JFK L’assassinat les questions
Dallas 22 novembre 1963

Site dédié à l’assassinat du Président Kennedy et à l’étude des questions sans réponse pleinement satisfaisante près de 60 ans après les faits.

CARROL Bob K.

Témoin du Texas Theatre


par Pierre NAU

Avertissement : La traduction de ce témoignage est ma propriété exclusive. Il ne peut être reproduit totalement ou partiellement sans mon autorisation.


Le témoignage de Bob K. Carroll a été recueilli à 9h00 , le 03 Avril 1964, dans le bureau de l’US attorney, au 301 Bryan Ervay streets, à Dallas, Texas, par M. Joseph A. Ball, avocat-conseil auxiliaire de Commission Présidentielle.

Monsieur Ball.
Monsieur Carroll, Voudriez-vous vous lever pour prêter serment. Jurez-vous solennellement que le témoignage que vous allez faire devant cette commission sera la vérité, toute la vérité, et riait que la vérité, puisse Dieu vous aider ?

Monsieur Carroll.
Oui.

Monsieur Ball.
Veuillez dire votre nom s’il vous plaît ?

Monsieur Carroll.
Bob K. Carroll.

Monsieur Ball.
Quelle est votre adresse.

Monsieur Carroll.
J’habite au 814 Redbud,Duncanville, Texas.

Monsieur Ball.
Et quelle est votre profession.

Monsieur Carroll.
Je suis détective, au département de la police de Dallas.

Monsieur Ball.
Depuis quand êtes-vous au département de la police de Dallas ?

Monsieur Carroll.
Celà fait 10 ans et trois mois.

Monsieur Ball.
Dites-moi quelque chose à votre sujet ? Où êtes-vous né ?

Monsieur Carroll.
Je suis né à Dallas.

Monsieur Ball.
Où êtes-vous allé à l’école ?

Monsieur Carroll.
à Sunset High.

Monsieur Ball.
Avez-vous poursuivi vos études au-delà de la High School ?

Monsieur Carroll.
Non, monsieur.

Monsieur Ball.
Qu’avez-vous fait après avoir quitté la High School ?

Monsieur Carroll.En fait, j’ai quitté la High School en 1947 et je suis allé travailler à la compagnie Vitalic battery . (épelant) V-i-t-a-l-i-c. J’ai travaillé de temps en temps je crois que c’était pendant la période saisonnière et j’y retournais quand ils commencaient à embaucher, et j’y ai travaillé jusqu’à ce que j’intègre le service actif dans le corps des Marines le 1er mars 1952, et j’ai été libéré du service actif en mai 1953, et quand je suis retourné à Dallas je suis allé travailler pour la compagnie Jaime et Lewis Engineering, et j’y ai travaillé pendant dix-huit mois approximativement et ensuite j’ai travaillé 2 mois au Texas Higway Departement dans une équipe de secours, et j’ai rejoint le département de la police de Dallas.
Depuis, je suis resté au département de la police de Dallas, j’ai travaillé dans les divisions des patrouilles et de la radio, au bureau de prévention des accidents et aux bureaux des services spéciaux. Pendant que j’ai été affecté au service spécial, j’ai travaillé dans la section des stupéfiants, la section du renseignement criminel, dans la section des moeurs et au sein de la section administrative.

Monsieur Ball.
Le vingt-deux novembre 1963, étiez-vous de service ?

Monsieur Carroll.
Oui, monsieur. Je l’étais.

Monsieur Ball.
Quels étaient vos horaires de travail ce jour-là ?

Monsieur Carroll.
On nous avait dit d’être dans la salle de réunion à 10 heures du matin pour un briefing avant l’arrivée du Président Kennedy et dès 8 heures du matin je me trouvais dans la salle de réunion

Monsieur Ball.
A quelle tâche étiez vous occupé ce jour-là ?

Monsieur Carroll.
J’étais posté au bloc 706 sur Main Street.

Monsieur Ball.
Le long du trottoir, vous teniez-vous le long du trottoir ?

Monsieur Carroll.
Oui Monsieur ; à cet endroit, et, naturellement des officiers de police en uniforme étaient à l’intérieur de ce bloc, car je pense qu’il y ait un détective par bloc.

Monsieur Ball.
À quelle distance se trouve le 706 sur Main Street de Houston et de Main ?

Monsieur Caroll.
Cà doit être de l’ordre de 3 à 4 blocs.

Monsieur Ball.
Avez-vous entendu le son des coups de feu ?

Monsieur Carroll.
Non Monsieur, je ne l’ai pas entendu.

Monsieur Ball.
Quand avez-vous appris pour la première fois que l’on avait tiré sur le Président ?

Monsieur Carroll.
Je marchais vers une taverne qui faisait le coin, je descendais la rue en marchant et j’ai dépassé cette personne que je connaissais et je suis entré dans cette taverne pour lui parler et je l’ai appris - ils avaient allumé la télévision juste au moment où je franchissais le pas de la porte et je l’ai appris par le poste de TV.

Monsieur Ball.
Qu’avez-vous fait ensuite ?

Monsieur Carroll.
Je suis sorti et j’ai rejoint le bureau et quand je me suis retrouvé à mon bureau j’ai appelé le dispatcher on m’a dit d’aller sur les lieux du crime et j’ai quitté mon bureau et suis allé dans le garage situé à 2 blocs de l’Hôtel de ville et j’ai pris une voiture et je me suis présenté au Texas School Book Depository.

Monsieur Ball.
À quelle heure environ vous êtes-vous rendu au Texas School Book Depository ?

Monsieur Carroll.
Voyons - approximativement - voyons, la fusillade s’est produit à 12 heures 30, je crois, il était approximativement treize heures - peut-être un petit peu moins, mais aux alentours de 13 heures, et après avoir atteint le Depository, ils commencèrent à organiser la recherche d’indices et on m’a assigné à la fouille du sous-sol. Bon, je suis allé à l’intérieur du sous-sol et nous nous sommes rendu compte que nous nous avions besoin d’un peu de lumière à l’intérieur du sous-sol, aussi j’ai remonté les escaliers pour aller chercher des lampes de poche, et quand je suis arrivé à l’étage j’ai entendu qu’on avait tiré sur un officier de police, et personne n’avait d’informations à ce propos et la personne à qui j’ai parlé n’en avait pas, aussi j’ai pris un téléphone, et j’ai appelé le bureau du dispatcher. Le dispatcher m’a dit que c’était sur l’officier de police Tippit sur qui l’on avait tiré et qu’il était mort, et ainsi quand je suis revenu après être sorti du bureau où j’avais utilisé le téléphone, j’ai demandé la permission d’aller à Oak Cliff et la permission m’a été accordée et j’ai pris K.E. Lyons avec moi et , et tous les deux nous sommes partis pour Oak Cliff.

Monsieur Ball.
K.E. Lyons est-il détective ?

Monsieur Carroll.
Il est agent de police affecté au bureau des services spéciaux. Il ne travaille pas en uniforme.

Monsieur Ball.
Travaillait-il en civil ?

Monsieur Carroll.
Il travaille en civil, mais il a le grade d’agent de police. Nous étions au niveau du bloc n°300 sur East Jefferson quand il y eut un appel à la radio disant qu’un suspect avait été vu en train d’entrer à l’intérieur du Texas Theatre. Nous nous sommes dirigés immédiatement vers le Texas Theatre, qui était distant d’environ cinq blocs - je pense qu’il se trouve au niveau du bloc n°200 sur West Jefferson, et nous-mêmes et l’unité de patrouille radio furent les premières unités à arriver au cinéma, et nous avons serré la bordure du trottoir et nous nous sommes garés directement en face de l’entrée du cinéma, et la voiture de l’unité de patrouille radio se gara derrière nous. Quant Lyons et moi sommes entrés, une femme qui était à l’intérieur du cinéma - je ne sais pas qui elle était - a dit qu’il se trouvait à l’étage, et ce fut toute la conversation que j’ai entendu de sa part.

Monsieur Ball.
Savez-vous qui était cette femme ?

Monsieur Carroll.
Non, monsieur ; je n’en ai pas la moindre idée.

Monsieur Ball.
Était-ce la fille qui vend les billets ?

Monsieur Carroll.
Je ne sais pas, Monsieur, si c’était elle..

Monsieur Ball.
Avez-vous jamais rencontré Julia Postal ?

Monsieur Carroll.
Non, monsieur ; je ne l’ai jamais rencontrée.

Monsieur Ball.
Et où se trouvait cette dame quand vous lui avez parler ?

Monsieur Carroll.
En fait je ne lui ai pas parlé, Monsieur, mais quand nous avons franchi le pas de la porte, elle a juste plus ou moins déclaré qu’il se trouvait à l’étage, et nous ne sommes pas allés jusqu’à avoir une conversation avec elle. Elle a dit qu’il se trouvait à l’étage et nous nous sommes dirigés immédiatement vers le balcon. Toutes les lumières du bâtiment étaient allumés.

Monsieur Ball.
Lyons et vous-même avez alors franchi la porte d’entrée ?

Monsieur Carroll.
Oui, monsieur, et nous nous sommes dirigés vers le balcon et nous avions- plutôt je me suis moi-même assuré du fait qu’il ne se trouvait pas au balcon.

Monsieur Ball.
Y avait-il quelqu’un au balcon ?

Monsieur Carroll.
Eh bien, il y avait quelques personnes assises çà et là.

Monsieur Ball.
Comment vous êtes-vous assuré qu’il ne se trouvait pas au balcon ?

Monsieur Caroll.
Eh bien, quand nous sommes entrés nous avions une idée plus ou moins vague - en fait, les gens que j’ai vu au balcon étaient soit des gens plus jeunes ou plus âgés est ainsi nous avons commencé à revenir sur nos pas .

Monsieur Ball.
Aviez vu eu une description de l’homme que vous étiez en train de rechercher ?

Monsieur Caroll.
Ils m’en ont donné une vague au téléphone quand j’ai appelé et demandé de vérifier à propos de l’officier de police.

Monsieur Ball.
Qui "ils" ?

Monsieur Carroll.
Celui qui était au poste du bureau du dispatcher - je ne sais pas qui c’était à ce moment-là.

Monsieur Ball.
Quelle fut la description qu’il vous a donné ?

Monsieur Carroll.
Il a juste donné une description générale concernant la taille et l’âge - juste une description générale.

Monsieur Ball.
Dites-moi ce qu’il a dit.

Monsieur Carroll.
J’essaye maintenant de me rappeler exactement - il a donné la taille et je ne peux pas me rappeler maintenant exactement comment il l’a dit - celà fait si longtemps, et c’était tout - je sais qu’il l’a donné grossièrement, juste une description grossière. Ce n’était pas du tout une description détaillée, et j’essaye maintenant de me rappeler exactement comment il l’a formulée.

Monsieur Ball.
Pouvez-vous me donner l’âge approximatif ?

Monsieur Carroll.
Je crois qu’il a dit qu’il avait environ 20 à 25 ans ou quelque chose comme çà je n’en suis pas sûr, parce que tout s’est déroulé si vite et tout de cette façon.

Monsieur Ball.
Et vous n’avez rien qui puisse vous rafraîchir la mémoire, je suppose ?

Monsieur Carroll.
Non Monsieur, pas en ce qui concerne ceci.

Monsieur Ball.
Vous n’avez pas pris de notes ?

Monsieur Carroll.
C’était juste une convention téléphonique - non, Monsieur.

Monsieur Ball.
Quoi qu’il en soit, quand vous avez regardé à l’intérieur du balcon, avez-vous vu quelqu’un qui correspondait à cette description vague qui vous avez été donné au téléphone par le dispatcher ?

Monsieur Carroll.
Pas que je pensais qui correspondait.

Monsieur Ball.
Qu’avez-vous fait ensuite ?

Monsieur Carroll.
Eh bien, j’ai commencé à descendre les escaliers pour à l’arrière du parterre quand j’ai entendu quelqu’un brailler quelque chose - je crois que c’était "le voici ", ou quelque chose comme ça. Je veux dire, que c’était un braillement important, on peut dire que ce n’était pas quelque chose comme si quelqu’un ne faisait juste que parler, j’ai commencé à courir, et Lyons est tombé - il s’est foulé la cheville - et j’ai commencé à courir et j’ai gagné la droite d’Oswald. Je suis allé à la droite et le sergent Hill à la gauche d’Oswald, et ensuite Ray Hawkins qui se trouvait dans l’allée derrière lui - il est venu de l’allée de derrière par la gauche.

Monsieur Ball.
Vous veniez de l’allée gauche, n’est-ce pas, descendant la rangée de sièges ?

Monsieur Carroll.
Non, monsieur, en faisant face à la scène, je suis venu de l’allée droite et ensuite je me suis rendu à la droite d’Oswald.

Monsieur Ball.
Qui est venu à la gauche d’Oswald, quand on fait face à l’écran ?

Monsieur Carroll.
Jerry Hill- le sergent Jerry Hill.

Monsieur Ball.
Et ensuite, qui est venu de derrière ?

Monsieur Carroll.
Ray Hawkins.

Monsieur Ball.
Où étiez-vous quand vous avez entendu le cri "je l’ai eu ?

Monsieur Carroll.
Juste en train de sortir des escaliers qui mènent au balcon.

Monsieur Ball.
Et vous avez couru vers l’entrée de l’orchestre - n’est-ce pas- en direction de l’allée ?

Monsieur Carroll.
Vers l’allée en partant du hall —vous arrivez en descendant les escaliers à l’intérieur du hall du bas et les allées débutent du hall inférieur, et j’ai traversé le hall et il était assis assez près, je ne sais pas exactement à quelle rangée de sièges c’était, mais il ne trouvait près de la partie arrière du cinéma.

Monsieur Ball.
Et à combien de sièges à l’intérieur de l’allée de droite, quand vous êtes face à l’écran ?

Monsieur Carroll.
C’était approximativement - près du centre de la seconde rangée de sièges.

Monsieur Ball.
Qu’avez-vous vu quand vous êtes arrivé à l’entrée de l’allée ?

Monsieur Carroll.
Je l’ai vu à ce moment là en train de se lever- Oswald était en train de se lever à ce moment-là. Plusieurs d’entre nous étions en train de converger à ce moment-là vers lui.

Monsieur Ball.
Où se trouvait McDonald.

Monsieur Carroll.
Ils était sur Oswald, laissez moi voir, tout d’abord je pense que j’ai vu Nick, je pense qu’il se trouvait du côté droit d’Oswald.

Monsieur Ball.
Étaient-ils en train de se battre ?

Monsieur Carroll.
Chacun était en train de se battre avec lui - Oui, monsieur.

Monsieur Ball.
Je veux dire, Oswald et McDonald étaient-ils en train de se battre tous les deux ?

Monsieur Carroll.
Oui, monsieur ; et ensuite quand j’ai été assez près, j’ai vu un pistolet pointé dans ma direction, aussi j’ai atteint et attrapé le pistolet et tiré d’un coup sec le pistolet en arrière et je l’ai collé à ma ceinture, et ensuite j’ai attrapé Oswald.

Monsieur Ball
Qui avait retiré le pistolet à ce moment-là ?

Monsieur Carroll.
Je ne sais pas Monsieur. J’ai vu le pistolet pointé dans ma direction et je l’ai attrapé et je l’ai tiré d’un coup sec au loin de qui que ce soit qui l’avait en sa possession et c’est tout, et à ce moment là les menottes furent mises à Oswald.

Monsieur Ball.
Qui les lui a mises ?

Monsieur Carroll.
Je ne suis pas sûr de qui les lui a mises - je pense que ce fut Ray Hawkins.

Monsieur Ball.
Il les lui a mise de derrière ?

Monsieur Carroll.
Oui Monsieur.

Monsieur Ball
Est-ce que...

Monsieur Carroll.
Elles étaient derrière lui.

Monsieur Ball.
Avez-vous le quelqu’un frapper Oswald avec son poing ?

Monsieur Carroll.
Non Monsieur, non.

Monsieur Ball.
Nous avons eu un témoin hier qui a déclaré qu’il avait vu un homme frapper Oswald avec un fusil dans le dos avec la crosse de l’arme ; avez-vous vu celà ?

Monsieur Carroll.
Non Monsieur, je n’ai pas vu cela.

Monsieur Ball.
Avez-vous vu quelqu’un le frapper ?

Monsieur Carroll.
Je n’ai vu personne le frapper - il est possible que quelqu’un l’ai fait mais je ne l’ai pas vu parce que j’étais juste occuper à essayer de l’attraper.

Monsieur Ball.
Avez-vous saisi une partie d’Oswald ?

Monsieur Carroll.
Oui, monsieur je l’ai attrapé.

Monsieur Ball.
A quel endroit ?

Monsieur Carroll.
C’était juste en dessous de ses épaules, je pense que je l’ai attrapé par le bras, en essayant de mettre le bras derrière lui ou quelque chose comme ça. Je veux dire, tout ceci est arrivé si vite - pour autant que je m’en souvienne- je pense qu’il s’agissait de son bras droit.

Monsieur Ball.
Oswald a-t-il dit quelque chose pendant la bagarre ?

Monsieur Carroll.
Pas que l’on puisse comprendre, vous savez ; il émettais des sons comme on en fait normalement quand vous êtes engagé dans une sorte de lutte vigoureuse ou quelque chose de cette nature.

Monsieur Ball.
Qu’est-il arrivé ensuite ?

Monsieur Carroll.
Eh bien, après que nous lui ayons mis les menottes - Il y avait McDonald et Jerry Hill, Ray Hopkins et moi-même, et je pense qu’il y avait Hutson - nous avons commencé à le diriger hors du cinéma et nous l’avons sorti à travers le hall central vers notre voiture, qui était garée en face à l’endroit où nous l’avions laissée - à l’endroit où Lyons et moi nous étions arrêtés et nous l’avons mis dans notre voiture sur le siège arrière et je conduisais et Jerry Hill voyageait à côté de moi et à un moment donné après cette affaire, d’une façon ou d’une autre - je ne sais pas exactement quand ce fut- Paul Bentley avait rejoint la foule, et il entra dans la voiture à la droite de la banquette avant et ensuite Oswald et Hudson, je crois, étaient assis sur le siège arrière et nous avons quitté l’endroit et nous sommes dirigés vers le commissariat de police.

Monsieur Ball.
Après qu’Oswald ait été menotté, a-t-il dit quelque chose ?

Monsieur Carroll.
Oui, Monsieur ; alors que nous l’emmenions hors du cinéma, il a braillé qu’il allait protester contre cette brutalité de la police. Je pense que ce fut ses propres termes- la dernière partie- "je proteste contre la brutalité policière" furent ses paroles exactes. Le reste était ce qu’il avait fait et ce qu’il n’avait pas fait et des trucs comme cà.

Monsieur Ball.
A-t-il dit qu’il n’avait rien fait ?

Monsieur Carroll.
Ce dont je me souviens le mieux c’était - après que nous l’ayons mis dans la voiture. Nous nous rendions au commissariat de police et il a dit qu’il n’avait rien fait et il a dit "j’ai un pistolet et je sais que ce n’est pas bien, mais je n’ai rien fait. " C’est ce dont je me rappelle le mieux de ce qu’il a dit.

Monsieur Ball.
Avez-vous eu des marques sur la figure d’Oswald ?

Monsieur Carroll.
Oui- il y en avait une, je crois qu’elle était au niveau de l’oeil droit ou de l’oeil gauche, je ne me rappelle pas lequel c’était- je sais qu’il y avait vu une marque ici et quelque part par là, je crois que c’était au-dessus de l’oeil gauche- je n’en suis pas vraiment sûr.

Monsieur Ball.
Où était Oswald quand avez remarqué pour la première fois une marque au-dessus de l’oeil ?

Monsieur Carroll.
La première fois je m’en souviens c’était après que nous l’ayons mis dans la voiture. Naturellement, je ne prêtais pas particulièrement attention à ces marques à ce moment-là, nous étions en train d’essayer de le maîtriser.

Monsieur Ball.
Alors qu’il était en train de sortir du cinéma, a-t-il crié d’une voix forte ou parlait-il doucement ?

Monsieur Carroll.
Eh bien quand nous avons franchi la porte d’entrée, c’était plutôt difficile parce qu’il avait une foule à l’extérieur du cinéma et c’était plutôt bruyant et plusieurs personnes ont crié "tuez le," "qu’on nous le donne et nous le tuerons." C’était plutôt bruyant, et après que nous soyons sortis du cinéma - je ne pouvais pas entendre, vous savez si quelqu’un disait quelque chose , je ne pouvais pas en fait entendre.

Monsieur Ball.
Avez-vous fait taire Oswald de quelque manière que ce soit- avez-vous fait quelque chose pour le faire taire ?

Monsieur Carroll.
Non, Monsieur.

Monsieur Ball.
Un témoin a déclaré hier - il a dit que quand Oswald est sorti du cinéma, il y avait deux hommes de chaque côté de lui et qu’un homme derrière lui avait son bras sous son menton comme pour lui incliner la tête en arrière et lui fermer la bouche ; vous rappelez-vous de quelque chose comme ça ?

Monsieur Carroll.
Je ne me rappelle pas de quelque chose comme ça. J’étais devant - quand nous sommes sorti du cinéma, j’ai été directement devant Oswald, et je dis "directement" - presque en face de lui et il y avait deux personnes, je sais, de chaque côté de lui qui le tenait par le bras droit, mais je n’ai pas vu quelqu’un lui tenir la bouche ou essayer de lui tenir la bouche fermée.

Monsieur Ball.
Sur le chemin du commissariat de police, est-ce que quelqu’un dans la voiture lui a demandé s’il avait tiré sur le Président ?

Monsieur Carroll.
Je ne pense pas - je pense pas qu’ils lui aient demandé s’il avait tiré sur le Président. Je ne me rappelle pas lui avoir demandé s’il avait tiré sur le Président. Je pense que la majeure partie de la conversation tournait autour de Tippit à ce moment là.

Monsieur Ball.
Que vous rappellez-vous de la conversation à propos de Tippit à ce moment-là ?

Monsieur Carroll.
Comme - il a dit qu’il n’avait rien fait sauf, eh bien, il a dit "j’avais pistolet, et c’est tout ce que j’ai fait - juste porter un pistolet sur moi."

Monsieur Ball.
Est-ce que l’un des officiers de police a déclaré à Oswald qu’il avait tué Tippit ?

Monsieur Carroll.
Je m’en rappelle pas qu’on lui ait ouvertement dit, "vous l’avez tué," ou quelle chose comme ça. Naturellement, des questions étaient sur le point d’être posées. Je ne me rappelle pas maintenant qui les lui a posées alors, j’étais en train de conduire la voiture et en train d’essayer de le sortir de là et de l’emmener le plus vite possible.

Monsieur Ball.
Après que vous ayez pris le pistolet, qu’en avez-vous fait ?

Monsieur Carroll.
Du pistolet ?

Monsieur Ball.
Oui.

Monsieur Carroll.
Après que j’ai pris le pistolet, je l’ai mis à ma ceinture immédiatement. Ensuite, après que nous soyons allés à l’intérieur de la voiture et que nous l’ayons tiré hors du cinéma, je l’ai donné à Jerry Hill, au sergent Jerry Hill.

Monsieur Ball.
Etait-il assis sur le siège avant ?

Monsieur Carroll.
Dans la partie droite du siège avant, à côté de moi et au milieu, je pense que Paul Bentley était assis du côté droit et que Jerry était assis là.

Monsieur Ball.
Et vous vous êtes dirigés vers le commissaire de police ?

Monsieur Carroll.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Qu’avez-vous fait quand vous y êtes arrivés ?

Monsieur Carroll.
Nous sommes descendus au sous-sol et nous avons emmené Oswald à l’étage, j’étais devant avec quelqu’un d’autre l’entourant de chaque côté et nous avons marché directement de la voiture vers l’ascenseur, nous avons pris l’ascenseur et nous sommes montés au 3e étage au bureau des homicides et des vols et nous l’avons introduit directement dans le bureau des homicides et des vols et dirigé dans les pièces réservées aux interrogatoires, où nous l’avons remis au bureau des homicides et des vols.

Monsieur Ball.
A qui l’avez-vous confié ?

Monsieur Carroll.
Je ne me rappelle pas de quel officier de police il s’agissait- il y en avait plusieurs qui se tenaient là tout autour, mais il ne faisait que le récupérer pour le confier à un officier de police en particulier. Nous l’avons juste mis dans la pièce et ils sont entrés plus ou moins à l’intérieur et nous sommes sortis.

Monsieur Ball.
Où êtes-vous allés ?

Monsieur Carroll.
Je suis allé dans le bureau du personnel la police.

Monsieur Ball.
Qui d’autre est entré avec vous à ce moment là ?

Monsieur Carroll.
Il y avait Jerry Hill, Ray Hopkins, McDonald, Hutson, Bentley, Lyons et moi-même. Oh, à propos, Lyons était aussi avec nous dans la voiture quand nous sommes allés du cinéma au département de la police. Je ne me rappelle pas s’il était assis devant ou derrière, cependant, mais il est descendu avec nous.
Lyons s’était foulé la cheville et Paul Bentley également et peu de temps après que nous soyons entrés dans le bureau du personnel de la police, Lyons et Bentley nous ont quittés et sont allés au Parkland Hospital pour se faire examiner leurs jambes et se faire soigner.

Monsieur Ball.
Avez-vous regardé le pistolet pour voir s’il était chargé avant que vous n’entriez dans le bureau du personnel ?

Monsieur Carroll.
Oui, Monsieur, quand je l’ai donné à Jerry Hill, il l’a déchargé.

Monsieur Ball.
Il l’a déchargé dans la voiture ?

Monsieur Carroll.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Et avez-vous été en mesure de voir celà ?

Monsieur Carroll.
Attendez une minute de - je sais qu’il a vérifié le barillet et je ne me rappelle pas s’il l’a en fait déchargé à ce moment là ou si il a attendu d’être en ville pour le décharger ville, mais je crois qu’il l’a déchargé là, dans la voiture.

Monsieur Ball.
De toute manière, vous savez qu’il a été déchargé en votre présence ?

Monsieur Carroll.
Oui, et j’ai vu les balles.

Monsieur Ball.
Il a été déchargé en votre présence ?

Monsieur Carroll.
Oui Monsieur.

Monsieur Ball.
Combien y avait-il de balles à l’intérieur du barillet ?

Monsieur Carroll.
Juste 6 balles, le barillet était plein.

Monsieur Ball.
6 balles ?

Monsieur Carroll.
Oui Monsieur. Oui ; je pense qu’il était complètement chargé.

Monsieur Ball.
McDonald était-il là à ce moment-là ?

Monsieur Carroll.
Je ne me rappelle pas s’il était vraiment là ou non.

Monsieur Ball.
Avez-vous examiné ces balles ?

Monsieur Carroll.
Je les ai regardées, Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Avez-vous remarqué quelque chose d’anormal à propos de l’une d’elles ?

Monsieur Carroll.
Non- j’ai juste jeté un coup d’oeil. Non Monsieur ; elles ressemblaient juste à des balles.

Monsieur Ball.
Les avez-vous examinées plus soigneusement plus tard ?

Monsieur Carroll.
Quelqu’un a fait la remarque que l’une des calottes avait une petite entaille sur elle, et je l’ai regardé et j’ai vu ce qui pour moi ressemblait à quelque chose comme si un marteau y était tombée dessus.

Monsieur Ball.
Sur le percuteur ?

Monsieur Carroll.
Oui- comme si le percuteur était tombé sur la calotte.

Monsieur Ball.
C’était comme si le percuteur était tombé sur la calotte ?

Monsieur Carroll.
C’est exact.

Monsieur Ball.
Et avez-vous vu cela à l’oeil nu ou avez-vous eu besoin d’une loupe ?

Monsieur Carroll.
Eh bien, quand je l’ai regardé, il m’a semblé comme s’il y avait vraiment une légére entaille dessus.

Monsieur Ball.
C’était visible sans loupe ?

Monsieur Carroll.
Oui.

Monsieur Ball.
L’avez-vous regardé alors que vous étiez à l’intérieur du département du personnel ?

Monsieur Carroll.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Est-ce que McDonald était là ce jour là ?

Monsieur Carroll.
Je suis sûr qu’il y était - je ne me rappelle pas en fait le voir assis là. Il fut là la plupart du temps.

Monsieur Ball.
Avez-vous vu McDonald faire une marque sur l’arme ?

Monsieur Carroll.
Oui ; je l’ai vu faire une marque.

Monsieur Ball.
Quand cela fut fait ?

Monsieur Carroll.
Ce fut à l’intérieur du bureau du personnel de la police.

Monsieur Ball.
Au moment de cette rencontre que vous étiez juste en train de décrire ?

Monsieur Carroll.
Oui ; quand nous étions tous à l’intérieur.

Monsieur Ball.
Et dites-moi brièvement qui était présent quand vous avez vu McDonald faire la marque sur l’arme ?

Monsieur Carroll.
Eh bien, voyons voir- il y avait moi-même, Mack, je pense que Ray Hawkins était là , et je crois que Huston était là et je pense que Bentley et Lyons étaient déjà partis pour se faire examiner leurs chevilles , et je ne me rappelle si le Capitaine Westbrook était là à ce moment-là.. Il y avait tant de gens - je dirais en quelque sorte- je sais que celà paraît vague, mais il y avait tant de gens à l’intérieur et à l’extérieur de cet endroit, il y avait environ pas moins d’une demi douzaine de reporters et de journalistes à l’intérieur et à l’extérieur qui introduisaient leurs micros, c’était une vrai foutoir. Vous ne pouviez pas juste vous assoir et détailler cette chose et dire que cet homme se trouvait à cet endroit en particulier à ce moment là. Tout était si embrouillé à cet endroit.

Monsieur Ball.
À qui avez-vous donné l’arme en définitive ?

Monsieur Caroll.
Après que je l’ai donnée à — Jerry Hill — ce fut la dernière fois que je l’ai eu en ma possession- que j’ai été en possession de l’arme.

Monsieur Ball.
Et savez-vous qui a pris possession des balles ?

Monsieur Carroll.
Je ne m’en rappelle pas, Monsieur. Je ne me rappelle même pas avoir vu l’arme ou les balles remises entre les mains de quelqu’un d’autre par Hill.

Monsieur Ball.
Mais vous savez qu’à l’intérieur du département du personnel et après que vous ayez remis Oswald, vous avez vu l’arme et les six balles ?

Monsieur Carroll.
Oui Monsieur.

Monsieur Ball.
Avec ce groupe d’officiers de police ?

Monsieur Carroll.
Oui, Monsieur.

Monsieur Ball.
Et vous les avez examinés ?

Monsieur Carroll.
Oui.

Monsieur Ball.
Je pense que c’est tout. Monsieur Carroll, ceci sera écrit par le sténographe sur le procès verbal et vous avez la possibilité de le vérifier, d’y apporter quelques corrections et de le signer, si vous le souhaitez, ou vous pouvez surseoir à votre signature et nous enverrons le document à la Commission.

Monsieur Carroll.
Oui, monsieur ; d’accord, Monsieur.

Monsieur Ball.
Voulez-vous surseoir à votre signature ?

Monsieur Carroll.
Non, Monsieur. Je le signerai.

Monsieur Ball.
D’accord, alors, si vous voulez le signer, nous entrerons en contact avec vous et nous vous dirons à quel moment il sera prêt et vous reviendrez pour le parcourir.

Monsieur Carroll.
D’accord.

Monsieur Ball.
D’accord, bien. Merci beaucoup d’être venu.

Monsieur Carroll.
D’accord, merci .
 


Suite du témoignage de Bob K.Carroll



Le témoignage de Bob K. Carroll a été recueilli à 10.h30 , le 09 Avril 1964, dans le bureau de l’US attorney, au 301 Bryan Ervay streets, à Dallas, Texas, par M. David W. Belin, avocat-conseil auxiliaire de la Commission Présidentielle.

Monsieur Belin.
Veuillez vous lever et prêter serment, s’il vous plaît. Jurez vous solennellement que le témoignage que vous allez faire sera la vérité, toute la vérité et rien que la vérité, puisse Dieu vous aider ?

Monsieur Carroll.
Oui,Monsieur.

Monsieur Belin.
Votre nom est ?

Monsieur Carroll.
Bob K. Carroll.

Monsieur Belin.
Vous avez fait précédemment une déposition ici à Dallas devant le la commission du Président sur l’assassinat du président Kennedy n’est-ce pas ?

Monsieur Carroll.
Oui Monsieur.

Monsieur Belin.
Est-ce Monsieur Ball qui l’a recueillie ?

Monsieur Carroll.
C’était Monsieur Ball ; Oui Monsieur.

Monsieur Belin.
Qu’elle jour était-ce ?

Monsieur Carroll.
C’était un vendredi , vendredi dernier, je crois. Je ne me rappelle plus de la date.

Monsieur Belin.
Et bien, aujourd’hui nous sommes le jeudi suivant. A ce moment là nous n’avions pas ici à notre disposition quelques unes des pièces à conviction, officier de police Carroll, et depuis lors elles sont arrivées. Je veux maintenant vous montrer une des pièces à conviction qui a été répertoriée comme la pièce à conviction n° 143


(Source Commission Warren)



et vous demander de dire de quoi il s’agit ?

Monsieur Carroll.
Oui, monsieur. C’est un revolver de calibre 38 avec un barillet en acier bleu de 2 pouces et avec une poignée en bois.

Monsieur Belin.
Avez-vous déjà vu ceci auparavant ?

Monsieur Carroll.
Oui ; je l’ai vu.

Monsieur Belin.
Où l’avez-vous vu la première fois ?

Monsieur Carroll.
Je l’ai vu la première fois au Texas Theatre le 22 novembre 1963.

Monsieur Belin.
Voudriez vous juste nous dire à propos de cette arme, quand vous l’avez vu la première fois ?

Monsieur Carroll.
La première fois que j’ai vu l’arme, elles était pointée dans ma direction, je l’ai atteinte et je l’ai attrapé et mis à ma ceinture.

Monsieur Belin.
Qu’étiez-vous en train de faire à ce moment-là ?

Monsieur Carroll.
À ce moment-là, j’aidais à l’arrestation de Lee Harvey Oswald.

Monsieur Belin.
Savez-vous quelle main se trouvait sur l’arme quand vous l’avait vu pointée dans votre direction ?

Monsieur Carroll.
Non ; je ne sais pas.

Monsieur Belin.
Vous vous êtes juste précipité et vous l’avez attrapée ?

Monsieur Carroll.
Je me suis précipité et j’ai attrapé l’arme ; oui Monsieur.

Monsieur Belin.
Ensuite, qu’avez-vous fait de cette arme ?

Monsieur Carroll.
Je l’ai collée à ma ceinture.

Monsieur Belin.
Et ensuite ?

Monsieur Carroll.
Après avoir quitté le cinéma et être entré dans la voiture, j’ai remis le pistolet au sergent Jerry Hill.

Monsieur Belin.
Au sergent G.L. Hill ?

Monsieur Carroll.
Oui, Monsieur.

Monsieur Belin.
Qui conduisait la voiture en direction du commissariat ?

Monsieur Carroll.
Je conduisais la voiture.

Monsieur Belin.
La lui avez-vous donnée avant que vous ne démarriez la voiture, ou après avoir démarré la voiture, si vous vous en rappelez ?

Monsieur Carroll.
Après.

Monsieur Belin.
Quelle distance aviez-vous parcouru quand vous la lui avez donnée.

Monsieur Carroll.
Je ne me rappelle pas exactement quelle distance j’avais parcouru.

Monsieur Belin.
Avez-vous fait une quelconque marque d’identification sur l’arme ?

Monsieur Carroll.
Oui, Monsieur, j’en ai fait une. Les initiales B.C., juste au-dessus de la vis située à l’intérieur de la crosse du pistolet.

Monsieur Belin.
C’est à environ 1 pouce ou quelque chose comme ça à partir du bas du pistolet ?

Monsieur Carroll.
Approximativement à 1 pouce en partant du bas de la crosse du pistolet.

Monsieur Belin.
Quant vous tenez l’arme pointée, cette bande de métal l’est également, est-ce correct ?

Monsieur Carroll.
C’est exact.

Monsieur Belin.
Où avez-vous mis les initiales ?

Monsieur Carroll.
Où étais-je, ou à quel endroit ai-je mis les initiales sur le pistolet ?

Monsieur Belin.
Où étiez-vous ?
Je me trouvais dans le bureau du personnel de l’hôtel de police de Dallas.

Monsieur Belin.
Avec le sergent Hill ?

Monsieur Carroll.
Oui, et d’autres étaient présents.

Monsieur Belin.
Avez-vous vu le sergent Hill le prendre de sa poche ou de l’endroit où il l’avait ou pas ?

Monsieur Carroll.
Oui, monsieur.

Monsieur Belin.
Quel jour avez-vous mis les initiales sur le pistolet ?

Monsieur Carroll.
Le 22 novembre 1963.

Monsieur Belin.
Au cours du trajet du cinéma vers le commissariat de police, vous rappellez-vous d’une quelconque conversation avec Lee Harvey Oswald ?

Monsieur Carroll.
Un peu. Il a déclaré qu’il n’avait rien fait - il a dit, "eh bien, je portais un pistolet sur moi, mais c’est tout. "

Monsieur Belin.
Lui a-t-on jamais demandé son nom ?

Monsieur Carroll.
Oui Monsieur ; on lui a demandé son nom ?

Monsieur Belin.
A-t-il donné son nom ?

Monsieur Carroll.
Il l’a donné, pour le mieux que je m’en souviens, je n’étais pas en mesure de faire attention, mais ce dont je me souviens le mieux, il a donné 2 noms, je pense. Je ne me souviens pas quel était l’autre nom.

Monsieur Belin.
A-t-il donné 2 noms ? Où est-ce que quelqu’un dans la voiture l’a lu à partir de la carte identité ?

Monsieur Carroll.
Quelqu’un dans la voiture a pu l’avoir lu à sur la carte d’identité. Je sais que 2 noms ont été mentionnés, c’est ce dont je me souviens le mieux.

Monsieur Belin.
Des adresses ont-elles été mentionnées ?

Monsieur Carroll.
Pas que je me souvienne ; Non, Monsieur.

Monsieur Belin.
Avez-vous parlé à un moment à Oswald dans la voiture ?

Monsieur Carroll.
Non, Monsieur ; je n’ai pas eu de conversation avec lui personnellement.

Monsieur Belin.
Vous étiez en train de conduire la voiture ?

Monsieur Carroll.
Oui. Si je le regardais, je devais me retourner.

Monsieur Belin.
Lui avez-vous parlé après que vous soyez arrivé au commissariat de police ?

Monsieur Carroll.
Non, Monsieur.

Monsieur Belin.
L’avez-vous entendu dire que quelque chose après qu’il ait été en ville au commissariat de police ?

Monsieur Carroll.
Non ; je ne lui pas entendu dire quoi que ce soit.

Monsieur Belin.
Avez-vous jamais entendu quelqu’un dire quelque chose au sujet de l’adresse qu’il avait à North Beckley ou sur Beckley Street ?

Monsieur Carroll.
Je l’ai entendu plus tard, mais je ne pourrais pas dire qui a pu dire ça.

Monsieur Belin.
Quand vous dites plus tard, vous voulez dire plus tard que quand ?

Monsieur Carroll.
Plus tard, ce jour là.

Monsieur Belin.
Etait-ce après que vous ayez placé Oswald en détention ?

Monsieur Carroll.
Oui.

Monsieur Belin.
Avant ce moment-là, en aviez vous entendu parler ?

Monsieur Carroll.
Je ne me rappelle pas l’entendre avant le moment où je me suis retrouvé à l’hôtel de ville.

Monsieur Belin.
Autre chose à laquelle vous pensez, que nous ayons abordé ou pas et qui puisse avoir un rapport de quelque manière que ce soit ?

Monsieur Carroll.
Non Monsieur ; quand nous l’avons emmené en voiture, nous l’avons conduit tout droit vers le bureau des homicides et des vols et nous l’avons placé en détention auprès de l’officier de permanence du bureau des homicides et des vols.

Monsieur Belin.
Quand cette arme, la pièce à conviction n° 143, été prise par vous et par la suite donnée au Sergent Hill, avez-vous remarqué à quelque moment que ce soit si elle était chargée ou pas ?

Monsieur Carroll.
J’ai remarqué le Sergent Hill décharger l’arme.

Monsieur Belin.
Combien de balles se trouvaient à l’intérieur ?

Monsieur Carroll.
Il était plein. Je crois qu’il y avait 6 balles, pour autant que je m’en souvienne le mieux.

Monsieur Belin.
D’accord, Monsieur ; nous vous remercions à nouveau d’avoir fait un deuxième déplacement, et nous sommes désolés que nous n’ayons pas eu la pièce à conviction ici quand vous avez témoigné la première fois. Vous avez la possibilité, si vous voulez, de lire votre déposition et de la signer avant quelle n’aille à Washington ou vous pouvez surseoir à votre signature.

Monsieur Carroll.
Je la signerai.

Monsieur Belin.
D’accord, vous serez contacté.

Monsieur Carroll.
D’accord, bien.


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