POSTAL Julia
Position : devant l’entrée du Texas theatre

Avertissement : La traduction de ce témoignage est ma propriété exclusive. Il ne peut être reproduit totalement ou partiellement sans mon autorisation.


Le témoignage de Julia Postal a été recueilli à 15h , le 2 avril 1964, dans le bureau de l’US attorney, au 301 Bryan Ervay streets, à Dallas, Texas, par M. Joseph A. Ball, avocat-conseil de la Commission Présidentielle.

Monsieur Ball.
Voudriez vous mettre debout et lever la main s’il vous plaît pour prêter serment ?
Jurez vous solennellement que le témoignage que vous allez délivrer devant cette commission sera la vérité, toute la vérité et rien que le vérité, puisse Dieu vous aider ?

Mademoiselle Postal.
Oui.

Monsieur Ball.
Voudriez-vous dire votre nom s’il vous plaît.

Mademoiselle Postal.
Julia Postal.

Monsieur Ball.
Quelle est votre adresse, s’il vous plaît ?

Mademoiselle Postal.
J’habite au 2728 Seevers.

Monsieur Ball.
Voudriez-vous dire quelque chose à votre sujet, où êtes-vous née, en quoi a consisté votre éducation, quelle a été votre emploi, juste en général.

Mademoiselle Postal.
Je suis né ici à Dallas et je suis ici allé à l’école en première année à Adamson, et je suis partie pour la Californie et j’ai terminé là-bas ma scolarité.

Monsieur Ball.
Vous avez terminé la High School là-bas ?

Mademoiselle Postal.
J’ai effectué quatre ans là-bas.

Monsieur Ball.
En Californie ?

Mademoiselle Postal.
En Californie, et ensuite j’ai vécu là-bas pendant douze ans et je suis revenu ici. J’ai toujours demeuré ici depuis.

Monsieur Ball.
Quel est votre profession ?

Mademoiselle Postal.
Eh bien, c’est fondamentalement dans le cinéma, comme caissière, et du travail de bureau en rapport avec le cinéma.

Monsieur Ball.
Vous avez été en Californie ? Avez vous travaillé dans le cinéma là-bas ?

Mademoiselle Postal.
Oui, Monsieur ; j’ai travaillé au cinéma Paramount, chez Graumans,et chez R.K.O. J’avais l’habitude de travailler pour Pantages. J’ai travaillé aussi pour Wilshire comme employée de bureau.

Monsieur Ball.
Depuis quand êtes-vous revenu de Californie ici à Dallas ?

Mademoiselle Postal.
Oh, moi, depuis onze ans, quatorze ou quinze ans ; vraiment, je ne m’en rappelle pas.

Monsieur Ball.
Avez-vous travaillé ? Où travaillez-vous maintenant ?

Mademoiselle Postal.
Au Texas...en réalité, il s’agit de la compagnie United Theatres , Inc, Au Texas Theatre.

Monsieur Ball.
Depuis combien de temps travaillez-vous à cet endroit ?

Mademoiselle Postal
Cà a fait 11 ans le vingt-quatre novembre dernier.

Monsieur Ball.
Dans le même cinéma ?

Mademoiselle Postal.
Dans le même cinéma.

Monsieur Ball.
Quels étaient vos horaires de travail en automne dernier ?

Mademoiselle Postal.
L’automne dernier ? Eh bien, voyons, je travaillais dans le bureau, et ensuite je regardais le personnel effectuer les montages et je travaillais dans le bureau jusqu’à ce qu’ils ouvrent la caisse à 12 heures 45, et ensuite je descendais à la caisse et je travaillais jusqu’à 17 heures.

Monsieur Ball.
Quand vous dites que vous travaillez à la caisse, s’agit-il de l’endroit où l’on prend les tickets ?

Mademoiselle Postal.
L’endroit où l’on vend les tickets.

Monsieur Ball.
Là où l’on vend les tickets. Y a-t-il un contrôleur à l’intérieur du cinéma ?

Mademoiselle Postal.
Oui, monsieur ; toutefois pendant la période creuse comme celle de la période scolaire, il y a juste quelqu’un qui place les gens et qui travaille à la concession et qui déchire les tickets, parce que cela se fait d’une traite.

Monsieur Ball.
Le vendredi 22 novembre 1963, à quelle heure a ouvert votre caisse ?

Mademoiselle Postal.
Nous ouvrons tous les jours à 12 heures 45, quelques fois peut être cinq à quatre minutes plus tard ou quelque chose comme ça, mais c’est notre horaire normal.

Monsieur Ball.
Ce jour-là le 22 novembre, avez-vous ouvert à 12 heures 45 ?

Mademoiselle Postal.
hmm hmm ;

Monsieur Ball.
Et ce jour-là, le contrôleur travaillait-il aux alentours de 12 heures 45 ?

Mademoiselle Postal.
Juste le placeur, qui, comme je l’ai dit, travaille à la concession et aux tickets.

Monsieur Ball.
Quel était son nom ?

Mademoiselle Postal.
Warren Burroughs. On l’appelle Butch.

Monsieur Ball.
Butch Burroughs ?

Mademoiselle Postal.
hmm hmm.

Monsieur Ball.
Se tenait-il à l’intérieur de la porte, à l’entrée du cinéma ?

Mademoiselle Postal.
Oui, monsieur ; il se tient là en effet, derrière le comptoir de la concession, mais comme je l’ai dit, la concession s’étend tout le long quand vous entrez par la porte et elle s’étale de telle sorte que vous pouvez voir la porte et les escaliers à l’intérieur, et, il déchire les tickets.

Monsieur Ball.
Maintenant, aviez-vous une radio à l’intérieur de votre bureau de location ?

Mademoiselle Postal.
Hm hm, un transistor.

Monsieur Ball.
Avez-vous entendu qu’on avait tiré sur le Président ?

Mademoiselle Postal.
Oui ; ma fille m’a appelé à la caisse avant que nous ouvrions et m’a dit que cà passait à la télévision, aussi j’ai allumé le petit transistor tout de suite, et bien sûr on vérifia qu’ils étaient en train de dire à nouveau qu’on lui avait été tiré dessus.

Monsieur Ball.
Et avez-vous entendu qu’il était mort ici ? Que le président était décédé...

Mademoiselle Postal.
Non, monsieur ; je ne l’ai pas entendu.

Monsieur Ball.
Vous n’avez pas appris cela ?

Mademoiselle Postal.
J’ai écouté la chaîne de radio KLIF, et j’étais à la caisse, et elle continuait à dire que l’hôpital de Parkland n’avait pas communiqué de rapport officiel, qu’il avait pas été retiré de la table d’opération, et chacun s’interrogeait, mais toujours dans l’espoir, et ce n’est qu’après ceci qu’il soit sorti et qu’ils ont dit qu’il était officiellement mort.

Monsieur Ball.
Mais, vous n’avez pas appris cela quand vous étiez à l’intérieur de la caisse, n’est-ce pas ?

Mademoiselle Postal.
Oui.C’est cela. En fait, c’était juste environ... C’était juste au moment où tout le chaos s’est dégagé.

Monsieur Ball.
Maintenant, est-ce que beaucoup de gens sont allés à l’intérieur du cinéma à partir du moment où vous avez ouvert la caisse jusqu’à environ 13 heures 15 ou quelque chose comme çà ?

Mademoiselle Postal
Quelques uns.

Monsieur Ball.
Combien ? Pouvez-vous me donner une estimation ?

Mademoiselle Postal.
Vingt-quatre personnes je crois.

Monsieur Ball.
24 ?

Mademoiselle Postal.
Quatorze ou vingt-quatre. Je crois que si c’était vingt-quatre. Tout est arrivé si vite.

Monsieur Ball.
Vous avez vendu environ autant de tickets ?

Mademoiselle Postal.
C’est exact.

Monsieur Ball.
Quel était le prix de l’entrée ?

Mademoiselle Postal.
Nous avions trois tarifs. 90 cents pour les adultes,15 cents pour les adolescents munis d’une carte et 35 cents pour un enfant et nous avions un abonnement.

Monsieur Ball.
Était-ce meilleur marché ce jour-là que les autres jours ?

Mademoiselle Postal.
Non, monsieur ; nous ne changeons pas les prix. C’est une habitude, nous ne les changeons pas.

Monsieur Ball.
C’est toujours le même prix ?

Mademoiselle Postal.
Hm hm.

Monsieur Ball.
Maintenant avez-vous bien vu quelqu’un entrer à l’intérieur du théâtre, avez-vous vu une quelconque activité dans la rue ?

Mademoiselle Postal.
Maintenant, oui, monsieur ; juste au moment où nous avons ouvert, mon employeur est demeuré là et a pris les tickets parce que nous changions de films le jeudi et nous voulions faire quelque chose, il... Et à ce moment-là j’ai entendu des sirènes de la police aller et venir dans les deux sens.

Monsieur Ball.
Sur Jefferson ?

Mademoiselle Postal.
Sur le boulevard Jefferson, et ensuite nous avons fait la remarque, "quelque chose est en train de se passer", ou "d’éclater" quelque chose de cette nature, ainsi, c’était au sujet... Quelques sirènes allaient à l’ouest, et mon employeur est allé à sa voiture. Ils était garé en face, il a marché pour aller voir où ils allaient. Il a peut-être croisé Oswald. À ce moment-là je ne savais pas que c’était Oswald. Il a du éviter Oswald, parce qu’alors qu’il passait par cet endroit, Oswald venait par ce chemin et s’était esquivé ici à l’intérieur du cinéma.

Monsieur Ball.
Voyons voir. N’aviez-vous jamais vu l’homme auparavant dans ce cinéma en particulier ?

Mademoiselle Postal.
Non pas que je sache, hm hm.

Monsieur Ball.
Une voiture de police était passée juste avant ?

Mademoiselle Postal.
Oui, Monsieur, se dirigeant vers l’ouest.

Monsieur Ball.
La sirène en marche ?

Mademoiselle Postal.
Oui ; à pleine puissance.

Monsieur Ball.
Et après que vous ayez vu la voiture de police aller vers l’Ouest avec sa sirène en marche, pourquoi à ce moment-là n’avez-vous pas vu l’homme qui s’était esquivé à l’intérieur ? L’homme que vous étiez...

Mademoiselle Postal.
Cet homme, oui ; il s’est faufilé par la caisse et... je ne sais pas si vous êtes familier avec le cinéma.

Monsieur Ball.
Oui j’ai vu le cinéma.

Mademoiselle Postal.
Vous l’avez vu ? Eh bien, il venait de l’est et allait vers l’ouest. En d’autres termes, il s’est introduit directement.

Monsieur Ball.
Il s’est introduit, que voulez-vous dire ? Il a fait le tour du coin...

Mademoiselle Postal.
Oui ; et quand les sirènes sont arrivées il avait un regard paniqué, et il s’est introduit à l’intérieur.

Monsieur Ball.
Maintenant, quand la voiture s’en est allée, vous dites que l’homme s’était introduit, l’aviez-vous vu avant que la voiture de police s’en aille, avant que la police ne s’en aille ?

Mademoiselle Postal.
Non, monsieur ; je regardai par-dessus, comme je l’ai dit, quand les voitures de police sont passées, comme vous le savez, elles faisaient un bruit terrifiant, et il s’est introduit à l’intérieur quand mon patron a pris ce chemin pour aller dans sa voiture.

Monsieur Ball.
Qui est votre patron ?

Mademoiselle Postal.
Monsieur John Callahan.

Monsieur Ball.
Où avez-vous dit qu’il se trouvait ?

Mademoiselle Postal.
Oui ; j’ai dit, ils se sont évités l’un l’autre, en fait, l’homme s’était introduit par ce chemin et mon employeur est passé par ce chemin, pour aller dans sa voiture.

Monsieur Ball.
Quand vous dites "introduit à l’intérieur," vous dites qu’il est entré par la porte qui donne sur la rue ?

Mademoiselle Postal.
Non, monsieur ; il s’est vu juste introduit par l’autre... par la partie extérieure de celle-ci.

Monsieur Ball.
Je vois, à l’extérieur de la partie ouverte ?

Mademoiselle Postal.
Oui, monsieur ; juste à droite autour du coin.

Monsieur Ball.
Juste à droite autour du coin ?

Mademoiselle Postal.
Oui.

Monsieur Ball.
Et votre patron l’a évité n’est-ce pas ?

Mademoiselle Postal.
Oui ; ils venaient...l’un et l’autre venait par le même chemin juste en même temps.

Monsieur Ball.
Que l’avez-vous vu faire après qu’il soit passé autour du coin ?

Mademoiselle Postal.
Eh bien, en fait je ne l’ai pas vu... parce que j’ai fait quelque pas hors du bureau de location et je suis allé sur le devant du cinéma et j’ai fait face à l’ouest. J’étais à droite du bureau de location faisant face à l’ouest, parce que je pensais que la police se dirigeait vraiment dans cette direction. Et bien, juste au moment où j’en faisais le tour alors Johnny Brewer se tenait là et il m’a demandé si la personne qui s’était introduit à l’intérieur avait acheté un ticket, et j’ai dit," Non ; fichtre, il n’en a pas acheté " et il a fait le tour espérant le voir.

Monsieur Ball.
Et ils s’était introduit à l’intérieur ?

Mademoiselle Postal.
Et Monsieur Brewer a dit qu’il l’avait vu s’introduire de sa place de travail et qu’il s’était dirigé vers moi, parce que je faisais face à l’ouest, et j’ai dit, "Allez à l’intérieur voir si vous pouvez l’apercevoir," il n’y a pas beaucoup de gens à l’intérieur. Ainsi, il y est allé et il a dit, eh bien, il ne l’a pas vu, et j’ai dit, "eh bien, il doit être là." Aussi je lui ai dit d’y retourner et d’aller vérifier... Nous avons des portes de sortie, à l’arrière... Une derrière la scène et une droit devant, et je lui ai demandé de les vérifier, de vérifier les fauteuils parce que je savais qu’il y était. Bon, il devait y être.

Monsieur Ball.
La dernière fois que vous l’aviez vu avant qu’il ne se soit introduit, il se tenait juste à l’extérieur de la porte n’est-ce pas ?

Mademoiselle Postal.
Non, monsieur ; il était juste... Juste à l’extérieur du trottoir, et il s’est dirigé vers le cinéma.

Monsieur Ball.
Les portes du cinéma étaient-elle ouvertes ?

Mademoiselle Postal.
Non, monsieur.

Monsieur Ball.
C’était fermé ?

Mademoiselle Postal.
C’était fermé.

Monsieur Ball.
Et vous ne l’avez pas vu en fait entrer ensuite dans le cinéma ?

Mademoiselle Postal.
Non, monsieur.

Monsieur Ball.
Vous ne l’avez pas vu entrer ?

Mademoiselle Postal.
Je savais qu’il n’était pas passé devant moi, parce que je regardai à l’ouest, et Johnny, il était venu de l’est ce qui veut dire qu’il n’était pas venu par ce chemin. Il devait venir de l’est et aller vers l’ouest.

Monsieur Ball.
D’accord, maintenant qu’est-il arrivé après cela ?

Mademoiselle Postal.
Eh bien je, comme... Je lui ai dit... Je lui ai demandé de tout vérifier.

Monsieur Ball.
Avez-vous demandé à Butch Burroughs s’il l’avait vu ?

Mademoiselle Postal.
Non, monsieur ; j’ai parlé de cela à Johnny, je ne le lui ai pas dit, parce que c’est une personne émotive et on l’avait juste emmené avec nous, vous savez, pour aller examiner les sorties et vérifier que tout était en règle, aussi, il est revenu et il a dit qu’il n’avez rien vu d’anormal, il avait entendu un siège claquer comme si quelqu’un se levait, mais il n’avait vu personne autour de cet endroit, aussi j’ai dit à Johnny que le Président avait été assassiné. "Je ne sais pas si c’est l’homme qu’ils veulent," mais j’ai dit, "Ceci-dit, mais il est en train de courir pour leur échapper pour une raison quelconque, "et j’ai dit " je vais appeler la police, et vous et Butch allez à chacune des portes de sortie et restez-y."
Aussi, eh bien, j’ai appelé la police et il voulait savoir pourquoi je pensais qu’il s’agissait de leur homme, et j’ai dit, "eh bien, je ne sais pas," et il a dit, "bon, correspond-il à la description,"et j’ai dit non... J’ai dit que je n’avais pas entendu la description. Tout ce que je sais, "Cet homme est en train de courir pour leur échapper pour une raison quelconque." et il voulait savoir pourquoi, et je lui dis parce qu’à chaque fois que les sirènes allaient et venaient il voulait s’introduire à l’intérieur et il voulait savoir... Eh bien, correspond-il à la description c’est ce qu’il a dit. J’ai dit, "laissez-moi vous dire à quoi il ressemble et vous prendrez en compte à partir de là." et j’ai expliqué qu’il portait une chemise de sport marron et que je ne pourrais pas décrire le design, qu’il était d’une taille moyenne qu’il m’était apparu rougeaud et il a dit, "merci," et j’ai appelé l’opérateur et je lui demandai de regarder à travers le trou pour voir s’il pouvait apercevoir quelque chose et je lui dis que j’avais appelé la police, et lui ai parlé de ce qui allait arriver, et il le désirait savoir si je voulais que j’arrête le film, et j’ai dit, "non, attendez jusqu’à ce qu’ils soient là." Ainsi, il me semble que j’ai raccroché le téléphone d’intercommunications quand tout d’un coup sont arrivés des voitures de police, des policiers en uniforme, des policiers en civil, je n’avais jamais vu autant de gens de ma vie. Et ils se sont précipités à l’intérieur, et la chose suivante que j’ai apprise, il rapportaient que... Et bien, c’est la première fois que j’ai entendu que l’officier de police Tippit avait été tué parce que un officier de police était venu à l’intérieur du bureau de location et avait utilisé le téléphone, et il a dit, "je pense que nous avons notre homme pour les deux affaires. " "Quelles deux affaires ? "Et il a dit, "Eh bien, le meurtre de l’officier Tippit". Ça m’a choqué, parce que l’officier Tippit avait l’habitude de travailler pour nous depuis des années. Je ne le connaissais pas personnellement.

Monsieur Ball.
Vous voulez dire qu’il gardait le cinéma ?

Mademoiselle Postal.
Les vendredi et samedi soir, on vérifie le cinéma, vous savez, et... alors ils ont emmené Oswald là-bas à l’extérieur par la porte et...

Monsieur Ball.
Eh bien, maintenant était-ce avant qu’ils soient entrés dans le cinéma que l’officier de police a utilisé le téléphone ?

Mademoiselle Postal.
Non Monsieur.

Monsieur Ball.
C’était après ?

Mademoiselle Postal.
Il n’y avait pas un seul homme qui marchait à l’intérieur du cinéma, il couraient.

Monsieur Ball.
Est-ce que les officiers de police sont arrivés en face du cinéma ?

Mademoiselle Postal.
Oui. Sans aucun doute.

Monsieur Ball.
Êtes-vous allée intérieur ?

Mademoiselle Postal.
Non, monsieur ; je suis restée à l’intérieur du bureau de location.

Monsieur Ball.
Avez-vous vu quelque chose de ce qui s’est produit à l’intérieur ?

Mademoiselle Postal.
Non, monsieur.

Monsieur Ball.
Avez-vous vu des policiers emmener l’homme à l’extérieur ?

Mademoiselle Postal.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Combien d’hommes le tenaient ?

Mademoiselle Postal.
Eh bien, je.... comme je l’ai dit, le public s’était rassemblé à cet endroit à ce moment-là, et dans les rues, sur le trottoir et aux alentours des rues et ils l’ont amené à l’extérieur par la porte ici (indiquée par le témoin). Je me souviens, qu’un officier de police avait ses mains derrière lui avec son menton en arrière comme ceci (indiqué par le témoin) parce que je suppose qu’il avait dit des mots à profusion (sic) à l’intérieur de la salle. Je dirai quatre ou cinq.

Monsieur Ball.
Avait-il les menottes ?

Mademoiselle Postal.
Je ne sais pas, Monsieur, parce que les officiers de police étaient tout autour de lui et parce qu’il avait les mains derrière le dos.

Monsieur Ball
C’est ainsi qu’ ils étaient ?

Mademoiselle Postal.
Hm hm.

Monsieur Ball.
Et un officier de police le tenait par le côté ?

Mademoiselle Postal.
Oui, monsieur ; de cette manière.

Monsieur Ball.
Avec son bras sous son menton ?

Mademoiselle Postal.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Avait-il quelques bleus ou des coupures ? Est-ce qu’Oswald avait quelques bleus ou écorchures sur la figure ?

Mademoiselle Postal.
Non.

Monsieur Ball.
Vous n’en avez pas vu ?

Mademoiselle Postal.
Non..

Monsieur Ball.
Était-il en train de dire quelque chose ?

Mademoiselle Postal.
Non, monsieur ; comme je l’ai dit, c’est ce que j’ai compris, c’est parce qu’il le tenait comme ça, parce qu’ il était en train de crier.

Monsieur Ball.
Mais vous ne l’avez rien entendu dire ?

Mademoiselle Postal.
Non, monsieur. Il ne pouvait pas dire quelque chose de la manière dont il était tenu.

Monsieur Ball.
Qu’est-il arrivé ensuite ?

Mademoiselle Postal.
C’est alors que j’ai réellement commencé à être secouée. Je n’avez jamais vu de ma vie une scène d’arrestation en direct, qui...

Monsieur Ball.
Bon...

Mademoiselle Postal.
Ils ont dit, "Qu’y a-t-il ? "Et quelqu’un a dit, "Un suspect" ils ont commencé de cette manière, juste au moment où je suis sortie du local de location, et ils l’ont regardé fixement en train de jurez et de... "Tuez le," et en essayant de l’atteindre, et ceci et cela et les officiers de police étaient en train d’essayer de s’agripper à Oswald... Quand j’ai dit, "Oswald," cet homme, parce que comme je l’ai dit, je ne savais pas qui il était à ce moment-là et ils étaient en train d’essayer de le tenir, parce qu’il opposait une résistance, et ensuite ils ont essayé de le tenir à l’écart du public, sur le chemin qui conduisait à la voiture, garée à droite et à l’extérieur du devant du cinéma, un des officiers était.. à ce moment-là je pensais qu’il mettait sa casquette sur la figure de l’homme pour éviter que le public ne l’attrape par les cheveux, mais j’ai appris plus tard dans les journaux que c’était pour lui couvrir la face et ensuite il le lui a mise sur l’oreille, et tout le bazar, jusqu’à ce que le public se soit dispersé.

Monsieur Ball.
Ils sont partis avec lui n’est-ce pas, ?

Mademoiselle Postal.
Oui, monsieur ; c’est cela, hm hm.

Monsieur Ball.
Êtes-vous jamais allée au commissariat de police ?

Mademoiselle Postal.
Au commissariat de police ?

Monsieur Ball.
Oui plus tard à l’hôtel de police, au bureau de police ?

Mademoiselle Postal.
Oui ; je suis allée au bureau des homicides.

Monsieur Ball.
Quand.

Mademoiselle Postal.
Eh bien, voyons, c’était un vendredi. Je crois que c’était le jeudi suivant.

Monsieur Ball.
Vous n’y êtes pas allée ce jour-là ?

Mademoiselle Postal.
Non Monsieur.

Monsieur Ball.
Y êtes-vous allée le jour suivant ?

Mademoiselle Postal.
Non, monsieur.

Monsieur Ball.
D’après votre déclaration par écrit et sous serment , il s’avère que vous l’avez signé le 4 Décembre. Est-ce exact ?

Mademoiselle Postal.
Etait-ce un jeudi ?

Monsieur Ball.
Oui, je pense.

Mademoiselle Postal.
Je ne peux pas me rappeler. Je pense que c’était un jeudi.

Monsieur Ball.
C’était après qu’Oswald soit mort ?

Mademoiselle Postal.
Oui ; eh bien Oui ; parce qu’il a été tué le 24, oui ; parce que je sais que je ne suis pas descendu avant la semaine suivante.

Monsieur Ball.
Maintenant, était-ce après qu’Oswald, l’homme qui avait été emmené... hors du cinéma et qui avait été amené en voiture de police que le policier a dit, " Je suis sûr que nous avons notre homme..." ?

Mademoiselle Postal.
Non, monsieur ; cet officier de police est sorti du théâtre et a attrapé le téléphone et fait un appel environ au moment même où ils étaient en train de sortir Oswald.

Monsieur Ball.
Et c’est à l’instant où vous avez entendu que l’officier de police Tippit avait été tué ?

Mademoiselle Postal.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Pourquoi Warren Burroughs ne l’a pas vu entrer, ne l’a pas vu entrer à l’intérieur ? Avez-vous une idée ?

Mademoiselle Postal.
Nous avons parlé de cela, et le stand de la concession est le long d’ici, et s’il est entré à l’autre extrémité, ce qu’en résumant Oswald a fait, parce que les marches sont immédiatement après quand vous ouvrez la porte à cet endroit. Cela a été fait auparavant parce que les enfants essayait d’entrer sans payer, et de courir tout droit jusqu’au balcon.

Monsieur Ball.
Vous avez demandé à Warren Burroughs pourquoi il ne l’avait pas vu, n’est-ce pas ?

Mademoiselle Postal.
Oui ; nous l’avons fait marcher avec ça un petit peu de toute manière, parce que des gens l’ont fait ainsi avec lui.

Monsieur Ball.
Qu’a-t-il dit.

Mademoiselle Postal.
Ah, il est a tout d’abord dit qu’il l’avait vu, et j’ai dit, "maintenant, Butch si vous l’avez vu entrer à l’intérieur... " Il a dit, "eh bien, je l’ai vu sortir. " Mais il ne l’a pas vraiment vu. Aussi, il a juste résumé en disant qu’il l’avait vu courir vers le balcon, parce que s’il l’avait vu entrer à l’intérieur du parterre, il l’aurait vu.

Monsieur Ball.
Il a été arrêté, cependant, en bas du parterre, à la deuxième rangée en partant de la...

Mademoiselle Postal.
La troisième rangée.

Monsieur Ball.
La troisième ?

Mademoiselle Postal.
La troisième rangée en partant du fond de la salle, au 5e siège.

Monsieur Ball.
J’étais en train de dire ou d’essayer de dire la troisième rangée. Comment a-t-il pu s’y rendre du balcon ?

Mademoiselle Postal.
Oh, c’est très simple. Vous pouvez monter au balcon et vous frayer un chemin tout droit vers le bas, ces marches descendent, et ça vous amènent à l’intérieur. Il ne devait pas passer devant Butch Burroughs du tout.

Monsieur Ball.
Oh, je vois. Et il pouvait aller au balcon sans que Butch l’aperçoive ?

Mademoiselle Postal.
Oui ; si Butch était d’autre part baissé en train de chercher quelque chose.

Monsieur Ball.
Et il pouvait entrer à l’intérieur ?

Mademoiselle Postal.
Il a pu entrer à l’intérieur.

Monsieur Ball.
D’accord. Je vous montre maintenant la pièce à conviction n° 150, une chemise.

(Source Commission Warren)



Est-ce qu’elle ressemble en quoi que ce soit à la chemise qu’il portait ?

Mademoiselle Postal.
Oui, c’était quelque chose comme cette chemise. Je ne pourrais pas dire que c’est la même sauf qu’elle était marron et qu’elle pendait.

Monsieur Ball
A l’extérieur de ses pantalons.

Mademoiselle Postal.
Hm hm.

Monsieur Ball.
Quand il entré à l’intérieur était-elle rentrée dans ses pantalons ?

Mademoiselle Postal.
Non, monsieur ; parce que je me rappelle qu’il filait autour du coin, parce que ses cheveux et sa chemise étaient en train de flotter en quelque sorte.

Monsieur Ball.
Et sa chemise pendait dehors ?

Mademoiselle Postal.
Hm hm.

Monsieur Ball.
Vous dites...

Mademoiselle Postal.
Elle pendait à l’extérieur.

Monsieur Ball.
Mademoiselle Postal, ceci sera inscrit sur votre déposition et vous pourrez la lire et la signer si vous le voulez, ou vous pouvez surseoir à la signature et nous l’enverrons à la Commission sans votre signature. Maintenant, quand pensez-vous ? Désirez-vous faire ceci ?

Mademoiselle Postal.
Je ne sais pas. Je veux dire, que ceci est nouveau pour moi de toute manière.

Monsieur Ball.
Voulez-vous juste en quittant surseoir à votre signature ?

Mademoiselle Postal
Eh bien, je ne vois pas de raison pour ne pas le faire.

Monsieur Ball.
OK. Bien.
Alors vous n’avez pas à revenir pour la signer. Nous l’enverrons sans votre signature. Merci, merci beaucoup d’être venue.





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