REID Geraldine A.
Position : au 1er étage du TSBD

Avertissement : La traduction de ce témoignage est ma propriété exclusive. Il ne peut être reproduit totalement ou partiellement sans mon autorisation.


Monsieur Dulles
Madame Reid, le Président de la Cour suprême doit s’absenter pendant un moment et il s’en excuse auprès de vous.

Madame Reid.
Oui.

Monsieur Dulles
Ainsi je préside la Commission actuellement. Comme vous en avez été probablement informée, le but de l’audition ce matin est d’entendre le témoignage de l’officier de police Baker, le votre et celui de certains autres qui se trouvaient au voisinage du bâtiment du dépôt de livres scolaires du Texas au moment de l’assassinat du Président et nous vous demanderons de nous donner votre témoignage et tout autre chose que vous connaissez.
Veuillez vous mettre debout Madame Reid et lever la main droite.
Jurez-vous solennellement que le témoignage que vous allez faire devant cette Commission sera la vérité, toute la vérité et rien que la vérité, avec l’aide de Dieu ?

Madame Reid.
Oui.

Monsieur Dulles
Monsieur Belin conduira l’interrogatoire.

Monsieur Belin.
Nous nous sommes rencontrés le vendredi 20 mars à Dallas.

Madame Reid.
C’est exact.

Monsieur Belin.
Madame Reid, pouvez-vous décliner votre identité pour la Commission, s’il vous plaît ?

Madame Reid.
Madame Robert A. Reid.

Monsieur Belin.
Cà s’écrit R-e-i-d ?

Madame Reid.
R-e-i-d, c’est exact.

Monsieur Belin.
Où habitez-vous, Madame Reid ?

Madame Reid.
J’habite au 1914 Elmwood Boulevard, à Dallas, Texas.

Monsieur Belin.
Et vous êtes originaire de Dallas ?

Madame Reid.
Eh bien, j’y ai vécu un bon nombre d’années. Je suis née ailleurs dans une petite ville à l’extérieur de Dallas à Cereal au Texas.

Monsieur Belin.
Combien de temps avez-vous passé à l’école à Dallas ? Avez-vous fréquenté la high school ?

Madame Reid.
J’ai terminé mes études ici à la high school puis je me suis mariée et je suis allée à Waxahachie où j’ai vécu pendant 15 ans environ et je suis revenue ensuite à Dallas.

Monsieur Belin.
Avez-vous de la famille, Madame Reid ?

Madame Reid.
Vous voulez dire comme des sœurs ou voulez-vous parler de mes enfants ?

Monsieur Belin.
Eh bien, des enfants.

Madame Reid.
En tout, j’ai six sœurs et j’ai deux enfants et un petit enfant.

Monsieur Belin.
Vous avez un petit enfant ?

Madame Reid.
Et un mari et une famille.

Monsieur Belin.
Quel est votre emploi, Madame Reid ?

Madame Reid.
Je suis clerc en chef.

Monsieur Belin.
Pour quelle compagnie ?

Madame Reid.
Pour le Texas School Book Depository.

Monsieur Belin.
Depuis combien de temps travaillez-vous pour le Texas School Book Depository ?

Madame Reid.
J’y suis depuis 7 ans.

Monsieur Belin.
Avez-vous été clerc en chef durant tout ce temps ?

Madame Reid.
Non ; j’ai débuté dans le département de ce qu’ils appellent leur poste et j’étais subordonnée à un clerc en chef.

Monsieur Belin.
Madame. Reid, je vous ramène au 22 novembre 1963.

Madame Reid.
D’accord.

Monsieur Belin.
Où étiez-vous ce jour là, disons, pour commencer, aux alentours de midi ou quelque chose comme ça ?

Madame Reid.
Eh bien, à 12 heures je suis allée déjeuner et j’ai pris mon repas plutôt rapidement pour que je puisse aller en bas regarder le cortège.

Monsieur Belin.
Madame Reid, vous dites que vous avez pris votre déjeuner ?

Madame Reid.
Oui ; je l’ai fait.

Monsieur Belin.
A quel endroit avez-vous pris votre déjeuner ?

Madame Reid.
Dans notre cantine, dans la cantine.

Monsieur Belin.
Où est-ce ?

Madame Reid.
Eh bien

Monsieur Belin.
A quel étage ?

Madame Reid.
Au deuxième, au même étage que notre bureau.

Monsieur Belin.
Il se trouve au second étage ?

Madame Reid.
Oui, Monsieur.

Monsieur Belin.
Aviez-vous acheté votre repas ou l’aviez-vous apporté ?

Madame Reid.
Non ; j’avais amené mon repas.

Monsieur Belin.
Y avait-il quelqu’un dans la cantine quand vous étiez en train de manger votre repas ?

Madame Reid.
Oui.

Monsieur Belin.
Vous souvenez-vous de qui était là ?

Madame Reid.
Eh bien, les filles qui travaillaient sous mes ordres, les jeunes filles, par Dieu, c’est trop dur pour moi de me rappeler combien on était mais ceux qui généralement mangeaient là avec moi tous les jours.

Monsieur Belin.
Sur la pièce à conviction n° 497 de la Commission, figure cette pièce, cette cantine, celle qui est marquée ici "lunchroom" avec les chiffres 25 et 26 dessus ?

Madame Reid.
C’est exact.

Monsieur Belin.
Et c’est là où vous avez mangé ?

Madame Reid.
Oui.

Monsieur Belin.
En restant sur la pièce à conviction de la Commission n° 497, travaillez également au second étage ?

Madame Reid.
Oui.

Monsieur Belin.
Dans la zone marquée "espace cuisine," quelque part dans cette pièce ?

Madame Reid.
Là-bas.

Monsieur Belin.
Vous dites que vous travaillez près du monte-plats qui est indiqué ?

Madame Reid.
Mon bureau—

Monsieur Belin.
Votre bureau est près du monte-plats sur la pièce à conviction 497.

Monsieur Dulles
C’est le bureau qui se trouve là, n’est-ce pas ?

Monsieur Belin.
C’est le monte-plats.

Monsieur Dulles
Oh, oui.

Monsieur Belin.
Maintenant, Madame Reid, à quelle heure environ avez-vous terminé votre déjeuner ?

Madame Reid.
Eh bien, j’ai terminé, j’ai mangé mon repas rapidement, je ne regardais pas l’heure mais je voulais être sûre de sortir dans la rue à temps pour le cortège avant qu’il n’arrive, j’ai appelé mon mari qui travaille dans le bâtiment des Archives, ils avaient une radio dans leur bureau, ils étaient à l’écoute de la progression du cortège et il m’a dit qu’ils avaient environ 10 minutes de retard.
Mais je suis descendue plutôt en avance et je me suis tenue sur les marches.

Monsieur Dulles
Où votre mari travaillait-il ?

Madame Reid.
Il travaille dans le bâtiment des Archives.

Monsieur Belin.
Où est-il situé ?

Madame Reid.
Eh bien, il est du côté gauche, à un bloc en quelque sorte de notre bâtiment.

Monsieur Belin.
Le bâtiment des Archives a un de ses côtés qui donne sur Elm Street en partant de Houston vers Record Street ?

Madame Reid.
Oui.

Monsieur Belin.
Et je crois qu’il est, il doit donner, vers le côté Sud d’Elm street ?

Madame Reid.
Oui.

Monsieur Belin.
Est-ce correct ?

Madame Reid.
Oui.

Monsieur Belin.
D’accord. Savez-vous à quelle heure environ vous avez quitté la cantine, était-il 12 heures, 12 heures 15 ?

Madame Reid.
Aux alentours de 12 heures 30, je pense, quelque chose comme çà.

Monsieur Belin.
Bien. Quand vous avez quitté la cantine, êtes-vous partie avec les autres filles ?

Madame Reid.
Non. Les filles les plus jeunes étaient parties et je suis partie seule.

Monsieur Belin.
Etiez-vous la dernière personne présente dans la cantine ?

Madame Reid.
Non ; je ne pourrais pas dire ceci car je ne me souviens pas de cette partie parce que je suis sortie seule du bâtiment, je n’étais même pas avec quelqu’un, vous savez.

Monsieur Belin.
Y avait-il des messieurs dans la cantine quand vous en êtes sortie ?

Madame Reid.
Je ne peux pas le dire, je ne sais pas, je ne me rappelle pas de çà.

Monsieur Belin.
Bien.

Madame Reid.
Je ne me souviens pas de l’heure à laquelle ils sont partis.

Monsieur Belin.
Vous êtes sortie alors de la cantine ; tournez-vous vers la pièce à conviction nº 497, vous êtes sortie de la cantine par cette porte, qui devait être la porte Ouest et ensuite par la porte marquée nº 23 sur la pièce à conviction ici ou autrement êtes-vous allée en face ?

Madame Reid.
. Non ; je suis revenue en passant par le bureau.

Monsieur Belin.
Vous n’êtes pas passés par la porte nº 24 ?

Madame Reid.
Non ; je ne suis pas passée par là.

Monsieur Belin.
Vous êtes sortie en passant par cette première porte de la cantine ?

Madame Reid.
C’est exact.

Monsieur Belin.
Et ensuite vous avez tourné en prenant quel chemin ?

Madame Reid.
J’ai tourné en prenant ce chemin.

Monsieur Belin.
Vous avez tourné, à gauche et vous êtes passée par la porte de qui se trouve entre les nº 27 et 28 ?

Madame Reid.
C’est exact.

Monsieur Belin.
Sur la pièce à conviction 497, et vous êtes retournée dans votre service. Êtes-vous allée à votre bureau ?

Madame Reid.
Je suis sûre que je l’ai fait parce que habituellement je laisse mon sac à l’intérieur jusqu’à ce que je sois prête à partir et ensuite je le récupère.

Monsieur Belin.
Bien. Vous avez marché en direction du numéro vingt-neuf sur la pièce à conviction nº 497 ?

Madame Reid.
C’est exact.

Monsieur Belin.
Où êtes-vous allés ensuite ?

Madame Reid.
Je suis allée ici et j’ai récupéré ma veste et mon écharpe dans le vestibule.

Monsieur Belin.
Bien. Vous faite référence maintenant le vestibule sur la pièce à conviction nº 497 qui doit se situer du côté est du bâtiment ?

Madame Reid.
C’est exact.

Monsieur Belin.
Vers l’avant. Ensuite qu’avez-vous fait ?

Madame Reid.
Je suis sortie par cette porte.

Monsieur Belin.
Vous êtes, vous êtes sortie par la porte qui porte le numéro 200 sur la pièce à conviction 497, est-ce correct ?

Madame Reid.
C’est exact.

Monsieur Belin.
Qu’avez-vous fait ?

Madame Reid.
J’ai pris l’ascenseur.

Monsieur Belin.
Maintenant, il y a un ascenseur le long des murs est qui se prolonge en direction de l’avant du bâtiment, est-ce correct ?

Madame Reid.
C’est exact.

Monsieur Belin.
Est un ascenseur pour le fret ou pour le personnel ?

Madame Reid.
C’est un ascenseur pour le personnel.

Monsieur Belin.
Savez-vous jusqu’où va cet ascenseur ou jusqu’à quelle hauteur ?

Madame Reid.
Il va jusqu’au quatrième étage.

Monsieur Belin.
Au quatrième étage. Vous avez pris l’ascenseur au deuxième étage ?

Madame Reid.
C’est exact.

Monsieur Belin.
Ensuite qu’avez-vous fait ?

Madame Reid.
Je suis descendue au premier étage.

Monsieur Belin.
Vous êtes arrivée alors au premier étage.

Madame Reid.
Je suis sortie par la porte d’entrée de notre bâtiment.

Monsieur Belin.
Vous êtes sortie par la porte d’entrée.

Madame Reid.
Je suis restée sur les marches pendant quelques minutes.

Monsieur Belin.
Bien.

Madame Reid.
Puis-je continuer ?

Monsieur Belin.
Oui.

Madame Reid.
Jusqu’à ce que le cortège ne fasse le tour de l’angle de Main et de Houston j’ai marché dans la rue de façon à me rapprocher des gens, et j’ai marché et je me trouvais à côté de Monsieur Truly and Monsieur Campbell.

Monsieur Belin.
Bien. Ceci se passait en face des marches, Mme ?

Madame Reid.
Eh bien, non ; je vais quitter directement par l’entrée mais je me trouvais un petit peu plus près de la rue que des marches

Monsieur Belin.
Vous étiez en fait dans la rue au moment où le défilé est passé ?

Madame Reid.
Oui ; c’est exact. Il y a là une partie dans nos rues où on va ici et là et la trajectoire du défilé était celle-ci ; et je me trouvais juste sur le rebord du trottoir.

Monsieur Belin.
Eh bien reportons nous à la pièce à conviction conviction 361, au sommet de la pièce à conviction 361, le sommet de la pièce à conviction 361 fait face au sud et est Houston Street et voici le bâtiment du dépôts de livres scolaires que je suis en train de pointer .

Madame Reid.
Vous m’avez fait faire le tour.

Monsieur Belin.
Le cortège arrivait le long de Houston.

Madame Reid.
Je me tenais ici, ici.

Monsieur Belin.
Vous vous teniez légèrement au nord de ce point marqué « B » sur la pièce à conviction nº 361.

Madame Reid.
C’est exact.

Monsieur Belin.
Et vous deviez être directement en face de l’entrée principale du dépôt de livres scolaires, est-ce correct ?

Madame Reid.
C’est exact.

Monsieur Belin.
Maintenant, à propos de "B" je me réfère à la pièce à conviction 361, je me réfère à la marque "B" faite au stylo à encre qui se trouve directement à l’est de ce que j’appellerais les feux lumineux de signalisation sur ce bout de terre alors que Elm poursuit sa route là vers ce parking. Bon, qu’avez-vous vu ?

Madame Reid.
Vous voulez dire quand je me trouvais là ?

Monsieur Belin.
Qu’avez-vous vu, entendu et fait ?

Madame Reid.
Eh bien, j’étais naturellement en train de regarder la voiture du président arriver. Je le regardais et j’étais très anxieuse de voir Mme Kennedy, je la regardais et j’étais sur le point de voir comment elle était habillée ce qu’elle portait était très attirant et elle portait la main à sa toque qu’elle maintenait car le vent soufflait légèrement, ils sont arrivés alors de ma droite et c’est tout à propos de la parade, je veux dire en ce qui les concerne. J’ai vu M. Johnson, et c’est tout. Je ne peux pas vous en dire plus un à propos de la parade parce que après les coups de feu je ne sais rien à ce propos .

Monsieur Belin
Qu’avez-vous vu, entendu et fait après ça ?

Madame Reid
Eh bien, quand j’ai entendu—j’ai entendu trois coups de feu.

Monsieur Belin
Vous avez entendu trois coups de feu ?

Madame Reid
Et je me suis tournée vers Monsieur Campbell et je lui ai dit, "Oh, mon Dieu, je crains qu’ils proviennent de notre bâtiment," car cela semblait provenir directement de dessus ma tête, j’ai regardé alors les fenêtres au-dessus et j’ai vu là trois hommes de couleurs, je n’en ai reconnu qu’un seul car je ne connaissais pas assez bien le reste d’entre eux.

Monsieur Belin
Lequel connaissiez-vous ?

Madame Reid
James Jarman.

Monsieur Belin
Vous avez reconnu James Jarman ?

Madame Reid
Oui ; parce que j’avais eu à traiter quelques affaires avec lui dans le travail. Je n’aurais pas pu vous parler des deux autres du tout parce que je ne les connaissais pas.

Monsieur Belin
Vous souvenez-vous de l’étage où vous les avez vu ?

Madame Reid
Eh bien, je ne regardais pas exactement l’étage, je ne sais pas, je dirais à quelques étages vers le haut. Je veux dire plusieurs, de toute manière. Je ne sais pas exactement.

Monsieur Belin
Vous ne vous rappelez pas de quel étage il s’agissait.

Madame Reid
Je ne pourrais pas vous le dire parce que, vous savez, je n’ai pas compté les étages et je ne les ai pas compté eux et j’ai déclaré "Oh, j’espère qu’il ne pense pas qu’un de nos garçons ait fait ceci" et je n’avais aucun sentiment de cette nature. J’ai fait le tour et suis retourné dans le bâtiment.

Monsieur Belin
D’accord. Maintenant, laissez-moi vous demander ceci.

Madame Reid
D’accord.

Monsieur Belin
Avant que vous vous en retourniez et n’entriez à nouveau, avez-vous--- Monsieur Campbell vous a t-il dit quelque chose ?

Madame Reid
Il a dit, "Oh, Madame Reid, non, çà vient de cet endroit en bas, de l’aire gazonnée," et ce fut la dernière chose qu’il m’ait dit.

Monsieur Belin
D’accord. Quand il a dit "cet endroit" quelle direction désignait-il ?

Madame Reid
Eh bien, j’espère retrouver mon sens de l’orientation. Dans la direction ou le cortège se dirigeait, au fond de cette direction.

Monsieur Belin
Maintenant, avez-vous regardé autour de vous après les coups de feu et remarqué ce que les gens ont fait ?

Madame Reid
Eh bien, c’était une telle confusion. J’ai vu des gens commencer à tomber par terre et la chose qui m’a traversé l’esprit, mon Dieu je dois sortir de cette ligne de tir, ils vont en tirer d’autres. Et ne me demandez pas pourquoi je suis allée à l’intérieur du bâtiment parce que je ne le sais pas.

Monsieur Belin
Avez-vous vu autre chose que des gens courir ou en train de faire quelque chose d’autre ?

Madame Reid
Non ; parce que j’ai couru à l’intérieur du bâtiment. Je ne me rappelle pas en train de voir quelqu’un à l’intérieur du hall. J’ai couru en haut dans mon bureau.

Monsieur Belin
D’accord.

Monsieur Dulles
Juste une seconde à cet instant. Combien de temps après le troisième coup de feu avez-vous couru à l’intérieur du bâtiment ?

Monsieur Belin
Mr. Dulles, nous avons fait une reconstitution de cette séquence vendredi et j’y viendrais plus tard aussitôt que j’aurai reconstitué tout d’abord la chronologie des évènements.

Monsieur Dulles
Bien.

Monsieur Belin
Vous êtes entrée dans le bâtiment dans le hall principal ?

Madame Reid
Oui ; je l’ai fait.

Monsieur Belin
Avez-vous pris l’ascenseur ou les escaliers ?

Madame Reid
Non ; je suis montée par les escaliers.

Monsieur Belin
Etait-ce les escaliers de devant ou de derrière ?

Madame Reid
Non ; les escaliers de devant.

Monsieur Belin
D’accord. Vous êtes montée par les escaliers et ensuite qu’avez-vous fait ?

Madame Reid
Je suis allée dans mon bureau.

Monsieur Belin
Vous êtes entrée dans votre bureau ?

Madame Reid
Oui.

Monsieur Belin
Et qu’avez-vous fait ensuite ?

Madame Reid.
Eh bien, j’ai continué à marcher et regardé vers le haut et Oswald arrivait par la porte de derrière du bureau. Je l’ai rencontré au moment où j’avais dépassé mon bureau de plusieurs pieds et je lui ai dit, j’ai dit "Oh, on a tiré sur le Président, mais peut-être ne l’ont-ils pas atteint." Il m ‘a marmonné quelque chose, j’ai continué à marcher, il a fait de même. Je n’ai pas fait attention à ce qu’il a dit car je ne pensais pas du tout qu’il avait un quelconque rapport avec ceci parce qu’il était très calme. Il avait un coca qu’il tenait dans sa main et je suppose que la raison qui m’a frappé de le voir à cet endroit c’est qu’il était étrange qu’un des garçons de l’entrepôt soit en haut dans le bureau à cet instant, mais pas qu’il ait fait quelque chose de mal. La seule fois que je l’avais vu dans le bureau c’était pour venir chercher de la monnaie et comme il avait déjà son coca il ne venait donc pas pour de la monnaie et je ne m’en suis plus occupé. Je n’ai pensé à rien d’autre.

Monsieur Belin.
Quand vous l’avez vu, je crois que vous avez dit que vous l’avez d’abord vu au moment où il a franchi la porte ?

Madame Reid.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
En se rapportant à la pièce à conviction n° 497, de quelle porte s’agissait-il là où vous l’avez d’abord vu ?

Madame Reid.
Juste ici.

Monsieur Belin.
Vous pointez en direction de la porte qui se situe entre les chiffres 27 et 28 ?

Madame Reid.
C’est exact.

Monsieur Belin.
Sur la pièce à conviction n°497 ?

Madame Reid.
C’est exact.

Monsieur Belin.
Où étiez-vous quand vous l’avez vu à cette porte ?

Madame Reid.
j’arrivais juste de cet endroit, ici.

Monsieur Belin.
vous êtes en train de pointer là en direction de quel chiffre ?

Madame Reid.
Eh bien, du nº 29.

Monsieur Belin.
Le 29. Et où étiez-vous alors environ quand vous l’avez croisé ou avez eu cet échange ?

Madame Reid.
Droit le long ici. J’avais dépassé mon bureau.

Monsieur Belin.
Pourquoi ne mettez-vous pas vous un "X" sur la pièce à conviction n°496 pour indiquer l’endroit où vous étiez quand vous avez pensé que vous l’avez croisé.

Madame Reid.
Ici.

Monsieur Belin.
Je me demande si vous ne devriez pas mettre le "R" initial que nous mettrons pour Mme Reid.

Madame Reid.
Bien.

Monsieur Belin.
Aux alentours de "X" et c’est là où vous étiez quand vous l’avez dépassé.
Le 20 mars 20 vous et moi nous sommes rencontrés pour la première fois, n’est-ce pas, Mme Reid ?

Madame Reid.
C’est exact.

Monsieur Belin.
Nous nous sommes assis et je vous ai demandé de me dire ce qui s’était produit et, vous m’avez rapporté les évènements. Est-ce que j’ai continué à vous interroger ou m’avez-vous dit ce qui s’était produit ?

Madame Reid.
Bien, je vous ai plus ou moins dit ce qui s’était produit.

Monsieur Belin.
Bien. Ensuite nous sommes sortis dans la rue, n’est-ce pas, devant le bâtiment, avec un chronomètre, vous rappelez-vous de ça ?

Madame Reid.
Oui ; certainement. Il faisait un peu frais.

Monsieur Belin.
Il faisait un peu frais et il y avait un peu de vent.

Madame Reid.
Oui ; c’est vrai ; oui.

Monsieur Belin.
Et à Dallas, nous avons déclenché le chronomètre à partir du moment où le dernier coup de feu a été tiré, est-ce correct ?

Madame Reid.
C’est exact.

Monsieur Belin.
Et vous êtes alors repassée par vos actions, ce qui vous avez vu, vos conversations que vous avez eues, et vos actions en allant de nouveau dans le bâtiment et jusqu’au point où vous avez vu Lee Harvey Oswald ?

Madame Reid.
C’est exact.

Monsieur Belin.
Vous rappelez-vous combien de temps cela vous a pris chronomètre en main ?

Madame Reid.
Approximativement 2 minutes.

Monsieur Dulles.
Je ne vous ai pas entendu.

Madame Reid.
Deux minutes.

Monsieur Belin.
Du dernier coup de feu tiré jusqu’au moment où vous et Oswald vous êtes croisés ?

Madame Reid.
Oui ; Je pense que c’est ce que avons chronométré.

Monsieur Belin.
Quand vous - vous m’avez vu démarrer le chronomètre et vous m’a vu l’arrêter à cet endroit, d’accord ?

Madame Reid.
Oui.

Monsieur Belin.
Quand vous vous êtes rencontrés dans la cantine —

Madame Reid.
Je ne l’ai pas rencontré dans la cantine.

Monsieur Belin.
Pardonnez-moi, quand vous vous êtes rencontrés dans le bureau, dans quelle direction alliez-vous, quand on regarde la pièce à conviction n°497, puisque vous l’avez sous les yeux, dans quelle direction alliez-vous vers la gauche ou vers la droite ?

Madame Reid.
Vous voulez dire quand je suis venu dans le bureau ? J’ai tourné à l’intérieur et je me suis dirigé vers ma gauche.

Monsieur Belin.
C’est à dire dans une direction vers l’ouest est-ce bien çà ?

Madame Reid.
Oui.

Monsieur Belin.
Dans quelle direction Oswald marchait-il ?

Madame Reid.
Il allait vers l’est.

Monsieur Belin.
L’avez-vous vu réellement marcher à travers ou en train d’arriver là par la porte ?

Madame Reid.
Il avait juste atteint la porte, il entrait à l’intérieur au moment où j’ai jeté un coup d’œil vers le haut.

Monsieur Belin.
Il entrait à l’intérieur au moment où vous jetiez un coup d’œil vers le haut ?

Madame Reid.
Oui.

Monsieur Belin.
N’avez-vous jamais - vous avez dit, je le dirais de cette façon, aviez-vous déjà vu auparavant Oswald dans ce bureau indépendamment de la période de la paye ?

Madame Reid.
Bien, une autre fois il est entré, il pourrait être entré alors dans le but d’obtenir de la monnaie mais je ne l’ai pas vu monter là, et il a fait une remarque à une des filles là derrière et elle a dit, "Eh bien, il est vraiment calme", et j’ai dit, "Que vous a t-il dit" Et elle a dit, "j’ai un bébé," et il s’est arrêté et j’ai dit, ", il est très calme car il vient d’avoir un nouveau bébé," et en dehors de cela je ne me rappelle pas le voir autrement que pour entrer pour obtenir de la monnaie.

Monsieur Belin.
Que diriez-vous des autres hommes dans l’entrepôt, avaient-ils l’occasion d’entrer à l’intérieur de cet espace de bureau ?

Madame Reid.
De temps en temps ils montent pour avoir de la monnaie.

Monsieur Belin.
Hormis pour avoir de la monnaie ou être payé ?

Madame Reid.
Non ; très rarement à moins qu’ils soient envoyés en haut pour obtenir quelque chose. Je veux dire qu’ils n’entrent pas là et n’errent pas autour. C’est juste pour affaire pour ce qui les concerne.
Maintenant, je l’ai vu dans la cantine plusieurs fois auparavant mangeant son déjeuner mais je ne connaissais même pas son nom.

Monsieur Belin.
Connaissiez-vous son nom le jour où vous l’avez vu ?

Madame Reid.
Non ; Je ne le connaissais pas . Quand j’ai vu sa photo je ne connaissais toujours pas son nom jusqu’à ce qu’ils nous aient indiqué qui il était.

Monsieur Belin.
Comment saviez vous que la personne que vous aviez vue au deuxième étage était Lee Harvey Oswald ?

Madame Reid.
Simplement parce qu’elle lui ressemblait.

Monsieur Belin.
Vous voulez dire la photo avec le nom de Lee Harvey Oswald ?

Madame Reid.
Oh, oui.

Monsieur Belin.
Mais vous l’aviez vu dans le bâtiment ?

Madame Reid.
Autrement que ce jour, bien sûr.

Monsieur Belin.
Vous rappelez-vous quels vêtements il portait quand vous l’avez vu ?

Madame Reid.
Ce qu’il portait, il portait un t-shirt blanc et un certain genre de pantalons de lavage. Quelle couleur je ne pourrais pas vous le dire.

Monsieur Belin.
Je vais vous remettre ce qui a été répertorié comme pièce à conviction de la Commission, n°157 pour la première et puis 158, et je vous demanderai si l’un ou l’autre ou tous les deux ressemblent à ce qui pourraient avoir été les pantalons que vous lui avez vu porter ou pouvez-vous le dire ?

Madame Reid.
Je ne pourrais pas être affirmative à ce sujet. Je dirais plutôt non, parce que simplement, je ne peux pas.

Monsieur Belin.
Vous rappelez-vous s’il portait une chemise ou une veste par-dessus son t-shirt ?

Madame Reid.
Il n’en avait pas . Il n’avait aucune veste par-dessus.

Monsieur Belin.
Avez-vous jamais vu quelqu’un qui travaille au dépôt de livres portant un genre de chemise ou de veste semblable à la pièce à conviction n°150 ou le savez-vous ?

Madame Reid.
Non ; je sais pas . Je n’en ai jamais vu, pour autant que je sache je n’ai jamais vu cette chemise. On m’a questionné sur cette chemise auparavant, je l’ai vue une fois auparavant mais pas depuis que tout ceci s’est produit.

Monsieur Belin.
Bien. Mme Reid, si une personne était dans la cantine avec un coke au deuxième étage, et souhaitait ensuite atteindre l’escalier ou l’ascenseur avant, était-ce le seul chemin pour s’y rendre ou y en avait-il plus d’un ?

Madame Reid.
Oui ; il pouvait soit faire le tour de ce vestibule, ou aller à l’arrière ici dans ce vestibule ou il pouvait passer par notre bureau ou —

Monsieur Belin.
Bien.
Je me demande si dans le premier vestibule vous ne pourriez pas marquer l’itinéraire 1 là tel que nous l’avons sur la pièce à conviction n° 496.

Madame Reid.
Cà vous va ?

Monsieur Belin.
C’est très bien.

Madame Reid.
Vous avez dit l’escalier avant, aussi ?

Monsieur Belin.
C’est l’escalier avant. Vous avez mis un numéro 1, je vais mettre "R-l".

Madame Reid.
Bien.

Monsieur Belin.
Et c’est le seul vestibule pour descendre et sortir de la cantine pour atteindre l’escalier avant ?

Madame Reid.
C’est exact.

Monsieur Belin.
Maintenant, y aurait-il une autre manière d’y arriver ?

Madame Reid.
On peut venir par le bureau.

Monsieur Belin.
Vous pourriez venir par le bureau ?

Madame Reid.
Oui.

Monsieur Belin.
Ce qui est la manière dont Lee Harvey Oswald marchait ?

Madame Reid.
C’est exact.

Monsieur Belin.
Y aurait-il un chemin plus rapide que l’autre ou pas ?

Madame Reid.
Il ne pourrait pas y en avoir un beaucoup plus rapide parce que c’est ici pratiquement la même distance ici et là et vous avez ce vestibule à cet endroit.

Monsieur Belin.
Ainsi, soit par "R-1" ou par le bureau marqué 29 serait approximativement identique ?

Madame Reid.
Oui.

Monsieur Belin.
Maintenant, l’endroit où avez-vous vu Lee Harvey Oswald se trouve ici , une sorte de voie à travers cet endroit sans aucune obstruction par des bureaux ?

Madame Reid.
Oui ; il y a, une sorte d’un passage.

Monsieur Belin.
Vous êtes passée par le point que vous avez identifié par un "X" ?

Madame Reid.
Oui.

Monsieur Belin.
Est-ce que c’est correct ?

Madame Reid.
Oui.

Monsieur Belin.
Avec un "R" et "X" pour lui ?

Madame Reid.
Oui.

Monsieur Belin.
Lee Harvey Oswald a t-il marché après vous ?

Madame Reid.
Oui ; il a continué .

Monsieur Belin.
Il a continué à marcher dans la même direction ?

Madame Reid.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Jusqu’où l’avez-vous vu aller ?

Madame Reid.
Je ne me suis pas retournée pour regarder. Il a continué directement, il n’a pas dépassé la porte arrière parce que je faisais face à cette direction. Ce qui il a fait après cela ---

Monsieur Belin.
Mais vous savez qu’il n’est pas sorti par la même porte de arrière par laquelle il était entré ?

Madame Reid.
Non ; il ne l’a pas fait .

Monsieur Belin.
Savez-vous s’il est entré ou non dans la salle de conférence ?

Madame Reid.
Bien, je ne penses pas qu’il l’ai fait parce que cette porte était verrouillée de l’extérieur et que je l’ai ouverte moi-même pour le policier.

Monsieur Belin.
Bien, mettons une flèche ici sur la porte que vous avez dit qui étiait verrouillée, et nous mettrons- veuillez mettre le mot "verrouillé" là à l’intérieur, s’il vous plaît ?

Madame Reid.
D’accord.

Monsieur Dulles.
De quel côté était-elle fermée à clef ou avez-vous enlevé la clef, était elle fermée à clef de sorte que vous—

Madame Reid.
J’y allais à l’intérieur de cette façon. Je n’allais pas de l’intérieur de notre bureau dans la salle de conférence.

Monsieur Dulles.
Et vous fermiez cette porte ?

Madame Reid.
Oui. On m’a demandé d’entrer là avec le policier dans la salle de conférence.

Monsieur Dulles.
Avez-vous pris la clef ?

Madame Reid.
Oui, monsieur ; oui, je l’ai récupérée auprés de M. Williams.

Monsieur Dulles.
Non ; Je veux dire après que vous ayez fermé la porte vous laissiez la clef dans la serrure ?

Madame Reid.
Non.

Monsieur Belin.
Ce que je veux savoir Madame Reid, c’est ceci. Quand vous êtes revenue vers le haut dans le bâtiment après le tir et que vous soyez allée dans la salle de conférence, à ce moment-là la porte que vous avez marquée "fermée à clef," était-elle verrouillée à cet instant quand vous êtes entrée ?

Madame Reid.
Oui, monsieur ; elle l’était -elle était verrouillée quand j’y suis allée, je dirai cela.

Monsieur Belin.
Laissez-moi vous demander ceci. Aviez-vous été celle qui l’avait fermée à clef avant ou vous ne le savez pas ?

Madame Reid.
Ah, non, je ne pourrais pas dire cela parce que trop de gens ont utilisé la salle de conférence. Je n’aurais aucun moyen de savoir qui l’a fermée à clef ou si elle avait été laissée dévérouillée. Le portier la ferme à clef le soir.

Monsieur Belin.
Bien.
Si on verrouille cette porte avec une clef, fermez-vous la porte de l’intérieur de la salle de conférence ?

Madame Reid.
De l’une ou l’autre manière.

Monsieur Belin.
Ou de l’extérieur, de l’une ou l’autre façon ?

Madame Reid.
De l’une ou l’autre manière.

Monsieur Belin.
Qui a la garde de la clef ?

Madame Reid.
Je l’ai récupéré dans le bureau de M. Williams, parce que c’est là où je l’ai récupéré, et ensuite le portier en a une. Je ne pourrais pas dire. Ils ont tous les clefs.

Monsieur Belin.
Quand l’avez-vous récupérée pour ouvrir la porte ?

Madame Reid.
Bien, avant que le policier ne soit arrivé et ait commencé à fouiller notre étage. Je ne peux pas me rappeler si je l’avais rencontré dans le salon d’abord parce qu’ils m’ont demandé d’entrer là avec lui, dans le salon des dames, ou s’ils sont entrés là parce qu’il y a ici un stand que M. Cason utilise quand nous avons une conférence, et il l’avait repoussé en arrière parce qu’il aurait été humainement possible qu’ une personne entre par là, mais il était vers le haut contre le mur et il n’y avait personne à cet endroit.

Monsieur Belin.
Etait-ce plus ou moins de 5 minutes après vous soyez revenue dans le bâtiment que vous avez ouvert le salon ?

Madame Reid.
C’est au moment où vous me trouvez pendant tout ce temps parce que je ne regardais ma montre ce jour là.

Monsieur Belin.
C’est juste.

Madame Reid.
Le temps ne signifiait vraiment rien pour nous parce qu’ils, les officiers de police, sont juste entrés, nous sont tombés dessus et ont commencé à nous poser tant de questions.

Monsieur Belin.
Quand vous étiez au point "RX" et en train de vous déplaçer, si quelqu’un avait marché dans la salle de conférence l’auriez-vous entendu d’une façon ou d’une autre ?

Madame Reid.
J’aurai pu l’avoir entendu ouvrir la porte.

Monsieur Belin.
Vous auriez pu les entendre ouvrir la porte. Pendant le temps, la période où vous étiez là et pendant laquelle vous avez vu Lee Harvey Oswald, avez-vous entendu quelqu’un ouvrir la porte de la salle de conférence ?

Madame Reid.
Je ne m’en rappelle pas.

Monsieur Belin.
Selon votre meilleur jugement, si Lee Harvey Oswald n’est pas entré dans la salle de conférence et n’est pas retourné à la porte entourée entre le numéros 27 et 28, comment serait-il sorti du bureau ?

Madame Reid.
Tout droit à l’extérieur de cette porte en bas de cet escalier et à l’extérieur de la porte de devant.

Monsieur Belin.
Vous dites bien en bas du vestibule dans la direction vers laquelle pointe la flèche présente sur le numéro 29 se dirige ?

Madame Reid.
C’est exact.

Monsieur Belin.
Vers le bas à travers le hall et vers le bas à travers l’escalier de devant.
Avez-vous jamais parlé à n’importe qui ait vu Lee Harvey Oswald quitter le bâtiment ?

Madame Reid.
Non.

Monsieur Belin.
Savez-vous, à votre propre connaissance, comment il est sorti du bâtiment ?

Madame Reid.
Non ; je ne sais pas , je ne sais pas . Je n’en ai aucune idée.

Monsieur Belin.
Mme Reid, avez-vous noté si l’homme que vous avez vu entrer à l’intérieur du deuxième étage et que vous identifiez maintenant comme Lee Harvey Oswald portait dans les bras autre chose qu’un coke ?

Madame Reid.
Non.

Monsieur Belin.
Le coke était-il plein ou vide ?

Madame Reid.
Il était plein.

Monsieur Belin.
Il était plein.
Y a t-il toute autre chose que vous ayez noté à son sujet ?

Madame Reid.
Non.

Monsieur Belin.
Quelque chose à propos de l’expression de son visage ?

Madame Reid.
Non ; juste calme.

Monsieur Belin.
Quelque chose environ si ses vêtements étaient propres ou sales ?

Madame Reid.
Bien, ils étaient propres.

Monsieur Belin.
Quelque chose à propos de ses cheveux, étaient-ils peignés ou en désordre ?

Madame Reid.
Non ; rien. Il n’y avait rien d’inhabituel.

Monsieur Belin.
Vous dites qu’il a marmonné quelque chose ?

Madame Reid.
Oui.

Monsieur Belin.
Pourriez-vous même vous rappeler d’un mot qu’il a marmonné ?

Madame Reid.
Je ne pourrais pas parce qu’il a continué à se déplacer et moi aussi, et je n’étais simplement pas intéressé par ce qu’il disait, c’était juste dans le feu de l’action et je n’ai même pas dit, "Qu’avez-vous dit ?" parce que je n’étais pas intéressée.

Monsieur Dulles.
Se déplaçait-il rapidement ?

Madame Reid.
Non ; parce qu’il se déplaçait à un rythme très lent, je ne l’ai jamais vu se déplacer rapidement à aucun moment.

Monsieur Belin.
Il se déplaçait juste à son allure normale ?

Madame Reid.
Oui.

Monsieur Belin.
Vous rappelez-vous s’il portait des bijoux comme une montre ou un bracelet ou un anneau ou quelque chose ?

Madame Reid.
Non ; Je ne me rappelle pas de çà.

Monsieur Belin.
Mme Reid, avez-vous jamais un contact personnel avec Lee Harvey Oswald au sujet de choses telles que son chèque de règlement ou n’importe quoi de ce genre ?

Madame Reid.
Non ; je n’en ai pas eu.

Monsieur Belin.
Vous rappelez-vous dans quelle main il portait son coke ?

Madame Reid.
Oui.

Monsieur Belin.
Dans quelle main ?

Madame Reid.
Dans sa main droite.

Monsieur Belin.
Mme Reid, nous vous remercions beaucoup.

Monsieur Dulles.
Juste un moment.

Monsieur Belin.
Pardonnez-moi, avez-vous une question, monsieur ?

Monsieur Dulles.
Combien de fois pensez-vous avoir vu M. Oswald pendant la période où il a été employé ?

Madame Reid.
Mon Dieu.

Monsieur Dulles.
Grosso modo.

Madame Reid
Ce pourrait avoir été —

Monsieur Dulles
Cinq fois, 10 fois ?

Madame Reid
Je dirais cinq fois. Parfois je descendais au bureau de M. Truly pour quelques affaires. Je le voyais à travers l’étage, mais il ne vous prêtait aucune attention et il y eut des périodes, quelques fois, où il prenait le déjeuner là en haut mais il n’a jamais parlé à qui que ce soit.

Monsieur Dulles
Il n’a jamais parlé à quiconque ?

Madame Reid
Et il lisait habituellement, j’ai noté cela.

Monsieur Dulles
A-t-il semblé repousser des tentatives de conversations ordinaires ou n’avez-vous pas essayé cela ?

Madame Reid
Je n’ai jamais essayé, non jamais.

Monsieur Dulles
Vous n’avez jamais essayé.

Madame Reid
Il semblait être intéressé par ce qu’il faisait, je n’ai jamais vu quiconque en train de lui parler à la cantine autant que je peux m’en rappeler, à aucun moment.

Monsieur Dulles
Qui dans l’organisation pour autant que vous le sachiez se serait occupé de ses chèques de règlement ?

Madame Reid
Monsieur Campbell.

Monsieur Dulles
Campbell se serait occupé de ses chèques de règlement.

Madame Reid
Il les établit et les envoie alors à M. Truly qui j’en suis sûre les distribuent à ses employés.

Monsieur Belin
Deux questions, Mme Reid.

Madame Reid
D’accord.

Monsieur Belin
Quand nous avons reconstitué vos actions vendredi, le 20 mars, et que vous avez dit que celà vous avez pris environ 2 minutes, diriez-vous qu’il s’agissait d’une durée maximale ou minimale ?

Madame Reid
Bien, ce n’était pas moins que cà j’en suis sûre parce qu’un temps de 2 minutes —

Monsieur Belin
Une sorte de course ?

Madame Reid
Oui, nous avons couru, à trois reprises.

Monsieur Belin
A trois reprises.

Madame Reid
Je me rappelle de çà.

Monsieur Belin
Et nous soufflions et haletions à la fois ?

Madame Reid
Oui, nous l’étions. Je sais que c’était ce jour là, je pense.

Monsieur Belin
Mme Reid, depuis la tragédie du 22 novembre, y a-t-il eu des discussions que vous avez entendues parmi tous les employés qui pourraient se rapporter au caractère ou aux habitudes personnelles de Lee Harvey Oswald ?

Madame Reid
La seule chose que j’ai entendue dire de quelqu’un c’était qu’il ne parlait jamais à personne, il s’occupait toujours de ses affaires, c’est la seule chose j’ai entendue dire par les employés.

Monsieur Belin
Avez-vous jamais entendu n’importe qui indiquer qu’il pourrait avoir été amical avec au moins un autre employé ?

Madame Reid
Non ; Je ne l’ai pas entendu.

Monsieur Dulles
Les employés ont-ils parlé de lui entre eux ?

Madame Reid
Vous voulez dire avant ceci ?

Monsieur Dulles
Antérieurement, pendant la période où il a été employé là ?

Madame Reid
Non.

Monsieur Dulles
Au dépôt de livres ?

Madame Reid
Je ne l’ai jamais entendu.

Monsieur Dulles
Ils n’ont pas parlé de lui en votre présence, les employés de bureau ?

Madame Reid
Bien, les employés du bureau et les employés de l’entrepôt ne sont pas en rapport. Nous leur parlons, naturellement certains d’eux sont là depuis longtemps.

Monsieur Dulles
Etait-ce votre habitude de déjeuner dans la cantine au deuxième étage ?

Madame Reid
Oui, c’est le cas ; chaque jour.

Monsieur Dulles
Vous rappelez-vous si c’était l’habitude de Lee Harvey Oswald ou combien de fois probablement vous l’avez vu là au déjeuner avec vous et les autres ?

Madame Reid
Vous voulez dire s’il montait chaque jour ? Non, il ne le faisait pas.

Monsieur Dulles
Penseriez-vous qu’il y montait la moitié des jours ou pourriez-vous donner une indication — la moitié des jours ouvrables ?

Madame Reid
Non ; Je ne dirais pas qu’il venait aussi souvent. Je ne peux pas me rappeler le voir là autrement que trois fois. Comme il s’asseyait là, ne disait rien et lisait, nous nous sommes souvent demandés ce dont nous avions discuté devant lui parce que nous avons tous une conversation générale chaque jour à midi mais je ne sais pas ce que nous aurions dit qui l’aurait intéressé.
Mais vous vous demandiez s’il écoutait ce que nous disions, je ne sais pas s’il entendait quoique ce soit mais il a pu avoir entendu ce que nous étions en train de dire.

Monsieur Dulles
Naturellement, vous saviez que Lee Harvey Oswald était un employé du dépôt de livres scolaires ?

Madame Reid
Vous voulez dire par son nom avant que ceci ne se soit produit ?

Monsieur Dulles
Que l’individu que vous su plus tard être Oswald était un des employés du dépôt de livres scolaires ?

Madame Reid
Oui, parce que je l’avais vu travailler dans le bâtiment.

Monsieur Dulles
Oui. Attorney Général Carr, avez-vous des questions ?

Monsieur Carr
Mme Reid, avez-vous eu l’occasion de rendre visite à n’importe lequel des proches d’Oswald, son épouse ou sa mère ?

Madame Reid
Non.

Monsieur Carr
Se sont-ils rendus là depuis cette date pour visiter les lieux ?

Madame Reid
Sa mère y a été mais je ne l’ai pas vue. Elle n’est pas allée au delà du premier étage que je sache, mais je ne l’ai jamais vue autrement que sur ces images.

Monsieur Dulles
Est-il habituel pour les employés du dépôt que des amis leur rendent visite pendant les heures de bureau ou était-ce une pratique peu commune ?

Madame Reid
Non ; c’était peu commun. La famille ou quelqu’un aurait voulu vous voir qu’on se serait jamais opposé à elle.

Monsieur Belin
Je pense que le procès verbal devrait montrer que nous versons comme preuve ce matin, M. Dulles, l’objet répertorié pièce à conviction n°507 de la Commission, qui est le diagramme du septième étage à propos duquel l’officier de police Baker a témoigné.

Monsieur Dulles
Vous voulez que cela soit admis comme preuve maintenant ?

Monsieur Belin
Nous voulons cela admis maintenant.

Monsieur Dulles
Aucune objection. On l’admettra.

(le diagramme visé portait le numéro 507 des pièces à conviction de la Commission et a été recueilli comme preuve.)

Monsieur Belin
Je pense que ceux sont toutes les questions que nous avions Mme Reid. Nous voulons vous remercier infiniment de votre coopération et d’être venue ici, Mme Reid.

Madame Reid
Merci.

Monsieur Dulles
Merci beaucoup, Mme Reid. Je ferai part au Président de la Cour suprême de votre coopération et de votre aide. Nous reprendrons à 2:30 pm. (sur quoi, à 12:35 P.M., la Commission du Président lève la séance.)





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