JFK L’assassinat les questions
Dallas 22 novembre 1963

Site dédié à l’assassinat du Président Kennedy et à l’étude des questions sans réponse pleinement satisfaisante près de 60 ans après les faits.

McDonald M. N.

Policier qui réussit à maîtriser Oswald lors de son arrestation mouvementée au Texas Theatre


par Pierre NAU

Avertissement : La traduction de ce témoignage est ma propriété exclusive. Il ne peut être reproduit totalement ou partiellement sans mon autorisation


Sénateur Cooper.
Veuillez vous lever et prêter serment ? Jurez-vous que le témoignage que vous donnerez sera la vérité, toute la vérité, et rien que la vérité, puisse Dieu vous aider ?

Monsieur Mc Donald.
Oui.

Sénateur Cooper.
Vous comprenez que le but de cette investigation est d’enquêter sur les circonstances entourant l’assassinat du président Kennedy défunt ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur,oui.

Sénateur Cooper.
Les auditions d’aujourd’hui ont lieu pour entendre les déclarations de divers témoins, vous inclus, qui étaient au voisinage du bâtiment du Texas School Book Depository au moment de l’assassinat, et parce qu’il est rapporté que vous avez appréhendé Lee Harvey Oswald au Texas Theatre.

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur.

Sénateur Cooper.
Témoignez-vous ici de manière volontaire ?

Monsieur McDonald.
Oui, monsieur.

Sénateur Cooper.
Avez-vous un avocat avec vous ?

Monsieur McDonald.
Non Monsieur.

Sénateur Cooper.
Désirez-vous un avocat ?

Monsieur McDonald.
Non, Monsieur.

Monsieur Ball.
Monsieur McDonald’s, où habitez-vous ?

Monsieur McDonald.
J’habite au 530 South Port Drive.

Monsieur Ball.
A Dallas ?

Monsieur McDonald.
Oui, monsieur.

Monsieur Ball.
Où êtes-vous né ?

Monsieur McDonald.
A Campbell, Arkansas.

Monsieur Ball.
Êtes-vous allé à l’école en Arkansas.

Monsieur McDonald.
Oui Monsieur.

Monsieur Ball.
Jusqu’où êtes-vous allé à l’école ?

Monsieur McDonald.
Eh bien, j’ai réussi le onzième grade, et obtenu un équivalent d’un diplôme de High School, et j’ai suivi pendant un an des cours à l’Arkansas Teachers College à Conway.

Monsieur Ball.
En quelle année était-ce ?

Monsieur McDonald.
En 1948 et 1949.

Monsieur Ball.
Qu’avez-vous fait après cela ?

Monsieur McDonald.
Eh bien, j’ai travaillé dans une firme d’imprimerie pendant un moment, après être sorti du collège un an après. Ensuite et j’ai rejoint l’Air Force. Mais au cours d’un break entre la High School et le Collège, je suis entré dans la Navy, en janvier 1946, j’ai servi pendant vingt-deux mois dans la Navy, en service actif.

Monsieur Ball.
Ensuite vous dites qu’en 1950 vous avez rejoint l’Air Force ?

Monsieur McDonald.
Oui Monsieur, le 29 décembre 1950.

Monsieur Ball.
Combien de temps êtes-vous resté dans l’Air Force ?

Monsieur McDonald.
Pendant quatre ans.

Monsieur Ball.
Quel travail faisiez-vous dans l’Air Force ?

Monsieur McDonald.
J’ai été sergent ravitailleur.

Monsieur Ball.
Après cela, qu’avez-vous fait ?

Monsieur McDonald.
Je suis devenu policier au sein du département de la police de Dallas.

Monsieur Ball.
C’était en 1956 ?

Monsieur McDonald.
Le 3 mars 1955.

Monsieur Ball.
Et vous êtes policier depuis cette date ?

Monsieur McDonald.
Oui Monsieur.

Monsieur Ball.
Étiez-vous de service en Mars....le 22 novembre1963 ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Quels était votre travail ce jour-là ?

Monsieur McDonald.
J’étais patrouilleur radio.

Monsieur Ball.
Quels étaient vos horaires de travail.

Monsieur McDonald.
De 7h30 du matin à 3 heures 30 de l’après-midi.

Monsieur Ball.
Circuliez-vous seul ou aviez-vous un partenaire ?

Monsieur McDonald.
Non Monsieur, j’avais un partenaire.

Monsieur Ball.
Quel est son nom ?

Monsieur McDonald.
T.R. Gregory.

Monsieur Ball.
Etiez-vous en train de patrouiller à environ 12 heures trente ce jour-là ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Dans quel secteur ?

Monsieur McDonald.
A l’intersection de Westmoreland avenue et de Falls Drive.

Monsieur Ball.
Était-ce votre secteur, un secteur proche du centre ville de Dallas ou à l’extérieur ?

Monsieur McDonald.
A l’extérieur, approximativement à 8 miles.

Monsieur Ball.
Avez-vous reçu un ordre à la radio, environ ce moment-là pour vous déplacer...

Monsieur McDonald.
Oui Monsieur.

Monsieur Ball.
Quel était l’ordre ?

Monsieur McDonald.

De venir au rapport dans le secteur de Elm et de Houston street , Code 3.

Monsieur Ball.
Et connaissiez-vous l’officier Tippit ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Était-il également officier patrouilleur radio ?

Monsieur McDonald.
Oui Monsieur il l’était.

Monsieur Ball.
Circulait-il seul ou avec un partenaire ?

Monsieur McDonald.
Il circulait seul.

Monsieur Ball.
Savez-vous quel était son secteur... Le secteur qui lui était assigné ce jour-là ?

Monsieur McDonald.
La partie sud de Oak Cliff, près de la banlieue de la ville.

Monsieur Ball.
Était-ce plus loin du centre ville que votre secteur ?

Monsieur McDonald.
Oui Monsieur, approximativement à 10, 12 miles.

Monsieur Ball.
Est-ce que Tippit circulait habituellement seul, n’avait-il jamais parfois un partenaire ?

Monsieur McDonald.
Eh bien, travaillant de jour, ce à quoi il était assigné ce mois là, c’est une habitude de travailler seul sauf si vous avez un stagiaire comme dans mon cas. Je ne pense pas qu’il avait un stagiaire.

Monsieur Ball.
En d’autres mots vous aviez un stagiaire avec vous, et c’est la raison pour laquelle vous n’étiez pas seul ?

Monsieur McDonald.
Oui, monsieur

Monsieur Ball.
Avez-vous entendu un ordre à la radio à l’adresse des voitures se trouvant dans le district s’étendant près des limites de la ville, que devaient-elles faire ?

Monsieur McDonald.
Elle devaient se rapprocher du secteur du centre ville, mais ne pas aller directement vers secteur.

Monsieur Ball.
Vous avez reçu l’ordre de vous déplacer vers le secteur du centre ville ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Et on ordonna aux voitures qui circulaient plus loin à l’extérieur de se déplacer plus près du secteur du centre ville ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Avez-vous entendu d’autres ordres spécifiques à la radio ce jour-là... Ce matin là, à environ 12h30, 13h ?

Monsieur McDonald.
Non, Monsieur.

Monsieur Ball.
Qu’avez-vous fait après avoir reçu ces ordres ?

Monsieur McDonald.
J’ai mis en route mes signaux rouges et les sirènes, je me suis mis dirigé vers le secteur correspondant au code 32 , celui de Elm et de Houston street.

Monsieur Ball.
A quelle heure y étiez-vous environ ?

Monsieur McDonald.
Approximativement 10 minutes plus tard.

Monsieur Ball.
Quelle heure était-il ?

Monsieur McDonald.
Approximativement 12 heures 40.

Monsieur Ball.
Où avez-vous garé votre voiture ?

Monsieur McDonald.
Le long du rebord droit d’Elm street avant qu’on entre dans le Triple Underpass.

Monsieur Ball.
Et combien de temps êtes-vous resté là ?

Monsieur McDonald.
Approximativement 35 minutes.

Monsieur Ball.
Que faisiez-vous là ?

Monsieur McDonald.
Eh bien, après avoir quitté la voiture, mon stagiaire et moi-même avons rendu compte au superviseur, et il nous a demandé surveiller la foule et de disperser celle qui était autour d’Elm Street, et nous avons bouclé la zone.

Monsieur Ball.
À ce moment-là, est-ce que votre radio était en marche ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur. Il y avait plusieurs unités de police autour de l’intersection, et toutes les radios étaient en marche. Et après que j’ai dispersé la foule, je suis retourné à l’entrée du Texas School Book Depository, j’ai appris ceci par la radio de la police,... La première chose que j’ai entendu était que le président Kennedy était mort à l’hôpital de Parkland.
Et la chose suivante que j’ai entendu était une voix à la radio qui n’était pas familiarisée avec la procédure de la police. Il disait qu’un officier de police avait été tué, et qu’il utilisait la radio de la voiture n° 10. A ma connaissance, je savais que cette voiture était conduite par l’officier Tippit, et que cette voiture était assignée à son district.

Monsieur Ball.
Vous a-t-il donné une localisation ?

Monsieur McDonald.
Oui Monsieur ; au bloc 400 à l’est de la 10e rue.

Monsieur Ball.
Qu’avez-vous fait ?

Monsieur McDonald.
J’ai dit à mon partenaire que nous ne ferions plus rien de bon ici, et de voir si nous pouvions aider là bas, et essayer d’appréhender la personne qui avait tué Tippit.

Monsieur Ball
L’avez-vous fait ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Où êtes-vous allés dans Oak Cliff ?

Monsieur McDonald.
Eh bien, nous sommes allés dans la voiture, nous sommes passés sous le Triple Underpass et avons pris l’autoroute expresse de Stemmons, qui conduit à la voie express de R.L. Thornton. Je crois que nous avons pris la sortie de Jefferson et nous sommes rendu au block 400 sur East Jefferson.

Monsieur Ball.
Patton est environ à un block au Nord de Jefferson ?

Monsieur McDonald.
Patton débouche sur Jefferson, la 10e rue sur Patton.

Monsieur Ball.
Patton va du Nord au Sud ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
La 10e rue est à un bloc au Nord de Jefferson ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Que s’est-il produit quand vous êtes allé au block 400 sur Jefferson ?

Monsieur McDonald.
J’ai été arrêté par d’autres officiers de police à cet endroit. Ils voulaient fouiller une maison. Ainsi j’ai laissé mon partenaire aller aider les superviseurs fouiller cette maison au block 400 à l’Est de Jefferson. Ensuite j’ai fait le tour des ruelles, et j’ai commencé à traverser les ruelles dans ma voiture de police.

Monsieur Ball.
Et avez-vous reçu un appel sur votre radio pour aller à un endroit particulier ?

Monsieur McDonald.
Eh bien il y eut un rapport de la part du dispatcher qu’un suspect avait été vu en train d’entrer en courant à l’intérieur d’une bibliothèque publique.

Monsieur Ball.
Vous y êtes allé ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur. Je suis allé directement vers Denver street, qui est une ruelle à cet endroit. C’est encore appelé Denver Street. J’ai garé mon véhicule de police, pris mon fusil, et je suis allé à l’entrée ouest du sous-sol de la bibliothèque publique, et il j’ai ordonné au gens qui se trouvaient dans le sol et dans la bibliothèque de sortir. Ils sont sortis avec les mains en l’air.
Le garçon a dit qu’il était juste entré dans la bibliothèque pour dire aux gens que le Président avait été tué. C’était une personne plus jeune que celle correspondant au signalement qui avait été diffusé à la radio.

Monsieur Ball.
Vous aviez entendu une diffusion ?

Monsieur McDonald.
Oui.

Monsieur Ball.
Une description d’une personne à rechercher ?

Monsieur McDonald.
Oui Monsieur.

Monsieur Ball.
D’une description, de quelqu’un à rechercher ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Qu’avez-vous entendu ?

Monsieur McDonald.
Homme blanc, approximativement âgé de vingt-sept ans, mesurant cinq pieds dix pouces, pesant environ 145 livres, et portant des vêtements clairs.

Monsieur Ball.
Quand avez-vous entendu cela. A quelle heure ?

Monsieur McDonald.
C’est sorti à la radio alors que j’allais vers Oak Cliff. Il y eut une autre description générale donnée en chemin vers le Texas School Book Depository qui se trouve sur Elm et Houston street. Mais c’était une description vague.

Monsieur Ball.
La première description que vous avez entendu d’un homme à rechercher, fut en chemin vers le centre ville vers le Texas School Book Depository ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Quelle était cette description ?

Monsieur McDonald.
Un homme blanc, âgé approximativement de 27 à 29 ans, et qui avait une chemise blanche et qui pesait environ 160 livres.

Monsieur Ball.
Et c’était environ à 12 heures 40 que vous avez entendu çà ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Maintenant, à quel moment de votre trajet vers Oak Cliff avez-vous eu cette dernière description ?

Monsieur McDonald.
C’était approximativement à 13 heures 20, 13 heures 17.

Monsieur Ball.
C’était après que vous ayez appris que Tippit... que l’officier de police avait été tué ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Et quelle était cette description

Monsieur McDonald.
Eh bien, c’était un homme blanc de cinq pieds dix pouces, agé de vingt-sept ans, portant une chemise blanche.

Monsieur Ball.
Maintenant, alors que vous étiez en train de circuler dans les ruelles, que vous êtes allé à l’intérieur du sous-sol d’une bibliothèque, et que vous circuliez dans les allées, avez-vous entendu quelque chose d’autre à la radio qui ait attiré votre attention vers un autre endroit.

Monsieur McDonald.
Juste de se rendre à la bibliothèque publique.

Monsieur Ball.
Après cà. Avez-vous reçu un ordre ?

Monsieur McDonald.
Après que je me sois assuré que le teen-ager qui y était entré en courant à l’intérieur de la bibliothèque publique ne correspondait pas à la description, je suis retourné dans ma voiture de police, j’ai remis mon arme dans son étui. Juste au moment où j’entrais à l’intérieur de la voiture de la police, ils était rapporté qu’un suspect avait été vu en train de d’entrer en courant à l’intérieur du Texas Theatre, au 231 à l’ouest de Jefferson.
Ainsi je me suis rendu à cet endroit correspondant au Code 3. Approximativement à sept blocs de la bibliothèque, à sept blocs à l’Ouest.

Monsieur Ball.
Vous y êtes-vous rendu avec votre partenaire ?

Monsieur McDonald.
Non, Monsieur je l’avais laissé à l’arrivée ; à ma première arrivée au bloc 400.

Monsieur Ball.
Il était à pied ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur ; je ne l’ai plus revu du tout ce jour-là.

Monsieur Ball.
Vous vous êtes rendu au Texas Theatre ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
C’est à quelle adresse ?

Monsieur McDonald.
Au 231 à l’Ouest de Jefferson.

Monsieur Ball.
Qu’avez-vous fait ?

Monsieur McDonald.
Eh bien, quand je me suis rendu en face du cinéma, il y avait plusieurs voitures de police déjà à cet endroit, et j’ai supposé que des officiers de police étaient déjà à l’intérieur du cinéma. Ainsi, j’ai décidé d’aller à l’arrière du cinéma, dans l’allée, et de boucler l’arrière. J’ai garé mon véhicule de police. J’ai remarqué qu’il y avait trois ou quatre officiers de police les armes à la main qui se tenaient à l’extérieur en train de garder les portes de sortie arrière. Il y avait trois autres officiers de police au niveau de la porte arrière. Je les ai rejoint. Nous avons pénétré par la porte de sortie arrière au-delà de l’allée.

Monsieur Ball.
Quels étaient leurs noms ?

Monsieur McDonald.
Les officiers de police Hawkins, T.A. Hutson et C.T. Walker. Et alors que nous pénétrions à l’intérieur par la porte nous avons été rejoints par un homme qui était en civil, en costume, et il nous a dit que l’homme qui avait des agissements suspects alors qu’il était entré en courant à l’intérieur du cinéma, était assis au parterre dans les sièges de l’orchestre, et pas au balcon. Ils était seul au fond de la salle de cinéma.
L’officier de police Walker et moi-même sommes allés au niveau des rideaux de scène c’est à dire à gauche de l’écran. J’ai regardé à l’intérieur de la salle. J’ai vu l’individu que le vendeur du magasin de chaussures nous avait montré.

Monsieur Ball.
Les lumières étaient-elles allumées ou éteintes ?

Monsieur McDonald.
Les lumières étaient allumées et le film se déroulait à ce moment-là.

Monsieur Ball.
Pouviez-vous voir le fond de la salle de cinéma ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Vous pouviez voir l’homme. Est-ce que l’homme que vous a montré l’individu était assis dans l’un des sièges du fond ?

Monsieur McDonald.
Il ne me l’a pas montré personnellement. Il a montré le suspect à un autre officier de police qui était avec lui à la droite de la scène, juste à droite de l’écran.

Monsieur Ball.
Qu’avez-vous fait ensuite ?

Monsieur McDonald.
Eh bien, après l’avoir vu, j’ai remarqué qu’il y avait d’autres personnes dans le cinéma... Ils étaient approximativement dix ou quinze assis dans toute la salle. Il y avait deux hommes assis au centre, à environ 10 rangées du devant.
J’ai remonté l’allée centrale gauche derrière ces deux hommes, et l’officier de police C.T. Walker était derrière moi. Quand je suis arrivé au niveau de ces deux hommes, je leur ai demandé de se mettre debout. Ils se sont levés. Je les ai fouillé à la recherche d’une arme.
Je regardais par-dessus mon épaule et vers le suspect qui m’avait été montré. Il demeurait assis sans bouger, juste en train de me regarder.

Monsieur Ball.
Pourquoi avez-vous fouillé ces deux hommes au centre de la salle de cinéma ?

Monsieur McDonald.
Je voulais juste m’assurer de ne pas laisser passer ou manquer quelque chose. Je voulais m’assurer que je ne laissais pas échapper quelqu’un ou quelque chose.

Monsieur Ball.
Et vous regardiez encore de l’oeil le suspect ?

Monsieur McDonald.
Oui Monsieur. Ils était derrière moi. Je regardai par-dessus mon épaule vers lui.

Monsieur Ball.
Était-il assis plus près de l’aile droite ou de l’aile gauche quand vous êtes entré ?

Monsieur McDonald.
A droite de l’allée centrale. Il était au siège numéro 2.

Monsieur Ball.
Qu’avez-vous fait ensuite ?

Monsieur McDonald.
Après que je me sois assuré que ces hommes n’étaient pas armés ou ne portaient pas d’arme, je suis sorti de cette rangée, en remontant l’allée centrale droite vers le suspect. Et alors que je me dirigeais vers cet endroit, à une allure normale, je ne regardais pas directement vers lui, mais je gardais l’œil sur lui et sur d’autres personnes. Et à ma gauche il y avait un autre homme et je crois qu’une femme était avec lui. Mais ils étaient légèrement plus en arrière que le suspect.
Et juste au moment où j’ai atteint la rangée où le suspect était assis, je me suis arrêté brusquement, me suis tourné et lui ai dit de se lever. Il s’est levé immédiatement, levant les deux mains à la fois. Il avait la main au niveau de l’épaule, la main gauche au niveau de l’épaule et il avait la main droite au niveau de la poitrine. Il a dit "Eh bien, tout est fini maintenant."
Alors qu’il disait ceci, j’ai mis la main gauche sur sa poitrine et ensuite sa main s’est portée au niveau de la ceinture. Et cette main m’a frappé entre les yeux sur l’arête du nez.

Monsieur Ball
A-t-il armé son poing ?

Monsieur McDonald
Oui, Monsieur, m’enlevant ma casquette.

Monsieur Ball.
Avec quel poing vous a-t-il frappé ?

Monsieur McDonald.
Son poing gauche.

Monsieur Ball.
Qu’est-il arrivé ensuite ?

Monsieur McDonald.
Eh bien, quand il a fait tomber ma casquette,nimporte quelle réaction normale de ma part était d’aller vers lui avec cette main.

Monsieur Ball.
La main droite ?

Monsieur McDonald.
Oui, je suis allé vers lui avec cette main, et je l’ai frappé à la face, mais je ne sais pas où. Et avec ma main, il y avait sa main sur le pistolet.

Monsieur Ball.
Avez-vous senti le pistolet ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Quelle main était-ce... avait-il la main droite ou la main gauche sur le pistolet ?

Monsieur McDonald.
Il avait le pistolet à la main droite.

Monsieur Ball.
Et laquelle de vos mains ?

Monsieur McDonald.
La main gauche.

Monsieur Ball.
Et avait-il retiré son pistolet ?

Monsieur McDonald.
Ils était en train de le retirer alors que je mettais ma main dessus.

Monsieur Ball.
De sa ceinture ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Qu’est-il arrivé ensuite ?

Monsieur McDonald.
Eh bien, quand je l’ai frappé, nous sommes tombés tous les deux sur les sièges. Alors que nous étions en train de nous battre quelque part par là, avec cette main sur le pistolet...

Monsieur Ball.
Votre main gauche ?

Monsieur McDonald.
Oui Monsieur. D’une façon ou d’une autre , je m’arrangeais pour avoir cette main en action également.

Monsieur Ball.
Votre main droite ?

Monsieur McDonald
Oui, Monsieur. Maintenant, quand nous sommes tombés sur les sièges, j’ai crié, "je l’ai eu",et l’officier de police T.A. Hutson est venu de la rangée derrière nous et a saisi Oswald par le cou. Et ensuite l’officier de police C.T. Walker, est venu dans la rangée où nous étions et lui a attrapé le bras gauche. Et l’officier de police Ray Hawkins est venu de la rangée en face de nous et l’a saisi par devant. Pendant le temps, où ces trois officiers de police étaient venus, j’avais ma main droite sur la crosse du pistolet et je l’ai arraché en le libérant.

Monsieur Ball.
Avez-vous senti un mouvement du chien ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur. Quand cette main...quand nous sommes tombés sur le siège.

Monsieur Ball.
Quand votre main gauche est allée sur le siège, qu’est-il arrivé ?

Monsieur McDonald.
J’ai senti comme un quelque chose m’avait éraflé la main. J’ai senti un mouvement à cet endroit. Et c’est le seul mouvement que j’ai senti. Et j’ai entendu un cliquetis. Je ne savais pas ce que c’était à ce moment-là. Pour faire un mouvement comme celui-ci, ce devait être le barillet ou le chien.

Monsieur Ball.
Le pistolet était-il hors de sa ceinture à ce moment-là ?

Monsieur McDonald.
Oui Monsieur.

Monsieur Ball.
Savez-vous de quelle manière il était pointé ?

Monsieur McDonald.
Eh bien, je pense que la bouche du pistolet était dans ma direction, parce que c’est de cette manière que j’en avais la sensation.

Monsieur Ball.
En travers de votre main gauche ?

Monsieur McDonald.
Oui Monsieur. Et ma main directement sur le pistolet de cette manière. Plus ou moins sur la crosse, mais pas sur la crosse.

Monsieur Ball.
Qu’est-il arrivé quand vous avez arraché le pistolet pour le libérer ?

Monsieur McDonald.
Quand je l’ai arraché et libéré, j’étais assis sur les sièges avec lui, et sur ma tête, pour une raison ou une autre, je ne sais pas pourquoi, quand j’ai arraché le pistolet, ça m’a écorché la joue ici, et je l’ai tenu tout le long en sortant de l’allée, le tenant par la crosse. J’ai donné le pistolet au détective Bob Carroll à ce moment-là.

Monsieur Ball.
Cà vous a écorché le joue gauche ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Écorché.. une écorchure sérieuse ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur ; une écorchure de quatre pouces qui allait du dessus de l’œil à juste au-dessus de la lèvre.

Monsieur Ball.
Qu’est-il arrivé ensuite après celà ?

Monsieur McDonald.
Eh bien, les officiers de police qui étaient venus à mon aide ont commencé à lui passer les menottes et à l’amener hors du cinéma.

Monsieur Ball.
A-t-il dit... quelque chose ?

Monsieur McDonald.
Eh bien, il était en train de jurer un petit peu et de brailler contre la brutalité de la police, d’une part.

Monsieur Ball.
Quels mots a-t-il employé ?

Monsieur McDonald.
Je ne pourrais pas me rappeler les mois exacts. C’était juste des mots divers, ce que les gens braillent et crient quand ils sont arrêtés.

Monsieur Ball.
Qu’a-t-il dit à propos de la brutalité de la police ?

Monsieur McDonald.
Une chose. "Ne me frapper pas davantage." Je me rappelle de ça.

Monsieur Ball.
Est-ce que quelqu’un l’a frappé ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur ; je suppose qu’ils l’ont fait.

Monsieur Ball.
Qui l’a frappé, le savez-vous ?

Monsieur McDonald.
Non, monsieur ; je ne sais pas, mis à part moi.

Monsieur Ball.
Vous savez que vous l’avez pas frappé ?

Monsieur McDonald
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Maintenant, êtes-vous allé à l’extérieur avec eux ?

Monsieur McDonald.
Non, Monsieur.

Monsieur Ball.
Qu’avez-vous fait ?

Monsieur McDonald.
J’étais en train de rechercher ma casquette et ma lampe torche.

Monsieur Ball.
Êtes-vous allé en ville avec eux.

Monsieur McDonald.
Non, Monsieur.

Monsieur Ball.
Plus tard êtes-vous allé en ville ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Et avez-vous fait une marque sur le revolver ?

Monsieur McDonald.
Oui, monsieur ; je l’ai fait.

Monsieur Ball.
Et avez-vous regardé les munitions dans le revolver, les six logements dans le barillet ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Avez-vous remarqué quelque chose d’anormal au sujet de l’un d’entre eux ?

Monsieur McDonald.
J’ai noté sur l’amorce d’une des cartouches qu’il y avait une indentation sur celle-ci, mais pas celle qui correspond à celle comme si elle avait été percutée ou quelque chose comme ça... Pas cette indentation prononcée.

Monsieur Ball.

Nous avons ici la pièce à conviction n° 143 pour l’identification.

(Source Commission Warren)

Savez-vous s’il s’agit oui ou non du revolver que vous avez pris à l’homme que vous avez arrêté ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur ; c’est celui-ci. J’ai trouvé la marque ici.

Monsieur Ball.
Vous avez trouvé votre marque ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur.

Sénateur Cooper.
De quelle marque s’agit-il ?

Monsieur McDonald.
J’ai marqué l’initiale"M".

Monsieur Ball.
Où ?

Monsieur McDonald.
Juste ici, sur cette petite plaque métallique.

Monsieur Ball.
De la crosse ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur.

Monsieur Belin.
Que sur le procès verbal figure que le témoin est en train de désigner un point sur la petite plaque métallique juste en dessous de la vis sur la crosse.

Monsieur Ball.
Combien de cartouches étaient à l’intérieur du barillet ?

Monsieur McDonald.
Six, il était complètement chargé.

Monsieur Ball.
Je vais vous en montrer quatre qui sont répertoriées comme... nous donneront à ces quatre cartouches un numéro de pièce à conviction. Savez-vous si oui ou non il s’agissait de cartouches semblables à celles-ci ?

Monsieur McDonald.
Oui Monsieur ; elles étaient de calibre 38. Maintenant, je n’ai pas marqué toutes ces cartouches par moi-même.

Monsieur Ball.
Avez-vous marqué l’une d’elles ?

Monsieur McDonald.
Je m’en rappelle en marquer une.

Monsieur Ball.
Les quatres cartouches, que le témoin est en train d’examiner seront toutes répertoriées comme pièce à conviction n°518 pour l’identification.

 

(Source Commission Warren)
(les articles précités seront répertoriés comme pièce à conviction n° 518 pour l’identification.)

Monsieur Ball.
Et voici les quatre cartouches, qui ont été répertoriées comme pièce à conviction n° 518 et que le témoin est en train d’examiner. Maintenant, sur l’une de ces cartouches qui proviennent de la pièce à conviction n°145, composée de 2 cartouches, une de celles que vous avez identifié porte-t-elle une indentation sur elle ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Comment pouvez-vous dire ceci.

Monsieur McDonald.
À partir du centre de celle-ci.. De l’amorce il ...il y a une petite indentation, et une partie du métal est floue ou non polie

Monsieur Ball.
Et votre marque est sur l’une de ces cartouches ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Je vais vous montrer maintenant la pièce à conviction n° 519.

 

(Source Commission Warren)
(Le document auquel on se referre a été répertorié comme pièce à conviction n° 519.)

Monsieur Ball.
Est-ce une image de la salle de cinéma ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Pouvez-vous marquer sur cette image le siège sur lequel l’homme était assis, l’homme qui était le suspect ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Mettez une flèche sur ce siège. Avez-vous vu Oswald plus tard dans la soirée ?

Monsieur McDonald.
Non, Monsieur.

Monsieur Ball.
Ne l’avez-vous jamais revu à nouveau ?

Monsieur McDonald.
Non, monsieur.

Monsieur Ball.
Quand vous avez vu Oswald, était-il quelque peu en sang ?

Monsieur McDonald.
Par la suite ?

Monsieur Ball.
Eh bien, quand il fut emmené hors du cinéma. Était-il en sang ?

Monsieur McDonald.
Non Monsieur ; je n’ai jamais vu de sang.

Monsieur Ball.
Vous n’en avez pas vu ?

Monsieur McDonald.
Quand ils l’ont pris, ils l’ont directement emmené dehors.

Monsieur Ball.
Et vous ne l’avez jamais revu à nouveau ?

Monsieur McDonald.
Non, Monsieur.

Monsieur Ball.
Quels vêtements portait-il à ce moment là ?

Monsieur McDonald.
A ce moment là, il portait une chemise sombre de couleur marron et un tee-shirt et des pantalons sombres.

Monsieur Ball.
Une chemise marron foncé, un tee-shirt, et des pantalons sombres ?

Monsieur McDonald.
Oui, monsieur.

Monsieur Ball.
Je vais vous montrer la pièce à conviction n° 150.
 

(Source Commission Warren)

Ressemble-elle à la couleur de la chemise qu’il portait ce jour-là ?

Monsieur McDonald.
Oui, monsieur.

Monsieur Ball.
Je voudrais vous présenter maintenant comme preuves les pièces à conviction n° 519

Sénateur Cooper.
Elles peuvent être admises en tant que preuve.

(les documents marqués ici pour l’identification comme pièces à conviction n° 518 et n° 519 sont recueillies comme preuve.)

Monsieur Ball.
Avez-vous remarqué où le pistolet était caché sur la personne de cet homme ?

Monsieur McDonald.
Oui, monsieur. Il était sous la partie droite de sa ceinture, du côté droit.

Monsieur Ball.
Était-il sous la chemise ?

Monsieur McDonald.
Oui, monsieur ; il était sous la chemise

Monsieur Ball.
Sous la chemise ?

Monsieur McDonald.
Oui, monsieur. Je devrais corriger ceci, et dire que c’était sous la chemise brune qu’il portait. Et non pas sous le tee-shirt.

Le Président. (Earl Warren)
Était-il dans un étui.

Monsieur McDonald.
Non, Monsieur ; il n’y avait pas du tout d’étui.

Monsieur Ball.
Y avait-il un agent du FBI à cet endroit ?

Monsieur McDonald.
Je ne sais pas, Monsieur. On m’a dit qu’il y en avait à cet endroit, mais je ne sais pas.

Monsieur Ball.
Les seules personnes que vous avez vu étaient

Monsieur McDonald.
Celles que je vous ai nommé tout à l’heure.

Monsieur Ball.
Des hommes du département de la police de Dallas ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Je n’ai pas d’autre question.

Sénateur Cooper.
Qui était la personne qui vous a montré le suspect quand vous êtes entré dans le théâtre ?

Monsieur McDonald.
J’ai appris son nom plus tard.

Sénateur Cooper.
Est-ce que, cependant, quelqu’un vous a montré assis dans la rangée, cet homme que vous avez arrêté plus tard ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur. Cétait un vendeur d’un magasin de chaussures. Il s’appelait Brewer. C’est celui que nous avions rencontré au niveau de la porte de sortie arrière et qui nous avait dit qu’il avez vu la personne entrer en courant à l’intérieur du cinéma.

Sénateur Cooper.
L’avez-vous entendu dire cela ?

Monsieur McDonald.
Oui, monsieur.

Sénateur Cooper.
Et l’aviez-vous vu auparavant ?

Monsieur McDonald.
Non Monsieur.

Sénateur Cooper.
Mais quelqu’un vous l’avait présenté ?

Monsieur McDonald.
Oui Monsieur.

Monsieur Ball.
Nous l’interrogerons la semaine prochaine, Monsieur.

Sénateur Cooper.
Puis-je vous demander si le suspect vous avez été désigné, pourquoi ne vous êtes-vous pas dirigé directement vers lui mais avez fouillé d’autres personnes ?

Monsieur McDonald.
Eh bien, habituellement avec une information de cette sorte, vous devez peser le pour et le contre pour vous assurer que vous avez la bonne personne. Il aurait pu se tromper. Si un suspect était dans le cinéma, je voulais m’assurer de l’avoir et ne pas le laisser échapper.

Sénateur Cooper.
Vous dites, cependant, qu’avant que vous n’entriez dans la salle de cinéma, à l’endroit où se trouvaient les sièges, un homme vous a montré une personne qu’il déclarait être le suspect.

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur ; il a dit que c’était l’homme qui avait agi de manière suspecte en entrant en courant à l’intérieur du cinéma.

Sénateur Cooper.
C’était l’homme qui vous avez été notifié ?

Monsieur McDonald.
Oui Monsieur.

Sénateur Cooper.
Alors, si c’était l’homme qu’on vous avez notiffié, pourquoi vous êtes-vous arrêté et avait fouillé ces deux hommes avant que vous n’alliez vers l’homme que vous avez arrêté plus tard ?

Monsieur McDonald.
Eh bien, je voulais m’assurer qu’il avait raison.

Sénateur Cooper.
Était-ce votre but de fouiller tout le monde à l’intérieur ?

Monsieur McDonald.
C’était de toute manière mon intention, Oui et chacun de ceux d’entre nous qui étaient venus.

Sénateur Cooper.
Étaient-ils les premiers que vous étiez en train de fouiller ?

Monsieur McDonald.
Oui Monsieur ; ils étaient les plus proches de moi.

Sénateur Cooper.
Ils étaient assis en face de l’homme que vous avez arrêté plus tard ?

Monsieur McDonald.
Oui, monsieur, ils étaient assis environ au 10e rang en face de lui.

Sénateur Cooper.
Pendant tout le temps que vous les avez fouillés, pouviez-voir l’autre homme que vous avez arrêté plus tard ?

Monsieur McDonald.
Oui Monsieur.

Sénateur Cooper.
Que faisait-il ?

Monsieur McDonald.
Il était juste assis, les mains sur les genoux, me regardant.

Sénateur Cooper.
Yavait-il d’autres officiers de police dans les environs ?

Monsieur McDonald.
Il y avait des officiers de police au balcon, et des officiers de police dans l’allée, ou dans le hall, pour ainsi dire. Pas à l’intérieur du cinéma, excepté les trois autres officiers de police que j’ai nommés.

Sénateur Cooper.
Vous étiez le seul dans la salle de cinéma ?

Monsieur McDonald.
Eh bien, il y avait les trois autres officiers qui m’avait accompagné quand nous avons franchi la porte de sortie arrière. L’officier de police Walker passa à travers les rideaux avec moi, et les officiers de police Hawkins et Hutson étaient sur la scène avec l’homme qui avait identifié le suspect.

Sénateur Cooper.
Ensuite quand vous avez dit à l’homme que vous avez arrêter de se lever, a-t-il immédiatement sorti son pistolet ?

Monsieur McDonald.
Non, monsieur ; il s’est mis debout et a commencé à lever les mains, et il a dit : "Eh bien, tout est fini maintenant." Mais dans mon idée, c’était un acte de renoncement et de rédition. C’était juste naturel que ma main soit allée à sa taille à la recherche d’une arme, ce qui était mon intention de toute manière, qu’il ait levé les mains ou non. Je ne lui ai pas commandé de lever les mains ou quoi que ce soit. C’était juste une réaction de sa part.

Sénateur Cooper
Vous a-t-il frappé avec le pistolet ?

Monsieur McDonald.
Non Monsieur.

Sénateur Cooper.
L’a-t-il pointé vers vous ?

Monsieur McDonald.
Je ne sais pas dans quelle position l’arme était pointée, quand ma main était dessus parce que nous étions tous les de en train de lutter corps à corps à cet endroit. Mais comme je l’ai dit, le sommet de ma main était au-dessus du sommet du pistolet.

Sénateur Cooper.
En possession de qui avez-vous remis le pistolet ?

Monsieur McDonald.
Au détective Bob Carroll. Il étaient venu dans l’allée quand j’ai hurlé, : "je l’ai eu." Immédiatement, d’autres officiers de police sont accourus en masse .

Sénateur Cooper.
Avez-vous fait une marque sur le pistolet à ce moment là avant que vous ne le cédiez ?

Monsieur McDonald.
Non, monsieur ; j’ai fait la marque au commissariat de police.

Sénateur Cooper.
Mais vous l’avez reconnu ensuite comme le même pistolet que vous avez identifié aujourd’hui ?

Monsieur McDonald.
Oui, monsieur.

Sénateur Cooper.
C’est tout.

Le Président.
Officier de police, étiez-vous en uniforme ce jour-là ?

Monsieur McDonald.
Oui Monsieur.

Le Président.
Est-ce que le coup de poing qu’il vous a donné sur le nez vous a laissé quelques marques ?

Monsieur McDonald.
Eh bien, pendant deux jours j’ai été quelque peu enflé ; cela ne m’a pas déchiré la peau ou quoi que ce soit. Une partie du coup a été supportée par mon couvre-chef. Le coup a heurté la visière de ma casquette et mon nez.

Le Président.
Et l’égratignure allant du coin de votre oeil jusqu’au coin de votre bouche provenait-elle du pistolet ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur. Alors que je retirais le pistolet, le dégageant de son corps. Oui, Monsieur.

Le Président.
Je pense que c’est tout. Nous sommes très contents que vous ayez pu être en mesure d’être avec nous aujourd’hui.

Monsieur Ball.
Il y a une chose. J’ai répertorié une pièce à conviction, n° 520.

(Source Commission Warren)

(Le document auquel je me réfère a été répertorié comme pièce à conviction de la commission n° 520 pour l’identification et recueilli comme preuve).

Monsieur Ball.
Comme il l’a dit, il n’a pas revu Oswald depuis, et je sais que ceci a été noté - mais j’aimerais lui poser une question en rapport avec la pièce à conviction n° 520 pour l’identification, et nous donnerons plus tard à celle-ci une identification propre. Est-ce que cela ressemble à l’homme que vous avez arrêté à l’intérieur du Texas Theatre ce jour là ?

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Est-ce que cela ressemble - eh bien, naturellement il avait une chemise sur ce tee-shirt.

Monsieur McDonald.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Je n’ai pas d’autre question.

Le Président.
Merci beaucoup, Monsieur l’officier de police, nous sommes heureux que vous ayez pu être avec nous.

(Sur ce, à 14h30, le Président de la commission suspendait la séance.)


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