plancher ce matin là ? Dans quelle partie du sixième étage ?

Monsieur Givens.
Du côté Ouest.

Monsieur Belin.
A quelle distance du côté Ouest ?

Monsieur Givens.
Eh bien, nous travaillions, je dirais, à environ 10 pieds par rapport à Elm street.

Monsieur Belin.
Bon, vous pointez juste en direction de ce point qui se trouve ici ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Bien, en regardant l’échelle, ce serait à environ 10 pieds de — ce serait à plus de 10 pieds. Voici l’échelle. Ce serait à 20 pieds, ainsi ce serait à plus de 20 pieds par rapport Elm street ?

Monsieur Givens.
Environ à 20 pieds, c’est peut-être çà.

Monsieur Belin.
Pensez-vous que vous étiez à une distance plus proche de 10 pieds que de 20 pieds par rapport à Elm street dans la partie occidentale du sixième étage ?

Monsieur Givens.
Je crois que c’était quelque part dans ce voisinage.

Monsieur Belin.
A quelle distance du mur Ouest du sixième étage était-ce ?

Monsieur Givens.
Eh bien, nous étions, oh, je dirais que c’était à environ 20 pieds du mur que nous étions en train de disposer le plancher.

Monsieur Belin.
Est-ce que quelqu’un vous a déjà dit avoir vu Oswald au sixième étage ce matin là ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur.

Monsieur Belin.
Bien. Maintenant, y a-t-il toute autre chose à laquelle vous pensez ou qui s’est produite ce matin là avant que vous n’entendiez les coups de feu ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur. Tout était normal jusqu’à ce moment là.

Monsieur Belin.
Combien de coups de feu avez-vous entendus ?

Monsieur Givens.
Trois coups de feu.

Monsieur Belin.
Qu’avez-vous fait quand vous les avez entendus ?

Monsieur Givens.
Bien, nous nous sommes précipités et avons couru dans cette direction, et au moment où nous avons atteint le coin de Houston et d’Elm, tout le monde était en train de courir, vers le passage sous terrain près des voies de chemin de fer. Et nous avons demandé — j’ai demandé à quelqu’un, un certain camarade blanc qui se trouvait là, "Qu’est-il arrivé ? " Et il a dit, " quelqu’un a tiré sur le Président. " Comme cela. Ainsi je suis resté là pendant un moment, et je suis parti vers le bâtiment pour essayer de savoir d’où provenaient les coups de feu, et quand j’y suis allé et que j’ai essayé d’y entrer à nouveau l’officier de police qui était à la porte ne m’a pas laissé entrer.

Monsieur Belin.
Lui avez-vous dit que vous travailliez là ?

Monsieur Givens.
Oui ; mais il ne m’a toujours pas laissé entrer à l’intérieur. Il m’a dit qu’il ne laisserait personne entrer.

Monsieur Belin.
S’agissait-il de l’entrée donnant sur Elm street ?

Monsieur Givens.
Oui. Aussi je suis retourné au parc de stationnement et j’ai attendu jusqu’ au moment où j’ai vu Junior.

Monsieur Belin.
S’agissait-il de Jarman ?

Monsieur Givens.
Oui. Ils étaient en train de rentrer chez eux, et ils m’ont dit que qu’on les avait laisser rentrer chez eux pour le reste de l’après-midi, et je me suis dis, " je ferais mieux de retourner pour prendre mon chapeau et manteau. " Ainsi j’ai commencé là-bas à prendre mon chapeau et mon manteau, et l’officier de police Dawson m’a vu, m’a appelé et m’a demandé si je m’appelais Charles Givens, et j’ai dit, " oui. " Et il a dit, " nous voulons que vous alliez en ville et que vous fassiez un rapport. " Et il m’a pris dans sa voiture et m’a emmené au commissariat et là j’ai fait un rapport à Will Fritz.

Monsieur Belin.
N’avez vous jamais vu Lee Oswald à un moment donné après que vous l’ayez vu en train porter la planchette au sixième étage ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur. La fois suivante que je l’ai vu ce fut à la télévision.

Monsieur Belin.
Y a-t-il toute autre chose à laquelle vous pensez, que je vous l’ai demandé ou non, qui soit de quelque façon que ce soit liée à l’assassinat ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur.

Monsieur Belin.
Toute autre information à laquelle vous pouvez penser à propos de Lee Oswald, que je l’ai en ma possession ou pas, qui pourrait nous être utile d’une certaine façon ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur. Autrement que c’était juste un camarade particulier. C’était un solitaire. Il n’avait pas beaucoup de choses à dire à quiconque. Il restait replié sur lui-même la plupart du temps.

Monsieur Belin.
Avez-vous jamais noté une personne plus amicale avec lui qu’une autre ?

Monsieur Givens.
Eh bien, ce garçon avec qui il venait en voiture.

Monsieur Belin.
Frazier ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur. De temps à autre je le voyais lui parler. Bonnie Ray m’a dit que---je ne l’ai jamais vu, mais Bonnie Ray m’a dit qu’il lui avait parlé et Danny parfois.

Monsieur Belin.
Quelqu’un d’autre ?

Monsieur Givens.
Pas que je sache ; non, monsieur.

Monsieur Belin.
Autre chose à laquelle vous pensez ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur ; c’est tout à ce sujet.

Monsieur Belin.
Bien, M. Givens, nous apprécions vraiment votre coopération en étant venu ici. Maintenant vous et moi n’avons pas parlé du tout de çà jusqu’à ce que nous ayons commencé à recueillir cette déposition, n’est-ce pas ?

Monsieur Givens.
Non, monsieur.

Monsieur Belin.
Vous êtes entré dans la pièce et vous avez levé la main droite pour prêter serment et nous avons commencé à recueillir votre témoignage. Est-ce que c’est correct ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Est-ce que je vous ai déjà rencontré auparavant ?

Monsieur Givens.
Je ne crois pas. Je ne crois pas que je vous ai rencontré.

Monsieur Belin.
Vous avez l’occasion de revenir ici et de lire ceci et de le signer si vous le voulez, ou bien vous pouvez juste surseoir à votre signature et le rapporteur de la cour l’enverra directement à Washington. Voulez-vous revenir pour lire votre déposition et la signer ou voulez-vous simplement que le rapporteur de la cour l’envoie à Washington ?

Monsieur Givens.
Serait-il dans ce cas nécessaire de revenir ?

Monsieur Belin.
Non, monsieur ; non. Vous pouvez suseoir à votre signature si vous désirez le faire.
Voulez-vous y surseoir ?

Monsieur Givens.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Bien, merci.





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