JFK L’assassinat les questions
Dallas 22 novembre 1963

Site dédié à l’assassinat du Président Kennedy et à l’étude des questions sans réponse pleinement satisfaisante près de 60 ans après les faits.

DAVIS Barbara J.

Témoin habitant sur 10th à proximité de l’emplacement du meurtre de J.D. Tippit


par Pierre NAU

Avertissement : La traduction de ce témoignage est ma propriété exclusive. Il ne peut être reproduit totalement ou partiellement sans mon autorisation.


Monsieur Ball.
Madame Davis, vous n’avez pas reçu au courrier la convocation vous demandant de comparaître ici ?

Madame Davis.
Non,monsieur.

Monsieur Ball.
On vous l’a dit oralement à Washington, ou à Dallas Vendredi dernier, n’est-ce pas ?

Madame Davis.
Oui, monsieur.

Monsieur Dulles.
Elle n’a pas prêté serment. Veuillez lever la main droite.
Jurez-vous solennellement que le témoignage que vous allez faire devant cette Commission sera la vérité, toute la vérité et rien que la vérité, puisse Dieu vous aider ?

Madame Davis.
Oui.

Monsieur Ball.
Madame Davis, vous n’avez pas une lettre de la Commission vous demandant de comparaître ici ?

Madame Davis.
Non, monsieur.

Monsieur Ball.
Mais au moment où Monsieur Belin et moi-même étions à Dallas le Vendredi de la semaine dernière nous vous avons demandé de comparaître ?

Madame Davis.
Le Samedi.

Monsieur Ball.
Le samedi, n’est-ce pas ?

Madame Davis.
Oui
Monsieur Ball.
C’est exact. Et vous étiez d’accord pour venir ici de votre propre volonté, n’est ce pas ?

Madame Davis.
C’est exact.

Monsieur Ball.
Sans aucune notification de la part de la Commission ?

Madame Davis.
C’est exact.

Monsieur Ball.
Où habitez-vous ?

Monsieur Dulles.
Permettez nous de vous remercier pour ceci.

Madame Davis.
A Athens, Texas.

Monsieur Ball.
Où habitez-vous ?

Madame Davis.
A Athens, Texas.

Monsieur Ball.
Etes-vous mariée ?

Madame Davis.
Oui.

Monsieur Ball.
Avez-vous des enfants ?

Madame Davis.
2 enfants.

Monsieur Ball.
Comment s’appelle votre mari ?

Madame Davis.
Troy.

Monsieur Ball.
Troy Davis ?

Madame Davis.
Troy Lee Davis.

Monsieur Ball.
Quel est votre emploi ou quel est son emploi ?

Madame Davis.
Il est couvreur.

Monsieur Ball.
Je vous demande pardon ?

Madame Davis.
Il est couvreur.

Monsieur Ball.
Où êtes-vous née Madame Davis ?

Madame Davis.
A Athens.

Monsieur Ball.
A Athens ?

Madame Davis.
Oui.

Monsieur Ball.
Vous avez là toute votre vie ?

Madame Davis.
Oui ; j’ai un peu en partie habité à Dallas.

Monsieur Ball.
Où avez-vous effectué votre scolarité ?

Madame Davis.
A Athens.

Monsieur Ball.
Quel niveau scolaire avez-vous atteint ?

Madame Davis.
La moitié du grade 10.

Monsieur Ball.
Vous êtes-vous mariée alors ?

Madame Davis.
Oui.

Monsieur Ball.
Vous habitiez Dallas le 22 Novembre, n’est-ce pas ?

Madame Davis.
Oui.

Monsieur Ball.
Quelle était votre adresse à Dallas ?

Madame Davis.
J’habitais au bloc 400 à l’Est de la 10ième rue.

Monsieur Ball.
Qui habitait avec vous à l’époque ?

Madame Davis.
Vous voulez dire dans l’appartement ou à l’intérieur du bâtiment ?

Monsieur Ball.
Dans l’appartement avec vous.

Madame Davis.
Juste mon mari et mes deux enfants.

Monsieur Ball.
Vous avez une sœur, n’est ce pas ?

Madame Davis.
Une belle-sœur.

Monsieur Ball.
Comment s’appelle-t-elle ?

Madame Davis.
Virginia.

Monsieur Ball.
Habitait-elle là également à l’époque ?

Madame Davis.
Ils habitaient à côté de l’appartement.

Monsieur Ball.
Dans le même bâtiment ?

Madame Davis.
Oui.

Monsieur Ball.
C’était la sœur de votre mari ?

Madame Davis.
Non ; il s’agissait de la femme du frère de mon mari.

Monsieur Ball.
La femme du frère de votre mari. Je vois.

Madame Davis.
Oui.

Monsieur Ball.
J’ai là quelques images et nous allons comprendre. Je vous présente la pièce à conviction n°525. Est-ce que la maison qui figure sur l’image est celle dans laquelle vous vous trouviez le 22 Novembre ?

Madame Davis.
C’est ici.

Monsieur Ball.
Celle qui se situe à l’angle ? A l’angle Sud Est de la 10ième rue et de Patton street, n’est-ce pas ?

Madame Davis.
Je ne sais rien à ce sujet mais je sais où çà se trouve.

Monsieur Ball.
Je vais vous montrer la pièce à conviction n°524. Est-ce la maison qui figure sur cette image ?

Madame Davis.
Oui ; monsieur.

Monsieur Ball.
Et je vous présente la n° 534, est-ce la maison représentée sur cette image ?

Madame Davis.
Oui, monsieur.

Monsieur Ball.
Je vous montre la 528 sur laquelle figure une pelouse, c’est la pelouse de quelle maison ?

Madame Davis.
Celle de la maison que j’habitais.

Monsieur Ball.
Dans la maison où vous viviez, quelque chose d’inhabituel et que vous ayez vu s’est-il produit ce jour là, le 22 Novembre.

Madame Davis.
Ces coups de feu.

Monsieur Ball.
Des coups de feu ? Où êtiez-vous quad vous avez entendu des coups de feu ?

Madame Davis.
J’étais au lit.

Monsieur Dulles.
Avez-vous dit un coup de feu ou des coups de feu ?

Madame Davis.
Des coups de feu.

Monsieur Dulles.
Plusieurs ? Combien en avez-vous entendu ?

Madame Davis.
Juste 2, ils étaient presque simultanés.

Monsieur Ball.
Vous étiez étendue sur le lit. Qu’avez-vous fait ?

Madame Davis.
Je me suis levée, j’ai mis mes chaussures pour voir ce qui se passait.

Monsieur Ball.
Etes-vous allée à l’extérieur ?

Madame Davis.
Tout d’abord, non.

Monsieur Ball.
Quand vous êtes allée à la porte, l’avez vous ouvert ?

Madame Davis.
J’ai ouvert la porte et j’ai maintenu l’écran de porte ouvert.

Monsieur Ball.
Qu’avez-vous vu ?

Madame Davis.
Mrs. Markham se tenant là-bas au-delà de la rue, elle était là et l’homme était en train de venir en coupant à travers la cour.

Monsieur Ball.
Un en train de couper quelle cour ?

Madame Davis.
Ma cour.

Monsieur Ball.
Et qu’avez-vous vu l’homme faire ?

Madame Davis.
Eh bienl tout d’abord elle a commencé aà pousser des crisavant que je n’ai prêté beaucoup d’attention à lui, et que je l’ai fixé, et il était en train, c’est ce que j’ai pensé, de vider son arme.

Monsieur Ball.
Il avait une arme à la main ?

Madame Davis.
Oui.

Monsieur Ball.
Et il était en train de la vider ?

Madame Davis.
Elle était ouverte et il avait ses mais recroquevillées comme s’il était en train de la vider.

Monsieur Dulles.
Dans quelle main l’avait-il ?

Madame Davis.
Dans la main droite.

Monsieur Ball.
A sa paume gauche ?

Madame Davis.
Oui.

Monsieur Ball.
L’avez-vous vu jeter quelque chose ?

Madame Davis.
Non.

Monsieur Ball.
Vous ne l’avez pas vu en train de jeter quelque chose ?

Madame Davis.
Oui.

Monsieur Ball.
Qu’avez-vous fait ensuite ?

Madame Davis.
Il l’a d’abord regardé et il m’a regardé et ensuite il a souri et s’en est allé à l’angle de la rue.

Monsieur Ball.
Etait-il en train de marcher ou de courir ?

Madame Davis.
Il marchait à allure normale.

Monsieur Ball.
Et il a tourné à l’angle ? Marchait-il sur le trottoir ?

Madame Davis.
Oui. il était sur le trottoir juste à côté de la maison.

Monsieur Ball.
Est-il allé, A-t- coupé à travers votre pelouse ?

Madame Davis.
Oui.

Monsieur Ball.
A quel endroit ?

Madame Davis.
Il a coupé au milieu de la cour.

Monsieur Ball.
Voici un diagramme, le n° 523, voici le bloc n°400—c’est votre maison.

Madame Davis.
Il a traversé comme ceci.

Monsieur Ball.
Il a coupé comme ceci ?

Madame Davis.
Il courait à côté du trottoir.

Monsieur Ball.
Il y a déjà une marque ici.

Madame Davis.
Il a quitté le trottoir ici environ, juste de l’autre côté de ceci.

Monsieur Ball.
Eh bien, marquez le sur la photo, la n°21 qui est la pièce à conviction n°534 de la Commission, et prenez donc ceci et faite une marque avec ceci et montrez l’endroit où il a quitté le trottoir et l’itinéraire qu’il a pris.

Madame Davis.
Il se trouvait de ce côté paralèllement à ceci et aux alentours de ce petit arbuste à l’angle de la rue.

Monsieur Ball.
A l’angle de la rue ?

Madame Davis.
Oui.

Monsieur Ball.
Le repère de couleur noire figurant sur le diagramme 534 indique le chemin pris par l’homme ?

Le représentant du Congrès FORD.
Pouvez-vous nous dire où vous trouviez quand vous l’avez vu ?

Madame Davis.
Je me trouvais au niveau du porche d’entrée.

Monsieur Ball.
Mettez un "X" à cet endroit.

Madame Davis.
Je ne vois pas le porche. La porte se trouve juste ici entre ces deux éléments.

Monsieur Ball.
Ces deux éléments—que voulez-vous dire ?

Madame Davis.
Entre ces deux piliers.

Monsieur Ball.
Les deux piliers ?

Madame Davis.
Oui.

Monsieur Ball.
Prenons une meilleure vue.

Monsieur Dulles.
Elle semble être meilleure.

Monsieur Ball.
Vous avez raison.
C’est la 525.
Maintenant marquez d’une ligne à l’endroit où il a coupé.

Madame Davis.
Juste à travers comme ceci, ce devait être ici de l’autre côté des arbustes.

Monsieur Ball.
Oui.
Et où étiez-vous ?

Madame Davis.
Je me tenais juste—ici à la porte ici.

Monsieur Ball.
Mettez un "X" à cet endroit. Ce "X" est la marque pour localiser votre position et nous lui donnerons le symbole "D." Maintenant, la ligne que vous avez tracé à partir du trottoir et à travers les arustes est le chemin pris par cet homme. Où était-iol quand vous l’avez vu en train de vider son arme ?

Madame Davis.
Il était juste ici de l’autre côté de cet arbuste.

Monsieur Ball.
Faites une trait ici en travers de l’itinéraire.

Madame Davis.
Juste environ ici.

Monsieur Dulles.
Saviez-vous si à ce moment là il était en train de vider son arme ?

Madame Davis.
C’est ce que j’ai supposé parceque la chambre était ouverte et qu’il était en train de la secouer.

Monsieur Dulles.
Je vois. Juste à cet endroit.

Monsieur Ball.
En d’autres termes, la croix que vous avez fait en travers de la ligne de trajet qu’il a pris est celle qui indique l’emplacement où il était en train de vider l’arme.

Madame Davis.
Juste à mi-chemin environ.

Monsieur Ball.
Faites une marque sur le diagramme 21, 534.

Madame Davis.
Pas tout à fait à la moitié, pas tout à fait au niveau des arbustes.

Le représentant du Congrès.
Monsieur Ball, bien qu’elle ne puisse pas préciser le point - l’endroit où elle se tenait à cause de la photo, elle pourrait tracer une flèche indiquant à peu près l’endroit où elle se tenait.

Monsieur Ball.
Montrer d’une flèche où vous vous trouviez à peu près.

Madame Davis.
Ici environ.

Monsieur Ball.
Voici la 21, la photo 21 et la pièce à conviction n°534 de la Commission.
Après que l’homme soit parti, qu’avez-vous fait, après que vous l’ayez perdu de vue qu’avez-vous fait ?

Madame Davis.
Je suis rentrée chez moi et j’ai téléphoné à la police.

Monsieur Ball.
Qu’avez-vous dit alors à la police ?

Madame Davis.
Je leur ai juste dit qu’un policier avait été tué.

Monsieur Ball.
Qu’avez-vous fait ensuite ?

Madame Davis.
Je suis ressortie et j’ai marché vers l’endroit où se trouvait la voiture du policier.

Monsieur Ball.
Avez-vous vu l’officier de police ?

Madame Davis.
Oui.

Monsieur Ball.
Où était-il ?

Madame Davis.
Il gisait sur le sol du côté gauche de la voiture, aux environs du pare-chocs gauche de la voiture.

Monsieur Ball.
Etait-il en vie ou non ?

Madame Davis.
Je ne sais pas.

Monsieur Ball.
Parlait-il ?

Madame Davis.
Non.

Monsieur Ball.
Vous ne saviez pas s’il était vivant ou mort ?

Madame Davis.
Non, monsieur ; je ne suis pas approché de lui.

Monsieur Ball.
Combien de temps êtes-vous resté à cet endroit ?

Madame Davis.
Pas plus de 5 minutes, je dirais, car les voitures de police commençaient à arriver aussi je m’en suis retourné dans ma cour.

Monsieur Ball.
Avez-vous vu un homme arriver et prendre l’arme du policier ?

Madame Davis.
Non, je ne l’ai pas vu.

Monsieur Ball.
Avez-vous regardé plus tard à l’intérieur des arbustes et trouvé quelque chose ?

Madame Davis.
Oui ; dans la pelouse à côté de la maison.

Monsieur Ball.
La pelouse à côté de la maison. Qu’avez-vous trouvé ?

Madame Davis.
Nous avons trouvé un étui de balle.

Monsieur Ball.
Un étui de ballel ?

Madame Davis.
Oui.

Monsieur Ball.
Et votre belle sœur, est-ce que votre belle sœur a trouvé quelque chose d’autre ?

Madame Davis.
Elle en a trouvé un autre plus tard dans l’après-midi.

Monsieur Ball.
Un, plus tard ?

Madame Davis.
Oui, monsieur.

Monsieur Ball.
Pouvez-vous me montrer ici sur une de ces images l’endroit où vous avez trouvé un étui de balles ?

Madame Davis.
Ici sous la fenêtre. Ce serait la seule que je pourrais identifier.

Monsieur Ball.
La seule qui la montre est la photo 3, c’est la pièce à conviction n°534 de la Commission. Tracez une flèche en dessous de celle-ci.

Madame Davis.
Juste ici en-dessous de cette fenêtre.

Monsieur Ball.
Sous cette fenêtre.
La flèche qui porte la marque "D-1" indique la position où vous avez trouvé un étui de balle. Avez-vous votre belle sœur trouver l’autre étui de balle ?

Madame Davis.
Oui.

Monsieur Ball.
A quel endroit celui-ci a-t-il été trouvé ?

Madame Davis
Il y a une petit allée en béton juste ici près de la porte, c’était juste là, pas très loin de là.

Monsieur Ball.
Pourriez-vous tracer une flèche au bas de la photo pour indiquer la position approximative ?

Madame Davis
C’était presque en face de sa porte, il y a un petit porche en ciment pour gager sa porte.

Monsieur Ball.
La flèche que nous avons appelé "D-2" indique l’endroit où votre belle sœur a trouvé le deuxième étui de balle ?

Madame Davis
Oui.

Monsieur Ball.
Vous n’avez trouvé que deux étuis de balles, n’est-ce pas, vous un et votre belle sœur ?

Madame Davis
Oui.

Monsieur Ball.
A quel heure ce jour là avez-vous trouvé l’étui de balle ?

Madame Davis
Je ne sais pas. Ce fut probablement une heure et demi ou peut-être deux heures après que l’officier de police ait été tué.

Monsieur Ball.
A quelle heure votre belle sœur a-t-elle trouvé son étui de balle, recueilli l’étui qu’elle a découvert ?

Madame Davis
Quelque part aux environs de 16heure30, à peu près à cette heure là.

Monsieur Ball.
Etes-vous allé plus tard au commissariat de police ?

Madame Davis
Oui, monsieur.

Monsieur Ball.
Vous a-t-on présenté un groupe de personnes au commissariat de police et vous a-t-on demandé si vous pouviez identifier l’homme ?

Madame Davis
Oui.

Monsieur Ball.
Etiez-vous seule dans cette pièce quand on vous a présenté ces gens ?

Madame Davis
Non, monsieur.

Monsieur Ball.
Qui était avec vous ?

Madame Davis
Mon mari, ma belle sœur étaient avec moi, et quelques autre messieurs.

Monsieur Ball.
C’est à dire votre mari Troy, votre belle sœur Virginia Davis, vous-même, et d’autres messieurs ?

Madame Davis
Oui.

Monsieur Ball.
Connaissiez-vous ces autres hommes ?

Madame Davis
Non, monsieur.

Monsieur Ball.
Y avait-il là des officiers de police ?

Madame Davis
Ils étaient tous en civil, quelques uns étaient assis au fond de la pièce.

Monsieur Ball.
Quand ceux-ci—combien d’hommes vous ont été présenté lors de la séance d’identification ?

Madame Davis
4 hommes.

Monsieur Ball.
Etaient -ils de la même taille ou de tailles différentes ?

Madame Davis
La plupart d’entre eux étaient à peu près de la même taille.

Monsieur Ball.
Tous des hommes blancs, n’est-ce pas ?

Madame Davis
Oui.

Monsieur Ball.
Avez-vous reconnu quelqu’un dans cette pièce ?

Madame Davis
Oui, monsieur. J’ai reconnu celui qui portait le numéro 2.

Monsieur Ball.
Vous avez reconnu le numéro 2 ? Avez-vous dit quelque chose à un officier de police qui se trouvait làaprès que vous l’ayez reconnu ?

Madame Davis
Je leur ai parlé de l’homme qui nous avait conduit à être à cet endroit.

Monsieur Ball.
Que lui avez-vous dit

Madame Davis
Je lui ai dit que je pensais que l’homme qui portait le numéro 2 était celui que j’avais vu.

Monsieur Ball.
Que vous aviez vu ?

Madame Davis
Oui.

Monsieur Ball.
A propos du numéro 2, était-ce l’homme que vous aviez vu et que vous aviez vu en train de faire quoi ?

Madame Davis
De vider l’arme.

Monsieur Ball.
Et traverser votre cour ?

Madame Davis
Oui, monsieur.

Monsieur Ball.
A quelle heure avez-vous pris part à cette séance d’identification ?

Madame Davis
Il était 20 heures passées, j’en suis sûre.

Monsieur Ball.
Après quelle heure ?

Madame Davis
Après 20 heures.

Monsieur Ball.
Quel jour ?

Madame Davis
Vendredi, le jour même.

Monsieur Ball.
Le jour même ? C’était vendredi après 20 heures le jour même, le même jour où vous avez vu l’homme en train de vider son arme ?

Madame Davis
Oui, monsieur.

Monsieur Dulles.
Pouvez-vous établir l’heure à laquelle l’homme a traversé votre pelouse, approximativement ?

Madame Davis
Non, monsieur ; pas précisément parce que je me reposais avec les enfants et que je n’ai pas prêté attention à l’heure qu’il était.

Le représentant du Congrès Ford.
Vous l’avez vu sortir les étuis de l’arme ?

Madame Davis
Non, monsieur ; il était en train de secouer l’arme.

Le représentant du Congrès Ford.
Il était en train de secouer l’arme ?

Madame Davis
Il était en train de secouer l’arme. En fait je ne l’ai pas vu se servir de sa main pour les retirer. Il était en train de secouer l’arme pour les faire sortir, en quelque sorte.

Le représentant du Congrès Ford.
Avez vous trouvé cet étui à l’endroit où vous l’avez vu agiter l’arme ?

Madame Davis
Non, monsieur ; c’était aux alentours du bord de la maison.

Le représentant du Congrès Ford.
A combien de pieds environ ?

Madame Davis
Pas très loin.

Le représentant du Congrès Ford.
Mais il est passé par le point où vous avez trouvé les balles ?

Madame Davis
Oui, monsieur.

Le représentant du Congrès Ford.
Oui.

Madame Davis
C’est l’endroit où l’on a commencé à les chercher.

Le représentant du Congrès Ford.
Je voulais dire les étuis plutôt que les balles.

Madame Davis
Oui.

Monsieur Ball.
Etait-il habillé de la même façon lors de la séance d’identification qu’au moment où vous l’avez vu traverser la pelouse en courant ?

Madame Davis
Complètement sauf qu’il ne portait pas un par-dessus noir quand je l’ai vu lors de la séance d’identification.

Monsieur Ball.
Portait-il un par-dessus au moment où vous l’avez vu ?

Madame Davis
Oui, monsieur.

Monsieur Ball.
Un par-dessus de quelle couleur ?

Madame Davis
Un par-dessus de couleur sombre.

Monsieur Ball.
Maintenant, l’avez-vous reconnu à partir de son visage ou de ses vêtements quand vous l’avez vu lors de la séance d’identification ?

Madame Davis.
Eh bien, j’ai regardé ses vêtements et ensuite son visage de profil parce que je l’avais vu de profil. Je ne l’avais pas vu entièrement de face.

Monsieur Ball.
Maintenant répondez à la question. L’avez vous reconnu en voyant son visage ou à partir de ses vêtements ?

Madame Davis.
A partir de son visage parce que c’est tout ce que je regardais.

Monsieur Ball.
Je vois. Maintenant, quand vous avez entendu les coups de feu vous étiez étendu dans votre chambre, n’est-ce pas ?

Madame Davis.
Oui, monsieur.

Monsieur Ball.
Y avait-il quelqu’un qui se reposait avec vous ?

Madame Davis.
Virginia était étendue sur le divan.

Monsieur Ball.
Avec vous dans la même chambre ?

Madame Davis.
Oui, monsieur.

Monsieur Ball.
Est-elle allée à la porte avec vous quand vous vous y êtes rendue ?

Madame Davis.
Elle s’y est rendu juste derrière moi.

Monsieur Ball.
J’ai une veste, j’aimerais vous montrer, ce qui est la pièce à conviction No. 162. Est-ce que ceci ressemble un peu à la veste que portait l’homme qui a traversé votre pelouse ?

Madame Davis.
Non, monsieur.

Monsieur Ball.
En quoi est-elle différente ?

Madame Davis.
Eh bien, elle était sombre et d’après moi il semblait qu’elle était peut-être en laine, elle semblait grossière. Comme plus d’une veste de sport.

Monsieur Ball.
Je vous présente une chemise qui est la pièce à conviction n°150 de la Commission.

(Source Commission Warren)

Etait-ce—est-ce que cette chemise ressemble quelque peu à celle qu’il portait, celle que portait l’homme qui a traversé votre pelouse ?

Madame Davis.
Je croyais que la chemise qu’il portait était plus claire que celle-ci.

Monsieur Ball.
Je n’ai plus de questions. Où se trouvait Madame Markham quand vous l’avez vu pour la première fois ?

Madame Davis.
Elle était là juste à cet angle.

Monsieur Ball.
Sur cette photo ?

Madame Davis.
Oui, monsieur.

Monsieur Ball.
Cette image à laquelle vous vous référez est la photo n°3, la pièce à conviction n°524 de la Commission.
C’est tel qu’indiqué ici au coin, de la même façon que la dame qui figure à l’angle ?

Madame Davis.
C’était sa position.

Le représentant du congrès Ford.
Portez-vous des lunettes, Madame Davis ?

Madame Davis.
Non, monsieur.

Le représentant du congrès Ford.
Vous êtes-vous fait examiner les yeux récemment ?

Madame Davis.
Je crois que c’était en octobre quand j’ai fait une demande de permis conduire.

Le représentant du congrès Ford.
En Octobre 1963 ?

Madame Davis.
Oui.

Le représentant du congrès Ford.
Vous avez fait une demande de permis de conduire ?

Madame Davis.
Je crois que ce fut la première—à un moment d’Octobre, je crois.

Le représentant du congrès Ford.
Quand vous avez fait une demande de permis de conduire au Texas vous avez du passer un examen ?

Madame Davis.
Oui, monsieur.

Le représentant du congrès Ford.
Et vous l’avez fait ?

Madame Davis.
Oui, monsieur.

Le représentant du congrès Ford.
Vous ont-ils recommandé de porter des lunettes ?

Madame Davis.
Non, monsienr. Ils ont dit que mes yeux étaient corrects.

Le représentant du congrès Ford.
Ils vous ont dit que vos yeux étaient OK ?

Monsieur Dulles.
Avez vous eu de problèmes avec la loi à un moment donné ?

Madame Davis.
Non, monsieur.

Monsieur Dulles.
Sauf pour des infractions au code de la route ?

Madame Davis.
Non.

Monsieur Dulles.
Merci. Que fait votre mari ?

Madame Davis.
Il est couvreur.

Monsieur Dulles.
Quoi ?

Madame Davis.
Il pose des tuiles sur les toits des maisons.

Monsieur Dulles.
Oh, oui, bien sûr.

Monsieur Ball.
Madame Davis, avant que vous ne veniez au commissariat de police observer l’homme à 20 heures cette nuit là, aviez-vous vu des images de l’homme qui avait été arrêté à la télévision ?

Madame Davis.
Pour autant que je m’en souvienne je ne me rappelle en train de regarder ceci car j’étais dehors dans la cour au mment où celà passait à la télévision et je ne crois pas que la télévision était allumée.

Monsieur Ball.
Avant que vous n’ayez vu l’homme lors de la séance d’identification un officier de police vous a-t-il été montré une image d’un homme ?

Madame Davis.
Non, monsieur.

Monsieur Ball.
Avez-vous lu un journal ou vu dans un journal des photos, une image d’un homme dans la presse, avant que vous ne vous rendiez au commissariat ?

Madame Davis.
Je ne sais vraiment pas. Je ne pourrais pas en être tout à fait certaine. Je ne me rappelle pas si j’en ai vu ou pas.

Monsieur Ball.
Avez-vous pris la presse du soir ou du matin ?

Madame Davis.
Nous avons acheté un journal de l’après-midi, nous avons pris la presse du soir ensuite.

Monsieur Ball.
Vous rappellez-vous si oui ou non vous avez vu une photo de l’homme dans le journal ?

Madame Davis.
Je ne m’en souviens pas. Je ne me souviens même pas si je l’ai lu ou non. Il y avait une telle effervesence.

Monsieur Ball.
Au moment où l’homme courait sur la pelouse, pouvez vous donner une estimation de la distance à laquelle il se trouvait par rapport à vous ?

Madame Davis.
Je ne peux pas.

Monsieur Ball.
Exprimer un avis à ce sujet par rapport à cette pièce. Etait-ce aussi loin que de vous à moi ?

Madame Davis.
C’était environ aussi loin que d’ici jusqu’à l’angle de cette pièce là-bas, ou juste un petit peu plus, l’angle du bout.

Le représentant du Congrès Ford.
Juste un petit peu moins, avez-vous dit ?

Madame Davis.
A peu près comme celà.

Monsieur Belin.
Environ 7 ou 8 pas ?

Monsieur Ball.
Aux alentours de 20 à 25 pieds, est-ce correct ?

Madame Davis.
Je crois que oui.

Monsieur Ball.
Voici une déclaration écrite et sous serment qui nous a été déposée, une déclaration que vous avez faite aux hommes des Services Secrets le 1er Décembbre 1963. Et dans cette déclaration écrite et sous serment , il est dit, après avoir décrit que "L’homme était sur le trottoir juste en face de moi en train d’éjecter des étuis de balles d’un pistolet qu’il avait à la main en le secouant alors qu’il marchait," on li ici celà . "L’homme marchait dans une direction et a traversé l’angle de ma propriété en direction de Patton Street."
Avez-vous dit à quelqu’un que vous aviez vu l’homme marcher dans une direction normale ?

Madame Davis.
Non ; je leur ai montré où c’était, et ils ont écrit ceci.

Monsieur Ball.
Je vois. Il marchait—dans quelle direction ?

Madame Davis.
Je l’ignorais. Et ainsi ils ont résolu ceci.

Monsieur Ball.
Il marchait vers quelle rue ?

Madame Davis.
Il descendait Patton.

Monsieur Ball.
En direction de quelle rue ?

Madame Davis.
De Jefferson. Et il l’ont résolu pour moi.

Monsieur Ball.
Cependant—quand—avez-vous vu l’homme après qu’il ait tourné au coin de votre maison ?

Madame Davis.
Non, monsieur.

Le représentant du Congrès Ford.
Avez-vous vu le taxi garé à l’angle ?

Madame Davis.
Oui, monsieur.

Monsieur Ball.
Revenons en à cette après midi, et remémorez vous au mieux à quoi l’homme ressemblait. Ne pensez pas à ce que quiconque vous a dit ou à ce qui s’est produit dans l’intervalle. Essayez de vous souvenir de la vision que vous avez eu de l’homme—la couleur de ses cheveuxr, sa taille sa corpulence et ainsi de suite.

Madame Davis.
Vous voulez dire son poids et quelque chose comme çà ?

Monsieur Ball.
C’était un blanc, n’est-ce pas ?

Madame Davis.
Oui, monsieur.

Monsieur Ball.
De teint clair ou mat ?

Madame Davis.
Il était de teint plutôt clair que sombre.

Monsieur Ball.
Quelle était la couleur de ses cheveux ?

Madame Davis.
Elle était ni marron foncé ni noire. C’était juste des cheveux foncés.

Monsieur Ball.
Et quelle était la couleur de ses vêtements ?

Madame Davis.
Eh bien, j’ai dit qu’il portait—il m’a semblé qu’il portait des pantalons sombres, et ce qui ressemblait à une chemise de couleur claire, et un pardessus sombre.

Monsieur Ball.
Environ quel âge, diriez-vous, que l’homme avait ?

Madame Davis.
Je ne suis pas très douée pour çà. Je ne sais pas. Je dirais qu’il avait environ 23, 24 ans.

Monsieur Ball.
Et en ce qui concerne son poids et sa taille ?

Madame Davis.
Je—

Monsieur Ball.
Vous devez être très générale, je sais celà.

Monsieur Dulles.
Juste votre meilleur souvenir. Si vous n’en avez pas, dites le nous.

Madame Davis.
Je ne sais pas.

Monsieur Ball.
Etait-il corpulent ou élancé ?

Madame Davis.
Il était de constitution élancée, et pas très lourd.

Monsieur Ball.
Etait-ce un homme grand, ou un homme de courte taille, ou de taille moyenne ?

Madame Davis.
Oh, il n’était pas spécialement grand. Je dirais qu’il était de taille moyenneou un petit peu plus grand. Je veux dire qu’il n’était pas très grand.

Monsieur Ball.
Maintenant, avez-vous eu des difficultés à identifier l’homme qui portait le numéro 2 lorsque vous l’avez vu au moment de la présentation ?

Madame Davis.
Eh bien, on nous l’a fait observer un long moment avant qu’on nous laissent dire quelque chose.

Monsieur Ball.
Et en ce qui vous concerne ? Je ne parle pas de ce que vous leur avez dit.
Quelle a été votre réaction quand vous avez vu cet homme ?

Madame Davis.
Eh bien, j’étais à peu près sûre que c’était l’homme que j’avais vu. Quand il l’ont fait tourner de profil, je n’avais aucun doute qu’il s’agissait de l’homme que j’avais vu.

Monsieur Ball.
Je n’ai pas d’autres questions.

Monsieur Belin.
Merci Madame Davis.

Monsieur Dulles.
Votre belle soeur est-elle allé avec vous à la séance d’identification ?

Madame Davis.
Oui, monsieur.

Monsieur Dulles.
A-t-elle fait une identification ?

Madame Davis.
Oui, monsieur.

Monsieur Dulles.
Au même moment que vous l’avez faite ?

Madame Davis.
Oui, monsieur.

Monsieur Dulles.
Avez-vous vu son identification ?

Madame Davis.
Nous n’en avons pas parlé.

Monsieur Dulles.
Je veux dire, qu’après qu’elle l’ai faite, avez-vous vu l’identification qu’elle avait faite ?

Madame Davis.
Voule-vous dire—Je ne comprends pas ce que vous voulez dire.

Monsieur Dulles.
Bon, laissez-moi recommencer à nouveau.
Avez-vous identifié l’homme lors de la présentation avant votre belle-soeur ?

Madame Davis.
Oui, monsieur.

Monsieur Dulles.
Avant votre belle-soeur ?

Madame Davis.
Oui, monsieur ; Je fus la première.

Monsieur Dulles.
D’accord.
A votre connaissance, votre belle soeur a-t-elle fait la même ?

Madame Davis.
Oui, monsieur ; elle était là avec moi au même moment.

Monsieur Dulles.
Elle se trouvait avec vous. Et elle a vu l’identification que vous avez faite ?

Madame Davis.
Tout ce que j’ai fait fut de me pencher et de désigner l’homme.

Monsieur Dulles.
Commnt avez-vous fait votre identification ? En le désignant ou en le montrant du doigt.

Madame Davis.
L’homme qui était assis à côté de moi m’a juste demandé lequel je pensais que c’était, et je me suis penché vers lui et je le lui ai dit. Et ensuite il s’est penché autour de moi et il lui a posé la question.

Monsieur Dulles.
Il a fait quoi ?

Madame Davis.
Il s’est penché autour—il était derrière moi , et il le lui a demandé.

Monsieur Dulles.
Je vois.

Madame Davis.
C’est de cette façon qu’il pouvait lui parler.

Monsieur Dulles.
Et vous avez identifiez l’homme par le numéro ou en le montrant ?

Madame Davis.
Par le numéro.

Monsieur Dulles.
Vous souvenez-vous de quel numéro il s’agissait ?

Madame Davis.
C’était le numéro 2. En partant de la gauche

Monsieur Dulles.
Avez vous des questions ?

Le représentant du Congrès Ford.
Avez vous murmurez cette information à l’homme qui se trouvait derrière vous ?

Madame Davis.
Eh bien, nous étions tous assis en ligne, et il était assis à côté de moi. Il s’est juste penché et il m’a demandé lequel était-ce d’après moi.

Le représentant du Congrès Ford.
Il était assis à votre droite ?

Madame Davis.
Oui.

Le représentant du Congrès Ford.
Et vous vous êtes retourné à votre droite et vous le lui avez dit ?

Madame Davis.
Oui, monsieur.

Le représentant du Congrès Ford.
Et votre belle soeur était assise à votre droite ?

Madame Davis.
De l’autre côté, oui.

Le représentant du Congrès Ford.
Quand vous lui avez parlé, vous parliez loin d’elle ?

Madame Davis.
Oui, monsieur.

Le représentant du Congrès Ford.
Parliez -vous à haute voix ou chuchotiez-vous ?

Madame Davis.
Non, monsieur ; très calmement.

Le représentant du Congrès Ford.
Vous pensez que votre belle soeur a entendu le nombre ?

Madame Davis.
Je ne sais pas.

Monsieur Dulles.
Monsieur l’Attorney General, avez-vous des questions ?

Monsieur Carr.
Merci, je n’en ai pas.

Monsieur Murray.
Je n’ai pas de questions.

Monsieur Belin.
Je pense que le procès verbal devrait mentionner que bien que le témoin n’ait pas reçu la notification écrite de notre demande de comparution, nous la lui avons adressée à sa dernière adresse connue au bloc 400 à l’Est de la 10 ième rue, et que la lettre nous est revenue ici. Mais la convocation a été envoyé au témoin. On ne la lui a tout simplement pas fait suivre à l’endroit où elle habite désormais à Athens.

Monsieur Dulles.
Vous avez déménagé de la maison où ces incidents se sont produits ?

Madame Davis.
Oui.

Monsieur Dulles.
Hors enregistrement.
( Discussion hors enregistrement. )

Monsieur Dulles.
Vous pouvez sortir. Merci beaucoup.

Monsieur Belin.
Notre prochain témoin est Monsieur Ted Callaway.


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