JFK

L'assassinat les questions

LEVINE Lowell & McCAMY Calvin


Avertissement: La traduction de ce témoignage est ma propriété exclusive. Ils ne peut être reproduit totalement ou partiellement sans mon autorisation.

Voici les témoignages du Docteur Lowell Levine, Consultant de l’examinateur médical en chef, de la ville de New York, et du Docteur Calvin S. McCamy, Président du groupe de travail chargé des standardisations nationales américaines en matière de caractères de reconnaissance optique sur des imprimés.


Monsieur Purdy.
Monsieur McCamy, si vous avez des commentaires pendant les questions posées par le Docteur Levine, veuillez s’il vous plaît les ajouter. Levine, quelle est votre emploi?

Docteur Levine
Je suis dentiste.

Monsieur Purdy.
Comment se déroule le processus d’une identification dentaire?

Docteur Levine
L’odontologiste ou le dentiste médico-légal examine une pièce particulière de preuve dentaire et essaie de trouver toutes les caractéristiques particulières, uniques et individuelles de ce morceau de preuve. Il essaiera ensuite de consigner un rapport préliminaire qui contient ces mêmes caractéristiques.

Monsieur Purdy.
Dans le cas des radiographies du Président Kennedy, quelle était votre tâche?

Docteur Levine
Ma tâche principale était d’examiner les films pris pendant le déroulement de l’autopsie du Président Kennedy et de déterminer en fait si la personne à qui l’on avait fait des radiographies était bien le Président défunt.

Monsieur Purdy.
En quoi les radiographies sont considérées comme adéquates dans des buts d’identification?

Docteur Levine
Les radiographies sont d’excellentes preuves dentaires dans des buts d’identification. Elles contiennent les positions des dents les unes par rapport aux autres. Elles contiennent les formes et les tailles des implantations et l’alignement et la constitution des matériaux que contiennent les dents. Nous sommes en mesure d’y trouver des situations bizarres ou des anomalies, des pathologie telles que des kystes, des racines, et par conséquent il y a une myriade de zones de comparaison dans une radiographie.

Monsieur Purdy.
Existe t-il des radiographies montant les dents et les mâchoires du Président Kennedy avant la radiographie de l’autopsie?

Docteur Levine
Oui Monsieur, il en existe.

Monsieur Purdy.
Où sont-elles?

Docteur Levine
Il y en a 22 radiographies de cette sorte consignées aux Archives Nationales.

Monsieur Purdy.
Globalement, que montrent ces radiographies?

Docteur Levine
13 de ces radiographies sont des radiographies dentaires. Les 9 autres sont répertoriées comme étant les sinus de JFK. Les radiographies montrent des dents, des mâchoires, des soins dentaires, des zones osseuses, et des choses de cette sorte. Les radiographies des sinus sont à la fois des radiographies antérieures et postérieures, de devant et de derrière prises latéralement de chaque côté du crane.

Monsieur Purdy.
Sur quoi vous basez-vous pour dire si oui ou non les radiographies ont bien été faites sur le Président Kennedy?

Docteur Levine
Eh bien, la première chose que j’ai faite fut de comparer chacune des photographies des Archives Nationales les unes par rapport aux autres et je fus aussitôt capable de déterminer que toutes les radiographies avaient été prises sur la même personne, le Président Kennedy. Il y a 4 sources de radiographies, incluant celles du Capitaine Petter du corps dentaire de l’ U.S. Navy et celles du Docteur Robert Morris de New York. Les radiographies des sinus furent prises par le Docteur Stephen White de New York et par les Docteurs Groover, Christie, et Merit de Washington, D.C., entre 1960 et 1962. Ces noms apparaissent soit sur les radiographies elles-mêmes soit sur le paquet des radiographies, ce qui est la procédure normale.

Monsieur Purdy.
Docteur Levine, voulez-vous bien examiner ces articles répertoriés comme pièces à conviction JFK F-295 et F-296 et dites-nous ce qu’ils représentent?

Docteur Levine
Puis-je me déplacer là-bas Monsieur le Conseiller?

Monsieur Purdy.
Oui.

Docteur Levine.
La F-295 est un composite de certaines des radiographies des Archives Nationales et des radiographies 1 et 2 de l’autopsie. J’ai en fait examiné les radiographies de l’autopsie 1, 2, et 3 et j’ai été capable de toutes les identifier car à l’époque où j’avais la permission de faire le travail photographique j’avais compris que j’avais l’autorisation de faire le travail photographique du domaine des blessures dans le but d’identifier la radiographie No. 1 qui montrait la zone des blessures dans les sinus frontaux dans laquelle les sinus frontaux étaient utilisés pour authentifier la radiographie n°1 de l’autopsie.

Monsieur Purdy.
Docteur Levine, que représentent les radiographies Nos. 1, 2, et 3, quelles vues du Président?

Docteur Levine
Ce sont toutes des radiographies du crane. La radiographie n°1 de l’autopsie Autopsy 1 est une vue de l’avant vers l’arrière et de l’arrière vers l’avant—un film de type AP. Les vues n°2 ET 3 représentent des radiographies latérales prises de chaque côté, pour ainsi dire.

Monsieur Purdy.
Monsieur le Président, J’aimerais que ces pièces à convictions répertoriées JFK F-295 et F-296 soit désormais jointes au rapport.

Le Président Stokes.
Sans objection, elles peuvent être maintenant jointes au rapport.


Nota :il est possible de voir ici ces 2 pièces à convictions:
JFK F-295
JFK F-296

Monsieur Purdy.
Pouvez-vous nous montrer les zones de comparaison dans ces pièces à conviction?

Docteur Levine
Oui Monsieur. Les 4 radiographies du haut de la pièce à conviction n° F-295—et celles de la pièce à conviction F-296—sont en fait des duplicata des unes des autres avec certaines des zones de comparaison codée en rouge. Les quatre radiographies du haut montrant les côtés gauche et droit ont été prises à New York le 18 Janvier 1962 je crois, par le Docteur Robert Morris à New York. La radiographie au coin inférieur des 2 pièces à convictions du côté "J" est celle prise par Stephen White le 14 août 1960 et la radiographie du côté gauche est celle prise par les Docteurs Groover, Christy, et Meritt à Washington, D.C., et celle-ci est une radiographie latérale du crâne prise le 17 août 1960. Il s’agit de la dentition et des structures de soutien à la fois sur les radiographies n°2 et 3 de l’autopsie. On peut voir quelques zones très caractéristiques qui rendent la comparaison pas trop difficile. Mais on doit comprendre une chose, les radiographies dentaires sont prises en plaçant un morceau de film dans la bouche et ainsi vous obtenez la bonne dent. Les radiographies latérales du crane sont prises en passant les rayons X, pour ainsi dire à travers le crane vers le film de l’autre côté, de telle sorte qu’on obtient un composite très souvent où les dents des 2 côtés sont superposés l’un sur l ‘autre, ce qui s’est produit ici dans les 4 radiographies. Nous avons alors des éléments à la fois des côtés gauche et droit dans les radiographies 2 et 3 de l’autopsie. La radiographie n°3 de l’autopsie est très probante à par tir des caractéristiques de formes et d’implantation. Par exemple, dans la seconde molaire supérieure, on voit une forme d’implantation en "W" et on peut la suivre quand on progresse. De telle sorte qu’il n’y a absolument aucune difficulté à authentifier cela. Un des éléments qui est resté tout le long est une zone de plombage dans la seconde molaire inférieure et ceci est très visible ici dans cette zone, dans la radiographie e 1960 et dans les deux radiographies de l’autopsie. Il y en a d’autres, aussi, à mentionner---

Monsieur Purdy.
Docteur Levine, j’apprécie que vous ayez mentionné quelques unes de ces zones. En se basant sur la comparaison des radiographies que vous avez utilisées, êtes vous en mesure d’émettre une opinion ferme quant à savoir si les trois radiographies du crane que vous avez vu parmi le matériel de l’autopsie sont bien des radiographies prises du Président Kennedy?

Docteur Levine
Oui, Monsieur, il n’y absolument aucun doute à ce propos.

Monsieur Purdy.
Monsieur Levine, voulez-vous bien examiner cet article répertorié comme pièce à conviction "JFK F-323" et identifier ce rapport que vous nous avez soumis. Si le commis veut bien nous donner le rapport. [Le document est remis au témoin par le commis.]

Monsieur Purdy.
Docteur Levine, est-ce le rapport que vous avez soumis au bureau du Comité?

Docteur Levine
Oui, c’est lui.

Monsieur Purdy.
Monsieur le Président, j’aimerais que ce rapport soit maintenant à la fois libellé pièce à conviction "JFK F-323" et joint au procès verbal.

Le Président Stokes.
Sans objection, il peut être à cet instant joint au procès verbal.


Nota :il est possible de voir ici cette pièce à conviction:
JFK F-323

Monsieur Purdy.
Je n’ai pas d’autres questions pour le Docteur Levine. Je me retourne vers Monsieur McCamy. Quel est votre emploi?

Monsieur McCamy.
Je suis un scientifique spécialisé dans la photographie et la mesure de la couleur.

Monsieur Purdy.
Avez-vous examiné les radiographies qu’on dit avoir été prises du Président Kennedy au moment de l’autopsie?

Monsieur McCamy.
Oui.

Monsieur Purdy.
Quelqu’un d’autre du panel chargé de la preuve photographique a t-il examiné ces matériaux?

Monsieur McCamy.
Oui; ils ont été examinés dans les moindres détails par Frank Scott, David Eisendrath, Bennett Sherman, et par l’un des professeurs du RIT.

Monsieur Purdy.
Avez-vous observé quelque chose d’intéressant dans les photographies qui soit en rapport avec le problème d’authenticité des photographies de l’autopsie?

Monsieur McCamy.
Oui; il y avait des chiffres contenus sur les rebords des films couleur. Ces chiffres indiquent le montant du nombre d'émulsions. Quelquefois mais pas toujours, le fabricant du film dater le film en connaissant ces chiffres. David Eisendrath a copié deux de ces chiffres à partir du film couleur et a préparé une lettre à l’adresse du fabricant, Eastman Kodak, en lui demandant la date des films. Comme prévu, il avait quelques vieilles boîtes de film sur lesquelles les dates étaient connues. Il récupéra les numéros de quelques uns de ces films et les soumit en même temps à une procédure de contrôle.

Monsieur Purdy.
Avez vous remarqué quelque chose d’autre sur les photos de l’autopsie en rapport avec le problème d’authenticité?

Monsieur McCamy.
Puis-je faire observer qu’Eastman Kodak Co. A répondu. Ils étaient en mesure de dater les films de David Eisendrath et ils étaient capable les films qui avaient été pris au moment de l’autopsie et ils ont déclaré que les films avaient été faits en 1963, ce qui est une découverte appropriée.

Monsieur Purdy.
Merci. Comme je le disais, Monsieur McCamy, y a t-il autre chose que vous ayez observé sur les photos de l’autopsie en rapport avec le problème de l’authenticité?

Monsieur McCamy.
Oui. Naturellement nous avons examiné les films dans les moindres détails pour voir s’il y avait ou non des indications, une preuve quelconque de quelque façon que ce soit de falsification des photographies. Nous n’avons pas trouvé d’altération de la surface du film Nous n’avons rien trouvé d’ôté ou d’ajouté aux films, pas de preuve de coupe ou de collage ou de construction d’un montage, en bref, nous n’avons pas trouvé de preuve d’un tel montage de quelque sorte que ce soit.

Monsieur Purdy.
Vous avez mentionné plus tôt aux membres du bureau que vous aviez pu observer quelques photos de façon stéréoscopique. Pouvez-vous dire brièvement ce qu’observer des photos de façon stéréoscopique veut dire et pourquoi croyez-vous que ceci est une preuve d’authenticité ?

Monsieur McCamy.
Oui. Nous avons une pièce à conviction. Les yeux humains se trouvent à une courte distance l’un de l’autre.

Monsieur Purdy.
Monsieur le Président, pourrions-nous examiner cet article et le répertorier comme pièce à conviction JFK F-294 et l’iclure au procès verbal à cet instant.

Le Président Stokes.
Sans objection, il peut être joint maintenant au procès verbal.[La pièce à conviction précitée a été répertoriée de façon erronée JFK F-294 et doit être estampillée pièce à conviction JFK F-203.]


Nota :il est possible de voir ici cette pièce à conviction:
JFK F-203

Monsieur McCamy.
Comme vous pouvez le voir sur le diagramme, si une personne regarde une petite pièce carré devant elle, l’œil droit voit le devant et une partie du côté de la parcelle. L’œil gauche voit le devant et une partie du côté gauche de la parcelle. Ceci constitue une disparité, une différence dans les deux vues que les deux yeux voient. Un autre fait est observé. Pour l’œil gauche, la pièce s’aligne avec le point main gauche dans ce diagramme dans le fond où, pour l’œil gauche, la pièce s’aligne avec le point main droite, ainsi nous avons ce qui est appelé parallaxe, qui constitue, une différence d ‘alignement dans la photo.

Monsieur Purdy.
Monsieur McCamy, y avait-il des photos de l’autopsie dans lesquelles vous étiez en mesure d’observer du parallaxe?

Monsieur McCamy.
Oui, Monsieur.

Monsieur Purdy.
De quelles photographies de l’autopsie s’agissait-il?

Monsieur McCamy.
Il y avait des photographies de l’arrière de la tête, du sommet de la tête, de l’avant du corps montrant la blessure du cou, de l’arrière du corps montrant la blessure du dos.

Monsieur Purdy.
Monsieur McCamy, en se basant sur votre observation de ces photographies et votre détermination que du parallaxe était manifeste sur celles-ci, comment êtes-vous en mesure de dire que ces photographies n’étaient pas altérées?

Monsieur McCamy.
Je dirais sur la base de l’examen de ces photographies, à l’aide du stéréoscope, qu’il est hautement improbable qu’elles aient été altérées de quelque manière que ce soit.

Monsieur Purdy.
Pourquoi avez-vous cette opinion d’après leur examen stéréoscopique?

Monsieur McCamy.
Laissez-moi prendre quatre cas parce que--

Monsieur Purdy.
Monsieur McCamy, si nous pouvons nous cantonner aux principes généraux de la vision stéréoscopique, pourriez-vous nous dire pourquoi votre capacité à les examiner au stéréoscope vous permet de dire qu’elles sont authentiques.

Monsieur McCamy.
Oui. Supposons, tout d’abord, que nous prenions la possibilité que quelqu’un ait substitué un corps et qu’il ne s’agit pas du corps du Président. Examiner ces photos au stéréoscope fournit la meilleure sorte de vue car on peut observer non seulement des dimensions latérales mais aussi des dimensions en profondeur, ainsi on a la meilleure sorte de vue pour l’identification. Dans ce cas, on doit se souvenir qu’on observe des photographies de professionnels prises à distance rapprochée et pas des photos prises de loin, ainsi il ya très peu de difficulté à identifier la personne et les choses vues. Le fait que c’est en stéréoscopie donne à l’observateur le plein avantage de l’information qu’il a à sa disposition.

Monsieur Purdy.
Monsieur McCamy, alors c’est votre opinion que d’après votre examen de ces paires de photos en stéréoscopie vous êtes en mesure de conclure qu’il est très improbable que ces photos soient altérées?

Monsieur McCamy.
Oui, extrêmement improbable. Nous avons pris en compte les possibilités des techniques photographiques diverses qui pouvaient avoir été utilisées dans ce cortège d’évènements pour produire ces photographies. Pour certaines d’entre elles c’est virtuellement impossible d’après la vue stéréoscopique. Pour d’autres cela serait excessivement difficile, sinon impossible.

Monsieur Purdy.
Merci, Monsieur McCamy. Monsieur le Président, je n’ai pas d’autres questions.

Le Président Stokes.
Merci, Monsieur le Conseiller. Docteur Levine, Monsieur McCamy, merci à tous les deux pour votre témoignage ici ce matin et vous pouvez maintenant disposer. [Les témoins sont libérés.]




Pierre NAU (2000 - 2013)