PIPER Eddie
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Avertissement : La traduction de ce témoignage est ma propriété exclusive. Il ne peut être reproduit totalement ou partiellement sans mon autorisation.


Le témoignage de Monsieur Eddie Piper a été recueilli à 10h20 du matin, le 8 avril 1964, dans le bureau de l’US Attorney au 301 Post office building ,rues Bryan et Ervay à Dallas Texas, par Monsieur Joseph A. Ball assistant conseil de la commission du président.


Monsieur Ball.
Veuillez vous mettre debout, lever la main droite et prêter serment ?Jurez-vous solennellement que le témoignage que vous allez faire sera la vérité, toute la vérité et rien que la vérité, puisse Dieu vous aider ?

Monsieur Piper.
Oui.

Monsieur Ball.
Voudriez-vous bien décliner votre identité, Monsieur Piper ?

Monsieur Piper.
Eddie Piper.

Monsieur Ball.
Et quelle est votre adresse ?

Monsieur Piper.
J’habite au 1507 1/2 McCoy.

Monsieur Ball.
Dites-moi, Monsieur Piper, où êtes-vous né et où avez-vous grandi.

Monsieur Piper.
Dans le Comté de Travis.

Monsieur Ball.
Au Texas ?

Monsieur Piper.
Oui, monsieur.

Monsieur Ball.
Où avez-vous effectué votre scolarité ?

Monsieur Piper.
Je suis allé à l’école à Manor, au Texas.

Monsieur Ball.
Jusqu’où êtes-vous allé à l’école ?

Monsieur Piper.
Jusqu’au niveau n°8.

Monsieur Ball.
Et qu’avez-vous fait après ça ?

Monsieur Piper.
Je suis allé ensuite travailler.

Monsieur Ball.
A quel endroit êtes-vous allé travailler ?

Monsieur Piper.
Je suis allé travailler et j’ai fait les moissons, j’ai travaillé un peu dans un champ pétrolifère à Chickasha, en Oklahoma, et j’ai fait des travaux de ferme.

Monsieur Ball.
Etes-vous déjà allé dans l’Armée ?

Monsieur Piper.
Non, monsieur.

Monsieur Ball.
Quel âge avez-vous ?

Monsieur Piper.
J’ai 56 ans.

Monsieur Ball.
Quand avez-vous commencé à travailler pour le Texas School Book Depository ?

Monsieur Piper.
Eh bien, je dirais que je travaille pour eux depuis environ 4 ou 5 ans—je n’en suis pas sûr—je ne sais pas exactement.

Monsieur Ball.
Quel sorte de travail faites-vous ?

Monsieur Piper.
Je suis concierge.

Monsieur Ball.
Etes-vous concierge depuis que vous êtes employé ?

Monsieur Piper.
Oui, monsieur.

Monsieur Ball.
Connaissiez-vous un camarade de travail du nom de Lee Oswald, qui travaillait là ?

Monsieur Piper.
Oui, monsieur ; je le connais.

Monsieur Ball.
Le connaissiez-vous ?

Mr. Piper.
Oui.

Monsieur Ball.
Le connaissiez-vous personnellement ?

Monsieur Piper.
Non, monsieur.

Monsieur Ball.
Lui avez-vous jamais parlé ?

Monsieur Piper.
Non, monsieur.

Monsieur Ball.
Vous avait-il jamais parlé, dit "Salut" ou quelque chose comme çà ?

Monsieur Piper.
Non, Monsieur ; s’il le faisait, vous l’entendiez à peine.

Monsieur Ball.
Lui avez-vous jamais parlé ?

Monsieur Piper.
Oui.

Monsieur Ball.
Vous avait-il déjà répondu quelque chose dont vous pouvez vous souvenir ?

Monsieur Piper.
S’i l’a fait, je ne l’ai jamais entendu. Il aurait marmonné quelque chose et il aurait continué à marcher.

Monsieur Ball.
Le 22 novembre 1963, vous vous rappelez de ce jour, n’est-ce pas ?

Monsieur Piper.
Oui.

Monsieur Ball.
A quelle heure êtes-vous allé travaillé ce jour là ?

Monsieur Piper.
A 10 heures.

Monsieur Ball.
C’était votre horaire de début de travail habituel ?

Monsieur Piper.
Oui.

Monsieur Ball.
Et, avez-vous vu Oswald ce matin là ?

Monsieur Piper.
Oui, monsieur.

Monsieur Ball.
A quel endroit ?

Monsieur Piper.
Au premier étage en train de remplir des bons de commandes.

Monsieur Ball.
L’avez-vous vu à nouveau ce jour là ?

Monsieur Piper.
Vous voulez dire dans la journée—pendant le reste de journée ?

Monsieur Ball.
Oui, monsieur.

Monsieur Piper.
Non.

Monsieur Ball.
Quand l’avez-vous vu pour la dernière fois ?

Monsieur Piper.
Juste avant 12 heures.

Monsieur Ball.
Où étiez-vous à midi ?

Monsieur Piper.
Au premier étage.

Monsieur Ball.
Qu’était-il en train de faire ?

Monsieur Piper.
Eh bien, je lui ai dit---"C’est l’heure du repas. Je crois que je vais aller déjeuner." Et, il a dit, "Ouais"---il a marmonné quelque chose---je ne sais pas s’il a dit qu’il allait monter ou sortir, et j’ai sorti mon sandwich du chauffe plat et je suis allé à la première fenêtre du premier étage.

Monsieur Ball.
A la première fenêtre au premier étage ?

Monsieur Piper.
Non, pas à la première fenêtre---mais au premier étage au environ de la deuxième fenêtre au premier étage. J’essayais de m’asseoir à cet endroit de telle sorte que je puisse voir le défilé car la rue était si bondée de spectateurs que---je ne voyais rien.

Monsieur Ball.
Vous avez dit que vous vous êtes assis près de la deuxième fenêtre---De quelle fenêtre s’agissait-il en partant du coin du bâtiment ?

Monsieur Piper.
Eh bien, en partant de la porte d’entrée, vous savez où est la porte d’entrée---
en descendant Elm street par la droite, c’est la deuxième fenêtre en partant de l’angle.

Monsieur Ball.
Vous dites que vous vous êtes assis à cet endroit ?

Monsieur Piper.
Oui.

Monsieur Ball.
Sur quoi vous êtes-vous assis ?

Monsieur Piper.
Sur une boîte.

Monsieur Ball.
Pouviez-vous voir à l’extérieur de la fenêtre ?

Monsieur Piper.
Oui, Je pouvais observer de la fenêtre vers l’extérieur mais je ne pouvais pas distinguer quoique ce soit---il y avait trop de monde.

Monsieur Ball.
Avez-vous pris votre repas à cet endroit ?

Monsieur Piper.
Oui.

Monsieur Ball.
Où étiez-vous au moment où le défilé est passé par là ?

Monsieur Piper.
Maintenant, je ne sais pas-j’étais assis là, j’en suis sûr.

Monsieur Ball.
Quand le Président est arrivé, où étiez-vous assis ?

Monsieur Piper.
J’étais probablement assis là à la même place.

Monsieur Ball.
Vous êtes-vous déplacé entre le moment où vous avez pris votre repas et au moment où le Président est passé par là ?

Monsieur Piper..
Oui, je me suis déplacé---quand il y a eu un coup de feu, je me suis déplacé.

Monsieur Ball.
Quand quand il y a eu un coup de feu vous vous êtes déplacé ?

Monsieur Piper.
Oui.

Monsieur Ball.
Entre le moment où vous avez déjeuné et l’instant où il y eut le coup de feu, vous êtes-vous déplacé ?

Monsieur Piper.
Non, monsieur.

Monsieur Ball.
Vous êtes resté tout le temps à cette fenêtre ?

Monsieur Piper.
Tout le temps.

Monsieur Ball.
N’êtes vous jamais monté au sixième étage ?

Monsieur Piper.
Non, monsieur.

Monsieur Ball.
Etes-vous demeuré tout le temps à cet endroit ce jour là ?

Monsieur Piper.
Non, monsieur.

Monsieur Ball.
Avez-vous été ce jour là au-dessus du premier étage avant qu’il y ait le coup de feu ?

Monsieur Piper.
Avant le coup de feu ?

Monsieur Ball.
Oui.

Monsieur Piper.
Oui, monsieur.

Monsieur Ball.
Où çà ?

Monsieur Piper.
A 11 heures, je suis allé au quatrième étage pour récupérer quelque chose.

Monsieur Ball.
Vous êtes allé au quatrième étage ?

Monsieur Piper.
Oui, à 11 heures.

Monsieur Ball.
Et combien de temps avez-vous travaillé à cet endroit ?

Monsieur Piper.
J’ai juste pris 10 ou 15 minutes pour récupérer—pas tout à fait tout ce temps, pour récupérer le courrier et des trucs dans le bureau du quatrième étage.

Monsieur Ball.
Qu’avez-vous fait ensuite ?

Monsieur Piper.
Je suis redescendu au troisième étage pour prendre quelque chose et de la au deuxième étage pour récupérer quelque chose et ensuite je suis allé au premier étage.

Monsieur Ball.
Est-ce ce que vous aviez l’habitude de faire—de récupérer des affaires ?

Monsieur Piper.
Oui, monsieur ; chaque jour.

Monsieur Ball.
Faites-vous çà quotidiennement ?

Monsieur Piper.
Oui, monsieur.

Monsieur Ball.
Vous récupérer le courrier ?

Monsieur Piper.
Oui, monsieur.

Monsieur Ball.
Vous récupérez le courrier dans quels bureaux ?

Monsieur Piper.
De quels bureaux---quel est le nom du bureau ?

Monsieur Ball.
Quels sont les différents bureaux ?

Monsieur Piper.
Oh, je récupère le courrier d’abord---au quatrième étage se trouve la Pharmacie Scott, et je descend au troisième étage et je récupère là dans le hall, vous savez, ils ont un un vestibule et il le pose sur la table---les colis et le courrier, et je le récupère sauf si il y a un mot sur les panneaux demandant d’aller les voir à l’intérieur du bureau, et alors je vais dans le bureau. C’est au troisième étage. Je descends au deuxième étage et je récupère le courrier de la Southwestern. Je vais dans le bureau de la Southwestern et c’est le seul bureau à l’intérieur duquel je pénètre. Comme je le dis---sauf s’il il y a quelque chose de mentionné au tableau me demandant de voir Cunningham, et alors je rentre à l’intérieur. C’est au deuxième étage, et de là je descends au premier étage, et je dépose tout au premier étage sur la table et c’est alors que j’ai fini---je ne recommence pas.

Monsieur Ball.
Faites-vous çà quotidiennement ?

Monsieur Piper.
Oui.

Monsieur Ball.
A un moment précis ?

Monsieur Piper.
Oui.

Monsieur Ball.
A quelle heure ?

Monsieur Piper.
A 11 heures 03.

Monsieur Ball.
Maintenant, ce jour, le 22 ovembre 1963, vous avez récupéré le courrier au quatrième étage à 11 heures, n’est-ce pas ?

Monsieur Piper.
Oui, monsieur.

Monsieur Ball.
Et ensuite vous êtes allé au troisième étage ?

Monsieur Piper.
Oui.

Monsieur Ball.
Et ensuite au deuxième étage ?

Monsieur Piper.
Oui.

Monsieur Ball.
Et à quelle heure êtes-vous allé au premier étage ?

Monsieur Piper.
Eh bien, il était près de ---aux environs de---il devait être environ 11 heures 30---il était 11 heures 30 environ quand je suis revenu.

Monsieur Ball.
Avez-vous quitté le premier étage à partir de ce moment là jusqu’à l’heure du déjeuner, entre 11 heures 30 et 12 heures ?

Monsieur Piper.
Non.

Monsieur Ball.
Quelle heure était-il quand vous avez parlé à Oswald et que vous lui avez dit que vous pensiez que vous deviez déjeuner ?

Monsieur Piper.
Il était midi juste environ.

Monsieur Ball.
Et vous souvenez vous exactement de ce qu’il a dit ?

Monsieur Piper.
Non, monsieur ; je ne m’en souviens pas exactement. Tout ce dont je me souviens c’est qu’il a marmonné quelque chose---Je ne sais pas s’il a dit qu’il montait ou qu’il sortait.

Monsieur Ball.
Il a dit quelque chose comme çà ?

Monsieur Piper.
Oui—quelque chose comme çà.

Monsieur Ball.
Avez-vous vu ce qu’il a fait ?

Monsieur Piper.
Non, monsieur.

Monsieur Ball.
Avez-vous vu où il est allé ?

Monsieur Piper.
Non, monsieur.

Monsieur Ball.
Vous m’avez dit que vous êtes allé à la fenêtre ?

Monsieur Piper.
C’est exact.

Monsieur Ball.
Il s’agit de la deuxième fenêtre sur la droite ?

Monsieur Piper.
Oui.

Monsieur Ball.
De la porte d’entrée---on regarde pour ainsi dire dans la direction de Elm Street, est-ce correct ?

Monsieur Piper.
Oui.

Monsieur Ball.
Et etiez-vous assis là quand vous avez entendu le coup de feu ?

Monsieur Piper.
C’est exact.

Monsieur Ball.
Dites-moi ce que vous avez entendu ?

Monsieur Piper.
J’ai entendu un coup de feu, et ensuite le coup de feu suivant a claqué---celui qui l’a frappé et je me suis levé et je suis allé vers l’arrière, à l’extrémité du comptoir là où il faisait du café et d’où je pouvais voir ce qui s’était produit et avant que je ne puisse m’y rendre, le troisième coup de feu a retenti, et j’ai vu des gens tous en train de courir et peu de temps après quelqu’un est entré dans le bâtiment, et j’ai regardé et il s’agissait du patron et d’un policier ou de quelqu’un d’autre.

Monsieur Ball.
Vous dites que vous avez entendu un coup de feu---que vous avez entendu 2 coups de feu, que vous vous êtes levé et qu’est-il arrivé ensuite, où êtes-vous allé ?

Monsieur Piper.
Je suis allé à l’extrémité du comptoir là où ils font du café près du stand.

Monsieur Ball.
Vous avez dit que vous fait cela car ainsi vous pouviez mieux voir ce qui se passait dehors ?

Monsieur Piper.
Non, monsieur ; je l’ai fait pour voir l’heure qu’il était---quand tout ceci se produisait---pour voir l’heure qu’il était.

Monsieur Ball.
Quelle heure était-il ?

Monsieur Piper.
Il était entre 12 heures 30---entre 12 heures 27 et 12 heures 30—quelque chose comme çà, pour autant que je m’en souvienne.

Monsieur Ball.
Pourriez-vous dire d’où venaient les coups de feu ?

Monsieur Piper.
Non, monsieur---je ne le pourrais pas, je n’en suis pas sûr.

Monsieur Ball.
La direction ?

Monsieur Piper.
Non, monsieur ; je ne pourrais pas le dire.

Monsieur Ball.
Avez-vous regardé par la fenêtre plus tard ?

Monsieur Piper.
Non pas davantage, monsieur ; je ne suis pas retourné à quelque fenêtre que ce soit.

Monsieur Ball.
Vous avez dit que vous aviez vu Truly ?

Monsieur Piper.
Je ne sais si c’était un policier ou quelqu’un du FBI ou quiconque d’autre, mais il y avait quelqu’un qui l’accompagnait.

Monsieur Ball.
Et où étiez-vous ?

Monsieur Piper.
Je me tenais juste là à l’endroit où il font du café.

Monsieur Ball.
Que faisaient-ils ?

Monsieur Piper.
Il courrait et il a crié, "Où est l’ascenseur ?" Et j’ai dit, "Je ne sais pas, monsieur, Monsieur Truly."
Ils sont partis et ont gagné la cage d’escalier et c’est tout ce que je sais à ce propos.

Monsieur Ball.
Etes-vous allé à un moment donné au-dessus du quatrième étage à cette date ?

Monsieur Piper.
Non, monsieur.

Monsieur Ball.
Etes-vous monté ce jour là à un moment donné au-dessus du quatrième étage ?

Monsieur Piper.
Non—non, monsieur.

Monsieur Ball.
Vous ne l’avez jamais fait---ni avant ni après les coups de feu ?

Monsieur Piper.
Non, monsieur.

Monsieur Ball.
Maintenant, ce jour là, vous vous êtes rendu dans le bureau du shérif et vous avez fait une déposition, n’est-ce pas ?

Monsieur Piper.
Oui, monsieur---non, monsieur ; pas ce jour là.

Monsieur Ball.
L’avez-vous faite le jour suivant ?

Monsieur Piper.
Le Samedi.

Monsieur Ball.
Etes-vous allé dans le service du shérif ?

Monsieur Piper.
Je suis allé au comté---oui, monsieur.

Monsieur Ball.
Et leur avez vous dit à un moment donné que vous aviez vu Lee à 12 heures environ ?

Monsieur Piper.
Oui.

Monsieur Ball.
Et ce même Lee a dit, "Je monte déjeuner ?"

Monsieur Piper.
Il a dit soit "je monte" ou "je sors"---c’est de cette façon que je l’ai rapporté.

Monsieur Ball.
C’est ce que vous leur avez dit ?

Monsieur Piper.
Oui, monsieur.

Monsieur Ball.
Maintenant, ce jour là, leur avez-vous dit que les coups de feu que les coups de feu que vous aviez entendu semblaient venir de l’intérieur du bâtiment ?

Monsieur Piper.
Oui, monsieur.

Monsieur Ball.
Vous leur avez vraiment dit ça ?

Monsieur Piper.
Oui, monsieur.

Monsieur Ball.
Etait-ce alors votre impression la meilleure ?

Monsieur Piper.
Oui ; on aurait dit qu’ils venaient vraiment du bâtiment, vous savez, à cause de la vibration de cette fenêtre---celà paraissait comme si personne avait frappé dans la fenêtre de l’extérieur---celà semblait venir de l’intérieur du bâtiment-c’est ce que j’ai pensé.

Monsieur Ball.
Vous leur avez dit ce jour là que vous pensiez que les coups de feu venaient de l’intérieur du bâtiment ?

Monsieur Piper.
Oui.

Monsieur Ball.
De l’intérieur du bâtiment ?

Monsieur Piper.
Oui.

Monsieur Ball.
Maintenant, cette déclaration que vous avez faite dans le service du shérif, je vous la montre—voici là une copie et est-ce votre signature ?

Monsieur Piper.
Oui ; c’est ma signature.

Monsieur Ball.
Nous la joindrons à votre déposition comme pièce à conviction A.
(Document répertorié par le rapporteur comme"Piper Pièce à conviction No. A," pour l’identification.)

Monsieur Ball.
Cette déposition sera retranscrite et vous pouvez revenir ici pour la relire et la signer, si vous le désirez.

Monsieur Piper.
D’accord.

Monsieur Ball.
Ou, vous pouvez surseoir à votre signature, c’est comme vous voulez. Avez-vous une préférence à propos du choix que vous allez plutôt faire ?

Monsieur Piper.
Eh bien, que doit-on faire---je n’ai pas réellement tout à fait compris ?

Monsieur Ball.
Vous pouvez opter pour l’une ou l’autre solution. Voyez-vous, nous allons retranscrire votre déposition--- cette jeune femme va la retranscrire et si vous désirez revenir pour la signer, vous pouvez revenir et la signer, ou bien vous n’avez pas besoin de la signer. Vous pouvez vous dispenser de votre signature et nous vous l’enverrons telle qu’elle sera retranscrite. C’est à vous de voir ce que vous voulez plutôt faire.

Monsieur Piper.
Eh bien, je peux la signer, mais je ne sais pas quand je suis supposé revenir pour la signer.

Monsieur Ball.
Eh bien, vous serez averti.

Monsieur Piper.
D’accord. C’est ce que je ferai.

Monsieur Ball.
D’accord, elle vous appellera et vous demandera de revenir pour la signer.

Monsieur Piper.
D’accord, je reviendrai et je la signerai.

Monsieur Ball.
D’accord, merci beaucoup.

Monsieur Piper.
Merci.

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Témoignage de Eddie Piper (reprise)

Le témoignage de Monsieur Eddie Piper a été recueilli à 16heures, le 14 mai, au Texas School Book Depository à Dallas Texas, par Monsieur Joseph A. Ball assistant conseil de la commission du président.

Monsieur Ball.
Vous comprenez maintenant que ceci est la poursuite de votre déposition et que vous êtes encore sous serment ?

Monsieur Piper.
Merci ; j’en suis conscient.

Monsieur Ball.
Votre déposition a été recueillie ?

Monsieur Piper.
Oui ; c’est exact.

Monsieur Ball.
Je vais juste vous poser quelques questions.

Monsieur Piper.
Bien sûr, c’est d’accord.

Monsieur Ball.
Vous nous avez dit qu’après les coups de feu vous vous étiez sorti de l’étage ?

Monsieur Piper.
C’est exact.

Monsieur Ball.
Et qui fut la première personne que vous ayez vu à l’étage près la fusillade ?

Monsieur Piper.
Monsieur Truly et un collègue---je ne sais pas réellement qui c’était ; comme je dis, c’était un collègue qui était avec Monsieur Truly.

Monsieur Ball.
Un collègue ; comment était-il habillé ?

Monsieur Piper.
Oh, je ne sais pas.

Monsieur Ball.
Etait-ce un officier ?

Monsieur Piper.
Oui ; je crois que c’était un officier.

Monsieur Ball.
Un officier de police ?

Monsieur Piper.
Oui ; un officier de police.

Monsieur Ball.
Portait-il un casque blanc ?

Monsieur Piper.
Non ; je ne pense pas. Je n’y ai pas prêté attention. J’étais déjà énervé par la fusillade ou par quelque chose quand il est entré en courant dans le bâtiment.

Monsieur Ball.
Et qu’a fait Truly et ce—collègue ?

Monsieur Piper.
Eh bien, Monsieur Truly et son collègue ont monté les marches. Il a juse crié à propos de l’ascenseur et j’ai dit, "Je ne sais pas où il est," et je me tenais encore là près de cette table et il a couru vers les marches de l’escalier avec cet officier de police—lui et un autre collègue et je me tenais là, les gens commençaient à accourir en masse tout autour—différentes personnes entraient, mais c’était un endroit d’où personne ne pouvait sortir.

Monsieur Ball.
Furent-ils les premiers à monter dans les escaliers ?

Monsieur Piper.
C’est exact.

Monsieur Ball.
Est-ce que quelqu’un était descendu par les escaliers avant qu’ils ne montent ?

Monsieur Piper.
Non, monsieur.

Monsieur Ball.
Ils ne furent pas les premiers à descendre ?

Monsieur Piper.
Oui ; et quand les ascenseurs sont descendus---je ne sais pas qui avait amené les ascenceurs en bas, mais je sais que personne n’est jamais descendu par les escaliers.

Monsieur Ball.
N’avez-vous jamais vu Vicki Adams descendre par les escaliers ?

Monsieur Piper.
Non, monsieur ; je ne sais rien à ce sujet, si elle a dit qu’elle l’avait fait, ce fut après que je sois allé là-bas et que j’ai marché vers la porte de derrière.

Monsieur Ball.
Vicki Adams est-elle descendue avant que Truly et l’homme ne montent par l’escalier ?

Monsieur Piper.
Non, monsieur, non, monsieur ; elle ne l’a pas fait.

Monsieur Ball.
Avez-vous à un moment quelconque après la fusillade laissé échapper Lee Oswald---avez-vous remarqué qu’il n’était pas dans le voisinage ?

Monsieur Piper.
Non, monsieur ; je ne l’ai pas remarqué jusqu’à la séance d’identification. Vous savez, je supposais que tout le monde était là.

Monsieur Ball.
Vous l’avez remarqué au moment de la séance d’identification, n’est-ce pas ?

Monsieur Piper.
Oui.

Monsieur Ball.
Racontez nous cela.

Monsieur Piper.
Je l’ai vraiment remarqué au moment de la séance d’identification.

Monsieur Ball..
Que voulez-vous dire par séance d’identification ?

Monsieur Piper.
Je veux dire, quand ils nous ont tous mis sur une rangée et qu’ils nous ont demandé de donner notre nom et notre adresse et de juste retourner chez nous.

Monsieur Ball.
Vous dites "ils" ; qui voulez-vous dire ?

Monsieur Piper.
Le détective---quel qu’il fut.

Monsieur Ball.
La police ?

Monsieur Piper.
Oui ; ils avaient complètement encerclé le bâtiment. Ils sont allés verrouiller les portes de derrière et de devant et ils nous ont demandé à tous de monter et ensuite d’aller chez nous, et je lui ai dit, j’ai dit, "Je dois aller au sous-sol pour aller chercher mes vêtements," et il a dit, "Vous pouvez descendre et récupérer vos vêtements et revenir ici, mais donnez-moi votre identité et dites-nous où vous demeurez," et tout le monde m’a entendu dire ceci, je suppose, et il nous a laissé sortir du bâtiment, un par un, et je suis sorti par la porte d’entrée.

Monsieur Ball.
Avez vous dit quelque chose à quelqu’un sur le fait de ne pas voir Oswald à cet endroit ?

Monsieur Piper.
Non, monsieur ; je ne l’ai pas dit, mais j’ai juste vu qu’il n’était pas dans la rangée—je ne l’ai pas dit à quelqu’un parce que je ne l’ai pas vu.

Monsieur Ball.
Dites-nous juste ce que vous avez remarqué ?

Monsieur Piper.
J’ai remarqué qu’il n’était pas dans la rangée.

Monsieur Ball.
Vous avez remarqué qu’il n’était pas dans la rangée ?

Monsieur Piper.
Oui.

Monsieur Ball.
Mais vous ne l’avez pas fait remarquer à quelqu’un ?

Monsieur Piper.
Non, monsieur ; je ne l’ai pas fait remarquer mais je sais qu’il ne se trouvait pas dans la rangée, et Charles---je ne sais s’il y était, car il était sorti pour déjeuner.

Monsieur Ball.
Charles Givens était-il là ?

Monsieur Piper.
Je ne me rappelle pas en train de le voir. Il était sorti pour aller déjeuner et je ne me souviens pas s’il était encore à l’extérieur du bâtiment ou non pas parce que moi-même j’étais en train de m’habiller pour sortir de là.

Monsieur Ball.
C’est tout.

Monsieur Piper.
Merci, Monsieur le Président.
 





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