JFK

L'assassinat les questions

FBI - partie 2 (volet n°1)

  • Créé par pierre.nau le Feb 03, 2013
  • Dernière modification faite par le Nov 18, 2019
  • Catégories: L'enquête du FBI

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(Code de la Propriété intellectuelle, art. L. 113-2, al. 1 et art. l. 113-3, al. 1).



FEDERAL BUREAU OF INVESTIGATION
UNITED STATES DEPARTMENT OF JUSTICE
JOHN EDGAR HOOVER, Directeur


Table des matières


Préface


1. PREMIERE PARTIE: INFORMATION ADDITIONNELLE CONCERNANT L'ASSASSINAT

I. Les examens en laboratoire du FBI

A. Les vêtements du Président
B. Les Photographies
C. Le sac en papier
D. Les fragments de balles



2. DEUXIEME PARTIE: INFORMATION COMPLEMENTAIRE CONCERNANT LEE HARVEY OSWALD

I. Histoire personnelle

I-A. Naissance
I-B. Education
I-C. Lieux de résidence
I-D. Emplois


II. Les proches

II-A. Immédiats
II-B. Autres
II-C. Interviews des Proches
II-D. Interviews de Marina Oswald


III. Les relations

III-A. George et Jean DeMohrenschildt
III-B. Alexandra Taylor
III-C. Gary E. Taylor
III-D. Ruth Hyde Paine
III-E. Michael Ralph Paine
III-F. Paul Gregory


IV. Finances

IV-A. Les revenus
IV-B. Les dépenses
IV-C. Les rapports du Service des revenus intérieurs


V. Affiliations

V-A. Fair Play for Cuba Committee
V-B. Le parti socialiste
V-C. Le parti socialiste ouvrier
V-D. Le syndicat des libertés civiques américaines


VI. Les faux documents en possession d'Oswald


VII. Le voyage à Mexico

VII-A. Le voyage en autobus
VII-B. L'entrée au Mexique


VIII. Activités in URSS

VIII-A. Oswald rompt avec sa famille
VIII-B. Résidence et emploi à Minsk
VIII-C. Possession d'une arme en Union Soviétique
VIII-D. Le mariage avec Marina Prusakova
VIII-E. Les négociations d'Oswald pour quitter l'Union Soviétique
VIII-F. Le refus soviétique de permettre la fréquentation de l'Université


IX. Projets de retour en URSS


X. Le meurtre du policier J.D. Tippit

X-A. Enquête sur l'itinéraire
X-B. Le pistolet d'Oswald


XI. Gros plan sur l'enquête




PREFACE

La première partie de ce rapport additionnel expose les preuves supplémentaires développées et incriminant Lee Harvey Oswald dans l'assassinat du Président John F. Kennedy.

La deuxième de ce rapport additionnel apporte l'information supplémentaire développée concernant Lee Harvey Oswald.


PREMIERE PARTIE: INFORMATION SUPPLEMENTAIRE CONCERNANT L'ASSASSINAT


I. Les examens en laboratoire

A.Les vêtements du Président (Retour)

Le laboratoire de FBI a conclu que les balles utilisées dans l'assassinat de Président Kennedy le 22 novembre 1963, étaient de type militaire, fabriquées par la Société Western Cartridge de Est Alton, dans l'Illinois. Ces balles possèdent des ogives solides avec un revêtement complet d'alliage de cuivre et des coeurs principaux. L'examen des vêtements du Président par le laboratoire du FBI a révélé qu'il y avait un petit trou derrière sa veste et à la chemise approximativement à six pouces au-dessous du sommet du col et à deux pouces à droite de la couture médiane de la veste. Il y avait des traces infimes de cuivre sur le tissu délimitant le trou. L'examen médical du corps du Président avait révélé que la balle qui est entrée dans son dos avait pénétré sur une distance de moins d'une longueur de doigt. (Annexes 59 et 60)

Il y a une fente d'une longueur d'un pouce et demi au-dessous à environ un pouce en dessous du bouton de col dans le chevauchement de la chemise que portait le Président. La fente a les caractéristiques d'un trou de sortie pour une projectile. Il y a aussi une encoche sur le côté gauche du noeud de cravate, qui a probablement été causé par la même projectile au moment où il est passé au travers de la chemise. La veste et la chemise ont été radiographiés pour rechercher les fragments de balle de métal qui auraient pu avoir été incorporés parmi les couches du tissu, mais rien n'a été trouvé. Le Pathologiste en chef de l'Hôpital Naval de Bethesda avait déclaré que la projectile qui était entré dans le crâne du Président s'était désagrégée en 40 particules de fragments de balle au moins, comme indiqué par le nombre qui y figure.

Tous les vêtements et des articles soumis ont été examinés par le Laboratoire du FBI à des fins de preuves pertinentes, mais rien n'a été trouvé.


B.Les Photographies (Retour)

Un film de l'assassinat pris par un photographe amateur, Abraham Zapruder, résidant au 3909 Marquette street à Dallas, a été examiné par le Laboratoire du FBI. La meilleure évaluation de l'intervalle de temps des coups de feu tirés est qu'environ six secondes se sont écoulées du premier coup au coup de feu final, avec le second coup de feu intervenant approximativement au milieu de la période des six secondes. La période tir commence au premier coup de feu, de telle sorte qu'il soit nécessaire de manoeuvrer la culasse du fusil seulement deux fois pour tirer trois coups de feu dans la période de temps donnée. L'arme de l'assassinat est une arme de type militaire à culasse mobile pour droitier. La femme d'Oswald a déclaré que Lee Oswald était droitier.

La photographie montrant un objet à la fenêtre du sixième étage d'où les coups de feu ont été tirés (décrit aux pages 19-20 du rapport initial) a été examinée à la fois par le Laboratoire du FBI et par le Centre d'Interprétation Photographique de la Marine des Etats-Unis de Suitland dans le Maryland. De l'étude de celle-ci et d'autres photographies au cours de cette séquence, ni le Laboratoire du FBI ni le Centre d'Interprétation Photographique Naval ne purent faire une détermination positive de cet objet. Il a été conclu, cependant, que l'image vue ne dépeint pas la forme d'une personne ou de personnes et qu'il s'agit probablement d'une pile de boîtes de livres que l'on a établi plus tard avoir été dans la pièce.

Quand Oswald a été interrogé le 23 novembre 1963, à propos de la photographie qui le montre tenant un fusil et portant un pistolet dans son étui, il a dit qu'il ne discuterait pas de la photographie sans le conseil d'un avocat. Il a admis que la tête de l'individu sur la photographie pouvait être la sienne, mais il a suggéré la possibilité que la police avait placé en surimpression cette partie de la photographie sur le corps de quelqu'un d'autre. Cependant, Marina Oswald, quand elle a été interrogée sur cette photographie, a déclaré qu'elle l'avait prise. (Annexe 9)

Le Laboratoire de FBI a examiné cette photographie et a conclu que, bien que le fusil de la photographie est semblable en apparence à l'arme de l'assassinat et bien qu'il n'y ait aucune différence apparente entre eux, il y avait insuffisance de détail pour identifier le fusil de la photographie comme étant l'arme de l'assassinat.


C.Le sac en papier (Retour)

Le Laboratoire de FBI a examiné le papier d'emballage brun en forme de long sac qui a été trouvé près de la fenêtre d'où les coups de feu ont été tirées. Il a été établi que le papier d'emballage et la bande de Manila de trois pouces uilisés pour construire le sac étaient les mêmes que ceux employés par le dépôt de livres scolaires du Texas. Le sac a été examiné pour trouver toute preuve de contour d'un fusil mais aucune encoche significative n'a été trouvée. Démonté, le fusil d'Oswald correspondra à ce sac de papier.

D.Les fragments de balle (Retour)

Plusieurs fragments de plomb minuscules ont été récupérés dans la tête du Président et sa limousine et un fragment a été récupéré dans le bras du Gouverneur Connally. Cependant, ces fragments étaient trop petits pour que le Laboratoire du FBI puisse effectuer une identification avec quelque arme que ce soit.

L'examen de la limousine a aussi révélé que le pare-brise été craquelé et qu'il y avait un secteur bosselé dans la partie chromée moulant le haut du pare-brise près du centre de celle-ci et qui devrait avoir été causé par des fragments de balle.



DEUXIEME PARTIE: INFORMATION COMPLÉMENTAIRE CONCERNANT LEE HARVEY OSWALD

I. Histoire Personnelle

I-A. Naissance (Retour)

Les rapports du Bureau des registres des Naissances, des Mariages et des Décès de la Paroisse d'Orleans et de la ville de la Nouvelle Orléans, en Louisiane, révèlent que Lee Harvey Oswald est né le 18 octobre 1939, à l'Hôpital français de la Nouvelle Orléans. Sa mère était Marguerite Claverie Oswald. Son père était Robert E. Lee Oswald, qui, comme indiqués dans les rapports, était décédé au moment de la naissance de Lee Oswald. Les rapports indiquaient que son père était un clerc d'assurance et qu’il était âgé de 43 ans au moment de sa mort.

I-B. Education (Retour)

La présence de Lee Harvey Oswald dans les écoles suivantes a été vérifié par des rapports scolaires :

Ecole secondaire de Covington
Covington, Louisiane
du 19/09/1946 au 23/01/1947
Ecole Lily B. Clayton
Fort Worth, Texas
1947
Ecole élémentaire George Clark
Fort Worth, Texas
1948
Ecole élémentaire Arlington Heights
Fort Worth, Texas
1948
Ecole élémentaire Ridglea West
Fort Worth, Texas
septembre 1948 à juin 1952
Junior High School
au 117 Bronx, New York
du 30/09/1952 au 16/01/1953
Junior High School
au 44 Bronx, New York
du 23/03/1953 au 12/01/1954
Junior High School Beauregard
Nouvelle Orléans, Louisiane
du 13/01/1954 au 10/06/1955
Lycée Warren Easton
Nouvelle Orléans, Louisiane
du 08/09/1955 au 14/10/1955
Lycée Arlington Heights
Fort Worth, Texas
du 05/09/1956 au 28/09/1956
Lycée technique Crozier
(cours du soir dactylo) Dallas, Texas
du 05/09/1956 au 28/09/1956


En mars 1959, alors qu'il se trouvait chez les Marines, Oswald avait subi une batterie de 5 tests du niveau du lycée en GED (Développement Éducatif Général) et avait effectué une évaluation satisfaisante. Selon un fonctionnaire de l'Institut des Forces armées des Etats-Unis, de Madison dans le Wisconsin, le but de ces tests était de déterminer le niveau d'études d'un étudiant par comparaison un lycéen typique et une évaluation satisfaisante était reconnue par beaucoup de départements éducatifs et par les employeurs comme l'indication d'une équivalence de niveau d'une éducation de lycée.

Au cours de l'enquête du FBI sur l'éducation d'Oswald, de nombreux anciens enseignants et camarades de classe furent interviewés, mais aucune information pertinente complémentaire n'a été élaborée.

I-C. Lieux de résidence (Retour)

Figure ci dessous, une liste de toutes les résidences connues de Lee Harvey Oswald, révélées et vérifiées au cours de l'enquête sur son passé:

2109 Alvar Street
Nouvelle Orléans, Louisiane
18 octobre 1939 - Printemps 1940
1242 Congress
Nouvelle Orléans, Louisiane
10 novembre 1940 - Mars 1941
1010 Bartholomew Street
Nouvelle Orléans, Louisiane
mars 1941 - 16 janvier 1942
831 Pauline
New Orleans, Louisiana
January 17, 1942 - May 1942
*Evangelical Lutheran Bethlehem
Orphelinat
9100 Grant Street
Nouvelle Orléans, Louisiane
26 décembre 1942 - 29 janvier 1944
4801 Victor
Dallas, Texas
de 1945 environ à 1946
600 West 24<sup>th</sup> Street
Covington, Louisiane
Eté 1946
311 Vermont Street
Covington, Louisiane
septembre 1946 - janvier 1947
1505 - 8<sup>th</sup> Avenue
Fort Worth, Texas
plusieurs mois de l'été 1947 ou 1948
101 San Saba
Benbrook, Texas
plusieurs mois de l'été 1948
3300 Willing Street
Fort Worth, Texas
1948
7408 Ewing
Fort Worth, Texas
De 1949 environ à 1952
325 East 92<sup>nd</sup> Street
New York, New York
juillet et août 1952
825 East 178<sup>th</sup> Street and
1455 Sheridan Avenue
New York, New York
De septembre1952 à janvier 1954
1452 - 1454 St. Mary's Street
Nouvelle Orléans, Louisiane
été 1954 - mai 1955
126 Exchange Place
Nouvelle Orléans, Louisiane
mai 1955 - été 1956
4936 Collingswood Street
Fort Worth. Texas
été 1956 - octobre 1956
United States Marine Corps du 24 octobre 1956 au 11 septembre 1959
Voyage en Union Soviétique 19 septembre 1959 - 13 juin 1962
7313 Davenport Street
Fort Worth, Texas
juin 1962 - juillet 1962
2703 Mercedes Street
Fort Worth, Texas
juillet 1962 - octobre 1962
Young Men's Christian Association
Dallas, Texas
du 15 octobre 1962 au19 octobre 1962
604 Elsbeth
Dallas, Texas
novembre 1962 - mars 1963
214 West Neely
Dallas, Texas
mars 1963 - 1 mai 1963
757 French Street
Nouvelle Orléans, Louisiane
3 à 5 nuits en avril 1963
4905 Magazine
Nouvelle Orléans, Louisiane
de mai 1963 au 25 septembre 1963
Hotel Del Commercio
Mexico City, Mexico
du 27 septembre 1963 au 2 octobre 1963
Young Men's Christian Association
Dallas, Texas
le 3 octobre 1963
2515 West 5<sup>th</sup> Street
Irving, Texas
du 4 au 6 octobre 1963
621 North Marsalis
Dallas, Texas
du 7 octobre 1963 au 14 octobre 1963
1026 North Beckley
Dallas, Texas
du 14 octobre 1963 au 22 novembre 1963



Les responsable de l'orphelinat ont demandé que l'institution ne soit pas si possible publiquement nommée en raison de l'effet défavorable qu'il pourrait avoir sur les enfants s'y trouvant actuellement.

Pendant la période du 7 octobre 1963 au 22 novembre 1963, Oswald passait d'habitude les week-ends avec sa famille à la résidence des Paine au 2515 West 5Th street, à Irving au Texas.

Au cours de de la vérification des résidences d'Oswald, de nombreux anciens voisins ont été interviewés à son propos car ils auraient pu fournir des informations pertinentes complémentaires.

En plus des adresses de résidence susnommées, Oswald a utilisé les boîtes postales suivantes :
- Boîte postale n°2915, à Dallas au Texas - louée le 9 octobre 1962 et resiliée le 14 mai 1963.
- Boîte postale n°30061, à la Nouvelle Orléans, en Louisiane - louée le 3 juin 1963 et résiliée le 24 septembre 1963.
- Boîte postale n°6225 à Dallas au Texas - louée le 1 novembre 1963.

I-D. Emplois (Retour)

Ce qui suit est un état chronologique des divers emplois tenus par Oswald telle que l'a révélé l'enquête.

Pour la continuité chronologique la période couverte par son service militaire et dont les détails ont été soumis dans le rapport initial est incluse, aussi bien que la période couverte par son voyage en Union soviétique et dont les détails ont aussi été inclus dans le rapport initial.

Gerard F. Tujage, Inc.
Nouvelle Orléans, Louisiane
(messager)
du 10 novembre 1955 au 14 janvier 1956
J.R. Michaels, Inc.
Nouvelle Orléans, Louisiane
(garçon de bureau)
Une semaine en janvier 1956
Dolly Shoe Company
Nouvelle Orléans, Louisiane
(garçon de bureau)
Les registres de la société on été détruits,
mais il a apparemment travaillé brèvement en 1956
Pfisterer Dental Laboratory
Nouvelle Orléans, Louisiane
(messager)
Les registres de la société on été détruits,
mais il a apparemment travaillé brèvement en 1956
United States Marine Corps du 24 octobre 1956 au 11 septembre 1959
Voyage en Union Soviétique du 19 septembre 1959 au 13 juin 1962
Leslie Welding Company, Inc.
Fort Worth, Texas
(ouvrier metallurgiste)
du 16 juillet 1962 au 8 octobre 1962
Jaggars-Chiles-Stovall, Inc.
Dallas, Texas
(stagiaire photographe)
du 12 octobre 1962 au 6 avril 1963
William B. Reilly Company, Inc.
Nouvelle Orléans, Louisiane
(machiniste-graisseur)
du 10 mai 1963 au 19 juillet 1963
Texas School Book Depository
Dallas, Texas
(manoeuvre)
du 16 octobre 1963 au 22 novembre 1963


Quand Oswald a débuté son emploi au dépôt de livres scolaires du Texas le 16 octobre 1963, il avait été au chômage depuis le 19 juillet 1963 et avait besoin d'un travail. Il s'est adressé à cette société après que Mme. Ruth Paine ait appelé cette société et avait pris des dispositions pour un entrevue avec un fonctionnaire de société à son profit.

L'appel de Madame Paine à cette société a été motivé par le fait qu'elle avait appris par une voisine, Mme. Lennie Mae Randle, que son frère, Wesley Buell Frazier, avait obtenu un emploi dans cette société. Il a été noté qu'Oswald a entamé son emploi au dépôt de livres scolaires du Texas avant qu'une quelconque annonce que le cortège Présidentiel passerait devant le bâtiment ne soit faite. L'itinéraire du cortège a été rendu public le 19 novembre 1963.

En vérifiant les emplois d'Oswald, de nombreux employeurs et des collègues ont été interviewés à son sujet mais ils ne furent pas en mesure de fournir d'informations pertinentes complémentaires.



II. Les proches

II-A. Immédiats (Retour)

Pendant l'enquête, toust les proches en vie de Lee Harvey Oswald ont été identifiés et localisés. Ils ont été tous interviewés à l'exception des enfants mineurs. Ce qui suit est une liste de ces proches (en italique les parents du côté de la famille de son père ) :

Mère: Marguerite Oswald
2220 Thomas Place
Fort Worth, Texas
Père: Robert E. Lee Oswald (décédé avant la naissance de Lee Harvey Oswald.)
Beau-père: Edwin A. Ekdahl (décédé le 26 janvier 1953)
Femme: Marina Oswald (née le 17 juillet 1941 en Russie)
Enfants: June et Rachel
Frère: Robert Lee Oswald
109 Sierra
Denton, Texas
Demi-frère Staff Sergeant John Edward Pic
United States Air Force


II-B. Autres (Retour)

*Tante Mme Arthur A.P. Barre
2311 St. Charles Avenue
Nouvelle Orléans, Louisiane
*Tante Mme Edmond C. Carter
(née Ethel Oswald)
2031 St. Charles Avenue
Nouvelle Orléans, Louisiane
*Tante Mme James Coker
(née Hattie Oswald)
Andrew Jackson Apartments
2<sup>nd</sup> Street and St. Charles
Nouvelle Orléans, Louisiane
*Tante Mme Charles F. Murret
757 French Street
Nouvelle Orléans, Louisiane
*Tante Mme Adèle F. Oswald
(veuve de Thomas Oswald)
2018 General Pershing Street
Nouvelle Orléans, Louisiane
*Tante Mme Hazel Oswald
(veuve de William Stout Oswald, Sr.)
136 Elmeer Street
Metaire, Louisiane
*Cousine Mme Tony Bevinetto
(née Shirley Oswald)
1914 South Carrollton Avenue
Nouvelle Orléans, Louisiane
*Cousine Mme William Brown
(née Floy Oswald)
3944 Virgil Boulevard
Nouvelle Orléans, Louisiane
*Cousin Charles W. Murret
636 Norton Avenue
Arabi, Louisiane
*Cousin Eugene John Murret
Jesuit House of Studies
Mobile, Alabama
*Cousin John M. Murret
6622 Louis XIV Street
Nouvelle Orléans, Louisiane
*Cousine Mlle Marilyn Murret
757 French Street
Nouvelle Orléans, Louisiane
*Cousine Mme Joyce O'Brien
1615 Fairway
Beaumont, Texas
*Cousine Mlle Adele Oswald
2018 General Pershing Street
Nouvelle Orléans, Louisiane
*Cousin Lowell Oswald
132 Elmeer Street
Metairie, Louisiana
*Cousin Norman Oswald
706 Division Street
Metairie, Louisiana
*Cousin William Stout Oswald, Jr.
136 Elmeer Street
Metairie, Louisiana
*Cousin William Stout Oswald, III
706 Division Street
Metairie, Louisiane



II-C. Autres (Retour)

Les individus listés ci-dessus et qui sont des parents de Lee Harvey Oswald du côté de son père ont tous déclaré qu'ils ne l'avaient jamais rencontré et qu'ils ne pouvaient fournir aucune information le concernant.

Aucun des parents d'Oswald du côté de sa mère ne put fournir d'information quant aux activités d'Oswald en rapport avec l'assassinat du Président Kennedy. Pris dans leur ensemble, leurs interviews ont abouti à un mélange d'informations de fond sur l'histoire de la famille d'Oswald et quelques-uns furent capables de fournir des bribes d'informations pertinentes se rapportant à la personnalité d'Oswald.

La mère d'Oswald, Marguerite Claverie Oswald, a été interviewée à sa résidence, au n°2220 Thomas Place, à Fort Worth au Texas, le 22 novembre 1963, après l'assassinat du Président Kennedy. Elle a déclaré qu'elle était employée comme infirmière et elle a dit qu'elle n'avait pas vu son fils depuis approximativement un an avant cette date.

Docteur Charles W. Murret, un dentiste d'Arabi, en Louisiane, qui était un cousin d'Oswald, a été interviewé le 29 novembre 1963. Il a dit qu'il n'avait pas vu Oswald depuis qu'il avait six ans, mais il a ajouté qu'il estimait que la mère d'Oswald avait été le type de personne qui rappellait à son fils les temps difficiles qu'elle avait subi après la mort de son père et comment elle avait travaillé durement pour élever ses enfants. Le Docteur Murret a dit que Lee Oswald avait probablement un ressentiment envers le monde à cause de sa propre incapacité à pourvoir sa propre famille d'une meilleure façon.

Le Staff Sergeant John Edouard Pic, assigné à l'Hôpital de Hall Wilford, à l'Escadron Médical, sur la base aérienne de Lacland au Texas, a été interviewé le 29 novembre 1963. Il faut dire qu'il est un demi-frère de Lee Harvey Oswald dans la mesure où sa mère, anciennement Marguerite Claverie, avait été marié avec son père, Edouard John Pic, avant son mariage avec le père d'Oswald, Robert E. Le sergent John Pic a dit qu'il n'avait pas eu de relations proches avec Lee Oswald depuis qu'ils étaient enfants, mais il a rappelé qu'il était intervenu une fois pour qu' Oswald adopte une attitude meilleure envers sa mère quand, à de l'âge 13, il était irrespectueux envers elle.

Madame Pic, la femme du Sergent Pic, a déclaré le 10 décembre 1963, que quand elle avait rencontré Madame Oswald pour la première fois en août 1952 environ, Madame Oswald a déclaré que Lee et elle voulaient vivre de manière permanente avec le Pics, mais Mme. Pic lui a dit en privé qu'elle nétait pas d'accord avec ceci. Ensuite, Madame Oswald a tout fait tout ce qu'elle pouvait pour monter tout le monde, y compris le Sergent Pic et Lee, contre Madame Pic et des disputes démarraient constamment sur des questions secondaires de ménage et dont les détails ne sont pas maintenant rappelés. Madame Pic a dit que pendant une telle dispute, qu'elle croit maintenant s'être initiée parce que Madame Pic avait protesté du jeu de Lee sur un poste de télévision appartenant à Madame Oswald, Lee avait retiré un petit couteau de poche, avait ouvert la lame et s'était déplacé vers Madame Pic en présence de Madame Oswald. Madame Pic a dit que cela l'avait effrayée. Elle a dit qu'elle avait reculé et que Lee n'avait rien fait. Elle a fait part de cette menace au Sergent Pic quand il est rentré de son travail, mais Madame Oswald lui a nié que Lee avait menacé Madame Pic d'un couteau. Madame Pic a fait part de sa conviction que son mari était en réalité dans le doute quant aux faits réels.

Madame Pic a déclaré qu'après le dernier incident, elle avait dit à Madame Oswald de sortir ou qu'elle la mettrait à la porte. Madame Oswald a alors menacé de sauter par la fenêtre. Par la suite, Madame Oswald est partie de son plein gré avec son fils.

Eugene John Murret a été interviewé le 29 novembre 1963. Il a déclaré que sa mère et la mère d'Oswald sont soeurs et qu'il avait trente et un ans, plus vieux que Lee Harvey Oswald de set ans environ. Monsieur Murret suit actuellement des cours à la Jesuite House of Studies comme une scolastique à Spring Hill College, Mobile, Alabama. Il a déclaré que quand il a appris de sa mère que Lee Oswald était retourné aux Etats-Unis en provenance de la Russie, il était entré en contact avec lui et lui a demandé de lui rendre visite et de s'adresser aux étudiants lors d'un séminaire à Mobile dans l'Alabama. Oswald est venu à Mobile dans la dernière partie de juillet 1963 et a donné une conférence aux étudiants concernant sa connaissance et ses expériences en Russie. Monsieur Murret a dit que le discours d'Oswald était quelque peu critique vis à vis de l'Union soviétique, car Oswald avait indiqué qu'il avait été désillusionné de la vie en Union soviétique et senti que ce communisme y était trop oppressant envers les gens. Il a aussi déclaré qu'Oswald avait éludé le sujet de la religion et il avait eu l'impression qu'Oswald était athée. Monsieur Murret a déclaré qu'il n'avait eu aucun nouveau contact avec Oswald.

Madame Joyce O'Brien, emeurant au n°1615 de Fairway, à Beaumont, au Texas, a été interviewée le 30 novembre 1963. Elle a déclaré qu'elle était une cousine de Lee Harvey Oswald dans la mesure où sa mère, Madame Charles Murret, demeurant au n°757 de French Street à la Nouvelle Orléans, en Louisiane, est une soeur de la mère d'Oswald. Madame O'Brien a déclaré qu'en rendant visite à sa sa mère en août 1963, elle avait reçu un coup de téléphone de Lee Harvey Oswald qui était dans la prison de la Nouvelle Orléans. Oswald lui avait demandé de poster 25 $ pour son amande. Madame O'Brien est allée au Département de Police de la Nouvelle Orléans et avait été informée qu'Oswald a été inculpé "de trouble de la paix publique" pour avoir détenu des affiches. Elle a dit qu'après qu'elle aait vu une affiche portant les mots "VIVA CASTRO" et d'autres brochures, elle s'était décidée à aller contre la levée de son amende. Elle a reçu par la suite un deuxième appel d'Oswald, qui l'a chargée d'entrer en contact avec sa femme. Cependant, Madame O'Brien a téléphoné à Monsieur Emile Bruneaux, un ami de son père et Bruneaux a pris les dispositions pour qu'Oswald soit libéré.


II-D. Interviews de Marina Oswald (Retour)

Au cours des interviews, Marina Oswald a dit qu'elle avait rencontré Lee Harvey Oswald pour la première fois à une manifestation sociale à Minsk, en URSS, en mars 1961 et l'avait épousé le 30 avril 1961, dans cette ville. Elle a maintenu qu'elle n'avait pas eu la connaissance du désir d'Oswald de retourner en Etats-Unis au moment de leur mariage et que si elle avait su un tel désir, elle ne l'aurait probablement pas épousé.

Madame Oswald a admis avoir demandé la permission aux autorités soviétiques dans le milieu de 1961 de résider aux Etats-Unis. Elle a dit qu'à la fin de 1961 les autorités soviétiques lui ont fait savoir qu'on lui permettrait de quitter l'Union soviétique et de faire le voyage aux Etats-Unis, sur quoi elle a soumis la demande formelle pour un visa de sortie. En mai, l962, elle a reçu son document de sortie. Elle a admis sa surprise quant à l'octroi de la permission de quitter l'Union soviétique.

C'était l'avis de Madame Oswald qu'Oswald avait bénéficié d'un traitement préférentiel en Union soviétique, comme la permission de vivre dans un appartement plutôt que dans un dortoir. Elle a cité, de plus, le paiement par le Gouvernement soviétique d'une facture d'hôtel qu'il avait contracté dans un hôtel de Moscou et, plus tard, l'action du Gouvernement soviétique de l'envoyer à Minsk. Elle a dit qu'à sa connaissance Oswald n'avait jamais été interrogé par des autorités soviétiques à Moscou et que les services de renseignements soviétiques ne s'étaient jamais approché d'elle-même et qu'ils ne lui avaient pas donné de mission de renseignements à exécuter au cours de son séjour aux Etats-Unis. En rapport avec le traitement préférentiel possible de son mari par les autorités soviétiques, elle était de l'avis que les étrangers sont généralement mieux traités que les citoyens soviétiques.

Mme. Oswald a fait le récit des activités d'Oswald et d'elle-même depuis leur entrée aux Etats-Unis le 13 juin 1962 et a fourni l'information concernant leurs résidences à Fort Worth et à Dallas, leur déplacement à la Nouvelle Orléans en mai 1963 et leur retour final dans le secteur de Dallas à l'automne 1963. Elle a déclaré que leur déplacement à la Nouvelle Orléans en mai 1963, était intervenu sur son ordre après qu'Oswald lui ait avoué qu'il avait essayé de tuer le Général Edwin A. Walker. Elle a déclaré qu'elle n'avait aucune raison de suspecter Oswald d'avoir une quelconque intention d'assassiner le Président Kennedy puisqu'il n'avait jamais parlé de façon désobligeante du Président. Au contraire, elle a dit qu'à une occasion Oswald avait indiqué le Président Kennedy était un bon Président, particulièrement en ce qui concerne sa politique sur les droits civils. Elle a déclaré qu'elle n'avait pas connu Jack Ruby et elle a ajouté qu'à sa connaissance, Ruby était inconnu à Oswald.

Madame Oswald a déclaréé n'avoir aucune connaissance sur la façon dont le fusil de son mari avait été transporté de Dallas à la Nouvelle Orléans à la fin d'avril ou au début de mai 1963, bien qu'elle ait admis avoir vu l'arme à feu dans une pièce dans leur résidence de la Nouvelle Orléans où Oswald conservait la plupart de ses effets personnels. Elle a nié connaître comment l'arme avait été transportée au domicile de Madame Paine à Irving, au Texas, quand elle s'est déplacée à cet endroit venant de la Nouvelle Orléans à la fin de septembre. Elle a admis, cependant, avoir vu l'arme à feu enveloppée dans une couverture dans le garage de la résidence Paine.

Madame Oswald a étoffé le portrait de son mari en déclarant qu'il manquait rarement une occasion de se glorifier et elle a ajouté qu'il avait tout conçu pour placer son nom dans l'histoire. Elle a exprimé la conviction que sa déclaration qu'il était Marxiste était incorrecte et que c'était seulement une déclaration fite par son mari pour diriger l'attention sur lui.

Selon Madame Oswald, son mari était une personne indépendante sans ami et qu'il avait été avidement intéressé par l'étude des systèmes divers d'autorité civile. Elle a dit qu'Oswald parlait fréquemment en faveur de Castro et a indiqué un désir de vivre à Cuba. Elle a cependant nié toute connaissance de la tentative de son mari d'obtenir un visa pour voyager dans ce pays ou de son voyage au Mexique à la fin de septembre et au début d'octobre 1963. Madame Oswald a fait remarqué qu'elle savait que son mari n'aimerait pas Cuba. Elle a déclaré que la seule place qu'il aimerait ce serait la lune, là où il n'y a personne.


II. Les relations

Ci-dessous figure l'information complémentaire reçue et développée à propos des individus connus pour avoir été en relation avec Oswald d'une manière ou d'une autre avant l'assassinat du Président Kennedy.

III-A. George et Jean DeMohrenschildt (Retour)

Au cours de l'enquête l'information a été développée que George et Jean DeMohrenschildt, résidants actuels de Port-au-Prince, en Haïti, étaient considérés comme les amis les plus proches que les Oswalds aient eu dans le secteur de Dallas-Fort Worth après le retour d'Oswald d'Union soviétique. A la demande du FBI, un fonctionnaire de l'Ambassade américaine à Port-au-Prince les a interviewés et a obtenu l'information suivante.

Les DeMohrenschildts, citoyens américains qui résidaient à Port-au-Prince depuis le Printemps de 1963, avaient fait la connaissance des Oswalds pendant l'été 1962 par l'intermédiare de quelques amis qui s'étaient intéressés aux Oswalds en les aidant financièrement. Ensuite, ils les ont vus à un certain nombre d'occasions à Fort-Worth et à Dallas entre l'été 1962 et le début de 1963.

Quand ils ont rencontré les Oswalds pour la première fois, la dernière fut dans des déboires financiers terribles, parce qu'Oswald avait perdu son travail comme un ouvrier tôlier. Un jour ou l'autre en 1962, Oswald a donné à George DeMohrenschildt un résumé d'environ 20 pages tapé à la machine qui détaillait ses expériences dans une usine de Minsk, en Russie et il critiquait beaucoup d'aspects de la vie soviétique. En réponse à la question de Monsieur DeMohrenschildt quant à savoir pourquoi il était retourné aux Etats-Unis, Oswald avait commenté: "je n'ai pas trouvé là ce que je cherchais."

Madame DeMohrenschildt eut l'impression qu'Oswald était opposé à la ségrégation et qu'il était favorable à la politique du Gouvernement des Etats-Unis. Oswald avait exprimé de l'admiration pour Castro en tant qu'individu, mais il n'a jamais donné d'indication qu'il était en rapport avec n'importe quel type d'organisation.

Les deux DeMohrenschildts considéraient Oswald comme "un vrai loup solitaire." Ils le considérait de plus comme un "toqué", mais pas "mauvais" dans le sens d'avoir probablement recours à la violence physique. Cependant, ils ont déclaré tous les deux que l'impression générale des gens de Dallas qui connaissait Oswald était une impression de dégoût et même de crainte de lui à cause de sa brutalité envers sa femme et de son "l'instabilité mentale". Oswald en voulait aux sympathies et à l'intérêt accordés à sa femme par les diverses personnes de Dallas et il insultait parfois ceux qui essayaient d'aider sa famille.

Selon Madame DeMohrenschildt, un jour de l'automne l962, tandis qu'elle rendait visite à Madame Oswald, cette dernière avait déclaré, "Regarde comme il est fou, cet idiot a acheté une arme à feu." A cette occasion, Madame DeMohrenschildt a dit qu'elle avait vu une arme à feu qu'elle a décrite comme mesurant environ "quatre pieds de long" mais elle ne l'a pas manipulée ou examinée de près. Elle ne savait pas si c'était un fusil ou un fusil de chasse et n'était pas certaine s'il était équipé d'une lunette télescopique.

Madame Oswald a déclaré qu'elle se rappelle de l'incident décrit par Madame DeMohrenschildt, mais elle se rappelle que c'est certainement arrivé à la résidence d'Oswald au 214 West Neely street, à Dallas. Elle situerait le moment comme mars ou avril 1963. Madame Oswald a ajouté qu'elle ne connaît aucun fusil que possédait son mari, autre que celui qui a été identifié comme l'arme de l'assassinat.

Des dispositions ont été prises pour faire réinterviewer les DeMohrenschildts le 19 décembre 1963, concernant l'arme à feu. Madame DeMohrenschildt a dit qu'elle l'avait vu. En réfléchissant davantage sur la question, tant elle que son mari ont reconnu que l'incident s'était produit autour de Pâques, en avril 1963. De plus, Madame DeMohrenschildt se rappelait de l'appartement dans lequel les Oswalds vivait à cette époque et ele a consulté sa liste téléphonique personnelle qui donnait l'adresse de Neely street à Dallas.

III-B. Alexandra Taylor (Retour)

Alexandra Taylor, de Dover Plain, dans l'état de New York, qui est employée comme préposé au Valley State Hospital de Wingdale dans l'état de New York, a déclaré le 30 novembre 1963 que son père, George DeMohrenschildt, l'avait appelée en septembre, l962 et lui avait demandé si elle pouvait héberger Marina Oswald pour une courte période, déclarant qu'Oswald et sa femme étaient récemment arrivés de Russie et étaient sans le sou. Taylor résidait alors avec son mari, Gary, à Dallas, au Texas. Marina Oswald et son bébé sont restés avec les Taylors pendant environ deux semaines, mais Oswald, elle pensait qu'il avait résidé à l'YMCA. Oswald a rendu visite à Marina de temps en temps pendant le séjour chez les Taylors, temps pendant lequel Gary Taylor et Oswald eurent de chaudes discussions politiques fréquentes.

Madame Taylor eut l'impression qu'Oswald se considérait lui-même comme socialiste, mais elle était d'avis qu'il n'aimait pas les Etats-Unis aussi bien que la Russie et qu'en fait, il n'aimait pas presque tout. Oswald, cependant, n'a jamais exprimé dégoût pour le Président Kennedy, mais il avait exprimé une aversion personnelle envers le Gouverneur Connally du Texas. Elle ne savait pas pourquoi Oswald n'aimait pas Monsieur Connally. Alexandra Taylor est devenue amie avec la femme d'Oswald et a exprimé l'avis que Marina avait épousé Oswald pour sortir de l'Union soviétique.

Madame Taylor a dit qu'Oswald était fortement anti-religieux et qu'il avait grondé sa femme pour avoir baptisé leur enfant à l'Eglise Orthodoxe russe. Elle a décrit Oswald comme "brillant", quelqu'un qui pouvait argumenter logiquement et de façon persuasive et qui était formel dans ses idées et fort dans ses convictions. Elle a dit qu'elle avait beaucoup de mal à croire qu'il voulait tuer le Président Kennedy.

III-C. Gary E. Taylor (Retour)

Lors de l'interview du 2 décembre 1963, Gary E. Taylor, demeurant au n°4115 de Fall Drives à Dallas au Texas, a confirmé l'information fournie par Alexandra Taylor. De plus, il a déclaré que depuis sa première discussion avec Oswald, il avait eu l'impression qu'Oswald recherchait une utopie et il a estimé que ce qu'Oswald considérait comme un bon gouvernement était peu réaliste. Oswald avait admis que le gouvernement de type soviétique n'était pas son idéal parce que les gens étaient réprimés. Oswald croyait que les gens devaient avoir autant de pouvoir que ceux qui les dirigaient; ces gens doivent vivre sur une base égale, recevoir les mêmes salaires et vivre dans des maisons de même taille. La plupart des discussions de Taylor avec Oswald étaient longues et sans limites, se terminant d'habitude exactement là où elles avaient commencé. Selon Taylor, Oswald n'a jamais fait mention du Président Kennedy ou du Gouverneur Connally ou de leur administration ou politique en sa présence.

Les Taylors, qui sont maintenant séparés, étaient les individus qui ont décrit leurs parents, les DeMohrenschildts, comme probablement les amis les plus proches qu'Oswald avait.

III-D. Ruth Hyde Paine (Retour)

Ruth Hyde Paine, demeurant au n°2515 West 5th street à Irving au Texas, qui était séparée de son mari, Michel Ralph Paine, au moment de l'interview, a fourni l'information suivante le 23 novembre 1963 et aux dates qui ont suivi.

Madame Paine a rencontré les Oswalds pour la première au mois de février 1963 environ, à une réunion sociale à Dallas. Environ deux mois plus tard, Oswald et sa femme dînaient à la résidence de Mme. Paine. Elle a développé une amitié avec Madame Oswald parce que Madame Oswald parlait seulement le russe et que Madame Paine qui parle aussi le russe et apprend la langue russe, voulait que quelqu'un converse avec elle dans cette langue pour en améliorer sa propre connaissance.

Après qu'Oswald ait perdu son travail à Jaggars-Chiles-Stovall à Dallas et s'en soit allé à la Nouvelle Orléans pour en rechercher un autre, Madame Paine a conduit la femme d'Oswald et leur enfant en voiture à la Nouvelle Orléans pour le rejoindre. En septembre 1963, Madame Paine a pris Marina Oswald et l'enfant à la Nouvelle Orléans et les a conduit à la résidence des Paines à Irving au Texas, où ils sont restés jusqu'au 22 novembre 1963. Oswald rendait visite à sa famille les week-ends à Irving, mais n'a payé aucune des dépenses en rapport avec le séjour de sa femme au domicile des Paines.

Dans des conversations avec Madame Paine, Oswald a revendiqué être Marxiste, mais elle l'a considéré n'être rien de plus que quelque peu étrange. Bien qu'elle ne l'ait pas considéré comme une personne très logique, elle a dit qu'à aucun moment il ne lui avait jamais donné jamais une quelconque indication qu'il commettrait un acte de violence ou un meurtre. Elle a dit que son amitié pour les Oswalds était basée sur son affection pour Madame Oswald.

Le 26 avril 1958, la publication du "Journal d'Amis," un hebdomadaire Quaker publié par la Friends Publishing Company de Philadelphie en Pennsylvanie, avait annoncé que de "Jeunes Amis" avaient fait des plans pour une visite de six semaines de quatre russes Etats-Unis l'été. L'article disait que six Américains devaient accompagner les russes en automobile et leurs plans incluaient des contacts avec des Amis, des visites d'industrie, de fermes et d'écoles, aussi bien que des visites dans les secteurs d'intérêt public pour les jeunes soviétiques. L'article identifiait les membres du groupe de planification, parmi eux figurait le nom de "Ruth Hyde Paine."

Le 18 décembre 1963, Madame Paine a informé qu'en 1958 au moment où elle était membre d'un groupe de jeune Quaker connu sous le nom de "Jeunes Amis" trois étudiants russes avaient visité Philadelphie. Selon Mme. Paine, le seul contact qu'elle avait eu avec ces trois russes est intervenu lors d'une réception à un emplacement dont elle ne se rappellait pas de Philadelphie. En ce temps-là elle ne savait pas parler russe et elle avait limité la conversation avec eux. Madame Paine a avisé qu'à l'exception de Marina Oswald, ces trois étudiants russes sont les seuls ressortissants russes qu'elle ait jamais rencontrés.