JFK L’assassinat les questions
Dallas 22 novembre 1963

Site dédié à l’assassinat du Président Kennedy et à l’étude des questions sans réponse pleinement satisfaisante près de 60 ans après les faits.

YARBOROUGH Ralph

par Pierre NAU

COMMISSION DU PRESIDENT
SUR L’ASSASSINAT DU
PRESIDENT JOHN F. KENNEDY


C’est en réponse à la demande orale d’un des mandataires de la Commission que je vous envoie une déclaration sous serment pour inclusion au procés verbal de l’assassinat du Président John F. Kennedy et que je fais le rapport suivant :

Le 22 novembre 1963, alors que le Président et Madame Kennedy circulaient dans les rues de Dallas, j’étais dans la deuxième voiture derrière eux. La première voiture derrière la voiture présidentielle était la voiture des Services secrets ; la deuxième voiture derrière eux était la voiture du Vice-Président Lyndon Johnson. Le conducteur et un agent des services secrets se trouvaient sur le siège avant de la voiture du Vice-Président. Le Vice-Président Lyndon B. Johnson était assis du côté droit du siège arrière de la voiture, Madame Lyndon B. Johnson était au centre du siège arrière, alors que j’étais assis du côté gauche du siège arrière. Après que le cortège Présidentiel ait traversé le coeur du centre ville de Dallas, rencontrant un accueil particulièrement chaleureux et amical, et alors que le cortège de voitures descendait la pente d’Elm street en direction du passage sous-terrain du chemin de fer, j’ai entendu un coup de fusil ; une forte détonation, proche de nous. J’avais manipulé des armes à feu pendant cinquante ans et j’ai pensé immédiatement qu’il s’agissait d’un coup de fusil. Quand le bruit du coup de feu a été entendu, le cortège de voitures a ralenti jusqu’à ce qui m’a semblé un arrêt complet (cependant il se pourrait que ce fut proche de l’arrêt). Après ce que j’ai évalué à environ trois secondes, un autre coup de feu a grondé, et après ce que j’ai estimé être la moitié du temps entre le premier et le deuxième coup de feu (calculé maintenant, cà placerait le troisième coup de feu à environ une seconde et demi après le deuxième coup de feu — d’aprés mon évaluation —il m’a semblé qu’il avait eu un temps important entre les premiers et deuxièmes coups de feu et un temps beaucoup plus réduit entre les deuxièmes et troisièmes coups de feu — c’étaient mes impressions ce jour là), un troisième coup de feu a été tiré. Après que le troisième coup de feu ait été tiré, mais seulement après que le troisième coup de feu ait été tiré, le cortège a accéléré, a gagné rapidement de la vitesse, et a vrombi vers l’hôpital de Parkland.


Je n’ai entendu que trois coups de feu et pas plus. Tous semblaient de mon secteur arrière droit. J’ai vu des personnes tomber à terre sur le remblai vers notre droite, au moment ou après le deuxième coup de feu, mais avant que le cortège ait commencé à filer.


A cause de la seconde voiture, avec les hommes des Services Secrets sur les marches pieds de chaque côté de celle-ci, je n’ai pas pu voir ce qui se passait durant la fusillade elle-même. Quelques uns des hommes des Services Secrets ont regardé vers l’arrière et à droite , dans la direction d’où les détonations de fusil semblaient provenir.


Après la fusillade, un des hommes des Services Secrets assis dans la voiture juste en face de nous a retiré un fusil automatique ou une arme et a regardé vers l’arrière. Cependant, tous les hommes des Services Secrets m’ont semblé répondre très lentement, avec rien de plus qu’un regard surpris. En fait, jusqu’à ce que l’arme automatique ait été retirée, j’ai été bercé par l’idée d’un faux espoir pour ce qui concernait la sécurité du Président, par le manque de mouvement, d’excitation, ou de connaissance apparemment visible des hommes des Services Secrets que quelque chose d’aussi terrible était arrivé. Connaissant un peu de l’entraînement que reçoivent les combattants de l’infanterie et les Marines, je suis étonné du manque de réponse instantanée des Services Secrets lorsque la fusillade a commencé. Je fais cette déclaration dans ce paragraphe avec réticence, par pour ajouter de l’accablement à quiconque, mais il s’agit de ma ferme opinion et je l’écris dans l’espoir que cela puisse être un service pour une meilleure protection de nos Présidents dans le futur.


Après que nous soyons passé sous le passage triple sous-terrain, au sommet du plan incliné je pouvais voir au-dessus des têtes des occupants de la deuxième voiture (la voiture des Services Secrets) et j’ai pu voir un agent étendu en travers du coffre arrière de la voiture Présidentielle avec les pied du côté droit de la voiture et la tête du côté gauche. Il martelait le coffre de la voiture d’une main, la figure déformée par le chagrin, l’amertume et le désespoir et à partir de cet instant j’ai su que nous avions eu une perte terrible.


A l’arrivée à l’hôpital, j’ai dit aux journalistes que trois coups de feu avaient été tirés. Il n’y avait aucun doute dans mon esprit que les détonations étaient des coups de fusil et je n’ai eu alors ni maintenant des doutes que des coups de feu avaient été tirés. A mon avis seulement trois coups de feu furent tirés.


La photo jointe des pages 24 et 25 du Saturday Evening Post du 14 décembre 1963, montre le cortège, tel que je me le rappelle, un instant après le premier coup de feu. (Photo pièce à conviction Yarborough A.)


Remis sous serment ce 10ème jour de Juillet 1964, à Washington, District de Columbia.

 

Signé ce 10ème jour de Juillet 1964.
 (S) Ralph W. Yarborough,
 RALPH W. YARBOROUGH.

 


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