JFK

L'assassinat les questions

BREHM Charles F.


Charles F. Brehm, demeurant au 1619 Kings Highway a été interrogé à son domicile où il a fourni l’information ci-après:

Lui et son fils de 5 ans étaient allés dans le centre-ville de Dallas pour voir le défilé Présidentiel et il avait garé sa voiture dans la zone comprise entre Main et Houston Street, environ 15 minutes avant l’heure à laquelle le défilé était supposé descendre Main Street. Il se positionna à un place de choix, au coin nord-ouest de l’intersection de Main et de Houston Street et, de cet emplacement, il fut en mesure d’observer la voiture dans laquelle le Président et Madame Kennedy circulaient et en train de se déplacer de Main vers Houston street.

Après que la voiture du Président ait fait le tour de l'angle en direction de Houston Street, il prit son fils de 5 ans dans les bras et courut à travers la pelouse de Main Street, vers la portion de terrain en pente de Elm Street qui mène de Houston Street vers l’autoroute de Stemmons. Son fils et lui se tenaient juste au bord du trottoir sur la pelouse et ils ont vu la voiture du Président effectuer une grande embardée, au moment où elle a tourné vers la gauche, de Houston Street dans Elm Street.

Au moment où la voiture du Président fut très proche de lui, il put voir le visage du Président de manière distincte, le Président était assis, mais il s’inclina vers l’avant quand il perçut au même instant ce qui paraissait être un coup de feu. Selon Brehm, le Président sembla se raidir, puis marqua un temps d'arrêt avant qu’un autre coup de feu claque et que le Président paraisse sévèrement atteint à la tête. Brehm a dit que quand le Président avait été frappé par le second coup de feu, il put noter que la chevelure du Président s’était dressée en l’air et qu’elle avait ensuite roulée de son côté au moment où Madame Kennedy le tirait apparemment dans cette direction.

Brehm a indiqué qu'un troisième coup de feu avait suivi et que chacun des trois coups de feu était relativement proche les uns des autres. Brehm a déclaré qu'il avait fait son service militaire et qu'il avait l'expérience des fusils à culasse mobile et il a exprimé l'opinion que les trois coups de feu avaient été tirés, juste à peu près aussi rapidement qu'un individu puisse manœuvrer un fusil à culasse mobile, prendre la visée et tirer trois coups de feu.

Brehm a indiqué qu'il avait su avec certitude que le Président avait été atteint et il se rappelait avoir vu du sang sur le visage du Président. Il a également déclaré qu'il lui avait semblé tout à fait évident que les coups de feu provenaient d'un des deux bâtiments de derrière, situés à l'angle d'Elm et de Houston street.

Juste après que le troisième coup de feu ait claqué, Brehm a poussé son fils vers le bas sur l'herbe et à cet instant il avait été davantage préoccupé par la protection de son fils qui aurait pu être frappé accidentellement, par n'importe quel tir qui aurait pu suivre.

BREHM a émis l'avis qu'entre le premier et le troisième coup de feu, la voiture du Président avait paru se déplacer de 10 à 12 pieds seulement. Il lui avait semblé que l'automobile était presque parvenue au stade de l'arrêt, après le premier coup de feu, mais il n'est pas certain de cela. Après le troisième coup de feu, la voiture dans laquelle le Président circulait avait accrue sa vitesse et s'en était allée sous le passage triple sous-terrain, hors de sa vue.

Dès que la voiture du Président s'en est allée hors de sa vue, de nombreux journalistes et officiers de police sont venus, descendus en courant de la colline, vers le secteur général où il se tenait et bon nombre d'entre eux se sont réunis autour de lui et ont commencé à lui poser des questions. Il a répondu aux questions des journalistes et des officiers de police, au mieux de ses connaissances et du souvenir qu'il avait, après quoi il a été escorté jusqu' au commissariat de police de Dallas, où il a été davantage interviewé. Il a estimé qu'il avait été retenu au département de la police pendant une période de deux heures, avant qu'il n'ait été finalement autorisé à partir.




© Pierre NAU (2000 - 2013)