JFK L’assassinat les questions
Dallas 22 novembre 1963

Site dédié à l’assassinat du Président Kennedy et à l’étude des questions sans réponse pleinement satisfaisante près de 60 ans après les faits.

CALLAWAY Ted

Ted Callaway se trouvait sur East Jefferson Boulevard (non loin de l’endroit du meurtre de J.D. Tippit)


par Pierre NAU

Avertissement : La traduction de ce témoignage est ma propriété exclusive. Il ne peut être reproduit totalement ou partiellement sans mon autorisation.


Monsieur Dulles
Monsieur Callaway, en l’absence du Chief justice, je préside, ce matin, les auditions de la Commission.
Voudriez avoir l’amabilité de lever votre main droite ?
Jurez-vous que le témoignage que vous aller faire devant cette Commmission sera la vérité, toute la vérité, puisse Dieu vous aider ?

Monsieur Callaway.
Oui, Monsieur.

Monsieur Dulles.
Et rien que la vérité.

Monsieur Callaway.
C’est exact.

Monsieur Ball.
Monsieur Callaway, nous enquêtons à propos de l’assassinat du président Kennedy. Nous avons des questions à vous poser au sujet de ce que vous avez vu le 22 novembre 1963 à Dallas. Où habitez-vous ?

Monsieur Callaway.
Au 805 à l’ouest de la 8e rue.

Monsieur Ball.
Quelle est votre emploi ?

Monsieur Callaway.
Je suis vendeur de voitures.

Monsieur Ball.
Veuillez nous dire quelque chose à propos de votre passé. Nous posons ces questions à la plupart des témoins. Où êtes-vous né ?

Monsieur Callaway.
Je suis né à Dallas.

Monsieur Ball.
Avez-vous avez grandi à Dallas.

Monsieur Callaway.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Êtes-vous allé à l’école à Dallas .

Monsieur Callaway.
Oui Monsieur.

Monsieur Ball.
Quel âge avez-vous.

Monsieur Callaway.
J’ai quarante ans.

Monsieur Ball.
Jusqu’où êtes-vous allé à l’école.

Monsieur Callaway.
J’ai effectué deux ans au collège.

Monsieur Ball.
Dans quel collège.

Monsieur Callaway.
Au S.M.U.

Monsieur Ball.
Et qu’avez-vous fait après avoir quitté le collège ?

Monsieur Callaway.
J’ai travaillé à temps partiel comme vendeur de vêtements en ville, et ensuite comme mon oncle était peintre, j’ai travaillé pour lui pendant un moment. Ensuite je m’en suis allé chez les Marines pendant trois ans. Et je vends des voitures depuis 1956.

Monsieur Ball.
Vous êtes un vendeur de voitures d’occasionl ?

Monsieur Callaway.
Oui.

Monsieur Ball.
Aux endroits où vous avez été employé - - avez-vous un quelconque ennui avec la police ?

Monsieur Callaway.
Non.

Monsieur Ball.
Pas d’ennui de toute votre vie ?

Monsieur Callaway.
Non Monsieur ; jamais.

Monsieur Ball.
Vous avez quitté les Marines, n’est-ce pas ?

Monsieur Callaway.
Oui, monsieur.

Monsieur Ball.
En quelle année ?

Monsieur Callaway.
En 1954.

Monsieur Ball.
Vous avez obtenu une libération honorable du service ?

Monsieur Callaway.
Oui Monsieur.

Monsieur Ball.
Où travailliez-vous le 22 novembre 1963 ?

Monsieur Callaway.
Chez Harris Bros.Auto Sales.

Monsieur Ball.
Et quel était votre travail ?

Monsieur Callaway.
J’était employé comme directeur du parc des voitures d’occasion.

Monsieur Ball.
Maintenant, où se trouve Harris Bros.Auto Sales ?

Monsieur Callaway.
Au 501 East Jefferson.

Monsieur Ball.
A combien est-ce de la 10ème rue et de Patton ?

Monsieur Callaway.
A un bloc.

Monsieur Ball.
A un bloc au Sud ?

Monsieur Callaway.
Au 501 East Jefferson.

Monsieur Ball.
A combien est-ce de la 10ème rue et de Patton ?

Monsieur Callaway.
A un bloc.

Monsieur Ball.
A un bloc au Sud ?

Monsieur Callaway.
Oui Monsieur.

Monsieur Ball.
A quel angle de rues ?

Monsieur Callaway.
Ce devait être au coin Nord Est.

Monsieur Ball.
Aussi en nous orientant à partir de la 10e rue et de Patton— J’ai répertorié ce diagramme comme la pièce à conviction n° 537.
(le document auquel on se réfère a été répertoriée comme pièce à conviction n° 537 pour l’identification.)

Monsieur Ball.
Maintenant, Monsieur Callaway, voudriez vous, sur la pièce à conviction 537 prendre ceci et indiquer d’un "X" l’endroit où se trouve le parking de voitures d’occasion ?

Monsieur Callaway.
D’accord, Monsieur. Juste ici.

Monsieur Ball.
La marque X montre la position du parking de voitures d’occasion ?

Monsieur Callaway.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Maintenant, Monsieur Callaway, aux alentours de 13 heures 15 ou quelque chose comme çà ce jour là, où étiez-vous ?

Monsieur Callaway.
Je me tenais au niveau du porche d’entrée de notre bureau.

Monsieur Ball.
Il se trouve au 400 sur East Jefferson ?

Monsieur Callaway.
Non, au 501.

Monsieur Ball.
Je desire vous montrer une image que nous répertorirons comme la pièce à conviction n° 538.
(Le document auquel on se réferre a été répertorié comme pièce à conviction n° 538 pour l’identification.)

Monsieur Ball.
Est-ce une représentation de votre bureau ?

Monsieur Callaway.
Oui Monsieur. C’en est une.

Monsieur Ball.
Maintenant vous vous y êtes rendu un jour de la semaine dernière pour y prendre des photos.

Monsieur Callaway.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Avez-vous essayé de vous tenir à la même place à laquelle vous étiez à ce moment-là ?

Monsieur Callaway.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
A l’endroit où vous vous teniez le 22 Novembre aux alentours de 13 heures ou quelque chose comme ça ?

Monsieur Callaway.
Oui Monsieur.

Monsieur Ball.
Qu’avez-vous entendu à ce moment-là.

Monsieur Callaway.
J’ai entendu ce qui m’a semblé être cinq coups de pistolet.

Monsieur Ball.
Cinq coups de pistolet ?

Monsieur Callaway.
Cinq coups, oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
À partir du son, pourriez-vous me dire l’origine du son ?

Monsieur Callaway.
Oui, Monsieur, je dirai que c’était à l’arrière et au-delà du parking, au-delà et en direction de la 10e rue.

Monsieur Ball.
Et qu’avez-vous fait ?

Monsieur Callaway.
J’ai suis sorti en courant sur le trottoir dans Patton.

Monsieur Ball.
Qu’avez-vous vu ?

Monsieur Callaway.
Eh bien, je pouvais voir j’étais encore - - avant que je ne sois sur le trottoir, je pouvais voir ce taxi garé le long de Patton. J’ai vu le chauffeur de taxi à côté de son véhicule, et j’ai vu un homme couper la rue d’un côté à l’autre. Ce devait être du côté Est et en direction du côté Ouest de Patton. Et il était en train de courir. Et il avait une arme à la main, à la main droite.

Monsieur Ball.
Et comment tenait-il l’arme ?

Monsieur Callaway.
Nous avons l’habitude de dire dans les Marines en position de pistolet levé.

Monsieur Ball.
Ceci veut dire avec la gueule de l’arme pointée vers le haut et le bras plié au niveau du coude, n’est-ce pas ?

Monsieur Callaway.
Oui Monsieur ; juste comme ceci.

Monsieur Ball.
J’ai ici une image, la n°539.
(Le document auquel on se réferre a été répertorié comme pièce à conviction n° 539 pour l’identification.)

Monsieur Ball.
Quand cette image a été prise, avez-vous essayé de reconstituer la place à laquelle vous étiez en train de vous tenir quand vous avez vu l’homme ?

Monsieur Callaway.
Oui Monsieur.

Monsieur Ball.
Comment vous êtes-vous rendu là-bas ?

Monsieur Callaway.
J’ai couru.

Monsieur Ball.
Vous avez couru de l’endroit où vous trouviez au niveau du porche, est-ce exact ?

Monsieur Callaway.
C’est exact. Juste d’ici, vers là-bas.

Monsieur Ball
Maintenant, vous êtes à la place décrite sur la pièce à conviction 538, au niveau du porche ?

Monsieur Callaway.
Oui.

Monsieur Ball.
Et quand on vous avez entendu les coups de feu, qu’avez-vous fait ?

Monsieur Callaway.
Je me suis juste dépêché - - je ne sais pas si j’ai vraiment couru ou pas. Mais je me suis dépêché de sortir de ce porche et j’ai gagné cette position.

Monsieur Ball.
D’accord. Quand vous êtes arrivé à cette position, vous avez dit que vous avez vu un taxi ?

Monsieur Dulles.
Où est sa position sur ce diagramme ? Ici ?

Monsieur Callaway.
Ce devrait être ici . Je suis sorti du porche ici.

Monsieur Dulles.
Au point n° 29 ?

Monsieur Callaway.
Oui.

Monsieur Ball.
Vous avez vu un taxi à quel endroit, sur la photo n° 29 ?

Monsieur Callaway.
Ici.

Monsieur Ball.
Traçons une flèche ici, aux environs où vous avez vu le taxi. La flèche indique la position du taxi. Vous avez vu un homme ?

Monsieur Callaway.
Oui Monsieur.

Monsieur Ball.
Il était en train de traverser Patton ?

Monsieur Callaway.
Oui Monsieur.

Monsieur Ball.
Etait-ce du côté Sud au Nord du taxi ? Plus proche de-vous que du taxi ?

Monsieur Callaway.
Oui.

Monsieur Ball.
Était-il en train de courir ou de marcher ?

Monsieur Callaway.
Il était en train de courir.

Monsieur Ball.
Et où étiez-vous quand vous avez remarqué qu’il avait l’arme ? Ou bien, où se trouvait-il quand vous avez remarqué qu’il avait une arme ?

Monsieur Callaway.
Quand j’ai vu l’arme pour la première fois, il avait déjà traversé d’ici vers là et il venait sur ce trottoir.

Monsieur Ball.
En train de venir sur le trottoir de quel côté de Patton ?

Monsieur Callaway.
Du côté Ouest de Patton.

Monsieur Ball.
Et a-t-il continué à se rapprocher ?
Monsieur Callaway.
Oui.

Monsieur Ball.
Et lui avez-vous dit quelque chose ?

Monsieur Callaway.
Oui.

Monsieur Ball.
Que lui avez-vous dit ?

Monsieur Callaway.
J’ai braillé "Et Monsieur que diable se passe-t-il ?" quand il était juste le long d’ici.

Monsieur Ball.
Placez une marque à l’endroit où vous étiez quant vous avez crié, "Que diable se passe-t-il ?" Le "X " indique l’endroit où l’homme était avec son arme quand vous l’avez interpellé ?

Monsieur Callaway.
C’est exact.

Monsieur Dulles.
Voudriez-vous l’indiquer sur ce diagramme, également - - la pièce à conviction n°537 ?

Monsieur Callaway.
Le long d’ici environ au 27 je suppose. Ce devrait être cà. Vous voyez, voici où je me trouvais, Monsieur. Et alors il se tenait juste là quand je l’ai interpellé.

Monsieur Dulles.
Je ne saisis pas ceci. Il y a une allée là, apparemment.

Monsieur Callaway.
C’est exact.

Monsieur Dulles.
Car voici où se trouvait la voiture de police.

Monsieur Callaway.
C’est exact.

Monsieur Dulles.
Et voici l’endroit où se trouvait le taxi.

Monsieur Callaway.
C’est exact.

Monsieur Dulles.
Et il avait descendu tout le chemin.

Monsieur Callaway.
Il était venu de là à travers cette cour et il a coupé derrière ce taxi, au-delà de ce côté de la rue.

Monsieur Dulles.
Ainsi il était à cet endroit, alors ?

Monsieur Callaway.
Non Monsieur. Je ne l’ai pas interpellé jusqu’à ce qu’il vienne à cet endroit. Il était en train de courir en direction de ce trottoir.

Monsieur Dulles.
Il se dirigeait vers le sud de Patton ?

Monsieur Callaway.
Du côté Ouest de la rue.

Représentant Ford.
Vous l’avez vu courir à partir du taxi environ - -

Monsieur Callaway.
À travers la rue, en direction du trottoir.

Monsieur Dulles.
A quelle distance est-ce ? 55 pieds ou plus ?

Monsieur Callaway.
Oh, cà fait davantage que cà. D’ici vers là-bas, je pense qu’il y a environ 300 pieds.

Monsieur Ball.
Marquez sur ce diagramme, qui est la pièce à conviction n° 537, où se trouvait l’homme, et la direction qu’il a prise.

Monsieur Callaway.
Eh bien, maintenant, quand je l’ai vu pour la première fois il était juste à cet endroit. Ensuite il a traversé ici et en descendant ce chemin.

Monsieur Ball.
Descendant vers l’endroit où vous lui avez parlé ?

Monsieur Callaway.
C’est exact.

Monsieur Ball.
Qu’a-t-il fait quand vous l’avez interpellé ?

Monsieur Callaway.
Il a ralenti son allure, il s’est presque arrêtée pendant une minute. Et il m’a dit quelque chose, je ne pouvais pas comprendre. Et ensuite il a en quelque sorte haussé les épaules, et il a continué à marcher.

Monsieur Ball.
Montrer la direction qu’il a prise sur le diagramme, si vous voulez.

Monsieur Callaway.
D’accord. Juste en descendant ici et il a coupé à travers cette cour d’entrée.

Monsieur Ball.
Et où se trouvait-il quand vous l’avez vu pour la dernière fois ?

Monsieur Callaway.
Juste ici.

Monsieur Ball.
Juste à cet endroit ?

Monsieur Callaway.
Oui.

Monsieur Ball.
Maintenant, le premier "X" indique la position du parking - - nous marquerons ceci du chiffre 1. L’endroit où se trouvait le taxi nous le marquerons du chiffre 2. La place l’homme se trouvait l’arme à la main quand vous l’avez interpellé, nous la marquerons du chiffre 3. La dernière place où vous avez vu l’homme, nous la marquerons du chiffre 4.

Monsieur Callaway.
Oui Monsieur.

Monsieur Ball.
D’accord. Maintenant - -

Monsieur Dulles.
Puis-je vous demander la direction qu’ il était en train de prendre quand vous l’avez vu pour la dernière fois ?

Monsieur Callaway.
Il se dirigeait vers l’Ouest sur Jefferson street.

Monsieur Dulles.
Vers l’Ouest sur Jefferson street.

Monsieur Callaway.
Oui Monsieur.

Monsieur Ball.
Qu’avez-vous fait ?

Monsieur Callaway.
J’ai braillé à ce gars derrière- - B.D. Searcy.

Monsieur Ball.
Qu’avez-vous dit à Monsieur Searcy ?

Monsieur Callaway.
Je lui dis de garder un oeil sur ce gars, j’ai dit, " Gardez un oeil sur cet individu, suivez-le. Je vais descendre vers cet endroit et voir ce qui se passe. "Ainsi j’ai couru, à allure soutenue, d’ici en descendant autour de l’angle de rue.

Monsieur Ball.
De la 10e rue et dePatton ?

Monsieur Callaway.
Oui.

Monsieur Ball.
Quand vous avez atteint cet endroit qu’avez-vous vu ?

Monsieur Callaway.
J’ai vu une voiture de police, et à ce moment-là, il y avait quatre ou cinq personnes qui s’étaient rassemblées, une paire de voitures s’était arrêtée. Ensuite j’ai vu - - je me suis dirigé vers la voiture de police et j’ai vu l’officier de police étendu dans la rue. J’ai vu qu’on lui avait tiré dans la tête. Aussi la première chose que j’ai fait, j’ai couru vers la voiture de police. Je ne sais pas si quelqu’un avait rendu compte au pas. Aussi j’ai pris la radio de la voiture de police et je les ai appelés, et je leur ai dit qu’un homme avait été tué, j’ai indiqué l’endroit, je pensais que l’officier de police était mort. Ils ont dit : "nous sommes au courant, restez en dehors de cà, aussi je m’en suis retourné."
À ce moment-là une ambulance était en train d’arriver. L’officier de police était étendu sur le sol sur son flanc gauche, son pistolet était sous lui. Je l’ai en quelque sorte fait rouler et j’ai pris son arme de dessous de lui. Les gens se demandaient s’il n’avait pas retiré son arme de son étui. Il l’avait fait.

Monsieur Ball.
Le pistolet était retiré de l’étui ?
Monsieur Callaway.
Oui Monsieur ; hors de l’étui, et il n’était pas compètement sorti. Il se trouvait de son côté droit. Ils était étendu avec l’arme en dessous de lui.

Monsieur Ball.
Qu’avez-vous fait ?

Monsieur Callaway.
J’ai attrapé l’arme et je l’ai disposé, Monsieur, sur le capot de la voiture de police, et quelqu’un l’a mise ensuite sur le siège de devant. Ensuite après j’ai aidé à mettre l’officier de police dans l’ambulance, j’ai retiré l’arme de la voiture et j’ai dit à ce chauffeur de taxi , j’ai dit, "Vous avez vu l’homme n’est-ce pas ? "Il a dit oui.
J’ai dit, "S’il se dirige vers Jefferson, il ne doit pas être très loin. Voyons si nous pouvons le trouver." Ainsi, je suis allé avec Scoggins dans la voiture taxi, nous avons gagné la 10ème rue, Crawford, et de Crawford en direction de Jefferson, et nous avons descendu de Jefferson vers Beckley. Et nous avons tourné sur Beckley. Si nous avions continué en direction de Jefferson, probablement nous - - il y a une bonne chance pour que nous l’ayons eu, parce qu’il s’est dirigé tout droit en direction du Texas Theatre. Mais nous avons alors tourné autour de plusieurs blocs, et nous avons fini par revenir à l’endroit où tout ceci s’était produit.

Monsieur Ball.
Et l’ambulance - - est-ce que l’ambulance était à cet endroit à ce moment-là ?

Monsieur Callaway.
Oh, oui ; l’ambulance avait déjà quitté les lieux avant que nous soyons partis avec le chauffeur de taxi.

Monsieur Ball.
Êtes-vous allé plus tard au commissariat de police ?

Monsieur Callaway.
Dans la soirée.

Monsieur Ball.
À quelle heure ?

Monsieur Callaway.
Je pense qu’il était autour de 18 heures30, 19 heures. Je me souviens que c’était après le crépuscule.

Monsieur Ball.
Y êtes-vous allé seul ?

Monsieur Callaway.
Non j’y suis allé avec Sam Guinyard, un de nos porteurs de couleur. Il l’avait vu aussi.
(A ce moment-là, le représentant Ford se retire de la salle des auditions.)

Monsieur Callaway.
Nous y sommes allés en voiture. L’officier de police - - le détective Jim Leavelle nous a rencontrés, et il nous a fait entrer dans son bureau où il nous a montré une rangée de personnes pour l’identification.

Monsieur Ball.
Maintenant, avant que vous ne vous y rendiez, aviez-vous vu des comptes-rendus de journaux de ce fait divers ?

Monsieur Callaway.
Non Monsieur ; j’étais demeuré à l’extérieur sur le parking. Je n’avais pas vu de journaux, je n’avais même pas écouter la radio, vraiment.

Monsieur Ball.
Aviez-vous regardé la télévision ?

Monsieur Callaway.
Non, Monsieur.

Monsieur Ball.
Aviez-vous vu une image de cet homme ?

Monsieur Callaway.
Non.

Monsieur Ball.
L’officier de vous police vous a montré des photos ?

Monsieur Callaway.
Non, Monsieur.

Monsieur Ball.
Vous êtes allé assister à la séance d’identification de la police,dans une pièce où il y avait une rangée d’hommes ?

Monsieur Callaway.
Oui.

Monsieur Ball.
Combien.

Monsieur Callaway.
Il y avait 4 hommes.

Monsieur Ball.
Étaient-ils tous de la même taille, ou de tailles différentes ?

Monsieur Callaway.
Ils avaient à peu près tous là même charpente, mais l’homme que j’ai identifié était le plus petit de tout le lot.

Monsieur Ball.
Étaient-ils tous à peu près du même âge ?

Monsieur Callaway.
Ils avaient environ le même âge, Oui Monsieur. Ils paraissaient avoir le même âge - - vous savez.

Monsieur Ball.
Et vous dites que vous avez identifié un homme. Comment avez-vous fait ?

Monsieur Callaway.
Bien.

Monsieur Ball.
Dites-nous ce qui s’est produit.

Monsieur Callaway.
Nous sommes d’abord entrés dans la pièce. Il y avait Jim Leavelle, le détective, Sam Guinyard, et ensuite ce conducteur de bus et moi-même. Nous avons attendu là probablement pendant environ 20 à 30 minutes et Jim nous a dit, "Quand je vous montrerais ces gars, soyez sûrs, prenez votre temps, et voyez si vous pouvez faire une identification certaine. "

Monsieur Ball.
Le connaissiez-vous auparavant.

Monsieur Callaway.
Non. Et il a dit, "Nous voulons être sûrs, nous voulons essayer de le coincer réellement à propos de la mort de cet officier de police. Nous pensons qu’il s’agit de la même personne qui a tiré sur le Président. Mais si nous pouvons le coincer à propos du meurtre de l’officier de police nous l’aurons. " Ainsi ils ont fait entrer les 4 hommes à l’intérieur. J’ai reculé vers l’arrière de la pièce, et ainsi je pouvais avoir une vue de lui de la même distance à laquelle je l’avais vu auparavant. Et quand il est arrivé, je l’ai reconnu.

Monsieur Ball.
Vous voulez dire qu’il ressemblait au même homme ?

Monsieur Callaway.
Oui.

Monsieur Ball.
À quelle distance se trouvait-il de vous - - le plus proche qu’il ait jamais été de vous ?

Monsieur Callaway.
Il était à environ cinquante-six pieds.

Monsieur Ball.
Vous avez mesuré ceci, n’est pas ?

Monsieur Callaway.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Samedi dernier dans la matinée ?

Monsieur Callaway.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Portait-il les mêmes vêtements au moment de la reconstitution - - est-ce que l’homme avait les mêmes vêtements ?

Monsieur Callaway.
Il portait les mêmes pantalons et la même chemise, mais il ne portait pas son coupe-vent. Il s’était débarassé de sa veste.

Monsieur Ball.
Quelle sorte- - quand vous avez parlé aux officiers de police avant que vous ne voyez cet homme, leur avez-vous donné une description des vêtements qu’il portait ?

Monsieur Callaway.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Que leur avez-vous dit ?

Monsieur Callaway.
Je leur ai dit qu’il portait un sorte de pantalons de couleur sombre et un coupe-vent de couleur gris marron clair, et je leur ai dit qu’il avait le tein un beau teint et des cheveux sombres.

Monsieur Ball.
Leur avez-vous mentionné la taille ?

Monsieur Callaway.
Oui ; je la leur ai dit- - je pense que je leur ai dit qu’il mesurait environ 5 pieds 10 pouces.

Monsieur Dulles.
L’avez-vous vu de face à un moment donné, ou n’avez-vous eu seulement de lui qu’une vue de profil ?

Monsieur Callaway.
Il regardé vers moi, Monsieur. Quand je l’ai appelé, il regardé dans ma direction.

Monsieur Dulles.
Vous l’avez vu de face ?

Monsieur Callaway.
Oui.

Monsieur Ball.
J’ai ici une veste qui est la pièce à conviction n° 162. Est-ce que ceci ressemble à la veste que cet homme portait quand vous l’avez vu traverser la rue avec une arme ?

Monsieur Callaway.
Oui ; c’est sûr. Oui, c’est le même type de coupe-vent. En fait, je pensais qu’elle était un peu plus marron clair que cà.

Monsieur Ball.
Du même type ?

Monsieur Callaway.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Je vous montre une chemise, la pièce à conviction n° 150.

(Source Commission Warren)

Est-ce qu’elle ressemble à la chemise qu’il portait sous la veste ?

Monsieur Callaway.
Monsieur, quand je l’ai vu il ne l’avait pas - - je n’ai pas pu voir sa chemise. J’ai vu - - il la portait ouverte. Cette chemise était ouverte, et je pouvais voir son tee-shirt blanc dessous.

Monsieur Ball.
Il avait un tee-shirt blanc dessous ?

Monsieur Callaway.
Oui. C’est la chemise qu’il portait au cours de la scéance d’identification cette nuit là.

Monsieur Ball.
Était-il gros ou mince ?

Monsieur Callaway.
Ils était juste - -

Monsieur Ball.
Je veux dire l’homme que vous avez vu traverser la rue ?

Monsieur Callaway.
Un garçon d’une bonne taille athlétique, je veux dire. Ni gros ni mince.

Monsieur Ball.
A combien aviez-vous estimé son poids quand vous avez parlé à l’officier de police avant la séance d’identification ?

Monsieur Callaway.
Je lui ai dit qu’il me semblait qu’il pesait autour 160 livres.

Monsieur Dulles.
À quelle allure allait-il quand vous l’avez interpellé .

Monsieur Callaway.
Juste à une bonne allure, pas vraiment rapide.

Monsieur Dulles.
Il ne marchait pas et il ne courait pas - - il trottait ?

Monsieur Callaway.
Il trottait ; oui, Monsieur.

Monsieur Dulles.
S’est-il arrêté ?

Monsieur Callaway.
Presque. Il a ralenti, comme quelqu’un qui trottait, et il s’est presque arrêté, et il a continué.

Monsieur Dulles.
Et il a regardé vers vous ?

Monsieur Callaway.
Oui, Monsieur.

Monsieur Dulles.
A-t-il dit quelque chose ?

Monsieur Callaway.
Oui, Monsieur ; il a dit quelque chose, mais je ne pouvais pas le comprendre.

Monsieur Dulles.
Vous ne pouviez pas comprendre ce qu’il disait ?

Monsieur Callaway.
C’est exact ; Oui Monsieur.

Monsieur Dulles.
Et ensuite a-t-il alors repris sa progression au trot ?

Monsieur Callaway.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Avez-vous jamais demandé à Searcy s’il l’avait suivi ?

Monsieur Callaway.
Il ne l’avait pas suivi.
Il a dit quelque chose comme "le suivre, parbleu. Cet homme vous tuera. Il a une arme." Ainsi au lieu de le suivre, il est revenu en arrière et il s’est réfugié derrière le bâtiment du bureau.

Monsieur Deleuze.
L’a-t-il vu à un moment donné ?

Monsieur Callaway.
Oui ; il l’a vu en même temps que moi ; Oui Monsieur. Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi il n’avait pas voulu suivre cet homme. Vous pouviez suivre à 50 yards derrière lui et garder le gars en vue. Il y a des chances pour que vous ne soyez pas tué à une distance de 50 yards.

Monsieur Dulles.
Avez-vous effectué un service militaire préalablement ?

Monsieur Callaway.
Oui Monsieur ; j’ai été dans le corps des Marines pendant six ans, pendant la deuxième guerre mondiale, et pendant la guerre de Corée.

Monsieur Dulles.
Avez-vous jamais eu des demmêlés avec la loi de quelque sorte que ce soit ?

Monsieur Callaway.
Non, Monsieur.

Monsieur Dulles.
A quelle période étiez-vous dans le corps des Marines ?

Monsieur Callaway.
De 1942 à 1945, et ensuite de 1951 à 1954.

Monsieur Dulles.
Étiez-vous en Corée.

Monsieur Callaway.
Non, monsieur ; je ne suis pas allé en Corée. J’étais affecté à Camp Pendelton en qualité d’instructeur de troupes.

Monsieur Dulles.
Hors enregistrement.
(Discussions hors enregistrement.)

Monsieur Dulles.
De retour à l’enregistrement.

Monsieur Ball.
Je voudrais vous proposer la pièce à conviction n° 539, à inclure.

Monsieur Dulles.
Pouvez-vous me dire de quels chiffres il s’agit.

Monsieur Ball.
537, 539, et 539.

Monsieur Dulles.
Les pièces à conviction 537, 538, et 539 précédemment identifiées seront désormais admises comme preuves. ( Les documents jusqu’ici estampillés pour l’identification comme pièces à conviction n° 537 à 539 sont recueillies comme preuve.)

Monsieur Dulles
Merci beaucoup. Nous apprécions votre venue.
(Après quoi, à 12 heures 40, le président de la commission levait la séance.)


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